La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 8 la terrasse 283 janvier 2020 MC 2 : Ron Théâtre du Point 8 JANVIER – 2 FÉVRIER, 21H DÉTAILS TEXTE LARS NORÉN MISE EN SCÈNE FRÉDÉRIC BÉLIER-GARCIA AVEC ISABELLE CARRÉ OPHÉLIA KOLB, LAURENT CAPELLUTO ANTONIN MEYER-ESQUERRÉ, ADÈLE BORDE RÉSERVATIONS 01 44 95 98 21 — THEATREDURONDPOINT.FR La MC2 au cœur de la création Le Petit livre d’Anna Magdalena Bach création 21-31 janvier Agathe Mélinand Lucy in the sky est décédée création 07-10 avril Bérangère Jannelle 19 20 mc2grenoble.fr Photo Ghislain Mirat, Coup Fatal - MC2 saison 14-15 Oncle Vania, mis en scène par Stéphane Braunschweig avec une troupe russe. critique Du ciel tombaient les animaux Théâtre du Rond-Point/DE Caryl Churchill/traduction Elisabeth Angel-Perez/mes Marc Paquien Accompagné par un quatuor de comédiennes de haute volée, Marc Paquien donne corps avec finesse et précision à la partition étonnante de la dramaturge britannique Caryl Churchill. Entre quotidien trivial et cauchemars hallucinatoires se noue un rapport au réel singulier et incisif. It’s tea time. Quatre dames anglaises, assises dans un jardin, avec à leur pied l’inévitable mug. Les trois amies ont invité la voisine, qui passait par là. Toutes ont connu des histoires d’amour, des malheurs, toutes sortes de grands et petits événements. Elles ont un certain âge, cet âge où l’on comprend enfin ce que signifie le dicton qui affirme que la vie passe vite. Ancrée dans le lien des amitiés durables, dans l’évocation de l’ordinaire de l’existence, leur conversation vive et déconcertante progresse par répliques laissées en suspens, par bribes vite attrapées et complétées par l’une ou l’autre en une ramification étrange, elliptique et pourtant incisive. Si la narration laisse dans l’ombre de grandes parts d’inconnu, elle révèle parfois au détour d’une phrase ou lors de tirades un fait majeur – le meurtre d’un mari violent par exemple, qui a valu à l’une d’entre elles quelques années de prison. Quant à la voisine qui a rejoint le trio, Oncle Vania Odéon – Théâtre de l’Europe/d’Anton Tchekhov/MES Stéphane Braunschweig Créée au Théâtre des Nations de Moscou, en septembre dernier, la mise en scène d’Oncle Vania signée par Stéphane Braunschweig est présentée, en ce mois de janvier, au Théâtre national de l’Odéon. Une création interprétée, dans leur langue maternelle, par des comédiennes et comédiens russes. La version d’Oncle Vania que donne à voir Stéphane Braunschweig en ce début d’année est loin de représenter les premiers pas du metteur en scène au sein de l’œuvre d’Anton Tchekhov. Aux côtés de Molière, de Henrik Ibsen ou de William Shakespeare, l’auteur russe est en effet l’un des dramaturges auxquels l’actuel directeur du Théâtre national de l’Odéon s’est le plus intéressé au cours de sa carrière. Après La Cerisaie créée en 1992 au Théâtre de Gennevilliers, La Mouette créée en 2001 au Théâtre national de Strasbourg, Les Trois Sœurs créées en 2007 dans le même théâtre (qu’il dirigea de 2000 à 2008), Stéphane Braunschweig revient à Tchekhov avec un Oncle Vania en langue originale. Ceci, à la faveur d’une invitation du Théâtre des Nations, institution moscovite où ce spectacle a été créé en septembre dernier. Une humanité en péril Aujourd’hui, c’est sur la scène de l’Odéon que les dix interprètes russes de cette création (Anatoli Béliy, Elisaveta Boyarskaya, Irina Gordina, Nina Gouliaéva, Dmitri Jouravlev, Nadejda Loumpova, Evguéni Mironov, Yulia Peresild, Ludmila Trochina et Victor Verjbitski) donnent corps aux personnages complexes et passionnants d’Oncle Vania. Dans cette œuvre éclairant