La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 14 la terrasse 284 février 2020 La Mégère apprivoisée WI LLLAM. SH.AKESPEA RE adaptation et mise en scène Frédérique Lazarini. Une Mégère apprivoisée résolumefit moderne. Les rires éclatent dans la salle. Sarah Biasini est aussi drôle que profondément émouvante. Un moment délicieux. F. Bonfils Fou de Théâtre Fort habilement, Frédérique Lazarini en a fait un brûlot émancipateur. Une Mégère apprivoisée diablement féministe. J. Dion Marianne Monter La Mégère apprivoisée est un acte de provocation  : c'est un monument de phallocratie. Frédérique Lazarini jette toute prudence pardessus les moulins et bouscule ardemment cette pièce qui - transposée dans la mythologie du cinéma des années 50 - donne froid dans le dos en même temps qu'elle offre la chaleur d'un rire axé sur la lutte des sexes. G. Costaz WebThéâtre L'Analphabète Agota Kristof Un récit autobiographique simple, limpide et lumineux, d'une immense sensibilité. G. Rossi L'Humanité On en ressent que mieux l'irréparabilité du déracinement. C'est déchirant. J. Nerson L'Obs Il faut être une immense comédienne pour réussir à concentrer la puissance de son art et atteindre l'élégance de l'épure. Catherine Salviat atteint la perfection du geste qui lui permet de réécrire le texte. L'essentiel est la langue ; le reste est littérature.C. Robert La Terrasse Un spectacle rare en ces temps difficiles. M. Le Roux En attendant Nadeau Par Catherine Salviat Artistic Théâtre 45 Rue Richard Lenoir 75011 Paris 01 43 56 38 32 Succès du OFF Avignon. retour à Paris ! Du mercred i au samedi 34. rue Iliich Lir - Paris 9'ri% POUF le.Pour le cire Lue MteE OE Cer-7) V4: ; 15=ii Er Pditl.e44.0E:Modet eetrE L 19H15 D manche -11, é e- Ir risistibte" - 1:ûwrIll dt Fied tel " reln55 sel* ilewerltÉ - ffivettliwk'Emre Marrearuz tl Wocrcly Allen " FII " Ligéreie et preFeredeur là retrà1.18 GUMMI « t'APIeimerrernILUID13—t DOILMERMED CELNIL nem-rradrveriem lwlemp. LN% MME.1WMli FE.ffl irraur d+ Mile I LILE gmio snels, A Théâtre de Belleville/DE Gabrielle Chalmont ET Marie-Pierre Nalbandian/Mes Gabrielle Chalmont Mon Olympe Un devenir du féminisme des dessinera peut-être là, dans Mon Olympe, création d’un groupe de jeunes femmes d’aujourd’hui. Mon Olympe. Elles sont sept, sept jeunes femmes, anciennes de l’école Claude Mathieu, qui ont construit au plateau, puis dans un processus d’écriture plus classique, cette fable féministe et moderne. Mon Olympe raconte l’histoire de cinq jeunes « féministes et fières de l’être » enfermées le soir dans un jardin public. Comme quiconque, elles sont sensibles au féminisme, mais tout autant convaincues que percluses de questions. Un huis-clos en extérieur que traverse la tentation du découragement et du renoncement au militantisme. Une pièce menée avec « humour, fantaisie et auto-dérision » à la poursuite de Simone, fondatrice de ce groupe en quête d’un « accouchement collectif ». éric Demey Théâtre de Belleville, 16 passage Piver, 75011 Paris. Du 6 au 29 février, du mercredi au samedi à 21h15. Tél. 01 48 06 72 34. THÉÂTRE LA SCÉNE PAR ! S ! ENPJE ar j I Gabrielle Malewski critique Hedda Théâtre de Belleville/DE Sigrid Carré- Lecoindre/MES Lena Paugam Dans Hedda, écrite pour elle par l’auteure Sigrid Carré Lecoindre, Lena Paugam incarne avec nuances et sensibilité le personnage éponyme de la pièce. Une femme victime de violences conjugales, qui tente une reconstitution de son histoire d’amour et de coups. C’est sur le ton du conte que Lena Paugam aborde l’histoire de Hedda, l’héroïne éponyme de la pièce que Sigrid Carré Lecoindre a écrite pour elle. Hedda, éditrice de 33 ans, dit-elle avec l’air de qui plonge dans ses souvenirs et tente pour les exprimer de trouver les mots les plus justes possible, est une personne plutôt timide. Une fille qui s’habille pour passer inaperçue, et qui bégaye lorsqu’elle se sent observée, en danger. Tout commence par une soirée à laquelle elle a longtemps hésité à se rendre. C’est là que, malgré ou peut-être Hedda. grâce à sa maladresse, elle séduit celui qui deviendra son compagnon. Tout les sépare. Si elle bute sur les mots, lui les manie avec un art et une facilité qui font de lui le centre de l’attention. Tout en formulant régulièrement des réserves quant à la fidélité de sa mémoire aux faits passés, la narratrice raconte l’amour qui naît. Les mots sont précis, rythmés. Après le silence, le cri Lena Paugam, qui signe aussi la mise en scène de Hedda, les fait résonner avec un tremblement qui annonce la suite de