La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 6 la terrasse 283 janvier 2020 FRACTALES CIE LIBERTIVORE Loic Nys APÉRO CIRQUE 24 > 26 janvier ✪ Petit chapiteau SÉBASTIEN PERRAULT, APPRENTIS 1 RE ANNÉE, ÉTUDIANTS PÔLE SUP’93 PROCESSUS CIRQUE 3 LIEUX, 5 SPECTACLES UN PARTENARIAT SACD L’ACADÉMIE FRATELLINI FRACTALES CIE LIBERTIVORE - FANNY SORIANO 30 > 31 janvier ✪ L’Académie Fratellini Grand chapiteau L’ENQUÊTE CIE LONELY CIRCUS + CRASH CIE ANOMALIE 30 > 31 janvier ✪ L’Académie Fratellini CHIMAERA CIRCO AEREO 31 janvier > 1er février ✪ Houdremont, centre culturel La Courneuve DEAL CIE ASSOCIATION W 31 janvier > 1er février ✪ Théatre Louis Aragon, Tremblay en France APÉRO CIRQUE 14 > 16 février ✪ Petit chapiteau CHLOÉ DÉCHERY, PRÉ-APPRENTIS PAR LE BOUDU BONAVENTURE GACON 27 février > 1er mars ✪ Petit chapiteau APÉRO CIRQUE 27 > 29 mars ✪ Petit chapiteau CHRISTOPHE HUYSMAN, APPRENTIS 2 E ANNÉE CLOWNFÉRENCE OU NUANCIER CLOWN LUDOR CITRIK 2 avril ✪ Petit chapiteau APÉRO CIRQUE 24 > 26 avril ✪ Petit chapiteau BIÑO SAUITZVY, APPRENTIS 1 RE ANNÉE LES IMPROMPTUS 12 FESTIVAL DES ARTS DU CIRQUE ✪ 3CLOWNS > 31 MAI ✪ 100% KIDS 2 > 5 juin (jeune public-temps scolaire) ✪ DIMANCHE 100% CIRQUE > 7 juin RÉSA 01 72 59 40 30 ✪ academie-fratellini.com ACCÈS > 5’Paris-Nord 10’Les Halles RER D Stade de France-Saint-Denis critique Monsieur X Théâtre de l’Atelier/écriture ET MES Mathilda May Mathilda May a conçu pour Pierre Richard un solo sans paroles, registre dans lequel le comédien excelle. Une pièce burlesque, poétique et attachante où les frontières entre réel, rêve, imagination et science-fiction deviennent aussi poreuses que dans un tableau surréaliste. Qui est Monsieur X ? Un vieil homme, retraité sans doute et peut-être veuf, qui vit seul dans son appartement. Seul ? Pas tant que cela. Car autour de lui, les objets s’animent – pour le meilleur et pour le pire. Les lampes grésillent, le manteau agite ses manches, le réfrigérateur révèle des contenus différents chaque fois qu’on en ouvre la porte – plateaux de petit déjeuner, roses rouges ou coupes de champagne –, la poubelle hurle son enthousiasme aussi bruyamment qu’une foule en délire à un match de foot, les lettres pleurent et les tableaux prennent vie. Dès lors, du lever au coucher, la vie ordinaire de MonsieurX, interprétée par Pierre Richard, Lazare Herson-Macarel actualise les aventures de Galilée, héros de la liberté de penser. critique Galilée Théâtre Jean-Arp/texte et mes Lazare Herson-Macarel prend un tour pas si banal. Tous ces petits gestes routiniers qu’on réalise sans presque y penser, aérer une pièce, se laver les dents, prendre une douche, se servir une tasse de thé, faire la vaisselle, tourner la clef dans la serrure, se parent d’une dimension épique ou surréaliste. C’est tout le charme de ce spectacle écrit et mis en scène par Mathilda May, qui, dans la lignée de ses précédentes pièces, Open Space et Le Banquet, révèle – au sens photographique du terme – la magie du quotidien, sa beauté aussi, son vertige parfois. Car il arrive que MonsieurX, dos à la fenêtre, ne se rende même pas compte que le monde autour de lui devient une scène La compagnie de la jeunesse aimable offre une belle version de la vie l’un des plus célèbre aventuriers de la pensée et fait feu de tout bois pour créer un spectacle foisonnant, pétillant et inventif. La science est riche en figures historiques mythifiées reprises par l’idéologie et cristallisées en icônes adamantines. Parmi celles-là, Galileo Galileiapparaît comme le héros le plus flamboyant  : luciférien décrocheur d’étoiles, il incarne la liberté de l’esprit face aux imbéciles en soutane qui le forcèrent à la rétractation au prétexte que ses théories et ses découvertes mettaient en péril la paix sociale. Le 22 juin 1633 demeure une des dates les plus sinistres de l’histoire des sciences puisqu’elle marque la victoire de la foi sur la vérité et le triomphe des impératifs politiques sur les exigences scientifiques. En 1938, Brecht écrit La Vie de Galilée et