La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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classique/opéra 24 la terrasse 285 mars 2020 '11. COMÉDIE DE PICARDIE WWW.COMDEPIC.COM 4, tir reg +Fleg.f.1.4, -'I CRÉATIONS scène conventionnée d’intérêt national pour le développement de la création théâtrale en région *********************************** du 13 janvier au 6 avril - les lundis à 20h00  : Théâtre de la Huchette - Paris (75) du 11 au 13 mars  : Comédie de Picardie - Amiens (80), le 25 mars  : Savignies (60), le 27 mars  : Lomme (59) dates actualisées  : www.comdepic.com comédie de picardie - 03 22 22 20 28 62 rue des jacobins - 80000 amiens et tournées mars  : Cavaillon (84), Alenya (66), Saint-Quentin (02), Albi (81) … avril à mai  : voir collectifcolette.fr du 3 au 28 mars  : Les Déchargeurs - Paris (75) la lune en plein jour de et avec  : marina tomé mise en scène  : anouche setbon sois un homme texte et mise en scène  : vincent ecrepont la fontaine assemblée fabuleuse mise en scène  : nicolas auvray SUR UNE IDÉE ORIGINALE D’YVES GRAFFEY mars-avril-mai  : en tournée dans la région Hauts-de-France cent mètres papillon de et avec  : maxime taffanel mise en scène  : nelly pulicani je ne vous aime pas de  : pierre notte mise en scène  : marianne wolfsohn palme DE 11.19-CrePRANC13 Rfylen Haula-deFrance  : 11 création graphique www.tri-angles.comentretien/Peter Stein Le Chant du cygne/Les Méfaits du tabac/La Demande en mariage Théâtre de l’Atelier/d’Anton Tchekhov/MES Peter Stein Après une double échappée dans le théâtre de Molière par le biais du Tartuffe et du Misanthrope, le metteur en scène allemand Peter Stein revient à l’un de ses auteurs de prédilection  : Anton Tchekhov. Il crée Le Chant du cygne, Les Méfaits du tabac et La Demande en mariage, trois pièces en un acte interprétées par Jacques Weber, Marion Combe et Loïc Mobihan. Pour ce nouveau spectacle, vous retrouvez Jacques Weber qui semble être devenu votre comédien français fétiche. Comment pourriez-vous caractériser la relation artistique qui vous unit l’un à l’autre ? Peter Stein  : C’est une relation de grand respect et de grande fidélité qui a commencé avec ma mise en scène du Prix Martin de Labiche, en 2013, à l’Odéon. Je crois que ce qui plaît à Jacques Weber, c’est que je suis un metteur en scène très traditionnel, un metteur en scène qui envisage le théâtre de façon artisanale. Ce qui implique notamment de centrer mon travail sur l’acteur et la force de jeu qu’il est capable de déployer sur scène. Je suis très fier et très ému qu’un artiste de son envergure me fasse ainsi confiance, de spectacle en spectacle, pour l’accompagner dans son chemin d’acteur. C’est un grand cadeau qu’il me fait. critique Comme vous le dites, l’art de l’acteur se situe au cœur de votre univers de création. Que cherchez-vous à explorer et à atteindre avec les comédiens que vous dirigez ? P.S.  : J’appartiens à une catégorie de metteurs en scène qui n’existent plus. J’entends par là des metteurs en scène dont la préoccupation essentielle est d’éclairer l’œuvre d’art dont ils s’emparent et non d’essayer de se mettre en avant. Ce sont les acteurs qui me permettent de vraiment comprendre les textes que je mets en scène. C’est grâce à eux, à leur talent, à la puissance de leur art, que je réussis à percevoir la vérité profonde des chefs-d’œuvre de la littérature dramatique. J’en serais, je crois, incapable tout seul, malgré les connaissances que je peux avoir sur les auteurs, sur la place qu’ils occupent dans l’histoire du théâtre, sur la philosophie de leurs œuvres… Toutes ces choses sont évidemment fondamentales, mais sans l’expérience concrète à laquelle Histoire de la violence En tournée/D’après édouard Louis/adaptation et mes Laurent Hatat ET Emma