La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série – visages de la danse 2020 VI la terrasse 285 mars 2020 points communs Nouvelle scène nationale Cergy-Pontoise/Val d'Oise *.*, ."`"jr",.4. danse création dans Le cadre de Escales danseuieto 2-3 avril Théâtre 95 Cergy Marcela Santande orvalà 01 34 manege-reims.eu 20 14 14/03 26 47 30 40 points-communs.comie. etre 99° "trop mit ! Des artistes en immersion dans la ville La Briqueterie/Cie Ex Nihilo/David Drouard ET Alvise Sinivia Artistes du dispositif CLEA, la compagnie Ex Nihilo comme David Drouard et Alvise Sinavia ponctuent leurs travaux dans les villes de Vitry et Ivry par des temps forts à La Briqueterie. Cela fait plusieurs années que La Briqueterie s’engage dans un dispositif nommé CLEA (Contrat Local d’Éducation Artistique) coconstruit avec les villes de Vitry-sur-Seine, d’Ivry-sur-Seine et la Drac Île-de-France. Il permet à des artistes préalablement choisis pour leur projet novateur de s’immerger dans des lieux, de tisser des liens avec leur population, leurs associations. « Notre volonté est d’identifier des projets qui créent une autre forme de relation entre territoire et artiste, en essayant à chaque fois d’aller vers des populations qui sont éloignées de la danse. Nous avons démarré ce travail au moment de l’ouverture de La Briqueterie. Nous sommes dans un lieu populaire et loin de tous les centres villes. Notre idée était donc d’aller au-devant des habitants, en essayant de renouveler le rapport à la scène. » confie Daniel Favier, directeur de La Briqueterie. La compagnie Ex Nihilo, David Drouard et Alvise Sinavia investissent la ville et La Briqueterie Deux équipes sélectionnées s’immergent ainsi actuellement dans les villes de Vitry et d’Ivry, leurs travaux donnant lieu à diverses et enthousiasmantes manifestations au sein de La Briqueterie. La compagnie Ex Nihilo, qui depuis sa création en 1994 a fait le choix de se produire en extérieur, arpente les quartiers de Vitry, constituant un répertoire de conversations, de films, de danses. La cartographie ainsi réalisée sera présentée lors d’une après-midi conviviale pour la Journée des voisins. La compagnie marseillaise rythmera également une soirée vidéodanse et spectacle vivant intitulée Les lieux de la danse. À Ivry, ce sont le chorégraphe David Drouard et le pianiste performeur Alise Sinivia qui s’associent autour d’une recherche sur la perception sonore et tentent de répondre à la question  : « Comment faire entendre le mouvement et l’espace ? » Une soirée de restitution entretien/Daniel Urrutiaguer La diffusion de la danse en France  : des inégalités importantes Professeur en économie du théâtre à l’Université Sorbonne Nouvelle, Daniel Urrutiaguer a conduit une étude quantitative et qualitative sur la diffusion de la danse en France. Il y analyse la question du déséquilibre du système. La Compagnie Ex Nihilo. festive de leurs travaux, qui sera également un moment de partage en musique, aura lieu là aussi à La Briqueterie. À noter enfin que David Drouard présentera le 2 avril sa nouvelle création, Mu, hybridant krump et danse contemporaine, au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Delphine Baffour La Briqueterie, CDCN du Val-de-Marne, 17 rue Robert-Degert, 94400 Vitry-sur-Seine. Tél. 01 46 86 17 61. www.alabriqueterie.com Fenêtre sur création Mu de David Drouard  : le 5 mars à 19h30. Atelier Kaléidoscope David Drouard  : le 19 mars à 19h30. Soirée vidéo-danse Les lieux de la danse  : le 20 mars à 19h30 et 20h45. Mu de David Drouard  : le 2 avril à 19h au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Stage Parcourir Cie Ex Nihilo  : du 20 au 24 avril de 9h30 à 17h30. La Journée des voisins #7  : le 16 mai de 12h à 19h. Soirée CLEA David Drouard et Alvise Sinivia  : le 5 juin à 20h. Le secteur chorégraphique a fait le constat d’un goulot d’étranglement entre l’offre de spectacles et les possibilités de diffusion. Les tendances qui se dégagent de cette étude désamorcent-elles certaines idées reçues ou confirment-elles ce constat ? Daniel Urrutiaguer  : L’étude a permis de préciser l’importance des inégalités en matière de diffusion entre 2011 et 2015, en appui sur la base de données de la SACD. On peut dire que les inégalités sont importantes mais ne se sont pas aggravées au cours de la période. Par exemple, 1% des spectacles ont concentré presque 15% des représentations, et 1% des maîtrises d’œuvres (chorégraphes et directions de ballets,ndlr) concentrent 13% des représentations. Il n’y a pas non plus d’inflation de la création, et la durée de l’exploitation a même tendance à s’allonger. Une autre inégalité se situe en faveur des spectacles pour l’enfance et la jeunesse  : leur nombre moyen de représentations par spectacle est environ 4,5 fois plus élevé que celui des spectacles tout public. également, on a pu confirmer la domination masculine dans la diffusion  : le niveau moyen de représentations par spectacle pour les compagnies dirigées par des hommes est supérieur de 24 à 45% par rapport aux compagnies dirigées par des femmes. Peut-t-on affirmer que le système est saturé ? D. U.  : Ce constat n’obtient pas de consensus de la part des professionnels, mais les résultats conduisent à se poser cette question de la saturation du système de production et de diffusion, et en même temps de l’importance des relations de coopération. C’est ce qui se dégage des études de cas que nous avons Ex Nihilo
