La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 20 la terrasse 284 février 2020 critique Les Derniers Jours Théâtre du Rond-Point/texte et mes Jean-Michel Rabeux Créée au Centre dramatique national de Montluçon en novembre 2019, la dernière création de l’auteur et metteur en scène Jean-Michel Rabeux est présentée au Théâtre du Rond-Point. Une proposition entre théâtralité et trivialité qui tente, par le jeu, de déjouer la mort. Il y a trois ans, dans la Salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Rabeux et Claude Degliame nous enchantaient avec Aglaé*, une ode à la liberté et à la différence qui nous faisait entrer dans la matière concrète et authentique d’une existence  : celle d’une prostituée marseillaise de 70 ans. Aujourd’hui, dans la Salle Jean Tardieu du même théâtre, l’auteur-metteur en scène et la comédienne convoquent de nouveau les territoires du réel à travers la fin de vie d’un proche, disparu à l’été 2018, moment douloureux et chaotique auquel ont pris part les deux artistes. « J’ai écrit ces mots-là chez mon ami, pendant son agonie, explique Jean-Michel Rabeux. Ce sont mes mots, mais aussi les siens, ou ceux de sa femme, ceux du croque-mort, de l’aidesoignante, des médecins. Je les ai piqués un peu à tout le monde comme j’avais piqué ceux d’Aglaé. » Ces mots, loin d’engager de grandes considérations philosophiques sur les implications et les répercussions de la mort, nous plongent dans la trivialité des petits événements qui en accompagnent la venue. Ceci, pour ne pas détourner le regard, ne pas faire comme si la chose n’existait pas. Les Derniers Jours de Jean-Michel Rabeux. Ne pas abandonner le terrain « à la grande salope » Aux côtés de Claude Degliame, Olav Benestvedt, YannMétivier, Georges Edmont et Juliette Flipo racontent cette histoire à l’intérieur d’un espace abstrait au centre duquel tombe des cintres une élégante installation en plumes d’Isa Barbier. Les comédiennes et comédiens disent, dansent, chantent, plaisantent à l’occasion. Le théâtre cherche, ici, à ne pas abandonner le terrain « à la grande salope », pour citer l’auteur-metteur scène qui veut faire de ce témoignage sur le trépas un temps de vie intense. L’objectif n’est qu’à moitié atteint. Car si le début de la représentation capte immédiatement l’esprit et le regard (les écritures textuelle et scénique de Jean- Michel Rabeux révèlent, comme souvent, des LA CHOSE Compagnie Le Jardin des Délices SAMEDI 29 FEV 19H Dès 10 ans 1h10 Réservation 01 49 92 61 61 houdremont.lacourneuve.fr billetterie-houdremont@ville-la-courneuve.fr Houdremont 11 avenue du Général-Leclerc RER B La Courneuve-Aubervilliers Simon Gosselin champs théâtraux faits de liberté, d’acuité, d’exigence), la suite de ces Derniers Jours finit par s’essouffler. Des longueurs apparaissent. Comme si, peinant à se hisser à hauteur d’universel, cette création s’enfermait malgré elle dans un récit de déchéance. On se sent ainsi, peu à peu, sortir du spectacle. Avant son dénouement. Manuel Piolat Soleymat * Critique dans La Terrasse n°250, janvier 2017. Théâtre d’Ivry – Antoine Vitez/DE Molière/MES Nicolas Hocquenghem Dom Juan et Le Tartuffe Nicolas Hocquenghem, en fervent de la langue et du texte, sublime deux comédies de Molière en les rendant à leur pureté et à leur densité originelles. À voir ensemble ou séparément ! De la musique avant toute chose, une importance primordiale accordée au texte, une attention acérée à sa syntaxe, à sa cadence native et à son phrasé primitif  : Nicolas Hocquenghem ressuscite l’esprit et la langue, la gloire et la rigueur du Grand Siècle. Faisant fi des scories psychologisantes et des lourdeurs métaphysiques que les siècles ont posé sur Molière comme des vernis opacifiants, il rend Dom Juan et Le Tartuffe à leur foncière force comique. « Jeunesse désinvolte, effrayante et cruelle » dans le festin de pierre, « révolte intergénérationnelle » contre les calculs odieux de l’hypocrite  : le théâtre, servi par des comédiens critique Théâtre du Rond-Point, salle Jean Tardieu, 2 bis av. Franklin-Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 25 février au 22 mars 2020 à 21h, le dimanche à 15h30. Relâche les lundis, ainsi que les dimanches 1er et 3 mars. Durée de la représentation  : 1h20. Spectacle vu le 14 novembre 2019 au Théâtre des Ilets – Centre dramatique national de Montluçon. Tél. 01 44 95 98 21. www.theatredurondpoint.fr J’ai rêvé la révolution Reprise/Théâtre de l’Epée de Bois/DE Catherine Anne/mes Catherine Anne ET Françoise Fouquet L’auteure, comédienne et metteure en scène Catherine Anne s’inspire de la vie et des écrits d’Olympe de Gouges pour parler d’enfermement, de justice, de liberté, d’universalisme… Une parole forte et belle. L’écriture est aiguë. Syncopée. Tranchante et anguleuse. Elle donne à la fois le sentiment de la maigreur et de la consistance, puise autant dans les choses du quotidien que dans une forme de poésie concrète et précise, très exigeante. Rien ne paraît jamais superflu dans cette pièce composée de vers libres (publiée chez Actes Sud – Papiers) qui réinvente les derniers jours d’Olympe de Gouges. Guillotinée en 1793 pour avoir dénoncé l’instauration d’une dictature révolutionnaire, cette figure du féminisme et de l’abolitionnisme – auteure d’une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – passa les derniers mois de son existence en captivité. Mais ne nous trompons pas, J’ai rêvé la révolution n’est pas un spectacle historique. Le texte écrit, mis en scène (en collaboration avec Françoise Fouquet) et interprété par Catherine Anne (aux côtés de Luce Mouchel, Morgane Real et Pol Tronco) ne nomme pas ses personnages, ne les restreint pas aux limites d’une époque ou d’une autre. La Prisonnière qui nous est présentée est une femme d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Une façon d’aller toujours à l’essentiel Son destin se joue devant nos yeux. En quelques jours et nuits. Le temps de dénoncer les égarements d’une société sexiste. De replacer l’écriture et la pensée au centre de l’idéal démocratique. De réinterroger les fondements humanistes du soulèvement révolutionnaire. D’éclairer les notions d’égalité, de liberté, de justice, d’enfermement… Tout se dit et s’incarne dans l’exiguïté dépouillée d’espaces intimistes. Une cellule de prison. Une cuisine. Un endroit retiré, au coin d’une rue. Des espaces au sein desquels les esprits et les idées se confrontent, J’ai rêvé la révolution. se heurtent, s’exposent. Sans jamais tomber dans l’explicatif ou le bavardage. Ce qui frappe d’emblée, ici, c’est une façon d’aller toujours à l’essentiel. De s’en tenir à l’exigence de la matière humaine et philosophique que l’on explore. Dans le rôle de La Prisonnière, face à une Luce Mouchel tout en sensibilité, Catherine Anne est étonnante de droiture et de netteté. Elle sculpte sa propre langue de manière radicale. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de l’épée de Bois, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 27 février au 8 mars 2020, jeudi et vendredi à 20h30, samedi à 17h et 20h30, dimanche à 17h. Tél. 01 48 08 39 74. Nicolas Hocquenghem ressuscite l’esprit de la langue de Molière. à la verve magistrale et à l’abattage flamboyant (Ingrid Bellut, Isy Chautemps, Didier Dicale, Christine Gagnepain, Nicolas Hocquenghem, Pierre Pirol et KarlRachedi), retrouve toute sa puissance iconoclaste et provocatrice. Catherine Robert Théâtre d’Ivry – Antoine Vitez, 1 rue Simon- Dereure, 94200 Ivry-sur-Seine. Du 27 au 29 février 2020. Dom Juan, le jeudi à 20h ; Tartuffe, le vendredi à 20h ; Dom Juan et Le Tartuffe le samedi à 19h avec entracte dinatoire d’une heure. Tél. 01 46 70 21 55. Bellamy Christophe Adriani
Victor Guillemot focus Laurent Hatat aborde le théâtre par la face Nord, celle du présent Qu’il s’intéresse aux auteurs du siècle des Lumières ou à ceux d’aujourd’hui, Laurent Hatat vise à créer un théâtre au présent, qui entrecroise finement les champs intimes et politiques, qui interroge le corps social et les mécanismes de domination qui l’ordonnent. Il crée en ce début d’année Histoire de la violence d’après le récit d’édouard Louis, puis proposera en octobre avec Emma Gustafsson Le Corps utopique d’après Michel Foucault, avant de revenir à Beaumarchais en créant La Mère coupable, qui clôt la saga de la famille Almaviva. Histoire de la violence D’après édouard Louis/adaptation et mes Laurent Hatat ET Emma Gustafsson Avec Louis Arene (édouard), Samir M’Kirech (Reda) et Julie Moulier (Clara), Histoire de la violence (éditions du Seuil, 2016) retraverse l’autofiction polyphonique d’édouard Louis. Pour quelles raisons