La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 20 la terrasse 285 mars 2020 I THÉÂTRE jean jean CLAMART entretien/Chloé Lacan et Nelson-Rafaell Madel J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre Théâtre de Belleville/De Chloé Lacan/MES Nelson-Rafaell Madel La chanteuse, comédienne et musicienne Chloé Lacan évoque dans J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre son rapport à Nina Simone, depuis l’adolescence jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. Accompagnée du multi-instrumentiste Nicolas Cloche et mise en scène par Nelson-Rafaell Madel, elle mêle théâtre et musique pour parler de la place des artistes dans nos vies. Après votre expérience au sein du groupe La crevette d’acier, vous créez un spectacle solo, Plaisirs solitaires (2010), et Ménage à trois (2014) où la musique est centrale. Avec J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre, vous vous rapprochez du théâtre. Pourquoi ? Chloé Lacan  : Avant de me tourner vers la musique en découvrant l’accordéon à l’âge de vingt ans, j’étais surtout attirée par le théâtre. Je me suis formée, et j’ai pratiqué au sein de compagnies que j’ai créées. J’ai gardé de cette expérience un goût prononcé pour le jeu. Je suis une chanteuse qui se donne des rôles. C’est une proposition du conteur Yannick Jaulin pour son festival Le Nombril du Monde en 2018 qui est à l’origine de J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre. Il m’a fait repenser à mon amour d’adolescente pour Nina Simone, et j’ai commencé à écrire. Très vite, j’ai fait appel au metteur en scène Nelson- Rafaell Madel, dont j’apprécie beaucoup le travail et qui m’a sortie de ma zone de confort. SCÈNE TERRITORIALE POUR LES ARTS DE LA MARIONNETTE, LE THÉÂTRE D'OBJET -ET AUTRES FORMES MÊLÉES Travailler avec Chloé Lacan vous a-t-il vous aussi déplacé par rapport à vos créations personnelles ? Nelson-Rafaell Madel  : Je suis moi aussi depuis longtemps le travail de Chloé, dont j’aime l’humour, le sens du décalage et de l’absurde de situation. J’ai donc accepté sans hésiter de l’accompagner dans cette aventure. Avec d’autant plus de plaisir que si Chloé est une chanteuse et musicienne portée vers le théâtre, je suis un comédien et metteur en scène amoureux de musique. Mais il est vrai que je n’avais jamais eu un rapport si proche avec des musiciens. Ce fut un travail passionnant. De quelle manière avez-vous fait dialoguer Nina Simone et sa jeune admiratrice des années 80 ? C.L.  : Par nos vies autant que par nos voix, Nina Simone et moi sommes très éloignées. J’ai voulu travailler sur cette distance, et questionner aussi ce qui, à un moment donné, l’abolit. Avec mon accordéon, mon ukulélé et ma voix, accompagnée du musicien multiinstrumentiste Nicolas Cloche, complice de longue date, je raconte comment la découverte de Nina Simone m’a bouleversée à l’adolescence. Comment sa colère est venue remuer la mienne. À ma manière, j’essaie de faire avec l’univers de Nina Simone ce qu’elle a fait avec les nombreux morceaux qu’elle a repris  : je le fais passer par le filtre de mon intimité. MARIONNETTE, DANSE CRÉATION LE BAL MARIONNETTIQUE CIE LES ANGES AU PLAFOND 20ANS ! FESTIVAL MARTO. COM Théâtre Jean Arp (hors les murs) résa. 01 71 10 74 31 theatrejeanarp.com DIM. 8 MARS 2020 17H atelier-valmy.com Camille Trouvé licences n°1-109 8404, 2-109 6790, 3-109 6791 « Nous mettons en présence deux colères sans chercher à les hiérarchiser. » Nelson-Rafaell Madel N.-R. M.  : Nous mettons en présence deux colères sans chercher à les hiérarchiser. La Nina Simone de Chloé Lacan est largement fantasmée, ce qu’il était intéressant d’exprimer sur scène. Chloé et Nicolas sont alors un peu comme des enfants qui jouent avec des histoires. Nous avons inventé une forme qui tient autant du concert que du théâtre, un récit musical qui permet de dire le passage de l’enfance à l’âge adulte. Dans mon travail personnel, l’idée de créolisation, de mélange des cultures, est centrale ; je la retrouve critique « Je raconte comment la découverte de Nina Simone m’a bouleversée à l’adolescence. » Chloé Lacan dans J’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre, mais l’exprime différemment. Au service de la belle musicalité de Chloé Lacan et Nicolas Cloche. Propos recueillis par Anaïs Heluin Théâtre de Belleville, 16 passage Piver, 75011 Paris. Du 3 au 31 mars 2020, les dimanches à 20h30, et les lundis et mardis à 19h15. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com Miss Nina Simone Théâtre La Scène Parisienne/d’après Gilles Leroy/MES Anne Bouvier Anne Bouvier et Jina Djemba présentent leur adaptation théâtrale de Nina Simone, roman, de Gilles Leroy, sur le plateau de La Scène Parisienne. Un spectacle traversé de chansons qui, malgré des qualités, réduit l’image de Nina Simone à des stéréotypes. Sa voix, jusque-là posée, se met subitement à trembler en retenant un sanglot. Des larmes lui montent aux yeux alors qu’elle répond en anglais, assise devant un piano, à ève Ruggieri qui lui demande si elle regrette la carrière de concertiste classique qu’elle n’a pu faire à cause de sa couleur de peau. « Oui, je la regrette. Je suis triste de ne pas être devenue la première pianiste classique noire. Je crois que si cela avait été le cas, j’aurais été plus heureuse. Je ne suis pas vraiment heureuse à l’heure actuelle… » On est en 1991. Nina Simone est filmée par les caméras de Musiques au cœur. L’émotion qui traverse la musicienne alors âgée de 58 ans, plus de 40 ans après avoir été refusée à l’entrée du prestigieux Curtis Institut de Philadelphie, stupéfie. Et bouleverse. Cette blessure vive et profonde est au cœur du destin cabossé qu’éclaire l’écrivain Gilles Leroy dans « Nina Simone, roman », portrait littéraire de la grande artiste disparue en 2003. Un ouvrage de près de 300 pages (publié en 2013, chez Mercure de France) dont se sont emparés la metteuse en scène Anne Bouvier et la comédienne-chanteuse Jina Djemba (elles en cosignent l’adaptation) pour un court spectacle entremêlant chansons et scènes de théâtre. Une existence excessive et chaotique Cette proposition scénique d’1h15 revient sur quelques épisodes des dernières années que Nina Simone passa dans le Sud de la France, à Carry-le-Rouet, sans parvenir à transmettre la profondeur humaine qui ressort du texte de Gilles Leroy. Le roman écrit par le lauréat du Prix Goncourt 2017 (pour Alabama Song, autobiographie fictive de Zelda Fitzgerald) est loin de l’hagiographie. Il prend son temps et dessine, par touches précises, les principales lignes d’une existence excessive et chaotique. Interprété par une comédienne et un comédien (Jina Djemba est au côté de Paul Nguyen ou de Valentin de Carbonnières) et un musicien jouant en direct de divers instruments Miss Nina Simone, mis en scène par Anne Bouvier. (Julien Vasnier), Miss Nina Simone vaut essentiellement pour sa dimension musicale et pour l’atmosphère poétique qui l’accompagne (la scénographie est de Jean Haas, les lumières de Denis Koransky). Car la partie purement théâtrale du projet se contente de stéréotypes. Capricieuse, alcoolique, colérique, fruste…, la Nina Simone qui se présente à nous n’est qu’une version caricaturale du personnage complexe, sensible composé par Gilles Leroy. Comme si elle ne se laissait observer qu’à travers le reflet d’un miroir déformant, la chanteuse se dérobe à nous. Et n’offre que la perspective décevante d’un rendez-vous manqué. Manuel Piolat Soleymat Théâtre La Scène Parisienne, 34 rue Richer, 75009 Paris. Du 2 février au 27 avril 2020. Le lundi à 21h, le dimanche à 15h. Durée de la représentation  : 1h15. Tél. 01 40 41 00 00. www.tlsp.paris PUK – Samia Hamlaoui D. R.
