La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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classique/opéra 34 la terrasse 284 février 2020 PIANO/CLASSIQUE C7N, SPEDIDAM En direct avec les artistes Génération Spedidam Génération Spedidam Tanguy de Williencourt, du soliste au chambriste Le pianiste français multiplie les concerts, entre récitals solo, avec Beethoven comme fil rouge, et dialogues chambristes. La fin de l’hiver va s’avérer particulièrement animée pour le pianiste français qui, entre sa généreuse participation à la beethovénienne édition 2020 de la Folle Journée de Nantes (du 31 janvier au 2 février) et son départ pour le Vietnam le 17 avril pour aller jouer le Concerto en sol de Ravel à Hanoï avec le National Symphony Orchestra, va illustrer une nouvelle fois la diversité de ses appétits musicaux. Il se produira dans la solitude du récital, toujours dans des œuvres de Beethoven, successivement lors d’une « Nuit du piano » à l’Opéra de Toulon (le 8/02), le 22 mars à 17h30 à la Maison de Radio- France dans les Sonate pour piano n°18 opus 31 n°3 et Sonate pour piano n°26 « Les Adieux », et enfin le 28 mars lors d’une « Folle Nuit du piano » au Théâtre de Nîmes. De Beethoven à Schubert Puis viendra le temps du partage musical chambriste  : avec son complice privilégié PIANO, COMPOSITION/JAZZ Carine Bonnefoy  : L’Ailleurs, création mondiale La pianiste et compositrice signe en création mondiale une partition ambitieuse pour 50 choristes, un grand ensemble à vents et son propre quintet de jazz  : L’Ailleurs. Carine Bonnefoy. La compositrice et cheffe d’orchestre Carine Bonnefoy est une spécialiste du jazz en grande formation, avant tout avec son propre Large Ensemble, exemplaire orchestre de 17 musiciens. Il y a un an paraissait Today is Tomorrow – Music for large ensemble, le quatrième album de cette formation qui vient de fêter ses 10 ans d’existence. Elle dirige aussi plus ponctuellement en tant qu’invitée de nombreuses autres formations dont le Metropole Orchestra de Vince Mendoza avec lequel elle a noué des liens très privilégiés, par exemple en orchestrant et dirigeant l’orchestre pour la musique du film OSS 117. Expérience et désir de l’ailleurs Carine Bonnefoy répond aujourd’hui à la commande d’une œuvre un peu folle du Théâtre des Pénitents de Montbrison, inspirée par l’expérience et le désir de l’ailleurs. Un challenge créatif comme elle les aime  : ambitieux, se jouant des frontières stylistiques et comportant une portée D. R. Tanguy de Williencourt. le violoncelliste Bruno Philippe (ils ont gravé ensemble deux enregistrements dont récemment un remarquable disque Beethoven-Schubert chez Harmonia Mundi) pour une prometteuse « Schubertiade » le 28 février à 19h à La Scala-Paris, dans la Sonate Arpeggione pour violoncelle et piano mais aussi, à 4 mains avec Gaspard Dehaene, dans la Fantaisie D 940. Entre musique de chambre et expression soliste, le cœur de Tanguy de Williencourt n’en finit pas de balancer  : « Aborder conjointement ces deux activités permet de tisser des liens plus complets avec les compositeurs et leurs univers. En musique de chambre, on apprend beaucoup au contact des autres, musicalement et humainement. Le répertoire de piano solo est quant à lui un lieu d’expression privilégié, dans lequel je peux m’épanouir pleinement… » confie le jeune pianiste. Jean Lukas humaniste qui l’inspire. « C’est avant tout la démarche du commanditaire, le projet en soi qui doit me faire rêver  : une personne, un ensemble de musiciens, un contexte artistique particulier… » précise-t-elle. Carine Bonnefoy a composé, à partir de textes de poètes voyageurs, une suite orchestrale et vocale pour les 50 jeunes choristes de la Maîtrise de la Loire, les 30 instrumentistes d’un ensemble à vent allemand réputé (le Gabrieli Gymnasium Wind Band d’Eichstätt) et son groupe de jazz composé de Manu Domergue (voix, mellophone, cor), Simon Tailleu (contrebasse) et André Charlier (batterie, percussions). Cette partition nouvelle intitulée L’Ailleurs sera créée sous les voûtes de la Collégiale Notre-Damed'Espérance de Montbrison, monument emblématique du Forez. Jean-Luc Caradec Montbrison (Loire). Mercredi 11 mars à 20h30. Tél. 04 77 96 39 16. *La SPEDIDAM répartit des droits à plus de 110 000 artistes dont près de 37 000 sont ses associés et soutient environ 40 000 manifestations chaque