La Terrasse n°284 février 2020
La Terrasse n°284 février 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de février 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : focus sur le théâtre de Suresnes qui rouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 12 la terrasse 284 février 2020 focus Le Théâtre de Suresnes Jean Vilar rouvre ses portes et élargit ses possibles Théâtre au cœur de la cité nourri d’une riche et généreuse histoire, le bien nommé Théâtre de Suresnes Jean Vilar vient de transformer sa scène principale, toute la machinerie scénique et les lieux d'accueil des artistes. Poursuivant ses missions, le lieu pluridisciplinaire rayonne pleinement et célèbre la pluralité de la créativité contemporaine. entretien/Olivier Meyer Le théâtre, un art de l’interrogation Homme de conviction et d’action, Olivier Meyer s’emploie à rendre possibles l’audace artistique et la rencontre avec les arts de la scène. Pour quelles raisons avez-vous réalisé ces travaux ? Olivier Meyer  : Je voulais que ce théâtre puisse se doter d’un outil adapté aux exigences techniques et artistiques d’aujourd’hui. Décidée et approuvée par la Ville de Suresnes et son maire, Christian Dupuy, au cours de l’année 2018, la rénovation a été élaborée avec le concours d’un architecte scénographe, Igor Hilbert. Nous l’avons réalisée en un temps record. Cette rénovation a permis d'améliorer l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap, d'élargir considérablement la scène, de 14,5 mètres à 22 mètres de mur à mur. Grâce à cette configuration, nous bénéficions aujourd’hui de nouveaux espaces pour les coulisses et le stockage des décors, nous avons également aménagé plusieurs entrées de scène pour les artistes, ainsi que deux loges au niveau du plateau. C’est donc une amélioration conséquente, qui permet d’accueillir des productions toujours plus ambitieuses pour le festival Suresnes cités danse et dès cette saison des spectacles qui n'auraient pas pu être programmés auparavant comme Les Fourberies de Scapin avec la troupe de la Comédie-Française, Une des dernières soirées de Carnaval de Carlo Goldoni, mis en scène par Clément Hervieu-Léger, ou le Ballet de Lyon. Le lieu même a connu une riche histoire. Eston dans sa continuité ? O. M.  : Le théâtre a été construit en 1938 dans le cadre de l’aménagement d’une Cité-jardin emblématique d’Ile-de-France. Ainsi nommées par des architectes urbanistes proches des mouvements socialistes et utopiques du début du XXe siècle, ces Cités-jardins conjuguaient logements, espaces verts et divers équipements dont le théâtre, qui constituait un repère fort en termes de vie sociale et artistique. Dans George Dandin ou le Mari confondu Théâtre/DE Molière/musique de Lully/MES Michel Fau/direction musicale Gaétan Jarry Michel Fau met en scène les malheurs de George Dandin avec sept comédiens, quatre chanteurs et neuf musiciens. Un déploiement scénique digne du Grand Siècle pour un traitement baroque et cauchemardesque de la farce. Fortune contre particule  : l’échange est un marché de dupes et le dindon Dandin aurait mieux fait de demeurer à sa place ! Le paysan parvenu, tout au regret d’avoir épousé la fille d’un gentilhomme, subit offenses et mépris. Humiliation suprême  : le valet Lubin révèle au bouseux qu’il est cornard ! Trois fois, Dandin tente de prendre les amants au piège  : il ne parvient jamais qu’à se rendre un peu plus ridicule. Maladroit et naïf, Dandin lutte en vain contre la rouerie d’une femme coquette, la fatuité de beaux-parents aveugles et cyniques et la ruse d’une servante malicieuse. Michel Fau choisit de mettre en scène la version du 18 juillet Une des dernières soirées de carnaval Théâtre/De