les vicissitudes existentielles d’une communauté familiale se retrouvant à la campagne, Stéphane Braunschweig voit se dessiner la métaphore d’un monde qui assiste, impuissant, aux manifestations de la catastrophe climatique. Au sein de ce monde, fait remarquer le metteur en scène, « les frustrations d’une vie quotidienne où l’horizon du bonheur personnel s’éloigne toujours plus » font écho à « une frustration plus ample et plus globale »  : la frustration « de se sentir si petits par rapport au salut d’une humanité en péril ». Manuel Piolat Soleymat Odéon – Théâtre de l’Europe, place de l’Odéon, 75006 Paris. Du 16 au 26 janvier 2020. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Relâche le lundi. Spectacle en russe, surtitré en français. Durée de la représentation  : 2h40 avec entracte. Tél. 01 44 85 40 40. www.theatre-odeon.eu sa parole détonne. Prophétique, urgente, elle décrit un monde de folie, de barbarie et de mort, un monde absurde et hallucinant traversé d’humour acerbe, comme le fut en son temps la Modeste proposition (1729) de Jonathan Swift destinée à lutter contre la pauvreté. La partition remarquablement construite a séduit Marc Paquien, adepte des écritures contemporaines anglophones, dont on a admiré les mises en scène subtiles et percutantes de Samuel Beckett, de Martin Crimp ou Nick Payne, et qui connaît l’œuvre de Caryl Churchill de longue date. Jeu parfaitement accordé Figure majeure de la scène théâtrale anglaise, aujourd’hui âgée de 81 ans, la dramaturge engagée notamment pour la cause des femmes et contre les dérives de notre modernité consumériste, choisit le détournement, l’ironie, entrelaçant veine comique et dénonciation de la Elizabeth Carecchio
Jean-Louis Fernandez Giovanni Cittadini Cesi critique Alice traverse le miroir Théâtre de la Ville/DE Fabrice Melquiot d’après Lewis Caroll/MES Emmanuel Demarcy-Mota Emmanuel Demarcy-Mota et Fabrice Melquiot poursuivent leur compagnonnage avec l’héroïne de Lewis Caroll. Un superbe livre d’images doublé d’un hommage appuyé à d’autres fillettes de la littérature enfantine comme Dorothy du Magicien d’Oz et Zazie de Raymond Queneau. Que se passe-t-il de l’autre côté du miroir ? Que devient l’espace ? Que devient le temps ? Moins connue qu’Alice au pays des merveilles, la suite écrite par Lewis Caroll en 1871 aborde pourtant des questions vertigineuses, anticipant – la fameuse prescience des artistes ! – les conclusions paradoxales auxquelles arriveront bientôt un certain Albert Einstein et quelques autres physiciens grâce à la théorie de la relativité. Dans le monde d’Alice traverse le miroir, adapté par Fabrice Melquiot du conte de Lewis Caroll, les repères les plus élémentaires se retrouvent ainsi bouleversés  : pour Alice (Isis Ravel) dans le jardin des fleurs vivantes. s’éloigner de quelqu’un, il faut s’en rapprocher, pour rester sur place, il faut courir très vite, et on peut même se souvenir du futur ! En introduisant Dorothy, le personnage du Magicien d’Oz, petite sœur littéraire d’Alice, le vertige est encore accentué puisque comme dans La Rose pourpre du Caire de Woody Allen, l’héroïne de Lewis Caroll plonge littéralement dans le film. Dans ce jeu de chamboule-tout, le Danièle Lebrun, Dominique Valadié, Charlotte Clamens, Geneviève Mnich  : un très beau quatuor de comédiennes. langage lui-même est soumis à des distorsions, ce dont rend compte une des scènes les plus drôles du spectacle avec Humpty-Dumpty, le gros œuf de la chansonnette anglaise, ou la présence de Zazie, le personnage inventé par Raymond Queneau. Un enchantement pour les yeux Si les apports modernes ne sont pas