année. www.spedidam.fr Christophe Grémiot Frt Photo PHILHARMONIE de paris/OPÉRA MIS EN ESPACE Written on skin Reprise du magnifique opéra de George Benjamin, sous la direction du compositeur, mis en espace à la Philharmonie. La soprano Barbara Hannigan reprend le rôle d’Agnès dans Written on Skin de Benjamin. Deuxième ouvrage lyrique de George Benjamin (né en 1960) après Into the Little Hill (2006, repris l’an dernier à l’Athénée), Written on Skin (2012) puise son inspiration dans une légende médiévale  : un enlumineur s’éprend de la femme de son commanditaire ; celui-ci, l’apprenant, tue le jeune homme et en fait manger le cœur à son épouse. De cette histoire de troubadour, Martin Crimp tire un texte cinglant, distancié, où se répondent les voix des vivants et des morts. La musique de Benjamin se fait toujours étonnamment juste et surprenante, extrêmement dramatique, magnifiquement écrite pour les voix ; on retrouvera avec plaisir celle de Barbara Hannigan dans le rôle principal. Jean-Guillaume Lebrun Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Vendredi 14 février à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. OPéRA DE DIJON/CRéATION MONDIALE Les Châtiments de Brice Pauset Avec son nouvel opéra, commande de l’Opéra de Dijon où il sera joué en février en création mondiale dans une mise en scène de David Lescot, Brice Pauset entre dans l’univers de Franz Kafka. Un monde dont la noirceur est éclairée par le burlesque. Le compositeur Brice Pauset. Le Verdict, La Métamorphose, Dans la colonie pénitentiaire  : les trois textes que Kafka souhaitait voir réunis en une « Trilogie des châtiments » ont pris au cours du xx e siècle une valeur prémonitoire. L’observation des rapports humains y est digne d’un travail d’entomologiste. Cependant, l’art de l’écrivain tient dans sa capacité à renverser les perspectives, à faire accepter l’absurde par son lecteur. Le sérieux n’exclut pas la fantaisie – et c’est ce que l’on pourrait dire aussi de la musique de opéra Raphael Brand C. Daguet/Ed Lemoine Brice Pauset comme des mises en scène de David Lescot, décidément très inspiré pour ses collaborations lyriques. « Ce que nous visons, et que la musique de Brice Pauset, à la fois mentale et imagée, permet de créer, c’est un ensemble de représentations si frappantes qu’elles provoquent le rire de la surprise. Et cette surprise est celle que nous devrions ressentir face à notre propre condition. Pour représenter Kafka, je crois qu’il faut être littéral, montrer les choses, non pas essayer de les abstraire ou de les occulter. C’est le parti pris de cette mise en scène, qui mêle le burlesque au tragique  : toucher un réalisme qui ne soit pas celui des apparences, mais des réalités cachées. » explique le metteur en scène. Jean-Guillaume Lebrun Opéra de Dijon, place Jean-Bouhey, 21000 Dijon. Mercredi 12, vendredi 14 février à 20h, dimanche 16 février à 15h. Tél. 03 80 48 82 82. OPÉRA-COMIQUE/NOUVELLE PRODUCTION La Dame blanche La Salle Favart ressuscite un opéra méconnu de Boieldieu dans la mise en scène de Pauline Bureau, avec notamment Philippe Talbot. À l’Opéra-Comique, Pauline Bureau a déjà mis en scène Bohème, notre jeunesse en 2018. Pour l’Opéra-Comique, situé place Boieldieu, c’est bien le moins que de programmer une œuvre de ce compositeur français, né en 1775 et fils spirituel de Grétry. Son opéra La Dame blanche, adapté de deux romans de Walter Scott, Le Monastère et Guy Mannering, fut créé à l’Opéra-Comique en 1825 où il connut un franc succès et fut repris 1656 fois jusqu’en 1910 ! Son atmosphère écossaise et fantastique inspira à Donizetti sa Lucia di Lamermoor, à Bellini I Puritani, et même à Hergé la fin du Trésor de Rackham le Rouge ! Sous la direction de Julien Leroy, l’œuvre est ici donnée dans la mise en scène de Pauline Bureau et s’offre des interprètes aguerris au répertoire français comme Philippe Talbot (récent Comte Ory à l’Opéra- Comique), Aude Extrémo ou YannBeuron. Isabelle Stibbe Opéra-Comique, place Boieldieu, 75002 Paris. Du 20 février au 1er mars. Tél. 01 70 23 01 31. Durée estimée  : 2h40. Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines/Mes David Bobbée ET Caroline Mutel Stabat mater Sébastien d’Hérin et ses Nouveaux Caractères s’emparent du chef-d’œuvre de Pergolèse dans un spectacle mis en scène et actualisé par David Bobbée et Caroline Mutel. Très fréquemment interprété tant il fascine par son expressivité et sa puissance d’émotion, le Stabat mater de Pergolèse, achevé quelques mois avant la mort du compositeur Paul Allain
