La Terrasse n°285 mars 2020
La Terrasse n°285 mars 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de mars 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : les talents européens du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 12 la terrasse 285 mars 2020 Photo Maria Letizia Piantoni - Création graphique L'œil carré - Licence 2-1122889 Jacques Weber dans Théâtre place Charles Dullin 75018 Paris À partir du 24 MARS 21h. [Dimanche 15h.] 01 46 06 49 24 theatre-atelier.com ABBESSES/Anvers de Direction Marc l'Atelier Lesage al ria 3 farces de Anton P.TCHEKHOV Mise en scène Peter Stein CRISELE CHANT DU CYGNE CRISEUNE DEMANDE LES MÉFAITS DU TABAC UNE DEMANDE EN MARIAGE Avec Manon Combes et Loïc Mobihan Texte français André Markowicz et Françoise Morvan Scénographie Ferdinand Woegerbauer Costumes Anna Maria Heinreich Assistante à la mise en scène Nikolitsa Angelakopoulou Production Théâtre de l’Atelier Coproduction Théâtre Montansier, Versailles Horatio Productions//Le Radiant – Bellevue, Caluire – Lyon théâtres =nu ralonat 3#itie 3j critique L’amour vainqueur Le Centquatre-Paris/Théâtre National de Nice/D’après les frères Grimm/texte, mes et musique Olivier Py Quatrième mise en scène d’Olivier Py inspirée des frères Grimm, L’Amour vainqueur est un spectacle enchanteur, une opérette miniature qui contre le malheur en exaltant le pouvoir de l’amour, et celui du théâtre. Quel joli spectacle ! Olivier Py et les siens réinventent le conte Demoiselle Maleen et lui insufflent un éclat renouvelé, limpide accessible à tous. Créée lors du dernier Festival d’Avignon, la pièce joue de toutes les tensions que permet sa nouvelle trame, où surviennent trahisons et travestissements, où les désirs profonds des personnages s’opposent aux destins tracés par calcul. Ils sont cinq. Une princesse et un prince amoureux l’un de l’autre, issus de deux royaumes qui se déclarent la guerre. La princesse refuse d’obéir à son père, qui souhaite qu’elle épouse le vieux roi d’Angleterre, et ce refus la condamne à être enfermée dans une tour. Le prince qui la croit morte se jette à corps perdu dans la bataille. Un général diabolique avide de pouvoir tire les ficelles. Une fille de vaisselle rêve d’aventures et de voyages autour du monde. Un jardinier amoureux de la nature se désole de la destruction totale qu’a engendrée la guerre. Totale, ou presque… Magnifiquement orchestrée, la pièce révèle malgré la désolation d’un monde devenu champ de ruines le pouvoir de l’amour, et bien sûr celui du théâtre – un univers où tout est possible, où l’amour vainc en chansons l’engrenage des guerres autant que l’arrogance de la cupidité et des mensonges. Un théâtre total En alexandrins non rimés, dans une langue simple, remarquablement précise, les dialogues font mouche, parfois laissent résonner quelques échos à des œuvres célèbres mais aussi évoquent sans jamais s’appesantir des sujets contemporains, autour par exemple de l’urgence écologique ou de la question du genre. La très belle scénographie de Pierre- André Weitz avec castelet, loupiottes, toiles peintes en fond de scène constitue un écrin Festival Arts & Humanités Points communs, nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise/Théâtre 95/Théâtre des Louvrais Deuxième édition pour le festival Arts & Humanités  : neuf spectacles se confrontent aux interrogations de notre époque et invitent le public à réfléchir à ses enjeux. Du théâtre et de la danse, neuf spectacles dont sept créés par des femmes  : « les artistes interrogent ce monde, donnent à voir les champs de force et de sens qui le traversent et jouent ainsi un rôle crucial d’activation de la pensée, de notre capacité à le réinventer et pourquoi pas le transformer. » Désormais dirigée par Fériel Bakouri, la nouvelle scène nationale de Cergy- Pontoise et du Val d’Oise s’inscrit dans la tradition réflexive et politique de ses précédentes programmations et « part du postulat du rôle majeur des artistes dans un monde en pleine mutation ». Rapports entre Orient et Occident, urgence climatique, identités, questions de genre, rapports de domination, universalité des mythes seront au cœur de la programmation de cette deuxième édition. Par ailleurs, un cycle de séminaires est organisé avec l’université de Cergy afin d’explorer les problématiques soulevées par les spectacles  : écologie, genre, émancipation, esthétisation de la violence ou effondrement du monde. Des îlots de sens dans l’océan des incertitudes All inclusive, de Julian Hetzel, interroge l’esthétisation de la violence et la puissance explosive des images de guerre. Dans Be careful, Mallika Taneja se moque de l’idée selon laquelle la tenue d’une femme expliquerait ou justifierait les abus qu’elle subit. Minor matter de Ligia Lewis interroge la couleur rouge et ausculte les conditions sociales qui affectent les corps. Macho dancer de Eisa Jocson chorégraphie le renversement des genres à partir des spectacles des night-clubs de Manille. Dans Borderline(s) Investigation, Frédéric Ferrer propose une vraie-fausse conférence scientifique qui cherche des solutions pour sauver l’humanité. Fatoumata Diawara chante la liberté, la paix et la tolérance en un concert qui métisse les influences et transcende les frontières mortifères. Dans Pleasant Island, Silke Macho dancer, le 17 mars au festival Arts & Humanités. Huysmans et Hannes Dereere réinvestissent tout l’imaginaire post-apocalyptique qui entoure la petite île de Nauru, et avec elle, la fatigue de notre planète. Avec 100% POP, Nora Chipaumire rend hommage à Grace Jones, célèbre chanteuse et mannequin jamaïcaine, dans un soliloque bourré d’énergie communicative où se mêlent voix, danse et musique. Enfin, Silvia Costa nous entraîne Dans le pays d’hiver et revivifie l’imaginaire grâce à l’invention poétique de Cesare Pavese. Catherine Robert Points communs, nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise. Théâtre 95, allée des Platanes, 95000 Cergy. Théâtre des Louvrais, place de la paix, 95300 Pontoise. Du 12 au 25 mars. Tél. 01 34 20 14 14. www.points-communs.com Giannina Ottiker
