La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 24 la terrasse 284 février 2020 Ile-de-France/Festival Le Festival MARTO ! fête ses 20 ans Comme le dit la chanson, on n’a pas tous les jours 20 ans. Pour cet événement très spécial, le Festival MARTO ! présente, du 29 février au 14 mars, une édition 2020 riche de 11 spectacles et de deux temps forts de programmation. « Vingt ans passés à faire découvrir au public les créations contemporaines dans le domaine de la marionnette et du théâtre d’objet. Vingt ans de travail pour changer le regard des spectateurs adultes, et leur proposer des spectacles qui dépoussièrent le genre et en repoussent les limites. Vingt ans durant lesquels des théâtres ont uni leurs forces dans ce même objectif, et mesurent aujourd’hui le chemin parcouru ». Tel est le bilan des deux décennies d’existence du Festival MARTO ! auquel procèdent Alice Lescanne et Sonia Derzypolski, fondatrices de la Compagnie aalliicc eelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppo ollsskkii. Les deux complices ont été invitées à célébrer l’anniversaire de ce rendez-vous annuel des arts de la manipulation non seulement en présentant leur spectacle Le Jour où Le Penseur de Rodin s’est transformé Le Carreau du Temple/Conception et texte Vincent Thomasset Ensemble Ensemble Créé en 2017, lors du Festival Actoral à Marseille, Ensemble Ensemble est aujourd’hui repris au Carreau du Temple à Paris. Une proposition sonore, littéraire et chorégraphique de Vincent Thomasset. Ensemble Ensemble de Vincent Thomasset. Aina Alegre, Lorenzo De Angelis, Julien Gallée-Ferré et Anne Steffens. Ils sont quatre interprètes sur le plateau. Quatre danseurscomédiens qui ont pour mission de mettre en jeu les notions de parcours, d’itinéraire, en interrogeant les façons de donner corps à la voix, de donner voix à la pensée. Structurée autour de neuf textes, Ensemble Ensemble répond « au désir d’accompagner son existence de présences multiples, qu’elles soient réelles, fictives, subies ou convoquées », explique Vincent Thomasset, auteur et metteur en scène de cette pièce traversée par la question de l’identité et la figure du double. Entre théâtre et danse (la chorégraphie a été conçue avec les interprètes), cette création « suit le parcours d’une femme qui essaie de mettre des mots sur ce qui l’entoure ». Monologues, dialogues, musiques et climats visuels s’entremêlent, en vue de faire surgir un monde « du mouvement, de l’écoute, du silence ». Manuel Piolat Soleymat Le Carreau du Temple, 4 rue Eugène-Spuller, 75003 Paris. Les 5 et 6 février 2020, à 19h30. Tél. 01 83 81 93 30. www.carreaudutemple.eu également les 8 et 9 avril 2020 au Manège - Scène nationale de Reims ; le 12 mai au Théâtre Cinéma de Choisy-le-Roi ; le 25 mai au Parvis - Scène nationale Tarbes Pyrénées. Philippe Munda en gomme, mais en imaginant une création sur mesure pour l’événement. Ainsi est née l’idée de Salut Public, série de « conférences décalées et spectaculaires » lors desquelles le célèbre Guignol sera amené à porter son regard sur la marionnette contemporaine. Ces deux propositions participeront à mettre en lumière, comme l’ensemble du festival, les voies et les visions multiples que défendent, aujourd’hui, les exploratrices et explorateurs des champs marionnettiques. Changer le regard des spectatrices et spectateurs Cette édition 2020 débutera le 29 février par la 11 e Nuit de la Marionnette, soirée festive et éclectique organisée hors ses murs, de 20h à 6h, par le Théâtre Jean-Arp de Clamart. Autre temps fort de programmation, une suite de Théâtre Louis Aragon, tremblay-enfrance/Maison de la Musique de Nanterre/Conception et jeu Jean- Baptiste André ET Dimitri Jourde Deal