la romance. Ses joies, et surtout ses violences. Après l’idylle, des rapports de force s’installent dans le couple. Ils débouchent sur des coups, suivis de tentatives d’apaisement, de reconstruction. Avant Mlle Julie # meurtre d’âme Théâtre de la Girandole/DE Moni Grégo, d’après August Strindberg/MES Roxane Borgna Roxane Borgna met en scène la réécriture composée par Moni Grégo à partir de la pièce de Strindberg. Une traversée spiralée du désir où s’affirment ensemble plaisir du jeu et passion du jouir. Libre variation sur Mademoiselle Julie d’August Strindberg, Mlle Julie # meurtre d’âme met en abyme sa tauromachie passionnelle. La pièce originelle raconte le jeu de domination entre une jeune comtesse, Julie, et son valet, Jean. Les corps se cherchent, se mêlent et se repoussent, les insultes répondent aux sarcasmes, la morgue aristocratique de Julie se heurte à la fierté du valet, qui cire les bottes du comte mais refuse de ramper aux pieds de sa fille. La réécriture de Moni Grégo reprend la trame narrative du drame (« une histoire d’amour, une nuit, une fête, une fin ») en la mettant en perspective  : « un couple d’acteurs se pose là pour traverser intimement l’histoire de Jean et Julie. C’est une fresque sensible où l’on assiste au dialogue des êtres, éclairés, éblouis par leurs propres errances et leur désir inébranlable de tenter de s’aimer. » Entre combat de catch et critique duo d’amour, Roxane Borgna crée une danse de mort où chacun cherche l’autre sans jamais véritablement parvenir à l’atteindre, retrouvant ainsi la définition lacanienne de l’amour comme volonté de « donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ». Théâtre à cœur ouvert et à corps perdu Déstructurant la pièce de Moni Grégo, cassant la chronologie et dynamitant la psychologie et le naturalisme, Roxane Borgna s’intéresse avant tout aux corps et à la manière dont les mots les traversent, la crudité rencontrant la nudité et l’exaltation sublimant la brutalité. La vidéo, qui permet de créer de la discontinuité dans la narration, le travail mené avec le chorégraphe Mitia Fedotenko pour amener les acteurs « vers une extrémité physique d’eux-mêmes » Le fantôme d’Aziyadé Théâtre Lucernaire/d’après Pierre Loti/adaptation et mes Florient Azoulay ET Xavier Gallais Succès populaire et critique du dernier Festival Off d’Avignon, cette petite forme performative est une invitation au voyage au pays de Pierre Loti, l’orientaliste. Xavier Gallais, qui, seul en scène, fait entendre la voix de l’écrivain, envoûte. Plusieurs originalités distinguent ce spectacle, au premier rang desquelles l’idée de réunir, en les adaptant, deux textes de l’œuvre souvent autobiographique de cette personnalité iconoclaste de la littérature française, qui devait son pseudonyme, Loti, à la Reine Pomaré de Tahiti. « L’adaptation que nous avons écrite rend compte aussi bien de l’énergie amoureuse qui traverse le chef-d’œuvre orientaliste Aziyadé que du chant funèbre somptueux de Fantôme d’Orient », déclarent Florient Azoulay et Xavier Gallais, lesquels, pour la première fois depuis de longues années de collaboration, cosignent également la mise en scène. « Si l’écriture de Loti est empreinte d’une nostalgie profonde, nous avons fui l’écueil d’une pièce trop mélancolique. Le Fantôme d’Aziyadé est le prétexte à une dérive psycho-géographique ». Invité à marcher dans les pas de l’écrivain quand, descendant de bateau à Istanbul, celui-ci y revient Sylvain Bouttet
Sylvie Veyunes Pascal Victor/ArtcomPress de nouveaux coups. Très librement inspirée de la figure de l’Américaine Hedda Nussbaum, célèbre pour avoir été accusée en 1987 par son mari violent d’avoir tué sa fille adoptive, le personnage central de Hedda est clairement né d’une colère. Celle de Lena Paugam et de Sigrid Carré Lecoindre, complices de longue date, face à la dépénalisation des violences domestiques en Russie, en 2017. Bien que parlant à la troisième personne, et portant parfois la parole de l’homme, la comédienne donne avant tout à approcher le point de vue de la victime. Sa tentative de « travailler les possibles du monde humain au-delà du bon sens, de la bonne conduite, de l’admissible » ne réussit que partiellement. Hedda est le cri d’une femme qui aurait sans doute gagné à être soit davantage assumé par l’auteure autant que par l’interprète et metteure en scène, soit mis à distance par d’autres voix. Reste que les mécanismes de la violence conjugale sont décrits et joués avec une subtilité qui ne fléchit qu’à de rares moments. Dans la seconde partie de la pièce, une fois que les humiliations d’abord ambiguës font des traces sur la peau d’Hedda, les silences sont parfois plus stridents que les mots. Anaïs Heluin Théâtre de Belleville, 16 passage Piver, 75011 Paris. Du 8 janvier au 23 mars 2020, le mercredi à 19h, les jeudis et vendredis à 21h15, le samedi à 19h30 et le dimanche à 15h. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com Jacques Descorde et Roxane Borgna dans Mlle Julie # meurtre d’âme. et le jusqu’auboutisme interprétatif de Jacques Descorde, Roxane Borgna et Laurent Rojol conduisent le spectacle aux limites incandescentes où la représentation devient présence. Catherine Robert Théâtre de la Girandole, 4 rue édouard- Vaillant, 93100 Montreuil. Du 20 février au 6 mars 2020. Lundi, jeudi et vendredi à 20h30 ; dimanche à 17h ; mardi à 14h30. Tél. 01 48 57 53 17. À partir de 12 ans. Seul en scène, un puissant et émouvant Xavier Gallais. pour retrouver celle qu’il a follement aimée dix ans plus tôt, le spectateur est convié à vivre une expérience exotique au parfum proustien. Sous le charme Simplement assis, légèrement en biais, vêtu comme à la ville d’un pantalon et d’un pull noirs, Xavier Gallais monologue et se fond dans le décor. C’est pour mieux faire exister l’univers de Pierre Loti auquel il prête sa voix Yokohama 2018 Carreau du Temple/Festival Second Square forain contemporain À l’occasion de Second Square, la grande verrière du Carreau du Temple accueille le temps d’un week-end une fête foraine d’un genre particulier. Très contemporaine, et acrobatique. Le cirque contemporain se déploie au Carreau du Temple. Après la bande dessinée, le Do It Yourself et le jonglage, c’est au tour des arts et de l’esprit forain de s’inviter au Carreau du Temple lors de Second Square. Imaginée en partenariat avec la Coopérative de Rue et de Cirque (2r2c), cette onzième édition mêle les plaisirs de la fête populaire et ceux du cirque contemporain. Un manège décalé nous donne le tournis, tandis que Claire Chastel se fait pour nous diseuse de bonne aventure. La Cie O.P.U.S. déploie sa collection d’objets absurdes et astucieux et avec son spectacle Un cheval, des cheveux, Anna Weber nous invite en son pays étrange, peuplé de créatures fantastiques. Côté cirque, on chemine aux côtés de Mathurin Bolze avec La Marche. On se laisse surprendre par les circonvolutions au hula hoop de Juan Ignacio Tula, et par les déambulations aériennes de Cécile Mont-Reynaud dans Fileuse. Avant de redescendre sur terre pour déguster une barbe à papa. Anaïs Heluin Le Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris. Du 7 au 9 février 2020, vendredi à partir de 19h30, samedi de 14 à 20h30 et dimanche de 14 à 18h. Tél. 01 83 81 93 30. www.carreaudutemple.eu charnelle, sensuelle, et toutes ses inflexions nuancées pour donner corps aux êtres qui peuplent le récit dans la ville-théâtre de cet amour fou et perdu, Istanbul. La modestie recherchée de l’interprétation, caractérisée par une gestuelle esquissée, très étudiée, permet à chacun de s’approprier l’universalité de cette quête singulière, en rencontrant le vœu de l’écrivain  : « J’ai voulu vous conter mes premières joies d’amour ». Au minimalisme du jeu et de la scénographie répond la bande son originale composée par Olivier Innocenti, dont les effluves orientalisantes aident au transport de l’imagination tandis que les lumières signées par Luca Antonucci (également auteur de la scénographie) organisent l’intimisme nécessaire à la capture d’un auditoire dont on attend qu’il puisse s’évader. Marie-Emmanuelle Dulous de méritens Théâtre Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-Des- Champs, 75006 Paris. Du samedi 11 janvier au dimanche 1er mars 2020. Du mardi au samedi à 19h, les dimanches à 16h. Tél. 01 45 44 57 34. Durée  : 1h10. février 2020 [C R É A T I O N S É V È N E M E N T S] CRÉATION 7 FÉVRIER taïga (comédie du réel) CIE CASSANDRE CRÉATION 25-26-27 FÉVRIER virginia à la bibliothèque EDITH AMSELLEM 28 FÉVRIER 40 degrés sous zéro MUNSTRUM THÉÂTRE/COPI 3 MARS Festival Marto ! le jour où le penseur de rodin s’est transformé en gomme pu H un s ithe * Jen ree jr. 1 Fr 2-.1. d o 11. CIE AALLIICCEELLEESSCCAANNNNEE& SSOONNIIAADDEERRZZYYPPOOLLSSKKII CRÉATION 6 MARS Festival Marto ! à vue magie performative CIE 32 NOVEMBRE) 111enole ffiéc'ebâtee et 3 RUE SADI CARNOT 92 CHÂTILLON BILLETTERIE 01 55 48 06 90 EN LIGNE THEATREACHATILLON.COM'q-4 la terrasse, théâtre 15 la terrasse 284 février 2020



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