avez-vous porté à la scène Histoire de la violence ? Laurent Hatat  : J’ai ce projet en tête quasi depuis la sortie du livre. Je connaissais alors édouard Louis grâce à Didier éribon, l’auteur de Retour à Reims. Je l’ai dans un premier temps laissé de côté car je ne savais pas quel langage scénique adopter pour capter toute l’amplitude et la complexité du texte. Avec des scènes de violence comme des boucles répétitives, fragmentaires, le récit provoque une sensation d’effroi. édouard y raconte sa rencontre un soir de Noël avec Reda, Place de la République. Il le fait monter chez lui, et ce qui a commencé comme une belle histoire se termine par une agression et un viol. Le lendemain ont commencé les difficiles démarches médicales, policières et judiciaires, qui ouvrent des débats à la fois intimes, sociaux et politiques. C’est en compagnie d’Emma Gustafsson, issue de la danse contemporaine et aussi comédienne, que j’ai élaboré l’adaptation. Nous avons façonné un théâtre charnel, où parfois les mots se taisent pour laisser place au mouvement des corps. Est-on dans un théâtre de l’incarnation ? L. H.  : Pas seulement. Divers modes de jeu s’entrelacent, avec des temporalités différentes, des narrations fragmentées, des ruptures, des moments incarnés, mais aussi réflexifs, lors desquels la pensée se livre, ce qui peut s’avérer tout aussi émouvant qu’une situation jouée. La pièce commence par une mise en abyme, lorsque Edouard derrière une porte écoute sa sœur raconter à son mari le récit qu’il lui a livré la veille, dans sa langue à elle. Nourrie de toutes ces voix, d’approches multiples, de tensions et de failles, la pièce apparaît comme un miroir brisé reflétant les désirs et les violences. » entretien/Laurent Hatat Un théâtre où la pensée et l’émotion se provoquent Dire par les mots et les corps, ouvrir la voie à la compréhension, à de possibles émancipations… C’est ce qui anime le théâtre de Laurent Hatat et sa compagnie Anima Motrix. Qu’est-ce qui motive votre démarche artistique ? En quoi votre théâtre est-il un théâtre au présent ? Laurent Hatat  : J’aspire à prêter voix à des pensées qui irriguent notre temps, à éclairer surtout ce qui qui fait rempart à l’émancipation. Toutes sortes de mécanismes de domination ou d’exclusion empêchent la fluidité sociale, génèrent injustices, inégalités et souffrances invisibles, maintiennent le statu quo. D’une manière modeste mais la plus pertinente possible, j’essaie de m’emparer de ces idées en créant un théâtre sensible qui n’est pas un théâtre documentaire, car je vise à faire naître une théâtralité où émerge l’émotion. Aussi complexes les choses soient-elles, je souhaite transposer et réinventer cette complexité par le biais de l’émotion, de situations incarnées, de fables assumées. Ce qui m’intéresse, c’est de trouver l’angle intime qui va faire exister les personnages, provoquer une mise en résonance qui interroge notre monde, notre nature humaine. Pourquoi avoir choisi l’adaptation de textes littéraires à la scène ? L. H.  : C’est une manière de faire que j’ai toujours pratiquée, depuis mes débuts. Elle me permet de tracer ma propre route au cœur des textes, qu’ils soient dramatiques ou non, de fouiller au plus juste jusqu’à dénicher et faire naître la théâtralité adéquate. Car chaque œuvre recèle et induit une rencontre singulière, qu’il s’agit de mettre en forme. Le théâtre se révèle ainsi très orchestral  : c’est un endroit qui se construit à partir du texte et à partir des acteurs. Je transmets toujours aux comédiens Louis Arene (édouard) et Samir M’Kirech (Reda). « La pièce apparaît comme un miroir brisé reflétant les désirs et les violences. » La Comédie De Béthune, CDN des Hautsde-France, du 12 au 14 février 2020. Escher Theater Luxembourg, les 5 et 6 mars 2020. Le Phénix Scène Nationale de Valenciennes, les 19 et 20 mars 2020. Le Trident Scène Nationale de Cherbourg, les 24 et 25 mars 2020. La Rose des vents -Scène nationale Lille métropole Villeneuve d’Ascq, les 9 et 10 avril 2021. La Manufacture, Festival d’Avignon, juillet 2020. Création les 15 et 16 janvier 2020 à Château Rouge à Annemasse, puis du 24 au 26 janvier 2020 à la Ferme du Buisson à Noisiel. Victor Guillemot Laurent Hatat. « Ce qui m’intéresse, c’est de trouver l’angle intime qui va provoquer une mise en résonance. » une