La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 16 la terrasse 284 février 2020 atelier-valmy.com DR licences n°1-109 8404, 2-109 6790, 3-109 6791 À la trace Anne Théron jeudi 27 vendredi 28 février 20 h 30 833131,1 51101HOA.13r00.0 MLIWKI.31 ".13 ; 7 11.31,1NOIHVNI VI 30 S.1110 031 noa 3N908 wo3 itivwv-D H-161 0 41 MISE U00 SNV OZ 3111 ! nH1 NAVETTE GRATUITE AU DÉPART DE PARIS, PLACE DU CHÂTELET À 18H30 11 E NUIT DE LA MARIONNETTE MARIONNETTE, THÉÂTRE D’OBJETS DÈS 14 ANS HORS-LES-MURS, CHAPITEAU STADE HUNEBELLE résa. 01 71 10 74 31 theatrejeanarp.com theatrejeanarp King Size Christoph Marthaler mardi 3 mercredi 4 mars 20 h 30 L’Onde Théâtre Centre d’art, Scène Conventionnée d’Intérêt National – Art et Création pour la Danse 8 bis avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay www.londe.fr Ir,11k, SAM. 29 FÉV. 2020 20H > 6H LaTerrasse-Nuit-marionnette-2020-TJA.indd 1 13/01/2020 17:57 critique Pour le meilleur et pour le dire Reprise/Théâtre La Scène Parisienne/DE David Basant ET Mélanie Reumaux/Mes David Basant Une comédie psychologique et sentimentale autour du rôle central de la parole dans les relations humaines. La psychanalyse ou la possibilité de l’optimisme ! « La parole est au centre de tout ». C’est ce que pense Mona, et c’est ce qu’elle met en pratique à travers son métier de psychanalyste. Au fil de l’écoute, elle laisse émerger de signifiants jeux de mots comme autant d’ouvertures vers de nouveaux possibles. C’est à la psychanalyste Elsa Cayat, assassinée avec ses camarades dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, que Mélanie Reumaux, psychologue clinicienne, et David Basant, auteur de théâtre, dédient ce texte. Profondément libre, elle aussi aimait les jeux de mots, riait fort et prônait l’amour de soi qui permet l’amour de l’autre. Contre la haine, les peurs et les refuges fallacieux. Afin d’éclairer le pouvoir de la parole qui se fraie un chemin vers sa libération – et la libération des êtres –, la pièce met en scène un couple en crise  : Audrey approche de la quarantaine et désire un enfant avec Julien ; déjà père d’un petit garçon né d’une précédente union, Julien aime Audrey mais cette idée le panique et le fait fuir. Coralie, la meilleure amie de Julien, et Sasha, le fils de Mona, interviennent dans leur histoire mouvementée. éloge de la parole et mise en jeu des affects Au centre de la scénographie conçue par Alain Lagarde, le cabinet de Mona avec ses murs transparents, refuge et lieu de soin perméable au monde, douce caverne où l’accès à la connaissance se concrétise par l’expression de la parole. « Tout peut se dire, tout peut s’entendre » suggère Mona à Julien pour guérir son silence entravant. Cette comédie psychologique et sentimentale, à la fin logiquement heureuse - comme y invite la finalité même d’une psychanalyse réussie, qui ouvre la voie de l’autonomie -, conjugue légèreté et profondeur, moments comiques quasi vaudevillesques et moments d’émotion touchants. Dans une vraisemblance qui laisse voir la entretien/Vincent Dedienne La Carpe et le lapin Théâtre de la Porte Saint-Martin/De Catherine Frot ET Vincent Dedienne/Mes Catherine Frot, Vincent Dedienne, Julie-Anne Roth Sur une proposition du Théâtre de la Porte Saint-Martin, Catherine Frot et Vincent Dedienne ont écrit un spectacle, La Carpe et le lapin, qu’ils jouent ensemble. Inspirés du jeu surréaliste du cadavre exquis, ils nous réservent de nombreuses surprises. Sur le site internet du Théâtre de la Porte Saint-Martin comme dans le dossier de presse, on ne trouve en guise de présentation du spectacle que la définition des deux animaux du titre. Pourquoi un tel mystère ? Vincent Dedienne  : Il n’y a pas eu de réunion de base sous-marine pour en décider. À vrai dire, je n’ai pas réalisé sur le moment que cette manière de présenter les choses était si mystérieuse ! Mais à la réflexion, je me rends compte que j’ai toujours rêvé de faire un spectacle sans communiquer dessus. Avec internet et les réseaux sociaux, nous sommes en permanence abreuvés d’informations ; il est à mon avis sain de s’extraire de ce fonctionnement. Cela permet de revenir à un état d’enfance qui est très important pour moi. Lorsqu’on vous a proposé de partager la scène avec Catherine Frot, vous n’aviez jamais travaillé avec elle. Pourquoi avoir accepté ? V. D.  : Après avoir joué au Théâtre de la Porte Saint-Martin dans Le Jeu de l’Amour et du Hasard mis en scène par Catherine Hiegel, j’avais très envie de travailler de nouveau dans ce lieu. Le désir était partagé par l’équipe ; j’ai donc accepté avec bonheur l’aventure que celle-ci m’a offerte. D’autant plus que peu de temps auparavant, des amis communs nous avaient présentés, Catherine Frot et moi. Le destin a d’ailleurs continué de nous réunir, car nous nous sommes retrouvés ensuite à tourner ensemble dans un film, La Fine fleur de Pierre Pinaud, histoire de deux rosiéristes ennemis. Roger Contebardo et Céline Perra interprètent Audrey et Julien.complexité des enjeux, la force poignante du conflit entre l’évidence des sentiments et la puissance des blocages, entre dit et nondit. Sur scène, il s’agit de se tenir sur un fil ténu, sans basculer du côté du sur-jeu. Céline Perra et Roger Contebardo (Audrey et Julien) sont très justes, de même qu’édouard Giard dans le rôle de Sasha. Caroline Brésard interprète Coralie avec fougue et Tessa Volkine donne vie à Mona avec autorité. La comédie plaisante invite à réfléchir à ce qui entrave la liberté, non pas pour cultiver l’individualisme, mais pour laisser l’amour prendre sa place. Grâce à la parole qui démêle et libère, un optimisme fondamental et joyeux combat ici les épreuves de la vie. Agnèsa Santi Théâtre La Scène Parisienne, 34 rue Richer, 75009 Paris. Du 22 janvier au 11 avril 2020, du mercredi au samedi à 19h15, dimanche à 17h. Tél. 01 40 41 00 00. Durée  : 1h30. J. Bersib
Fabienne Rappeneau Philippe Quaisse – Pasco & Co Catherine Frot et Vincent Dedienne. « Nous avons décidé de nous amuser de nos différences. » L’expression « marier la carpe et le lapin » désigne une union contre nature. Votre différence avec Catherine Frot est-elle au cœur du spectacle ? V. D.  : Le titre s’est imposé à nous au fur et à mesure des répétitions. Étant de générations et de sexes différents, ayant des influences éloignées et des manières souvent très distinctes de voir les choses, mais nous retrouvant sur bien des points, nous avons décidé de nous amuser de nos différences. Et cela donne à mon avis un mariage très heureux. Pour Catherine comme pour moi, l’expérience théâtrale que nous vivons avec La Carpe et le lapin est très nouvelle, donc très excitante. Elle a été partagée avec joie avec Julie Anne-Roth, qui nous a assistés à la mise en scène, et avec Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, qui a bien voulu être notre regard extérieur. Vous qualifiez La Carpe et le lapin de « cadavre exquis ». Comment avez-vous adapté pour la scène le jeu littéraire surréaliste du même nom ? V. D.  : Nous avons laissé au hasard, à la chance, à l’intuition une place importante dans notre processus d’écriture. Comme dans le cadavre exquis, où un texte naît de la juxtaposition de phrases composées de manière isolée par au moins deux personnes. Nous avons par moments travaillé de cette façon avec Catherine, mais pas de manière systématique. Pour qu’il donne lieu à quelque chose de pertinent sur un plateau, nous nous sommes approprié les règles du jeu. Toujours avec humour, car c’est là une des belles choses que nous avons en commun. Propos recueillis par Anaïs Heluin Théâtre de la Porte Saint-Martin, 18 bd Saint-Martin, 75010 Paris. Du 14 février au 15 mars 2020, du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 17h et 20h30, le dimanche à 16h. Tél. 01.42.08.00.32. www.theatresparisiensassocies.com