Inspirés par Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, les danseurs et circassiens Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde conçoivent un duo brut et poétique sur la quête d’altérité. Un Deal. Deal. Depuis la création de sa compagnie L’association W en 2002, Jean-Baptiste André interroge, explique-t-il sur son site internet, « les champs artistiques, les formats et les contextes de représentation » grâce à des collaborations multiples. Après les auteurs Fabrice Melquiot et Eddy Pallaro, l’acrobate-danseuse Julia Christ ou encore le plasticien Vincent Lamouroux, c’est avec le danseur et circassien Dimitri Jourde que l’artiste imagine sa nouvelle création, Deal. À partir de la pièce Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, qu’ils voient comme « l’archétype de la rencontre », ils élaborent ensemble un duo à la lisière du cirque et de la danse. Un corps-à-corps « pour la beauté du geste pur autant que pour l’intensité des présences », où il est question d’équilibre précaire, d’échange et d’affaire à résoudre. Anaïs Heluin Théâtre Louis Aragon, 24 bd de l'Hôtel-de- Ville, 93290 Tremblay-en-France. Vendredi 31 janvier à 20h30, samedi 1er février à 19h. Tél. 01 49 63 70 58. www.theatrelouisaragon.fr Maison de la Musique de Nanterre, 8 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre. Le 7 février 2020 à 20h30, le 8 février à 18h30. Tél. 01 41 37 94 20. www.maisondelamusique.eu Benoît Thibaut formes brèves, « parcours atypique peuplé de personnages étranges et de scènes inédites » présenté le 11 mars en entrée libre, de 11h à 20h, sur le campus de l’Université Paris- Nanterre. Bal marionnettique de la compagnie Les Anges au Plafond, territoires poétiques de Mariette Navarro et Bérangère Vantusso (Alors Carcasse), cirque documentaire et chorégraphique de la Compagnie L’Habeas Corpus (Burning - Je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura), magie performative de la Compagnie 32 Novembre (À vue), écriture onirique et cinématographique de Maud Lefebvre (Maja), théâtre sans parole d’Anthony Diaz (Jeu), esthétique « du brut et du dépouillé », « du petit et de l’intime » de la Compagnie Karyatides (Frankestein), réflexion sur les conséquences de Tchernobyl du collectif belge Point Zéro (L’Herbe de Propos recueillis/Théâtre des gémeaux/D’après Mon traître ET Retour à Killybegs, DE Sorj Chalandon/adaptation et mes Emmanuel Meirieu Mon traître Un écrin de nuit et de pluie pour une humanité fracassée et une amitié piétinée  : Emmanuel Meirieu, Jean-Marc Avocat, Stéphane Balmino et Laurent Caron continuent d’explorer les affres de la trahison. Mon traître. « Dans les années 1970, le jeune Sorj Chalandon est adopté par la bande de Serge July et de Libération. Chalandon part alors en Irlande du Nord pour raconter sa guerre. Il rencontre Denis Donaldson, un des leaders de l’IRA, dont il tombe en amitié, en compassion et en fraternité comme on tombe amoureux. Il vit pendant trente ans au rythme de la lutte irlandaise. Jusqu’à ce que, lors d’une conférence de presse, il apprenne que son ami est un traître, agent des services secrets britanniques. Dans Mon traître, Chalandon raconte ce pays, ce combat, cet homme, sa trahison, et son assassinat, le lendemain de ses aveux, par une fraction dissidente de l’IRA. Dans le second roman, Retour à Killybegs, il fait parler le traître, en interrogeant ses raisons et ce qu’il pensait de ce petit Français qui adoptait une cause qui n’était pas la sienne. Comment pardonner, comment se pardonner  : tel est le double thème du spectacle. » Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre Les Gémeaux, Scène Nationale, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Du 