DA Alice Gavin, photo Boris Camaca D. R. Room with a view Théâtre du Châtelet/Chor. (La)Horde Rone, grande figure de la musique électro française, est invité par le Théâtre du Châtelet à envisager son nouvel album sous l’angle du spectacle vivant. C’est là qu’intervient le Ballet National de Marseille, sous la direction du collectif (La)Horde. Le marbre fait résonner les sons et les corps au théâtre du Châtelet. C’est une des marques de la mission de Ruth Mackenzie et Thomas Lauriot dit Prévost à la tête du théâtre du Châtelet  : s’ancrer davantage dans la création contemporaine sous toutes ses formes en s’autorisant l’expérimentation, et accueillir, sous ses ors et ses velours d’un autre âge, la diversité des populations du territoire. Rone est l’un des compositeurs de musique électronique les plus emblématiques, qui, en dix ans, a conquis à la fois les salles de concert, les clubs et les médias, jusqu’à l’institution – il joue en 2017 à la Philharmonie de Paris et devient quelques mois plus tard Chevalier des Arts et des Lettres. Capable de rythmes fous comme de vagues planantes, sa musique est accueillante, vibrant entre logiciels, synthétiseurs, machines analogiques, enregistrements de cordes et de voix… et fédère un public très large et jeune. Daniel Urrutiaguer, directeur de l’étude sur la diffusion de la danse en France de 2011 à 2017 « Il est important de s’engager dans le développement des publics pour pouvoir augmenter la diffusion des spectacles. » menées, avec notamment la question des résidences d’artistes, à condition que les relations soient équilibrées entre les temps de création, de diffusion et de sensibilisation artistique ou de rapport aux publics. Il est important de s’engager dans le développement des publics pour pouvoir augmenter la diffusion des spectacles. Là aussi il y a une divergence de vue a priori entre des chorégraphes qui estiment qu’il faudrait allonger les séries de représen- 20 danseurs au cœur d’un bloc de pierre Parce que ses concerts ne sont absolument pas des DJ sets mais véritablement du spectacle vivant, l’occasion était toute trouvée, à l’aune de cette commande du théâtre du Châtelet en forme de carte blanche, d’entamer une nouvelle collaboration. Le choix du Ballet National de Marseille reflète un intérêt pour la démarche de sa direction, le collectif (La) Horde. Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel ont en effet déjà largement croisé dans leurs recherches la musique électro et la culture du clubbing (To da bone, Marry me in Bassiani), et explorent la notion de communautés, qu’elles soient on line ou issues d’un territoire donné. C’est là la première œuvre véritablement créée avec les danseurs de Marseille depuis leur arrivée à la tête du Centre Chorégraphique National en 2019. Ils emportent pour cette création Julien Peissel, auteur de la scénographie de leur précédente pièce, qui a imaginé un espace en forme de grande carrière de marbre blanc. Dans cette immobilité minérale, se révèleront la force des corps et la puissance de la musique. Nathalie Yokel Théâtre du Châtelet, 2 rue édouard-Colonne, 75001 Paris. Du 5 au 14 mars 2020 à 20h, le 8 à 15h, relâche le 9. Tél. 01 40 28 28 28. tations pour pouvoir débloquer le bouche à oreille, et les directions culturelles qui sont plus pragmatiques. Ce n’est pas l’allongement d’une série de représentations qui peut précéder le développement du public, c’est à partir du moment où on a développé le public qu’on peut augmenter l’offre chorégraphique. Cela traduit-il des rapports de force entre producteurs et diffuseurs ? D. U.  : Cela crée des tensions, et le rapport de force dépend de la notoriété de chacun. On voit aussi des tensions dans l’évolution du prix de cession  : les compagnies ont le sentiment d’une pression à la baisse du prix de cession, tandis que les directions d’établissements culturels estiment être confrontées à leur hausse. Cela paraît s’expliquer par une dégradation des conditions de production, avec des apports en coproduction qui sont plus fragmentés, plus limités, et qui s’accompagnent d’achats des premières représentations au coût du plateau. L’amortissement des frais de montage des spectacles se reporte alors sur les tournées, avec la nécessité pour les compagnies de négocier des marges bénéficiaires. Propos recueillis par Nathalie Yokel étude à l’initiative et coordonnée par l’ONDA, en partenariat avec le ministère de la culture (DGCA), avec le concours de la SACD, du CND, de l’ACCN, de l’A-CDCN, du SYNDEAC, du SNSP, et d’ARCADI Ile-de-France. à télécharger sur www.onda.fr/ressources/etudes-publications/hoir I rene cl" int v hure et er Ince Men 1 rbEl-rbirmeqd Dencal 13 mars > 12 avril CENT QUATRE #104 PARIS Festival Séquence Danse Paris 8d ectition'Mût Alexandre Roccoli nec Louremie, Jean-Be ptiste André et Pauline Seefirre art Ftle Nedi)eireirl Ferry Mur trepià Ei-eihiTte Pepe Dillas Nowa « chai& Ptelippeau ADN D. Ti jing I.ab Dominique Bron kaari Itu. et Armee Di anor,'Feel 01-dii Leila Ha Rubberk4 Neixanclier Alexandre Faridard Varrtoure out milir }Ical no Hugo Ami « AlesuiedroSdMroni A Niarrnel lAttue[irog FreaçoibUregnalid Re 1:1Éry. Pana (Miné Mrnasin & ohm Dererlb De gado. Fu deep Fiable'VeraierFa et Gae.11140 Patricia Gçiefrecro Tire. 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