Les récits de Monsieur Kafka Le Lucernaire/D’après Franz Kafka/Mes et jeu Sylvie Blotnikas ET Julien Rochefort Grâce à un habile montage de textes qu’ils interprètent eux-mêmes, Sylvie Blotnikas et Julien Rochefort offrent une belle traversée dans l’univers de Franz Kafka. Entre nouvelles et scènes de bureau. En marge de sa célèbre Métamorphose (1915) et de ses deux romans inachevés, Le Procès (1925) et Le Château (1926), l’écrivain autrichien Franz Kafka a tout au long de sa vie écrit des nouvelles que l’on peut découvrir dans le premier tome de ses Œuvres complètes publiées dans la Pléiade. Il a aussi entretenu une riche correspondance avec des personnes diverses, parmi lesquelles le directeur de l’Institution d’assurance pour les accidents des travailleurs du royaume de Bohême où il a travaillé de 1908 à 1922. Ce Les récits de Monsieur Kafka. sont ces deux pans d’une riche production littéraire que Sylvie Blotnikas et Julien Rochefort ont décidé de réunir dans Les récits de Monsieur Kafka. Signant ensemble la mise en scène du montage de textes réalisé par Sylvie Blotnikas, ils poursuivent avec cette pièce une collaboration de longue date. Avec bonheur, car en portant pour la première fois sur scène douze courts récits de Kafka ainsi que plusieurs lettres, ils nous permettent d’approcher au plus près ce que fut et ce que vécut cet homme singulier. En toute simplicité, ils partagent leur fine et sensible lecture de textes saisissants dans leur mélange d’étrangeté et de prosaïque, de quotidien. En mettant sur un même plan l’écriture à visée professionnelle et la fiction, ils offrent aussi une clé de relecture des chefs-d’œuvre d’un auteur qui figure parmi les plus grands du xx e siècle. La littérature et les assurances Comme pour dire la difficulté d’aborder un monument littéraire, Sylvie Blotnikas et Julien Rochefort commencent par planter un cadre réaliste, à partir duquel ils peuvent ensuite pénétrer dans l’univers absurde des nouvelles. Dans les rôles du directeur de la Compagnie d’Assurances et de sa secrétaire, ils abordent le grand Kafka par la petite lorgnette d’un travail de bureau qu’il a toujours prétendu détester. Mais qu’il effectuait avec un sérieux et une gentillesse appréciée de tous. Lisant à son patron une lettre par laquelle « Monsieur Kafka » demande une augmentation, la secrétaire révèle chez celuici une connaissance méticuleuse des lois et de l’administration. L’entrée dans son monde littéraire n’en est que plus troublant. Elle se fait par l’histoire très courte d’un homme écrasé moralement par une pluie qui, dit-il, ne tombe qu’à l’intérieur et dont il est impossible de se protéger. Suivent d’autres aventures où l’insolite, l’inquiétant, surgit de l’ordinaire. On y rencontre l’Odradek, être qui « à première vue, ressemble à une bobine de fil plate en forme d’étoile » mais qui est doué de parole. On y croise de nombreux personnages perdus, paralysés par des phénomènes dont on ne sait jamais s’ils sont réels ou s’ils n’existent que dans leur esprit effrayé par le monde. Comme celui de Kafka sans doute, dont les lettres qui ponctuent l’ensemble de la pièce nous apprennent la longue maladie, et le retrait d’une société dont la modernité naissante annonce en bien des points la nôtre. Anaïs Heluin Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des- Champs, 75006 Paris. Du 15 janvier au 1er mars 2020, du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h. Tél. 01 45 44 57 34. www.lucernaire.fr Tél. 01 46 61 36 67 Mon Traître D’après « Mon Traître » et « Retour à Killybegs » de Sorj Chalandon Mise en scène, adaptation Emmanuel Meirieu Musique Raphaël Chambouvet Du mercredi 26 au samedi 29 février Avec : Jean-Marc Avocat, Stéphane Balmino, Laurent Caron Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie Mario Del Curto théâtre 17 la terrasse 284 février 2020



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