Christophe Raynaud de Lage MMFF L’Amour vainqueur. idéal, qui recrée la beauté harmonieuse du jardin qu’affectionne tant le jardinier, et convoque aussi l’anachronisme – ou plutôt l’actualité – de quelques photographies de villes dévastées. La pièce se joue ainsi dans l’affrontement entre deux pôles opposés  : la vie et la mort, en choisissant de construire un conte gracieux qui rejoint le besoin d’enchantement des petits comme des grands. Dans le sillage des contes traditionnels qui mêlent toujours pureté et cruauté, l’écriture met en valeur malgré tout la possibilité de la résilience. La combinaison de tous les effets du théâtre agit à merveille, faisant naître un théâtre total, servi par des comédiens et chanteurs au brio impeccable. Clémentine Bourgoin, Pierre Lebon, Flannan Obé, Antoni Sykopoulos forment un époustouflant quatuor. Dans ma chambre d’Arnaud Saury. Créé en 2016, le festival (Des)illusions s’impose désormais comme un temps fort de cette programmation tournée vers l’hybride. Sur trois week-ends, du 20 mars au 5 avril 2020, les différents espaces du théâtre sont investis par 15 spectacles qui n’ont en commun que la démarche aventureuse de leurs créateurs. C’est au total pas moins de 49 représentations qu’accueillent ainsi la grande salle, la nouvelle salle et la cabane du Monfort Théâtre. On y retrouve des artistes bien connus dans le paysage de la création française. Kaori Ito se Cet excellent moment de théâtre se destine à tous  : profitons-en tant que cela nous est possible ! Agnès Santi Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris, du 3 au 8 mars, relâche le 5. Tél. 01 53 35 50 00. Théâtre de la Ville hors les murs. Théâtre National de Nice, 06300 Nice, les 19 et 20 mars 2020. Tél. 04 93 13 19 00. Spectacle vu en juillet 2019 lors du Festival d’Avignon. Durée  : 1h10. Texte publié aux éditions Actes Sud-Papiers. également au Théâtre d’Angoulême du 1er au 3 avril ; à l’Opéra Théâtre de Limoges du 7 au 9 avril ; au Théâtre Georges Leygues de Villeneuve-sur-Lot le 16 avril. Festival (Des)illusions Le Monfort Théâtre/Festival En l’espace de trois week-ends, le festival (Des)illusions organisé par Le Monfort Théâtre réunit artistes reconnus et plus émergents pour dresser un panorama de la création hybride. Entre théâtre, danse et cirque. Tout au long de la saison, les directeurs du Monfort Théâtre Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel s’emploient à faire découvrir à leur public des artistes singuliers. Des circassiens, des metteurs en scène ou encore des chorégraphes qui déploient souvent leur geste à la croisée des disciplines. met dans la peau d’une machine dans Robot, l’amour éternel, tandis que le chorégraphe Olivier Dubois revient en solo sur sa carrière dans Pour sortir au jour, et que Marcial Di Fonzo Bo met en scène le Portrait de Raoul de Philippe Minyana. Fidèle à ses habitudes défricheuses, le Monfort invite également des artistes moins repérés, mais tout aussi étonnants. La magie des découvertes Le cirque a la part belle dans cette 5 e édition de (Des)illusions. Pour l’occasion, Olivier Debelhoir sort Un soir chez Boris de sa yourte de trappeur des banlieues. L’Association du vide prend des risques et se demande pourquoi en créant Dans ton cirque – Pour en finir avec la finesse, quand dans Les Métamorphoses du cercle le jongleur de cerceaux Sylvain Julien dialogue avec la flûtiste Cécile Brossard. Arnaud Saury fait tenir les arts de la piste dans une chambre, et Johanne Humblet se fait filambule bien perchée dans Résiste. Juan Ignacio Tula se connecte quant à lui au sacré grâce à sa roue Cyr dans Instante, et Arthur Sidoroff voyage au-dessus du vide dans Robert n’a pas de paillettes. Les amateurs de théâtre peuvent se lancer dans le vaste First trip de Katia Ferreira, adaptation du roman Virgin Suicide de Jeffrey Eugenides. Entre théâtre et danse, proche aussi des arts plastiques, la Cie l’Unanime fait un Spectacle. On rencontre encore Thierry et Ilana Micouin qui dansent la relation père-fille, ou la jeune compagnie bruxelloise Tumbleweed qui part de la marche pour évoquer le système solaire. (Des)illusions mène loin. Anaïs Heluin Le Monfort Théâtre, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Du 20 mars au 5 avril 2020. Tél. 01 56 08 33 88. www.lemonfort.fr Tél. 01 46 61 36 67 La petite fille de Monsieur Linh De Philippe Claudel Mise en scène Guy Cassiers Dramaturgie Erwin Jans Du mercredi 4 au dimanche 8 mars Avec : Jérôme Kircher Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie DR théâtre 13 la terrasse 285 mars 2020



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