Carlo Goldoni/MES Clément Hervieu-Léger Une des dernières soirées de carnaval nous entraîne chez Zamaria, un tisserand de Venise, aux dernières heures du carnaval qui marquent aussi la fin de la saison théâtrale. Des invités entrent, les uns après les autres. Ils dînent, dansent, rient, jouent aux cartes, parlent d’amour, évoquent le départ du jeune Anzoletto pour Moscou… Rien de véritablement spectaculaire, donc, dans cette comédie de Carlo Goldoni que Clément Hervieu- Léger considère pourtant comme l’une des plus audacieuses, voire des plus modernes du dramaturge vénitien. Une comédie qui 1668, dans laquelle la comédie se mêle à la pastorale chantée pour le Grand Divertissement royal de Versailles, offert par Louis XIV à la cour pour célébrer la paix d’Aix-la-Chapelle. mélange des genres contre confusion des ordres « Dans ce conte féroce Molière mélange différents genres théâtraux  : la farce gauloise, la critique sociale, la comédie de mœurs, la tragédie furieuse… tout cela porté par la partition savante de Lully. Cette satire en musique n’est faite que de contrastes  : un langage familier et populaire côtoie un langage recherché et Le metteur en scène Clément Hervieu-Léger sort de l’ombre la dernière pièce écrite par Carlo Goldoni, en 1762, avant que de quitter Venise pour venir vivre à Paris. Une ode à la vie, à l’amour, aux couleurs de l’humain. Une mise en scène de Clément Hervieu-Léger. Brigitte Enguerand Olivier Meyer..111111t- « Je veux qu’en sortant du théâtre, on ait envie de vivre pleinement. » le prolongement de cet esprit, Jean Vilar y a animé des « week-ends artistiques » et y a joué avec sa troupe Le Cid ou Mère Courage en 1951. Lorsque Christian Dupuy m’a nommé à la tête du théâtre en 1990, j’ai trouvé le lieu en plein travaux. Il s'agissait notamment de Michel Fau en George Dandin. noble », remarque le metteur en scène qui choisit un traitement déjanté et extravagant de cette fable burlesque et grinçante. Catherine Robert Les 3 et 4 juin 2020 à 21h. rompt avec les archétypes de la Commedia dell’arte pour rejoindre la recherche du naturel théorisée par Molière. Quand Goldoni dit adieu au public de Venise C’est d’ailleurs l’auteur de L’Impromptu de Versailles qui a mené le 533 e sociétaire de la Comédie-Française jusqu’au théâtre de Goldoni. « Après Monsieur de Pourceaugnac, explique Clément Hervieu-Léger, j’avais envie de continuer à mettre en scène un groupe, de continuer à interroger les rapports complexes qui régissent toute microsociété. » Une façon d’éclairer la question du commun et de l’individu, de mettre en évidence « l’aspiration de chacun à vivre ensemble et, en même temps, à vivre librement ». Manuel Piolat Soleymat Les 27 et 28 février 2020 à 21h. Théâtre de Suresnes Jean Vilar, 16 place Stalingrad, 92150 Suresnes. Tél. 01 46 97 98 10. www.theatre-suresnes.fr Jean-Baptiste Millot Harcourt modifier et d'améliorer essentiellement les espaces d'accueil et la salle. Aujourd’hui, le théâtre réaffirme la nécessité du rassemblement, de l’ambition artistique. Nous sommes un théâtre d’accueil et de production, une activité à laquelle je tiens beaucoup. Avec la Salle Jean Vilar de 640 places et sa nouvelle grande scène, la Salle Aéroplane, qui compte 230 places, et nos trois studios de répétition, nous disposons d’un outil formidable pour accompagner les artistes. Quel regard portez-vous sur votre activité de directeur de théâtre ? O. M.  : C'est en toute liberté que j'exerce le métier que j'aime, dans le cadre d’une délégation de service public. J’aime rassembler, imaginer, accompagner, prendre des risques. J’aime concevoir des projets avec les artistes, et avec une équipe  : chacun à sa place pour faire ensemble. Les responsables des lieux créent un climat, un état d’esprit. Les outils dont nous disposons, les subventions, la communication, la technique, ne sont que des moyens, certes indispensables, au service de la création artistique, de la rencontre entre les œuvres et le public. Malgré des normes contraignantes et des réglementations de plus en plus sophistiquées, il s’agit de préserver la créativité. Je ne me soucie pas de l’air du temps, du politiquement correct, car cela contredit la liberté d’agir, de créer. Même si l’époque me paraît pleine de menaces et de paradoxes, je ne cède pas aux passions tristes. Les théâtres sont des lieux de résistance qui s’adressent à notre conscience, à notre meilleur part pour nous faire comprendre la complexité du monde, pour nous rappeler aussi à la joie d’être en vie. Je veux qu'en sortant du théâtre, on ait envie de vivre pleinement. La programmation découle de cette conviction. Les théâtres sont des espaces d’interrogation éclairant la complexité de notre nature humaine. Et s’interroger, c’est jubilatoire ! Propos recueillis par Agnès Santi Théâtre/de Molière/mes Denis Podalydès Les Fourberies de Scapin Une captivante mise en scène par Denis Podalydès et la troupe de la Comédie-Française. Les Fourberies de Scapin. Denis Podalydès et les siens créent une pièce aussi drôle que noire, charge féroce contre les aînés et ode à la jubilation théâtrale, comédie italienne teintée de mélancolie, où Scapin est interprété par un Benjamin Lavernhe admirable, qui surgit des dessous de la scène. Nous sommes à Naples, dans un terrain de jeu confiné entre des palissades et un échafaudage. Dans la caverne de la représentation se déploient les couleurs fortes de cette mise en scène portée par le talent partagé de la troupe. éric Demey Les 6, 7 et 10 mars à 21h, le 8 à 17h. Christophe Raynaud de Lage
Pascal Victor/ArtcomPress Théâtre/d’après Marcel Proust/mes Jean Bellorini Un Instant S’inspirant d’À la recherche du temps perdu, Jean Bellorini nous convie à un rêve de théâtre. Camille de La Guillonnière et Hélène Patarot. Ce très beau spectacle tout en sensibilité et en glissements poétiques puise dans l’univers littéraire de Marcel Proust, mais aussi dans l’existence de la comédienne Hélène Patarot, pour arpenter les sentiers de la mémoire, de l’enfance, des rêves, du deuil et des rémanences émotionnelles… Un Instant dévoile un entrelacs de paysages mentaux nous menant du Combray de Marcel Proust au Vietnam d’Hélène Patarot. Face à elle, Camille de La Guillonnière trouve lui aussi la voie d’une évidence mâtinée de délicatesse. Ils éclairent de manière troublante notre propre intériorité. Manuel Piolat Soleymat Le 15 mars à 17h. Magma Danse/Chor. Marie-Agnès Gillot, Andrés Marin L’affiche est éclatante et ne laissera personne indifférent. Et pour cause, sous ce Magma couve à la fois le feu et la glace, réunis dans un univers taillé au millimètre pour deux géants de la danse. Cette production du Théâtre de Suresnes est avant tout une commande du Festival de Danse de Cannes dont la directrice, Brigitte Lefèvre, connaît du bout des doigts les plus belles étoiles de la danse. D’où la présence de Marie-Agnès Gillot, qui connaît déjà le théâtre de Suresnes pour y avoir dansé Les Rares Différences. Il fallait des partenaires à la hauteur de la danseuse fraîchement retraitée du ballet de l’Opéra de Paris pour créer une véritable alchimie. C’est chose faite avec Andrés Marin, grand figure du flamenco, qui réussit l’impossible challenge de combiner la pureté de sa danse avec les paris les plus iconoclastes. Il est aussi un homme de rencontres (Bartabas, Blanca Li…) et sait faire émerger un dialogue subtil entre son art et d’autres