26 au 29 février 2020 à 20h45. Tél. 01 46 61 36 67. Mario Del Curto L’Herbe de l’oubli, du collectif belge Point Zéro, présenté au Festival MARTO ! l’oubli), univers de peintures et de sculptures de la Compagnie AMK (Cactus)  : le reste de la programmation prendra corps au Théâtre des Sources à Fontenay-aux-Roses, au Théâtre Firmin Gémier – La Piscine à Châtenay-Malabry, au Théâtre Victor-Hugo de Bagneux, au Théâtre de Châtillon, au Théâtre 71 de Malakoff et au Théâtre Le Temps des Cerises à Issy-les-Moulineaux. Des lieux qui ont choisi, à travers des créations pointant vers tous types d’horizons, de « nous donner à voir le monde autrement ». Manuel Piolat Soleymat Ile-de-France. Du 29 février au 14 mars 2020. Détails des horaires et des lieux de représentation sur www.festivalmarto.com Théâtre Gérard Philipe/DE Victor Hugo/mes Yves Beaunesne Ruy Blas Après Le Cid, Yves Beaunesne revient à l’Espagne et à l’alexandrin avec Ruy Blas de Victor Hugo. François Deblock interprète le rôle-titre. Il n’est jamais facile de monter un classique, encore moins quand il est signé Victor Hugo, tant l’auteur de Ruy Blas a rassemblé dans cette pièce, avec son lyrisme et son sens de l’épique habituels, tous les genres. Comme le remarque Yves Beaunesne, qui a créé sa mise en scène l’été dernier aux Fêtes nocturnes du château de Grignan, le texte tient à la fois du conte de fée, du mélodrame, de la tragédie sociale, du drame romantique et de la comédie. C’est dire si la distribution compte pour faire entendre la langue fougueuse de Victor Hugo se déployer dans tous ces registres. Avec une troupe de choix incluant pour la jeune garde François Deblock (Ruy Blas), qu’on a souvent vu chez Jean Bellorini, et Noémie Gantier (la Reine), repérée chez Julien Gosselin, ou, pour les plus anciens, l’excellent Thierry Bosc dans le rôle de Don Salluste, Victor Hugo est bien servi. Bon appétit messieurs ! Isabelle Stibbe Théâtre Gérard Philipe – Cendre dramatique national de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint-Denis. Du 26 février au 15 mars 2020. Du lundi au samedi à 20h, le dimanche à 15h30. Représentation le samedi 29 février à 18h dans le cadre d’« Un après-midi en famille ». Relâche le mardi. Tél. 01 48 13 70 00. Durée  : 2h10. Alice Piemme Guy Delahaye
focus Les Safra’numériques  : l’art contre la fracture numérique Temps fort du Safran, scène conventionnée située dans les quartiers Nord d’Amiens et dirigée par Ikbal Ben Khalfallah, les Safra’numériques sont devenus en cinq ans un événement culturel majeur de la région des Hauts-de-France. Construit à partir d’un dialogue quotidien avec son territoire, le festival qui se tient cette année du 17 au 21 mars 2020, vise à décloisonner celui-ci. À travers une quarantaine de propositions artistiques pour la plupart gratuites, il offre un vaste aperçu des possibles offerts par les nouvelles technologies en matière artistique. Et contribue à la réduction de la fracture numérique. entretien/Ikbal Ben Khalfallah et Didier Gus Ringalle Se rassembler autour des arts numériques Pendant les Safra’numériques, ce sont non seulement les 4 500 m² du Safran qui sont investis par les arts numériques, mais aussi plusieurs lieux partenaires d’Amiens. Pour Ikbal Ben Khalfallah et pour l’administrateur de production du Safran Didier Gus Ringalle, qui travaillent ensemble à la programmation du festival, il est important d’en faire un temps de partage à l’échelle de la ville. Et au-delà. En 2017, la première édition des Safra’numériques attirait 5 500 personnes. L’an dernier, pas moins de 13 000 visiteurs ont exploré le Safran rendu méconnaissable par les œuvres exposées. Comment envisagez-vous la suite en termes de public ? Ikbal