projette sur le physicien les angoisses et les contradictions de sa propre situation face au nazisme. Un an plus tard, il affirme qu’il « faudrait réécrire entièrement Galilée ». Fort de cet aveu en forme d’invitation, Lazare Herson-Macarel s’empare de la trame narrative posée par Brecht et explore les avatars modernes de l’éternel débat entre circonvolution et révolution, compromission précautionneuse et joie de penser. Renouvelle-t-il radicalement la lecture du mythe ? Sans doute pas. Mais là n’est pas l’enjeu. L’essentiel est qu’il fait souffler, avec ses complices artistiques, un vent frais et régénérant sur le théâtre. Un tourbillon de talents Une tournette, une lunette et un tableau noir  : le décor imaginé par Margaux Nessi va à l’essentiel. Tout Galilée est là, entre observation et théorie. Les panneaux mobiles offrent aux personnages l’ardoise sur laquelle glissent la craie et l’éponge de ceux qui produisent des hypothèses pour les soumettre au crible de la critique. A contrario des lois que le Saint-Office croit gravées dans la pierre, celles du ciel, quand on les met en formules mathématiques, peuvent être corrigées après enquête. La scénographie du spectacle suggère cette fragilité mouvante du progrès scientifique et offre, grâce au mouvement des panneaux, l’occasion de belles surprises. Ainsi le vieux Galilée, blanchi par l’âge et l’opprobre et recouvert de cette craie qu’il n’a cessé d’utiliser en douce après son procès pour peaufiner les Discorsi ; ainsi les intermèdes musicaux, émouvants tableaux où le talent de Jérémie Papin et Simon Drouart fait merveille pour offrir aux songs, magnifiquement interprétés par les comédiens, une allure empruntée à celle des cabarets berlinois des années 30. Toujours dans la même veine, Grégoire Letouvet ou Thibault Gomez accompagnent le jeu au piano et Céline Chéenne, émilien Diard-Detoeuf, Joseph Fourez, David Guez et Morgane Nairaud font merveille dans cette élégante galaxie théâtrale. Catherine Robert Théâtre Jean-Arp, 22 rue Paul-Vaillant- Couturier, 92140 Clamart. Le 30 janvier 2020 à 19h30 ; le 31 janvier à 20h30 (navette au départ de Paris devant le Théâtre de la Ville, place du Châtelet, retour assuré), le 1er février à 20h30 et le 2 à 18h. Tél. 01 41 90 17 02. Durée  : 1h50. Spectacle vu au Centre culturel Le Figuier blanc, à Argenteuil. Maxence & Jonas
Pauline Maillet Pascale Cholette Pierre Richard en prise avec son tableau. de science-fiction, avec des images apocalyptiques d’une ville inondée ou envahie par les soucoupes volantes. critique Héritiers La Colline-Théâtre national/texte et mes Nasser Djemaï Un univers à la Jacques Tati Comme dans les cauchemars, les bruits peuvent se révéler amplifiés et insistants, tels les irritantes gouttelettes qui se fracassent dans une bassine en étain ou ce téléphone qui ne cesse de sonner, même quand on décroche le combiné. Les bruits constituent justement, avec les lumières, les projections vidéos et les effets de magie, une part importante de la grammaire développée par Mathilda May dans son univers à la Jacques Tati. Tout comme les frontières deviennent poreuses entre le réel, le rêve et l’imaginaire, la différence entre la musique composée par Ibrahim Maalouf et la symphonie des sons jouée par chaque objet s’estompe, s’homogénéisant en un seul et unique ballet de notes. Bien sûr, ce solo musical et visuel, réglé au cordeau, n’aurait pas la même grâce sans la présence attachante de Pierre Richard, totalement dans son élément dans ce registre. Son corps expressif se prête avec poésie à toutes ces aventures avec les objets  : corps qui s’étire lors d’une séance de taï-chi, corps dont les articulations craquent, corps aspiré par une force mystérieuse sous le lit, corps qui danse en peignant le portrait d’une femme dans la forêt (fantasme ou image de sa défunte épouse ?) … Ce corps, malgré son âge, peut encore tout exprimer. Et il est probable que grâce, ou à cause de lui, on ne se brosse plus tout à fait les dents de la même façon ! Isabelle Stibbe Théâtre