Les ombres portées Bara Srpkova 2 focus Rencontres Incité#4  : l’art, le savoir et la pensée pour mieux comprendre le monde Du 14 au 21 mars, la Scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines va bouillonner de tables rondes, spectacles et films au cours des Rencontres InCité, nées de la volonté de Lionel Massétat d’attiser la curiosité et de questionner nos évidences par une approche pluridisciplinaire qui rassemble artistes, chercheurs et praticiens. Après avoir exploré le temps en 2017, les technologies en 2018 et la nourriture en 2019, la nouvelle édition met le cap sur « la ville de demain et ses défis ». Quel esprit a guidé la création des Rencontres InCités ? Lionel Massétat  : Le théâtre de Saint-Quentin est situé sur le territoire de Paris-Saclay, périmètre où se concentre environ 20% de la recherche française. La question initiale était donc de savoir comment un théâtre pouvait être perméable à un territoire. Ensuite, l’envie était d’ouvrir le théâtre à d’autres paroles que la parole artistique, pour mieux contextualiser le geste artistique et nourrir la réflexion. Au cours d’une saison, un directeur de théâtre aborde des dizaines de thématiques et parfois, l’envie se fait sentir de s’arrêter sur certaines d’entre elles. Enfin, j’ai constaté qu’on ne revendique plus la notion « d’éducation populaire » depuis ce qu’on peut appeler la professionnalisation des lieux de production et d’éducation artistique, à fin des années 80. Cette envie d’ouvrir le théâtre à d’autres paroles vous était-elle propre ou la ressentiez-vous chez d’autres professionnels ? L. M.  : Elle m’était propre depuis des années, mais il était difficile de la mettre en œuvre dans les précédents théâtres que j’ai dirigés pour des questions d’organisation et de temps. Je me suis rendu compte aussi en réfléchissant sur ces formats que d’autres théâtres étaient pré- Exemple de parcours n°1  : « ville rêvée, ville réelle » Samedi 14 mars entretien/Lionel Massétat La ville de demain et ses défis  : une thématique citoyenne Quand Lionel Massétat a été nommé à la tête de la Scène nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines en 2015, les Rencontres inCité faisaient partie des propositions phares de son projet artistique. Explications à l’occasion de la quatrième édition. Pleins feux sur la ville Spectacle ? table ronde ? cinéma ? Pourquoi choisir quand on peut assister aux trois ! Pour vous aider à faire votre choix, deux exemples de parcours vous sont proposés à partir de thématiques différentes sur la ville. 10h visite guidée – La ville nouvelle d’est en ouest. Cette visite en forme de cas pratique vise à comprendre comment la ville nouvelle s’est construite, de sa conception par les urbanistes à sa construction puis à sa sociologie. 14h30 « La visite krypto-paysagère ». Cette visite-performance commandée à la compagnie de théâtre de rue l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) vise à proposer un regard inhabituel sur la ville. 17h Deep are the woods est un spectacle immersif d’éric Arnal-Burtshy qui a travaillé sur une chorégraphie uniquement à base de faisceaux de lumières pour questionner l’éclairage dans la ville. 18h Théâtre – Les Somnambules, par la compagnie Ombres Portées  : dans ce spectacle coexistent la ville réelle, en cours de transformation, et la ville fantasmée par ses habitants pendant leurs rêves. 20h Cinéma – Nanterre dans les artères, de Jamel Zaouche (en présence de l’équipe du film)  : ce documentaire sur le parcours de vie de quatre Nanterriens, montre que la banlieue n’est pas synonyme de dureté mais peut provoquer un véritable attachement de la part de ses habitants. occupés par cette idée. Je pense au projet des Amandiers de Nanterre, de la MC93, d’Évry, au Théâtre Hexagone de Meylan… Pour cette quatrième édition, le thème est « la ville de demain et ses défis ». Est-ce parce que 2020 est l’année des élections municipales ? L. M.  : Ce qui est amusant, c’est que c’est seulement après avoir choisi ce thème que nous nous sommes aperçus qu’il tombait en plein dans les municipales ! Mais finalement, c’est intéressant car s’il s’agit d’une question politique, notre positionnement n’a rien de politicien. En réalité, nous nous demandions ce qu’était Saint-Quentin-en-Yvelines. Cette ville nouvelle construite sur le modèle de Paul Delouvrier jouxte une autre ville nouvelle, Versailles, dont le modèle a influencé les grandes villes européennes. Et juste à proximité se trouve également une ville nouvelle qui ne dit pas son nom  : le plateau de Saclay. Le thème de cette année découle de ce constat, et d’un autre, à savoir que selon l’ONU, 80% de la population mondiale habitera en ville dans les 20 ou 30 ans à venir. Qui vous aide à établir la programmation des tables rondes ? Les Somnambules. D. R. Lionel Massétat. Deep are the woods du chorégraphe Eric Arnal-Burtschy. « L’envie était d’ouvrir le théâtre à d’autres paroles que la parole artistique » L. M.  : Nous ne cherchons pas forcément un spécialiste mais quelqu’un qui possède une vision globale à 360° sur le thème choisi. Alors que pour les éditions précédentes, nous avions fait appel à des scientifiques, cette année, c’est un journaliste, Christophe Leray, rédacteur en chef d’un magazine en ligne Chroniques d’architecture. Avec lui, nous avons listé les thèmes qui entrent dans notre problématique générale avant de les regrouper ou d’en éliminer. Nous essayons de conserver uniquement ceux qui peuvent intéresser le grand public. Nous identifions ensuite les personnes qui possèdent une vraie complémentarité à l’intérieur d’une table ronde et nous leur proposons de participer. Quel bilan tirez-vous des précédentes éditions ? L. M.  : Globalement, et depuis le début, 5 000 spectateurs viennent aux Rencontres InCité. Je constate un fort intérêt pour que le théâtre s’empare de thématiques autrement que par le spectacle, en complément du théâtre. Je note aussi que des personnes viennent au théâtre pour des tables rondes alors qu’elles n’y avaient jamais mis les pieds avant. Ce que j’aimerais, c’est qu’il y ait plus de circulation entre les différentes propositions  : que ceux qui vont voir un spectacle assistent aussi à une table ronde, et vice-versa. Selon vous, ces rencontres sont-elles un moyen, pour les citoyens, de se réapproprier la ville ? L. M.  : Je les vois plutôt comme une expérience avant la démocratie participative. Dans les communes qui ont mis en place des démocraties participatives, des groupes de citoyens sont tirés au sort pour réfléchir à des sujets comme l’enfouissement des ordures ménagères. Avant de se prononcer, ils entendent des spécialistes du thème pour parvenir à une vision globale. Les Rencontres InCité se situent avant  : nous nous adressons moins aux spectateurs de théâtre qu’aux spectateurs citoyens, sachant que sur chacune des tables rondes, l’idée n’est pas d’imposer un point de vue mais de créer une diversité de points de vue complémentaires. Comment nourrir sa pensée pour se réapproprier le monde dans lequel on vit ? Contrairement à ce qui nous est vendu, ce monde ne me semble pas d’une complexité abyssale. Il faut sortir de cette idée que le monde est tellement complexe qu’on n’a pas de prise sur lui. Les rencontres, c’est redonner une prise, c’est créer un mur d’escalade avec des aspérités ! Exemple de parcours n°2  : « villes inclusives, villes exclusives » Samedi 21 mars 13h Cinéma – Zootopie, de Byron Howard  : ce longmétrage d’animation qui plaît beaucoup aux enfants parle d’exclusion sous forme de comédie policière. 15h Table ronde « Ville intelligente  : la technologie comme seul espoir », avec éric Cassar et Djamel Klouche (architectes), Aurore Rapin (Yes we camp) et Marc Barthélémy (physicien). 17h Table ronde « Les villes dopées à l’art et à la culture », avec François Delarozière (La Machine), José Manuel Gonçalvès (CentQuatre et Grand Paris Express), Alain Bourdin (sociologue). Ces deux tables rondes traitent également de l’exclusion par le prisme, pour la première, des technologies et pour la deuxième, de l’art. 19h installation – Deep are the woods, d’éric Arnal Burtschy. 20h30 Théâtre – Et c’est un sentiment qu’il faut je crois que nous combattions, par la compagnie Légendes Urbaines, qui travaille sur les questions des banlieues pour déconstruire le mythe de « la banlieue qui craint ». 22h Cinéma – New-York 1997, de John Carpenter. Focus réalisé par Isabelle Stibbe Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines – Scène nationale, place Georges-Pompidou, 78054 Saint-Quentin en Yvelines. Du 14 au 21 mars 2020. théâtre 21 la terrasse 285 mars 2020



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