version de travail qui ensuite se modifie au fil des répétitions. L’adaptation préserve une liberté féconde jusqu’au dernier moment. La question de l’adresse au public, de la réception de l’œuvre implique une réflexion passionnante qui évolue sans cesse, qui se noue entre ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas, entre ce qu’on ressent, ce qu’on appréhende, et ce qu’un autre pourrait ressentir et appréhender. Adaptation chorégraphique Emma Gustafsson ET Laurent Hatat Le Corps Utopique Une traversée chorégraphique inspirée par Le Corps utopique (éditions Lignes), qui reprend une conférence radiophonique de Michel Foucault donnée sur France Culture en décembre 1966. D’après Beaumarchais/adaptation Laurent Hatat ET Thomas Piasecki/mes Laurent Hatat La Mère coupable Après La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville (2010), retour à Beaumarchais avec cet opus qui clôt la saga de la famille Almaviva. Une version qui résonne ici et maintenant. En pleine effervescence révolutionnaire, la famille Almaviva – le Comte et Rosine, Figaro et Suzanne, Léon, enfant illégitime de la Comtesse, Florestine, pupille du Comte… – a quitté le Mexique et fait halte à Paris. Quant à l’irlandais Bégearss, il convoite la Victor Guillemot Quelles différences entre l’adaptation de textes des siècles passés et ceux d’aujourd’hui ? L. H.  : Lorsque je mets en scène des auteurs classiques, principalement du xviii e siècle, tels par exemple Nanine de Voltaire (2012), La Précaution inutile ou Le Barbier de Séville de Beaumarchais (2010), Nathan le sage de G.E. Lessing (2008), je souhaite faire émerger des échos, des dissonances, des correspondances, utiliser parfois d’autres textes éclairants ou certains effets afin de créer une intelligence de plateau qui bouscule les règles, qui met en relief certaines servitudes. L’adaptation prochaine de La Mère coupable de Beaumarchais, dernier volet du roman de la famille Almaviva, interroge le corps social de l’époque, mais aussi le corps social d’aujourd’hui, qui prône l’égalité sans y parvenir. Avec les œuvres d’auteurs vivants - HHhH de Laurent Binet (2012), Retour à Reims* de Didier Eribon (2014), Une Adoration de Nancy Huston (2015) et cette saison Histoire de la violence d’Edouard Louis -, c’est à l’intérieur du regard actuel, pertinent et incisif de l’auteur que je construis le spectacle. J’aménage, mais je n’ajoute rien. Je suis au service du texte, que je m’emploie à théâtraliser. Comme le souligne si bien Nancy Huston, nous sommes « L’espèce fabulatrice », nous avons besoin de nous raconter des histoires, pour tenter de comprendre le monde, tenter de nous comprendre nous-mêmes, conjurer nos peurs. Et au théâtre, une fois que c’est dit, c’est entendu. Propos recueillis par Agnès Santi *Lire notre critique La Terrasse n°229. Emma Gustafsson. ligne Laurent Hatat. Emma Gustafsson en l’est l’interprète, dans un langage scénique original qui dit et danse les mouvements de la pensée. Création à Klap, Maison pour la danse, à Marseille. Festival Question de Danse, octobre 2020. Pour Emma Gustafsson, danseuse et actrice, Le Corps Utopique est devenu une référence, nourrissant sa pratique autant que sa réflexion. L’écriture de Michel Foucault y pérégrine et ausculte le corps, « lieu absolu » d’où on ne s’échappe pas, quoique… Plein de vivacité, d’humour et de fougue, l’auteur y déploie une pensée en mouvement exprimant une infinité de possibles, de transformations, malgré la mort. « Il en ressort une plongée fascinante et troublante dans l’intimité du lien au corps. » soufortune du Comte et la main de Florestine. Avec Thomas Piasecki, Laurent Hatat crée une adaptation où résonnent plusieurs langues, qui interroge les règles et les dérèglements du corps social  : les rapports de classe, les conflits générationnels, la place de la femme, les déterminismes, le rôle de l’argent, la corruption… Une distribution de haut vol laisse voir les articulations secrètes et les dysfonctionnements, et jubile de sa riche diversité. Un émouvant théâtre de troupe, entre drame et comédie. Création en janvier 2021. Compagnie Anima Motrix. Tél. 01 44 84 72 20. Site  : www.compagnieanimamotrix.fr Focus réalisé par Agnès Santi théâtre 21 la terrasse 284 février 2020



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