toujours convaincants, tel ce troisième avatar d’Alice appelé « Rose Dupont », qui pourrait, selon Emmanuel Demarcy-Mota « être une nouvelle Alice du xxi e siècle », et si la forme l’emporte un peu sur le fond, cette nouvelle création du directeur du Théâtre de la Ville est un enchantement pour les yeux. Le jardin des fleurs vivantes, l’échiquier géant, la Reine rouge, la Reine blanche, et bien sûr le fameux Lapin blanc, se déploient dans un univers aussi féerique qu’onirique. Les lumières ciselées à la Bob Wilson, les costumes inspirés de Fanny Brouste, les maquillages inventifs de Catherine Nicolas contribuent à la magie du spectacle, sans oublier l’excellente troupe d’acteurs du Théâtre de la Ville, emmenée par la dynamique Isis Ravel dans le rôle-titre. Un livre d’images qui n’a rien de compassé, grâce à la vitalité et l’humour présents jusque dans la bande-son, d’Over the Rainbow à Space Oddity. Nul doute que ce voyage au pays des rêves séduira les petits comme les grands. Isabelle Stibbe Théâtre de la Ville – Espace Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 14 décembre 2019 au 12 janvier 2020. Alice en intégrale, Alice et autres merveilles suivi d’Alice traverse le miroir les samedis 28 décembre 2019 et 11 janvier 202 à 14h30 et 17h & les dimanches 29 décembre et 12 janvier 2020 à 11h et 14h. Tél. 01 42 74 22 77. Durée 1h15. À partir de 8 ans. catastrophe dans une atmosphère faussement réaliste – malgré le pépiement des oiseaux. Avec un talent sûr, Marc Paquien se défait justement du souci de vraisemblance et de réalisme pour créer une mise en scène à l’écoute de la langue, pour travailler la question de l’adresse au public de manière fine et sensible. Cela, il l’accomplit grâce au jeu parfaitement accordé de ses quatre interprètes, qui permet à travers la forme imposée de l’écriture d’atteindre des moments d’émotion, de vérité. Ainsi, la voisine, Mrs Jarrett, s’avance-t-elle vers le public pour brosser ses tableaux catastrophistes. Avec une sorte de désinvolture, d’entêtement, de distance parfois quasi enfantine, Dominique Valadié parvient à prendre la parole de manière bluffante, dans une sorte d’équilibre instable très ajusté. Les trois amies, chacune dans leur singularité, impressionnent aussi par la qualité précise et profondément vivante de leur interprétation  : Danièle Lebrun, Geneviève Mnich et Charlotte Clamens forment un trio alerte, audacieux, qui se faufile entre le quotidien trivial et les cauchemars les plus fous, alors que les temporalités et le rapport au réel se brouillent. Futur apocalyptique ou présent exacerbé ? Plaisir simple d’un jardin cosy ou souvenir troué que ravive le désir d’être ensemble ? Concrète et extravagante, la langue expérimentale de Caryl Churchill est ici magnifiée. Elle fait théâtre, au seuil de l’incertain futur… Agnès Santi Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 8 janvier au 2 février à 21h, dimanche à 15h30, relâche lundi et le 14 janvier. Tél. 01 44 95 98 21. Durée  : 1h. Spectacle vu au Théâtre Montansier à Versailles en novembre 2019. giNF TIC-RE NeONAL ivE Raoao IF IRiTiER5 VEIMGE5 Nasser Djemaï uNA erno MADRE 513RE 1,14 >1E/4 RO)RE Angélica Liddell jejoeffij 141à ET riN(oMLE ft) BORD DE le ROA PARTE M gen LA REAJTÉ 9 – 22 janvier 29 janvier – 8 février création Peter Handke – Alain Françon 3 – 29 mars www.colline.fr création 10 janvier – 9 février en alternance création Yasmina Reza 5 mars – 5 avril 15, rue Malte-Brun, Paris ao` métro Gambetta ft/Ronde Téléramarmisruer art TROISCOULEURS L] théâtre 9 la terrasse 283 janvier 2020



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