Rouillat Dario Acosta Un Stabat mater pluridisciplinaire. en 1736, est le plus souvent représenté en version de concert. Sébastien d’Hérin, David Bobbée et Caroline Mutel ont choisi d’en faire un spectacle où la musique s’étoffe par l’ajout d’une mise en scène, de danse et de cirque. Autant d’outils au service d’une partition dont les trois artistes mettent à distance l’aspect liturgique pour souligner un message humaniste, en le conjuguant au présent avec des références explicites au sort des exilés. Enregistrements sonores de migrants, d’humanitaires et de journalistes s’invitent donc dans ce Stabat mater aussi pluridisciplinaire qu’universel. Isabelle Stibbe Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale, place Georges-Pompidou, Montigny-le-Bretonneux, 78054 Saint- Quentin-en-Yvelines. Les 28 et 29 février. Le vendredi 28 février à 20h30, le samedi 29 février à 20h30. Tél. 01 30 96 99 00. Durée  : 1h sans entracte. OPÉRA BASTILLE/NOUVELLE PRODUCTION Manon À Bastille, l’opéra de Jules Massenet s’affiche avec une distribution 5 étoiles sous la direction de Dan Ettinger. Pretty Yende, interprète du rôle-titre. Moins de six mois après sa Traviata, l’étincelante Pretty Yende revient à l’Opéra de Paris, sur la scène de Bastille cette fois, dans le rôle-titre de Manon (en alternance) où elle retrouve deux de ses partenaires  : l’éclatant ténor Benjamin Bernheim (en alternance lui aussi), qui incarne le Chevalier des Grieux, et l’incontournable Ludovic Tézier qui endosse une nouvelle fois les habits de Lescault. Vincent Huguet, dernier assistant de Patrice Chéreau et diversement apprécié pour son récent Didon et Énée au festival d’Aix-en-Provence, signe la mise en scène de ce nouveau spectacle, s’attachant à souligner la mélancolie qui sourd de la partition de Massenet. C’est un fin connaisseur de la voix, Dan Ettinger (il a été chanteur dix ans avant de devenir chef d’orchestre), qui dirigera l’opéra-comique le plus populaire de Massenet. Isabelle Stibbe Opéra Bastille, place de la Bastille, 75012 Paris. Du 29 février au 10 avril. Tél. 08 92 89 90 90. Durée  : 3h20 avec 2 entractes. Jean-Baptiste Millot OPéRA ROYAL DU CHâTEAU DE VERSAILLES/OPéRA EN VERSION DE CONCERT Sémiramis Redécouverte, en version de concert, d’un opéra d’André Cardinal Destouches (1672-1749) resté oublié depuis sa création en 1718. La violiste Margaux Blanchard, co-directrice de l’ensemble Les Ombres. Ce fut l’un des événements de l’édition 2018 du Festival d’Ambronay, temple de la musique baroque  : tout juste trois siècles après sa création, ressurgissait Sémiramis d’André Cardinal Destouches, sa dernière tragédie lyrique qui n’avait plus été jouée depuis 1718… Cette redécouverte fut l’œuvre de l’ensemble montpelliérain Les Ombres, co-dirigé par le flûtiste Sylvain Sartre et la violiste Margaux Blanchard, engagés depuis dix ans dans la quête de chefs-d’oeuvre oubliés. Un siècle avant la Sémiramis de Rossini, André Cardinal Destouches (1672-1749) relate dans une partition fiévreuse, où ses talents de dramaturge et d’orchestrateur sont à leur apogée, le fabuleux et tragique destin de la reine de Babylone. L’excellente équipe de la création se retrouve sous les ors versaillais pour renouer avec cet ouvrage marquant, entre Lully et Rameau, un jalon important de l’opéra français. Avec dans les principaux rôles, les voix de Éléonore Pancrazi, Emmanuelle de Negri, Mathias Vidal et Thibault de Damas, le Chœur du Concert Spirituel et l’ensemble Les Ombres. Jean Lukas Opéra Royal du Château de Versailles, place d’Armes, 78000 Versailles. Mercredi 4 mars à 20h. Tél. 01 30 83 78 89. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr athénée théâtre Louis-Jouvet un voyage d'hiver musique, théâtre compositeur Franz Schubert auteurs Willhelm Müller et Elfriede Jelinek mise en scène Christian Gangneron CRÉATION MONDIALE Brise Pauset adaptation Sophie Andrée Herr, Le Seuil pour Winterreise Christian Gangneron pour Un Voyage d’Hiver de Willhelm Müller 12, 14 16 FÉVRIER 28 février › 7 mars 2o20 athenee-theatre.com o1 53 o5 19 19 0 0 0 0 MI MM ! q, teloidar LE FIGARO Télérama'EIMMIMEI classique/opéra 35 la terrasse 284 février 2020



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