Ben Khalfallah  : Devenu incontournable dans la région des Hauts-de-France, ce festival pourrait aujourd’hui difficilement toucher beaucoup plus de personnes. Il est important pour nous de garder l’esprit convivial, familial du Safran. Nous souhaitons toutefois poursuivre notre effort auprès des lycéens et des collégiens, dont le nombre a déjà beaucoup augmenté ces deux dernières années. Les jeunes constituent une part importante de notre public – 2916 scolaires et 724 jeunes de centres de loisirs et sociaux sont venus l’an dernier –, ce qui est pour nous une réussite. Antoine Van Lancker L’art de l’atelier Depuis la première édition des Safra’numériques, le directeur de l’agence événementielle Place Forte Antoine Van Lancker y anime des ateliers autour de diverses technologies innovantes. Son but  : le sens et l’accessibilité. Lorsqu’ils parlent d’Antoine Van Lancker, l’estime d’Ikbal Ben Khalfallah et de Didier Gus Ringalle et leur plaisir de travailler avec lui sont évidents. Le premier admire son « don de captiver immédiatement son auditoire, autour de sujets et d’objets pointus ». Ce que le second assimile à un art  : « pour Camille Scherrer Voyage dans les Alpes augmentées Les Safra’numériques nous ouvrent l’univers de Camille Scherrer, où la culture rupestre se conjugue au numérique. « Ayant grandi dans les montagnes des Alpes Suisses, ces paysages sont omniprésents dans mon travail. Cela dès Le Monde des montagnes (2008), ma création de fin d’études à l’École cantonale d’Art de Lausanne (ECAL). Ce livre interactif en réalité augmenté, où je raconte des histoires de montagnes avec des mots et des papiers animés, continue de tourner à travers le monde. J’ai alors entamé une collaboration avec un laboratoire scientifique, qui a mis à ma disposition une technologie nouvelle. Mon but oculus.com Richie’s Plank Experience Camille Scherrer - Diplôme ECAL 2008 Didier Gus Ringalle  : Notre présence hors du Safran se renforce cette année. La Maison de la Culture d’Amiens accueille par exemple l’installation vidéo Pangea de Simon Rouby et A_tiste de Michel Paysant, film réalisé avec un jeune autiste avec la technique de l’eye tracking basée sur le mouvement des yeux. Nous allons aussi organiser des ateliers en dehors d’Amiens, dans plusieurs villes de la métropole. Cette ouverture est symbolisée par la présence d’une œuvre sur le parvis du Safran, Papyrus de Tilt, et d’une projection du Kolektif Alambik sur un bâtiment tout proche. Comme chaque année, la programmation du festival rassemble des œuvres ludiques, d’autres politiques ou encore oniriques… Pourquoi ce parti pris de la diversité ? I. B. K.  : Les Safra’numériques ne sont pas nés L’atelier VR de Place Forte. partager ses connaissances en matière de technologies, Antoine déploie un jeu quasithéâtral. Il est en plus toujours à l’affut de nouveautés à partager avec les jeunes et YannMorel les moins jeunes qui viennent au Safran pour le festival ». Pour la cinquième année, il se prépare à un marathon. Pendant les Safra’numériques, les ateliers se succèdent de 9h à Jonathan Pranlas-Descours ET Christophe Béranger Ikbal Ben Khalfallah et Didier Gus Ringalle. « Nous programmons au coup de cœur, en recherchant un équilibre entre artistes régionaux, nationaux et étrangers. » L’électro en gestes et en images Dans leur spectacle MetamorPhone, les chorégraphes mêlent danse, musique et arts numériques pour créer un ballet de notre temps. d’un amour absolu pour les nouvelles technologies, mais de l’observation du territoire. À Amiens et alentours, les structures dédiées aux arts numériques et aux nouvelles technologies sont nombreuses, mais il n’existait jusque-là aucun événement susceptible d’en mettre le travail en avant. Une partie des artistes programmés aux Safra’numériques sont donc issus de ces structures. Nous nous rendons aussi dans de nombreux festivals en France pour découvrir des artistes. Nous programmons au coup de cœur, en recherchant un équilibre entre artistes régionaux, nationaux et étrangers. D. G. R.  : Comme partout, de nombreuses personnes à Amiens et dans la région souffrent d’exclusion numérique. Multiplier les esthétiques lors du festival est une manière de lutter contre cette fracture numérique. Nous voulons aussi montrer à quel point les relations entre artistes et chercheurs se diversifient. Pourriez-vous extraire de votre programmation quelques thématiques ou axes forts ? I. B. K.  : Pour la première fois, des artistes venus en résidence au Safran, Cléa Coudsi et Éric Herbin, ont créé une œuvre à partir de leurs rencontres avec des habitants du quartier Nord. Plusieurs œuvres mettent en scène des réalités virtuelles, comme Atlas de YannDeval, ville imaginaire et évolutive qui propose une expérience interactive autant que contemplative. La réalité augmentée est aussi très présente, avec entre autres l’installation chorale interactive Sming des Belges du Studio Superbe ou encore avec les œuvres de Camille Scherrer. La robotique est quant à elle représentée par Machine 2 fish du collectif Dardex, qui traduit les mouvements d’un poisson rouge vivant, et par les robots percussionnistes de Chimères orchestra. D’une année sur l’autre, nous voulons surprendre, offrir à tous un peu de magie. 19h, et Antoine et son équipe en assurent une bonne partie. Ludique et éducatif Cette année, quatre ateliers sont proposés par l’agence Place Forte, au Safran et pour la première fois dans plusieurs autres villes proches. À commencer par un incontournable  : l’atelier stylo 3D, qui permet de réaliser des maquettes en 2D et en 3D. Imaginé par Antoine pour les Safra’numériques, l’atelier VR propose quant à lui une animation immersive en réalité virtuelle à l’aide de casques adaptés. Dans l’atelier Loop Machine, une table multitouch permet à chacun de devenir DJ, tandis que l’atelier Print pen offre la possibilité de créer tous types d’objets. Des propositions très différentes, mais qui ont en commun de « prendre une technologie et de la transformer pour en faire un moment ludique et éducatif ». Le Monde des montagnes. De même que les performances visuelles MétamorPhone. et sonores du japonais Hiroaki Umeda que l’on peut découvrir pendant le festival, la était de la rendre accessible à tous, ce qui est le cas pour tous les autres outils numériques que j’ai utilisés depuis. Dans Super Sapin par exemple, monde naïf et rupestre qui se déploie en projections grâce à un détecteur de mouvements, que je présente aussi au Safran. » nouvelle création de Jonathan Pranlas-Descours et Christophe Béranger offre un bel exemple des croisements fertiles entre arts vivants et nouvelles technologies. Dans MetamorPhone, les deux chorégraphes rassemblent sur le plateau le danseur Brice Rouchet, spécialiste de danse électro, et L’après-midi d’un faune de Nijinski. Tous deux sont plongés dans la création vidéo conçue par le créateur lumière Olivier Bauer, où le graffiti côtoie d’autres types de représentations pour noyer les corps. Et chambouler les repères du spectateur. le beatBoxer Tioneb pour remixer le ballet Le 17 mars à 10h et 14h30 et le 18 à 10h et 16h. Les Safra’numériques, Le Safran, scène conventionnée, 3 rue Georges-Guynemer, 80080 Amiens. Du 17 au 21 mars 2020. Tél. 03 22 69 66 06. www.facebook.com/ccLeSafran. www.amiens.fr/Safran Sine Qua Non Art théâtre 25 la terrasse 284 février 2020



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