La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 52 - 53  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
52 53
classique/opéra 48 la terrasse 283 janvier 2020 les lundis musicaux L’orchestre de La Seine Musicale 0hauts-de-seine LE DÉPARTEMENT RS. GrantThomton LInstineldeberaissance" ; 5Z théâtre Louis Jouvet's LA VINE 1111SICA.LE AUDITORIUM 24 février 2o2o Dame Felicity Lott soprano et Sebastian Wybrew piano Hahn, Offenbach, Messager, Coward... 23 mars 2o2o Léa Trommenschlager soprano et Alphonse Cemin piano Harawi de Messiaen 2o avril 2o2o Sabine Devieilhe soprano et Mathieu Pordoy piano Mozart, Strauss 8 juin 2o2o Bruno Delepelaire violoncelle et Alphonse Cemin piano Beethoven, Debussy, Pohádka de Janáˇek c athenee-theatre.com o1 53 o5 19 19 BEETHOVEN - MESSE EN UT MOZART - SYMPHONIE N°39 DUNCAN WARD INSULA ORCHESTRA ACCENTUS 23 janvier 2020 insulaorchestra.fr OMM Eire la terrasse 6° Alan Kerr FONDATION LOUIS VUITTON/PIANO Sélim Mazari Le pianiste français dans des œuvres de Beethoven, Enesco et Prokofiev. Le pianiste Sélim Mazari, âgé de 28 ans, a été l’élève de la grande Brigitte Engerer. Selim Mazari revient à la Fondation Vuitton où en juin 2018, il donnait un récital qui a marqué les esprits par un jeu vif-argent et profond dans Scarlatti, Debussy et Beethoven dont il avait donné « La Boiteuse » et l’Opus 110 d’une façon inoubliable. Il revient, un disque Beethoven tout frais dans sa besace, au programme duquel on trouvera les Variations Eroica qu’il joue avec esprit, verve, fulgurance et l’abandon qu’il faut quand il le faut. Il jouera aussi rien moins que la Sixième Sonate de Prokofiev. Et, curieux, présentera la Deuxième Suite pour piano op.10 de George Enesco. Une œuvre de jeunesse, dans la descendance classique française de la suite de danses, qui rend un hommage discret à la musique roumaine et glorieux à Claude Debussy. Alain Lompech Auditorium de la Fondation Louis Vuitton, 8 av. du Mahatma-Gandhi, 75116 Paris. Jeudi 16 janvier à 20h30. Tél. 01 40 69 96 00. Places  : 15 et 25  € MAISON DE LA MUSIQUE DE NANTERRE/MUSIQUE VOCALE L’Orient des songes En résidence à la Maison de la musique de Nanterre, l’ensemble TM+ dirigé par Laurent Cuniot visite l’Orient à travers des œuvres de Scarlatti à nos jours. Thomas Bartel Territoire fantasmé, l’Orient continue d’inspirer de nombreux artistes. Le compositeur contemporain Henry Fourès a ainsi écrit Trobar, une pièce pour six instruments utilisant écriture et combinatoire polyrythmique sur des textes issus de la lyrique des troubadours occitans et de la lyrique andalouse. En plus de sa création, présentée à la Maison de la musique de Nanterre, il a conçu le programme de ce concert, à la demande de TM+. Dans ce « voyage de l’écoute », comme les affectionne l’ensemble de Laurent Cuniot, les œuvres dialoguent entre elles, sans être interrompues par les applaudissements ou les changements de plateau. Un Orient des songes où cohabiteront des pièces de Domenico Scarlatti, Giacinto Scelsi, Padre Soler, Manuel de Falla ou encore Ahmet Adnan Saygun. Isabelle Stibbe Maison de la musique de Nanterre, 8 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre. Jeudi 16 et vendredi 17 janvier à 19h30. Tél. 01 41 37 94 20. Durée estimée  : 1h. PHILHARMONIE de paris/PIANO Reprise du spectacle musical de l’Ensemble ALMAVIVA du 15 au 19 janvier 2020 mer. 15, 15h/ven. 17, 20h sam. 18, 18h/dim. 19, 16h Théâtre Dunois, 7 Rue Louise Weiss 75013 01 45 84 72 00 www.theatredunois.org le TM+ en concert en 2017. Daniel Barenboim Le pianiste poursuit son intégrale des sonates de Beethoven. À la suite de son concert, Daniel Barenboim donnera une conférence sur « La place de la musique dans et en dehors du monde » aujourd’hui. Né le 15 novembre 1942, Daniel Barenboim a 77 ans et plus de soixante ans de carrière ! Il revient à la Philharmonie pour continuer l’intégrale des sonates de Beethoven qu’il y donne. Certes, les doigts lui font désormais