La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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hors-série – visages de la danse 2020 IV la terrasse 285 mars 2020 POUR LA REUSSITE DE TOUS LES TALENTS Depuis deux cents ans, la Caisse des Dépôts joue un rôle innovant dans le développement économique et social de notre pays. Son mécénat accompagne l’émergence des nouveaux talents de la musique classique, de la danse, de l’architecture et du paysage. @CaissedesDepots - www.groupecaissedesdepots.fr Direction de la communication du Groupe - JM Pettina/Caisse des Dépôts - Fotolia  : Dmitry Vereshchagin, okalinichenko, Vladimir Karpenyuk, KazantsevAlexander, CHROMAKEY ltd 2013, narinbg. portrait Trisha Brown  : 50 ans de création Chaillot-Théâtre national de la Danse Chaillot-Théâtre national de la Danse organise un rendez-vous phare avec Trisha Brown en trois pièces et cinquante ans de danse ! Retour sur une carrière exceptionnelle. Trisha Brown, figure incontournable du postmodernisme américain, est l’une des rares chorégraphes à ne jamais s’être figée dans un style, à développer un travail sans cesse renouvelé par des thèmes qui peuvent être le temps, la pesanteur ou l’accumulation gestuelle. Artiste en perpétuel mouvement, elle se lance dans des recherches sur la verticalité, travaille sur la gravité, avant de se jeter dans de nouveaux défis tels que le rapport aux partitions musicales classiques ou la transposition d’éléments du langage dans la danse. Sa gestuelle tout à fait particulière, qui oscille d’une fluidité séduisante et sensuelle à la mise en espace de formes complexes, lui permet d’affiner dans chaque œuvre produite la perception du mouvement dansé. Ce qui la caractérise est peut-être une dynamique qui ne ressemble à rien de connu. Ses danseurs semblent être des électrons libres dans un espace miroitant et instable, virtuoses de l’instant capturé. Une artiste polymorphe Née à Aberdeen dans l’état de Washington en 1936, Trisha Brown est d’abord un garçon manqué passionnée de sport, avant de se lancer dans la danse. Après des études au Mills région/Le Gymnase, Roubaix Näss de Fouad Boussouf est au Grand Bain. Le Grand Bain College, elle s’initie à l’improvisation et à des travaux sur le son, le chant, l’expression verbale auprès d’Anna Halprin, puis fréquente le groupe expérimentateur new-yorkais du Judson Church Theater des années 1960 à l’origine de la post modern dance. Partant du rejet de la gestuelle de l’époque, elle élabore un nouveau langage chorégraphique qui fait appel à un mouvement très fluide, à une dynamique de la chute, tout en exigeant un haut niveau technique, et elle fonde sa compagnie en 1970. Trisha Brown attire l’attention par l’originalité de ses œuvres et sa recherche constante. En cinquante ans de danse, elle crée plus de cent chorégraphies, six opéras et expose ses dessins au fusain dans de nombreux musées et galeries en tant qu’artiste plasticienne. Des espaces de temps pour explorer l’espace-temps On peut distinguer plusieurs périodes du « mouvement brownien ». Les « equipment pieces » (1968-1971) où elle explore la gravité dans un environnement urbain arpentant les toits et les parois des buildings. Les « Accumulations » (1975-1978) où elle développe des improvisations consistant à accumuler des Avec cinq départements partenaires, le festival proposé par le Gymnase de Lille n’a jamais aussi bien porté son nom. On voit grand à l’échelle du territoire pour cette 7 e édition ! C’est avec Vivace, chorégraphié par Alban Richard, que le cœur du territoire va battre tout au long du festival. Il faut dire que ce duo a été spécialement pensé pour aller à la rencontre du public, hors des scènes habituelles. Un projet tout-terrain, en quelque sorte, mais qui ne transige pas sur son ambition artistique, en inscrivant le geste et la musique dans une expérience envoûtante. On regardera avec attention la résonnance avec Fête, la création d’Arnaud Pirault qui fait l’ouverture du festival, où frénésie, jouissance et épuisement (trois notions à explorer également dans Näss) vont de pair avec la vivacité d’un désir de danse. L’élan de la fête La pièce voit le jour après une résidence au Centre de Développement Chorégraphique Le Gymnase, comme c’est le cas pour Thibaud Le Maguer qui présentera En lieu sûr, ou Emmanuel Eggermont avec Aberration. À travers Zeppelin mars bend, Katerina Andreou explore la notion de corps entraîné et d’effort physique, en conjuguant ancrage au sol et besoin de liberté. L’actualité du festival, c’est aussi deux premières françaises  : celle de L’Affadissement du merveilleux de la québécoise Catherine Gaudet qui plonge cinq danseurs dans un même élan vital, et de Forces, de Leslie Mannès, Thomas Turine et Vincent Lemaître, en forme de rituel futuriste féminin. Les deux pièces sont à voir au Théâtre de l’Oiseau-Mouche, partenaire essentiel du Grand Bain, dont la compagnie présente également Madisoning, créé avec la chorégraphe Amélie Poirier. Nathalie Yokel Le Gymnase, Centre de Développement Chorégraphique National, 3 rue du Général- Chanzy, CS 30453, 59058 Roubaix. Du 12 mars au 6 avril 2020. Tél. 03 20 20 70 30. Charlotte Audureau