Gustafsson Avec Louis Arene (édouard), Samir M’Kirech (Reda) et Julie Moulier (Clara), la mise en scène de Laurent Hatat et Emma Gustafsson adapte et traverse l’autofiction polyphonique d’édouard Louis avec finesse et précision. Après un très réussi Retour à Reims, où la puissance de l’incarnation révélait les mécanismes de domination à l’œuvre dans l’ordre social et la nécessité de leur critique, Laurent Hatat poursuit dans la même veine en adaptant Histoire de la violence. S’il a attendu aussi longtemps avant d’adapter ce texte, c’est qu’il ne savait pas quel langage scénique adopter pour rendre compte de cette auto-analyse polyphonique, centrée sur l’agression qu’a subie édouard Louis et ses implications. L’introspection exacerbée que livre l’auteur retrace le déroulé des faits lors de cette nuit du 24 décembre 2012, lorsqu’édouard a fait monter un inconnu chez lui. L’histoire avait bien commencé, mais se termine par un viol sous la menace d’une arme et une tentative d’homicide. Outre le crime même, l’écriture analyse aussi la violence inhérente aux démarches médicales, policières et judiciaires qui s’ensuivent, obligeant à répéter l’horreur des faits face à des interlocuteurs qui se montrent parfois peu secourables. Comme le souligne édouard  : « tu es à la fois exclu de ta propre histoire et inclus de force puisqu’on te force à en parler, continuellement. » La pièce commence par une mise en abyme, lorsque Edouard derrière une porte écoute sa sœur raconter à son mari le récit qu’il lui a livré la veille, dans sa langue à elle. Le plateau est nu, sculpté seulement par les lumières, avec un sol luisant d’un noir de pluie. Délivrer la même histoire par des voix plurielles permet de souligner l’écart constitué entre édouard et son milieu d’origine, qui l’a rejeté pour son homosexualité et qu’il a fui. Cet éclatement fragmenté de la narration met aussi en perspective les divergences et les échos entre le passé et les traces qu’il laisse, entre les faits et leur réappropriation par la mémoire et par le langage. Un enjeu passionnant que la mise en scène éclaire avec délicatesse, sans surplomb. Un théâtre charnel Peut-être parce que le plus vrai réside dans ce qui demeure non-dit, et dans un tumulte de contradictions, Laurent Hatat et Emma Gustafsson – à la fois danseuse et comédienne – proposent un langage scénique juste où se mêlent les mots et le mouvement des corps. Les gestes chorégraphiés expriment notamment l’ambivalence et la brutalité qui caractérisent la relation entre édouard et Reda (interprétés avec talent par Louis Arene et Samir M’Kirech). Le pari est difficile, mais ils parviennent à éviter l’écueil de l’esthétisation, à laisser sourdre sans l’édulcorer ce qui est intérieur – la peur, la violence des sentiments, les désirs La Terrasse, premier média arts vivants en France
Maria Laetizia piatoni Victor Guillemot Le metteur en scène Peter Stein. « Ce sont les acteurs qui me permettent de comprendre les textes que je mets en scène. » les acteurs donnent naissance sur scène, il me serait difficile de saisir toute la complexité des grandes pièces du répertoire. Les comédiens sont comme mes yeux, comme mes oreilles, comme mon cerveau… Même si je sais que, comme moi, ils ne sont pas très intelligents ! Mais, ensemble, nous pouvons parvenir à révéler le cœur d’un texte  : comme des nains qui grimperaient les uns sur les autres et parviendraient ainsi à une hauteur qu’ils auraient été incapables d’atteindre individuellement. Pourquoi vous plonger aujourd’hui dans Le Chant du cygne, Les Méfaits du tabac et La Demande en mariage d’Anton Tchekhov ? P.S.  : L’œuvre d’Anton Tchekhov représente un peu mon théâtre de prédilection. À côté des pièces des auteurs grecs classiques, cette Louis Arene (édouard) et Samir M’Kirech (Reda). rejoignez-nous sur ninstagnagt écriture est sans doute celle pour laquelle j’ai le plus de considération. Lorsque Jacques Weber m’a demandé avec quel texte nous pourrions poursuivre notre chemin commun, je lui ai proposé ces trois pièces qui sont comme des monologues. Qu’avez-vous mis à jour à leur propos en commençant à répéter avec vos comédiens ? P.S.  : Nous avons découvert que Le Chant du cygne et Les Méfaits du tabac ne sont pas des farces, seule La Demande en mariage en est une. Ces deux premières pièces présentent des personnages tragiques, des personnages plongés dans des crises existentielles extrêmement vives. C’est très émouvant de découvrir ainsi un angle de vision auquel on ne s’attendait pas. Cela change évidemment la façon dont on s’empare de ces textes  : on ne les aborde pas comme des comédies, mais comme on le ferait de n’importe quelle grande pièce de Tchekhov. Qu’est-ce qui, pour vous, fait la grandeur de cette écriture ? P.S.  : Tout d’abord sa simplicité. Et puis, c’est l’écriture d’un pionnier, une écriture qui a permis, grâce à de nombreuses innovations, au théâtre européen du XXe siècle de naître. Enfin, Tchekhov est un auteur absolument sincère, un auteur à la recherche de la vérité personnelle des personnages qui peuplent ses pièces. Ceci, en faisant preuve à leur égard d’un grand amour, mais aussi d’une grande cruauté. C’est sans doute ce qui permet à ces personnages d’être, comme ils le sont, profondément vivants. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Théâtre de l’Atelier, 1 place Charles-Dullin, 75018 Paris. Du 24 mars au 10 mai 2020. Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h. Tél. 01 46 06 49 24. www.theatre-atelier.com contradictoires… Conjuguant moments incarnés ou réflexifs, le récit théâtral éclaire divers enjeux intimes, sociaux et politiques, qui se répondent. L’un des atouts de la mise en scène est la mise en valeur accordée à la voix de Clara, remarquablement interprétée par Julie Moulier, qui parfois replonge dans l’enfance, suscitant des réactions diverses de la part d’Edouard. Une situation théâtrale parfaite pour révéler parfois avec humour les tensions et les blessures. L’un des moments les plus touchants, c’est l’aveu final d’édouard, qui en faisant référence à Hannah Arendt explique le recours au mensonge pour mettre à distance le traumatisme. « Ma guérison est venue de cette possibilité de nier la réalité » confie-til. Ces phrases limpides si attachées à la personne d’Edouard acquièrent ici le pouvoir de dépasser son histoire. Le pouvoir de dire et d’interroger la violence en tant que donnée humaine fondamentale. Agnès Santi Escher Theater Luxembourg, les 5 et 6 mars 2020. Le Phénix Scène Nationale de Valenciennes, les 19 et 20 mars 2020. Le Trident Scène Nationale De Cherbourg, les 24 et 25 mars 2020. La Rose des vents -Scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq, les 9 et 10 avril 2021. La Manufacture, Festival d’Avignon, juillet 2020. Spectacle vu à la Ferme du Buisson à Noisiel. Durée  : 1h15.. -de. 4.'rew- -* DANS LA PEAU DE DON QUICHOTTE CERVANTES LA CORDONNERIE JEUDI 5 MARS, VENDREDI 6 MARS J’AIME HYDRO CHRISTINE BEAULIEU SAMEDI 21 MARS MINUIT YOANN BOURGEOIS MERCREDI 25 MARS, JEUDI 26 MARS HEDDA SIGRID CARRÉ-LECOINDRE LENA PAUGAM JEUDI 2 AVRIL STELLAIRE STEREOPTIK MARDI 21 AVRIL AHMED REVIENT... POUR LES ENFANTS ALAIN BADIOU DIDIER GALAS JEUDI 23 AVRIL ROMÉO ET JULIETTE (OU LA DOULOUREUSE HISTOIRE DE JULIETTE ET DE SON ROMÉO) WILLIAM SHAKESPEARE ANNE-LAURE LIÉGEOIS JEUDI 14 MAI VENDREDI 15 MAI SAMEDI 16 MAI TOUS LES SPECTACLES DE LA SAISON SUR WWW.SCENENATIONALE-ESSONNE.COM RÉSERVATION AU 01 60 91 65 65r. théâtre 25 la terrasse 285 mars 2020



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