défaut, mais depuis cinquante ans qu’il les a enregistrées pour la première fois son expérience musicale s’est élargie à la direction d’orchestre, au répertoire symphonique et lyrique. De pianiste habile aux grandes facilités d’apprentissage, il s’est mué en un musicien complet dont le jeu est désormais fondé sur l’harmonie, sur les tensions et détentes du discours beethovénien, sur la forme et ses transformations plus que sur les détails. Alors peu importe s’il oublie quelques notes au passage. Alain Lompech Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dimanche 19 janvier à 16h30. Tél. 01 44 84 44 84. des animaux sud-américains Musique et conception Ezequiel Spucches Texte CarlNorac Mise en scène Linda Blanchet Avec Elliot Jenicot comédien et les musiciens de l’Ensemble ALMAVIVA Peter-Adamik Cosimo Piccardi
Bernard Martinez focus Sirba Octet  : la musique, une énergie à l’état pur Depuis plus de quinze ans, le Sirba Octet interprète le riche répertoire des musiques d’Europe de l’Est. Chaque programme, par le mélange de traditions (klezmer, yiddish, tzigane), fait revivre, avec toute la virtuosité de ses huit musiciens, une musique à la fois festive et émouvante, qui véhicule toute la force des émotions humaines. Ensemble unique en son genre, le Sirba Octet perpétue la lignée des musiciens – de Brahms à Bartok et Dohnanyi – qui ont su restituer l’âme de ces musiques, avec toujours l’envie d’en faire découvrir la richesse au public le plus large. Quel désir vous a poussé, en 2002, à fonder le Sirba Octet ? Richard Schmoucler  : Un désir, inconscient probablement, lié à une situation émotionnelle. J’ai perdu mes parents à trois ans d’intervalle. Pendant six ans, il m’a été tout simplement impossible d’écouter ces musiques qui avaient accompagné mon enfance, toute ma vie même, et me reliaient à eux. Mais en 2002, il m’est apparu comme une évidence de proposer un programme klezmer avec mes amis de l’Orchestre de Paris, un programme nourri aussi de ma culture de musicien classique. J’ai ressorti mes vinyles, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps mais j’ai tout de suite su quelle formation il me faudrait  : quintette à cordes, piano, clarinette et cymbalum. Le répertoire s’est-il lui aussi tout de suite imposé ? R. S.  : C’est-il vraiment parti de ces musiques que j’écoutais enfant, en famille. Non seulement A Yiddishe Mame Un programme à fleur de peau, qui réinterprète les classiques du répertoire yiddish et tzigane. « Cette musique a le parfum de la mère et des réunions de famille, quand mon père reprenait ces airs, tous les standards des fêtes juives qui sont la musique de ma jeunesse – et de la leur ». C’est autour de ce programme que Richard Schmoucler a lancé l’aventure du Sirba Octet avec ses collègues musiciens de l’Orchestre de Paris. Plus de quinze ans plus tard, jouer ces musiques populaires, entre lesquelles s’intercalent les pages d’Ernest Bloch (Nigun) ou Maurice Ravel (Kaddish), fait toujours surgir la même émotion, qui est, peutêtre, tout simplement, celle de l’enfance. Jean-Guillaume Lebrun À Évron (53) le 17 janvier, Saint-Florent-Le- Vieil (49) le 6 juin, eu Musée d’Orsay à Paris (75) le 9 juin. entretien/Richard Schmoucler Le Sirba Octet de l’intime à l’universel Ancien élève d’Ivry Gitlis et de Tibor Varga, Richard Schmoucler est depuis 1998 violoniste à l’Orchestre de Paris. Avec le Sirba Octet, dont il est le fondateur et directeur artistique, il interprète les musiques qui l’accompagnent depuis toujours et en révèle la force humaniste et universelle. Sirba Octet. le klezmer, mais aussi les mélodies yiddish, les chants russes, les musiques tzigane, moldave, roumaine… Les projets sur lesquels nous travaillons actuellement incluent aussi des musiques arméniennes. Toutes ces musiques sont profondément humaines, émotionnelles, transmissibles. De ce point de vue, il est facile de se les approprier. Quelle est la particularité du Sirba Octet dans ce répertoire ? R. S.  : D’abord, c’est que nous sommes tous musiciens classiques et musiciens d’orchestre, sauf notre cymbaliste, Iurie Morar, qui lui vient pleinement de la tradition orale. En ce sens, nous perpétuons une tradition, qui est de s’emparer de musiques traditionnelles, orales, pour les amener vers une écriture « classique », comme l’ont fait Brahms, Bartok, Dvorak, Stravinsky… À terme, nous envisageons d’éditer nos partitions, pour permettre aux jeunes musiciens de jouer, de perpétuer cette musique et, aussi, de la rendre plus universelle. Tantz ! L’apologie de la danse, version klezmer et tzigane. Tout ce que la musique populaire des communautés d’Europe de l’Est a pu inventer de dansant, d’entraînant se retrouve ici. « C’est sans aucun doute le programme le plus joyeux que j’ai jamais conçu, confirme Richard Schmoucler. Tout ici est habité d’une exceptionnelle pulsion de vie. » C’est aussi la virtuosité de chacun des musiciens du Sirba Octet qui habite ce florilège de balades, berceuses, danses virevoltantes, joyeux mélange de fêtes populaires et de cabaret. Toutes ces musiques, qui dessinent une carte des migrations des juifs et des tziganes venus de Roumanie, de Moldavie, de Russie, de Hongrie, s’enchaînent et fusent en un « ping-pong » effréné. Jean-Guillaume Lebrun À Talant (21) le 14 mars, Aix-en-Provence (13) les 11 et 12 avril, Lavaux (Suisse) le 24 juin, Enghien les Bains (95) le 21 novembre. Bernard Martinez Richard Schmoucler. « Toutes ces musiques sont profondément humaines, émotionnelles, transmissibles. » Peut-on parler d’une rencontre entre musiques savantes et populaires ? R. S.  : C’est la jonction de deux approches de la musique. Il y a une admiration réciproque  : chacun sait faire ce que l’autre ne sait pas faire. Souvent, les musiciens traditionnels ne lisent pas la musique mais en Roumanie les gamins dorment littéralement sur le cymbalum et, tout jeunes, ils apprennent les contretemps, d’abord hyper lentement, jusqu’à développer une virtuosité extraordinaire. Mêler tradition classique et orale comme nous le faisons, ainsi que des musiques issues de cultures différentes, c’est notre façon d’abolir les frontières. Nous sommes un ensemble « humanitaire ». Sirbalalaïka Dans la lignée de Sirba Orchestra !, un programme où le Sirba Octet retrouve la balalaïka d’Alexei Birioukov. Sans orchestre mais avec une énergie toujours aussi irrésistible. « La musique, c’est l’énergie à l’état pur. Dans ce programme, elle se nourrit d’elle-même. » Sirbalalaïka, en tressant les uns aux autres airs russes, mélodies tziganes, danses roumaines ou moldaves, fait vivre une musique tout en contrastes, dans ses rythmes comme dans ses émotions, de l’allégresse aux larmes. C’est ainsi que, d’au milieu de ces musiques festives ou mélancoliques, surgit Gayen zay in shvartze Reien (« ils marchent dans la pluie sombre ») , poignant chant du ghetto, douloureux et pourtant rempli de lumière. Jean-Guillaume Lebrun À Rambouillet (78) le 28 février, Perpignan (66) le 15 mai, Festival Classique au Vert à Paris (75) le 23 août, Festival Les Arts Renaissants à Toulouse (31) le 13 avril 2021. Cette jonction passe par un important travail d’arrangement. R. S.  : Sans arrangements, Sirba n’existerait pas. Sur chaque pièce, nous créons huit voix qui n’existent pas dans la version originale, tout en cherchant à garder l’âme de la musique, ce qu’elle raconte. Les arrangements sont vraiment un travail collectif, assez proche de ce que font les musiciens de jazz avec les standards. J’envoie des enregistrements à Cyrille Lehn, notre arrangeur, avec déjà des idées d’instrumentation, en pensant à chacun des musiciens, à leur talent spécifique. Cyrille, qui est professeur d’écriture au CNSM, a une culture, une palette stylistique que j’utilise au maximum. Notre travail repose aussi beaucoup sur l’instinct, l’instinct du rythme, de ce qui va fonctionner, de ce qui va surprendre, émouvoir, provoquer quelque chose. Diriez-vous que le Sirba Octet est le projet musical de toute une vie ? R. S.  : Non, mais mon projet le plus personnel, certainement. Mon objectif, en tant qu’artiste, a d’abord été de devenir le meilleur musicien d’orchestre possible ; jouer en orchestre, c’est être au cœur de la musique. Deuxième aspect de ma vie de musicien  : l’enseignement, qui est pour moi fondamental. J’ai été élevé dans la transmission, et je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui sans l’enseignement d’Ivry Gitlis. Enfin, Sirba, c’est le projet qui a trait à ma vie la plus intime. Pourtant, aujourd’hui, ce projet appartient à tout l’ensemble. On ne mène jamais à bout ses idées seul. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec et Jean-Guillaume Lebrun Sirba Orchestra ! Dialogue à trois autour des musiques traditionnelles de Russie et d’ailleurs  : au côté du Sirba Octet, un orchestre symphonique et un virtuose de la balalaïka. Aucun instrument ne révèle autant l’âme russe en musique que la balalaïka, instrument noble et populaire à la fois, dont la couleur si caractéristique nous rapproche encore un peu plus de l’atmosphère de cabaret russe que célèbre dans ce programme le Sirba Octet, rythmé par la verve ou la mélancolie de Kalinka, Les Yeux noirs ou Katioucha. Une atmosphère ici magnifiée par le dialogue avec l’orchestre  : « J’ai voulu mettre l’orchestre en valeur, montrer sa virtuosité, celle de ses instruments, souligne Richard Schmoucler. C’est un programme festif, collectif, autour de la rencontre de deux orchestres ». Jean-Guillaume Lebrun Avec l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté à Besançon et Montbéliard (25) les 11 et 12 janvier, avec l’Orchestre de Cannes (06) le 14 février, avec le WDR Funkhausorchester à Cologne (Allemagne) le 8 mai, avec l’Orchestre symphonique des Hauts-de-France à Cambrai (59) le 11 juillet. www.sirbaoctet.com classique/opéra 49 la terrasse 283 janvier 2020



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 1La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 2-3La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 4-5La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 6-7La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 8-9La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 10-11La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 12-13La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 14-15La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 16-17La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 18-19La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 20-21La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 22-23La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 24-25La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 26-27La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 28-29La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 30-31La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 32-33La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 34-35La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 36-37La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 38-39La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 40-41La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 42-43La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 44-45La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 46-47La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 48-49La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 50-51La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 52-53La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 54-55La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 56-57La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 58-59La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 60-61La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 62-63La Terrasse numéro 283 janvier 2020 Page 64