Chris Cally D aa en a) o >< Trisha Brown dans Set and Reset. C mouvements et à les mémoriser, comme dans son exceptionnel solo Watermotor (1978). Mais à partir de Glacial Decoy (1979), pièce créée en collaboration avec le plasticien Robert Rauschenberg, à la gestuelle rapide, fringante, qui propulse les danseuses, à grande vitesse, d’un point à un autre de l’espace, elle intègre définitivement l’espace scénique traditionnel. Set and Reset (1983), pièce culte, annonce les « structures à instabilité moléculaires » avec ses longues phrases fluides à géométrie G) variable, pulvérisant les lignes pour créer une sorte d’utopie poétique où la fluctuance domine. Dans le cycle suivant, dit « Vaillant » elle pousse ses danseurs jusqu’à leurs limites physiques et athlétiques, comme dans Newark. Une autre Trisha Brown se dessine alors. Son travail devient accessible à un plus large public, une jubilation communicative l’imprègne, conférant à la danse un caractère irréel, lointain, onirique qui annonce le « Retour à zéro » (1990-1994) dont l’une des pièces majeures est certainement Foray Forêt, dernière pièce créée avec Rauschenberg et ses costumes miroitants et dorés. Retour au calme La dernière période sera celle du retour à la musique, du merveilleux M.O. sur l’Offrande Photo  : Ben Zanke.. 1'Al% leV:i - musicale de Bach à John Cage pour PRESENT TENSE (2003), une pièce aux portés aériens, et bien sûr, Groove and Countermove, sur la partition jazz de Dave Douglas (2000) où éclate décidément le constat que la danse abstraite de Trisha n’est pas dénuée d’émotion. Les années 2000 exploiteront cette veine musicale, dans la chorégraphie comme dans la mise en scène d’opéra, notamment de Monteverdi, Rameau et Salvatore Sciarrino. I’m going to toss my arms  : if you catch them they’re yours (2011) dont le titre est tiré d’une consigne lancée en répétition, sera sa dernière pièce avec son seul duo masculin intiulé Rogues (2011). La danse de Trisha apparaît comme une structure malléable qui prend forme sous nos yeux, ressemblant parfois à des revirements d’oiseaux en plein vol, mais aussi à une chorégraphie mue par un principe d’incertitude, laissant finalement apparaître, dans ces fausses transitions, un invisible de la danse, qui en est pourtant toute l’essence. Agnès Izrine Chaillot-Théâtre national de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Du 25 au 28 mars. Mer. 25 et ven. 27 à 20h30, jeu. 26 et sam. 28 à 19h45. Tél. 01 53 65 30 00. Bart Grietens LE CENTQUATRE-PARIS/Festival Les interprètes de Screws, pièce entre danse et cirque d’Alexander Vantournhout. Séquence danse Rendez-vous phare de la création contemporaine, ce festival organisé par LE CENQUATRE offre un panorama très éclectique de la danse contemporaine. Impulsé par LE CENQUATRE il y a huit ans, Séquence danse est devenu un rendez-vous parisien immanquable de la danse contemporaine. Sur la quinzaine de pièces présentées, on peut y revoir le minimaliste et abstrait Autóctonos II (2017) d’Ayelen Parolin. Une réflexion sur le groupe, où cinq interprètes dialoguent avec la musicienne Léa Petra, qui scande le rythme de cette pièce intense. On 1.4.ret.'_\aii.4 1 7) retrouve aussi le sublime Romances inciertos, un autre Orlando (2017) de François Chaignaud, associé à Nino Lainé pour la mise en scène. Seul sur scène le chorégraphe dévoile trois tableaux dansés et chantés, qui nous font voyager à travers des figures de la littérature I nM rjriall espagnole. Une pièce magique, inspirée du roman Orlando de Virginia Woolf. Quant au brillant chorégraphe italien AlessandroSciarroni, il dévoile lui aussi sa version d’Orlando, TURNING_Orlando’s version (2019), où il poursuit ses expérimentations chorégraphiques magnétiques autour de la notion de « tourner ». Mélange des genres et des cultures Les styles s’entremêlent aussi à Séquence danse. La preuve, avec le surprenant Screws, orchestré par le chorégraphe belge Alexander Vantournhout. Dans cette pièce aussi captivante que déjantée, cirque et danse cohabitent pour faire rayonner les prouesses des interprètes qui, en leggings imprimés voie lactée et chaussures à crampon, expérimentent les lois de la physique. Dans un tout autre style circassien, Jean- Baptiste André et Dimitri Jourde nous invitent à une confrontation intime à l’autre, avec le duo Deal (2020)*. L’Afrique est aussi à l’honneur, avec les explorations de la Congolaise Pepe Elmas Naswa autour de « la danse du serpent », une gestuelle urbaine originaire de Kinshasa. Enfin, direction la Tunisie, avec Les Quatre saisons ou Le Mariage du loup d’Emilio Calcagno, un ballet euphorisant qui traduit l’espoir et la liberté insufflés lors du Printemps arabe. Belinda Mathieu * Lire notre critique dans ce numéro. LE CENTQUatre-PARIS, 5 rue Curial, 75019 Paris, et autres lieux. Du 13 mars au 12 avril. Tél. 01 53 35 50 00. MARS Thomas Lebrun Adrien M & Claire B Damien Jalet/Kohei Nawa Compagnie AOE Lia Rodrigues/Carte Blanche Trisha Brown Dance Company Lia Rodrigues/Béatrice Massin/Dominique Hervieu AVRIL José Montalvo Arno Schuitemaker d. Christophe Béranger/Jonathan Pranlas-Descours MAI -fflamonemeAr. *Fe-1i Naïf production w/mon Sylvain Bouillet JUIN Dancenorth Australia Salia Sanou Danielle Gabou Marrugeku 1 place du Trocadéro, Paris www.theatre-chaillot.fr hors-série – visages de la danse 2020 V la terrasse 285 mars 2020



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