de l’Atelier, place Charles-Dullin, 75018 Paris. Du 10 décembre 2019 au 8 mars 2020. Du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 15h. Relâche le lundi. Relâches exceptionnels du 7 au 14 janvier inclus. Tél. 01 46 06 49 24. Durée  : 1h10. Créé à la MC2 : Grenoble, Héritiers explore l’imbrication complexe entre fantômes du passé et contraintes du présent. Autour d’une histoire d’héritage, réel et illusion combattent… Avec ce dernier opus, qui clôt la trilogie initiée avec Invisibles (2011) et Vertiges (2017), visibles aussi en ce mois de janvier et à ne pas manquer, Nasser Djemaï fait un pas de côté, en prenant appui non pas sur le vécu de sa famille venue d’Algérie mais sur celui de familles nées en France. Avec les mêmes enjeux universels  : le temps qui passe, la transmission d’une génération à l’autre, la Héritiers. fin programmée du monde ancien, le poids d’une situation qu’on ne parvient pas à maîtriser et qui submerge. Comme Nadir dans Vertiges, qui revient en famille et affronte la situation douloureuse d’un père malade, Julie (Sophie Rodrigues) fait face à un héritage. Un héritage très coûteux  : une grande maison bourgeoise au bord d’un lac, en pleine campagne, avec des trous qui grandissent. Entre sa mère Betty (Coco Felgeirolles) qui aime tant les lieux, son mari Franck (David Migeot) à qui elle dissimule ses difficultés, sa tante Mireille (Chantal Trichet) qui réclame ce qui lui est dû, son frère Jimmy (Anthony Audoux) qui se rêve comédien en temps réel, la tâche de Julie est ardue. La fin d’un monde Des cerises qui paraît-il tombent des arbres comme des gouttes de sang, un Gardien affairé et immuable (Peter Bonke), un étrange et invisible Homme du Lac (François Lequesne)  : l’écrin réaliste et vieillot se teinte d’étrangeté, d’onirisme fantastique. Réalité et illusion entrent en collision, s’imbriquent, révélant au fil du récit les profondes mutations du monde et les fractures temporelles qui transforment le passé en vieux souvenirs suspendus. La quête de sens qui se déploie par petites touches et par ricochets dans Vertiges s’inscrit ici davantage dans un déroulement convenu, malgré l’irruption du surnaturel. Alors que les contraintes se multiplient, que le frigo est vide, le déni du réel l’emporte et fabrique des fictions stériles qui se veulent grandioses. Dans cet entrelacs qui télescope le concret de la vie et les envolées imaginaires, la pièce questionne  : comment inventer le futur malgré le fardeau du passé ? Agnès Santi La Colline – Théâtre national, 15 rue Malte- Brun, 75020 Paris. Du 9 au 22 janvier 2020, du mercredi au samedi à 20h ; le mardi à 19h et le dimanche à 16h. Tél. 01 44 62 52 52. Durée  : 1h50. Spectacle vu à la MC2 : Grenoble en novembre 2019. également le 14 février 2020 au Théâtre Liberté à Toulon ; du 17 au 21 mars 2020 au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon ; les 24 et 25 mars 2020 au Théâtre d’Angoulême, scène nationale. Les Gemeaux Scène Nationale Sceaux Tél. 01 46 61 36 67 Architecture Texte, mise en scène et installation Pascal Rambert Cour d’Honneur du Festival d’Avignon 2019 Coproduction Du vendredi 24 janvier au samedi 1er février Production déléguée  : structure production Coproduction  : Festival d’Avignon, TNS - Théâtre National de Strasbourg, TNB - Théâtre National de Bretagne à Rennes, Théâtre des Bouffes du Nord, Bonlieu/Scène Nationale d’Annecy, Les Gémeaux/Sceaux/Scène nationale, La Comédie de Clermont-Ferrand/Scène nationale, Le Phénix/Scène Nationale de Valenciennes Pôle Européen de création, Les Célestins Théâtre de Lyon, Emilia Romagna Teatro Fondazione Avec  : Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Marie-Sophie Ferdane, Anne Brochet, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès sociétaire de la Comédie-Française, en alternance avec Pascal Rénéric, Laurent Poitrenaux, Jacques Weber -I. Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie DR théâtre 7 la terrasse 283 janvier 2020



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