univers. Un écrin imposant Tous les deux s’unissent autour de la notion de rythme, recréant une tentative de duende primitif, dans une vibration commune. Ils sont soutenus en live par la batterie de Didier Ambact et les glissements et frappes de la contrebasse de Julien Benhamou D. R. Bruno Chevillon. Alors, qui pour orchestrer cette rencontre au sommet ? C’est au chorégraphe Christian Rizzo que revient la tâche. S’il permet ici à chacun d’inventer sa propre place en leur laissant une certaine latitude pour évoluer, il le fait non sans malice, au cœur d’un environnement scénographique lumineux et imposant. Nathalie Yokel Le 24 avril 2020 à 21h, salle Jean Vilar. Tous les marins sont des chanteurs Chansons, jazz/François Morel Marin né en 1870 à Trigavou en Bretagne, Yves-Marie Le Guilvinec – de son vrai nom Yves-Marie Le Corre – n’a pas marqué l’Histoire de la chanson. Qui, aujourd’hui, connaît son recueil La Cancalaise, imprimé en 1894 ? Sans doute écrits pour la plupart à bord du chalutier « L’Audacieux », sur lequel il a fait plusieurs campagnes de pêche sur les bancs de Terre- Neuve, les douze textes de cette brochure méritaient pourtant de connaître le succès. La mort de l’auteur en mer en 1921, à l’âge de trente ans, ont mis un terme prématuré à son activité. « Il n’y a pas de hasard, ou alors il n’y a Marie-Agnès Gillot et Andrés Marin. Accompagné par la musique d’Antoine Sahler et d’Amos Mah, porté par l’écriture de Gérard Mordillat, François Morel ressuscite Yves-Marie Le Guilvinec. Un chanteur-pêcheur tombé dans l’oubli. que des hasards », écrivait Rimbaud. C’est ce que pense François Morel, lorsqu’il découvre dans un vide-grenier de Saint-Lunaire en Ille-et- Vilaine une brochure de La Cancalaise. François Morel prend la mer Touché par la poésie de l’illustre inconnu, il décide d’en faire revivre les mots à travers une conférence chantée, Tous les marins sont des chanteurs. Avec l’aide de son complice de longue date, l’auteur, compositeur et interprète Antoine Sahler, il les remet en musique. Gérard Mordillat écrit le texte du spectacle, et Théâtre/d’après Simone Weil/mes Jean-Baptiste Sastre Plaidoyer pour une civilisation nouvelle Hiam Abbass porte à la scène des textes de Simone Weil. Hiam Abbass, interprète de Plaidoyer pour une civilisation nouvelle. Accompagnée d’un chœur de femmes et d’hommes issus d’associations du territoire, Hiam Abbass rend hommage à l’œuvre et à la personnalité profondément singulières de Simone Weil (1909-1943). Sous la direction du metteur en scène Jean-Baptiste Sastre, la comédienne palestinienne révèle ainsi, à travers l’adaptation de plusieurs textes (dont Correspondance et L’Enracinement), les « apports à la philosophie, à la critique politique et à la spiritualité » de cette grande figure de la pensée française du xx e siècle. Manuel Piolat Soleymat Les 2 et 3 avril 2020 à 21h. D. R. Giovanni Cittadini Stofleth Petite Mort, No More Play, I New Then danse/Ballet de l’Opéra de Lyon/musiques, mozart, Webern ET Van Morrisson/chor. Jiří Kylián ET Johan Inger Comment conjuguer à tous les temps l’art du mouvement ? Réponse magistrale en trois pièces par un Ballet de l’Opéra de Lyon au meilleur de sa forme. Le Ballet de l’Opéra de Lyon réunit dans un même programme le maître et son disciple le plus doué, Jiří Kylián et Johan Inger. Deux générations d’artistes, avec, côté Kylián, Petite Mort sur deux concertos cultes de Mozart dont il n’a gardé que les mouvements lents, et No More Play sur les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d’Anton Webern ; côté Inger, I New Then, soit l’esprit de liberté des années soixante sur la musique d’un album culte de Van Morrisson, Astral Weeks. Deux joyaux cho- f Petite Mort de Jiří Kylián. François Morel. musique du monde/algérie "1 le musicien Amos Mah rejoint l’aventure avec son violoncelle, sa guitare folk, sa basse électrique et sa voix. Le marin est ressuscité. Anaïs Heluin Les 28 et 29 avril 2020 à 21h. Souad Massi La chanson gracieuse de Souad Massi transcende le chaabi des origines. Souad Massi. Quelque part entre chanson algérienne et occidentale, Souad Massi raconte dans son dernier album, Oumniya (paru chez Naïve) ses racines, ses émancipations d’artiste, ses interrogations de femme, ou encore l’exil et le retour aux sources. Avec une simplicité harmonique qui lui ressemble, Souad Massi a libéré son écriture, toujours pudique mais plus frontale, plus intime, comme délestée. Accompagnée de derbouka, mandole, guitares, violon alto et percussions, elle mêle ses genres de prédilection en une pop douce et mélodique. Vanessa Fara Le 12 mai 2020 à 21h. Philippe Lévy-Stab régraphiques  : un travail ultra sophistiqué du pas de deux, souple et précis, des portés en tension constante, la mise en péril des points d’appuis, des figures générant le trouble. Des danses contrastées Dans Petite Mort, le thème qui noue esthétisme, athlétisme et sexualité décrit de façon poétique et étrangement significative l’extase amoureuse. Entrelacements et embrasements des corps nous plongent au cœur de l’écriture virtuose du chorégraphe. No More Play, au contraire, joue de l’abstraction. Inspirée par une sculpture de Giacometti, la pièce s’accorde à la musique pour créer une chorégraphie sérielle, aléatoire, et exploite l’asymétrie dans une scénographie d’une beauté surprenante. I New Then du Suédois Johan Inger est une ode à la jeunesse, un hymne à la joie délivré par une danse fluide, des unissons enthousiastes, et un optimisme chevillé au corps. Agnès Izrine Le 7 juin à 15h00. Porgy and Bess Jazz/Antoine Hervé ET Markus Stockhausen C’est un bel hommage qu’Antoine Hervé rend à Gil Evans en reprenant la suite tirée par le génial arrangeur de l’opéra de George Gershwin. Antoine Hervé. New York, 1935. Broadway accueille les premières représentations de Porgy and Bess. Les mélodies de George Gershwin, influencées par la musique populaire afro-américaine, font mouche et, à l’instar de Summertime, deviennent rapidement des standards dont s’emparent de nombreux jazzmen, chanteurs, chanteuses ou instrumentistes. New York, 1959. Miles Davis enregistre Porgy and Bess, disque magistral où les airs composés par Gershwin sont transfigurés par les arrangements de Gil Evans. C’est cette lecture, moment-clef de l’histoire du jazz, qu’Antoine Hervé, très proche du musicien disparu en 1988, reprend aujourd’hui en concert. Une écriture chorale « L’écriture de Gil Evans est très chorale, souligne-t-il. Chaque voix est une mélodie en soi ». Sur scène, ce sont dix-huit musiciens que dirige Antoine Hervé  : « c’est un travail de mixage, à la manière d’un chef d’orchestre classique, je vais veiller à l’équilibre entre les sections, à l’intonation aussi parce que l’écriture de Gil Evans est pleine d’accords très serrés – mais joués doucement – qui sont très difficiles à mettre en place ». Antoine Hervé retrouve ici le trompettiste Markus Stockhausen, avec qui il a souvent travaillé et qui s’empare de la partie tenue il y a soixante ans par Miles Davis  : « Markus a quelque chose de chamanique, un peu comme Gil Evans. Il possède une aura, une présence, une concentration, une sonorité exceptionnelles. C’est vraiment un très grand musicien, tant au sens technique que spirituel ». Jean-Guillaume Lebrun Vendredi 20 mars à 21h. théâtre 13 la terrasse 284 février 2020



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