La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 42 la terrasse 283 janvier 2020 5 ,s.. : PfOgromme complut disponible sur Mn IN www.maine-orly.fr l'appli mobile Ville d'Orly lai rj Saison Culturelle LA CULTURE PROCHE DE VOUS 2 0 1 9 - 2 0 2 0 Théâtre LA VIE DEVANT SOI D’après Romain Gary (Émile Ajar) RODÉO THÉÂTRE – MISE EN SCÈNE SIMON DELATTRE Vendredi 31 janvier 20H30 (15 € -10 € ) Musique SOIRÉE ARABO ANDALOUSE Ensemble Andalou de Paris SOUS LA DIRECTION DU CHEF D’ORCHESTRE ABDELKRIM BENSID Samedi 22 février 20H30 (15 € -10 € ) Ciné spectacle Jeune public TAMAO Compagnie Mon Grand l’Ombre MISE EN SCÈNE SOPHIE LALOY ET LEILA MENDEZ Mercredi 26 février 14H30 (8 € -5 € ) Théâtre Jeune public UN ROI SANS RÉPONSE Compagnie XOUY CRÉATION COLLECTIVE DIRIGÉE PAR JEAN-BAPTISTE PUECH Mercredi 4 mars 14H30 (8 € -5 € ) Festival « ORLY TEMPS DANSE » du 6 mars au 24 avril 2020 Salle Aragon FOOTBALLEUSES BI-P ASSOCIATION, CHORÉGRAPHIE MICKAËL PHELIPPEAU Vendredi 6 mars 20H30 (15 € -10 € ) DANS L’ENGRENAGE COMPAGNIE DYPTIK, CHORÉGRAPHIE MICKAËL PHELIPPEAU Vendredi 13 mars 20H30 (15 € -10 € ) C’FRANC COMPAGNIE NO MAD, CHORÉGRAPHIE MEHDI SLIMANI Vendredi 27 mars 20H30 (15 € -10 € ) BALLET BAR COMPAGNIE PYRAMID, CHORÉGRAPHIE COLLECTIVE Vendredi 24 avril 20H30 (15 € -10 € ) Dans l’espace public (spectacles gratuits) Dimanche 29 mars 15H L’aimant (départ devant le centre culturel, 1 place Gaston-Viens, Orly) COMPAGNIE LES LÉZARDS BLEUS, CHORÉGRAPHIE ANTOINE LE MÉNESTREL 16H Fuera Fissa, square Ténine (face entrée école Joliot-Curie élémentaire) GROUPE TANGO SUMO, CHORÉGRAPHIE OLIVIER GERMSER CENTRE CULTUREL ARAGON-TRIOLET 1 PLACE GASTON VIENS - ORLY Réservez vos places en ligne sur www.mairie-orly.fr ou par téléphone au 01 48 90 24 24. Licences d’entrepreneur du spectacle au nom d’Isabelle Loursel N°1-1086721, n°1-1086722, n°1-1086723, n°2-1086719, n°3-108672 Salle Pleyel/Chor. Julien Lestel Dream de Julien Lestel. Théâtre Louis Aragon/Chor. Dimitri Hatton ET Satchie Noro Acqua Alta Magiciens des nouvelles technologies, Adrien M & Claire B proposent avec Acqua Alta un conte féérique à vivre en trois temps. Acqua Alta est l’histoire d’un couple, d’une femme et d’un homme confrontés à la montée des eaux. Des eaux couleur d’encre qui vont engloutir la première et pousser le second à sa recherche dans un monde fantastique. Largement reconnus depuis qu’ils critique Dream La chorégraphie forte, très physique de Julien Lestel nous emmène dans le monde d’un rêve qui n’a rien d’ensommeillé ! Julien Lestel, formé entre autres à l’Opéra de Paris, est un chorégraphe qui forge à partir du vocabulaire classique une danse impétueuse et très personnelle. Dream est une chorégraphie puissante et viscérale, très organique, qui réunit sur le plateau onze danseurs de très haut niveau. Plutôt qu’une longue rêverie, Dream s’attache à évoquer ce qui nous traverse et nous émeut dans une physicalité très affirmée, pour ne pas dire exacerbée. Nous sommes très loin des créatures immatérielles que laisserait supposer un tel titre, sauf dans un pas de deux néoclassique d’un lyrisme haletant, très sensuel, auquel répond le duo de la fin, sorte de corps à corps plus tendre, original et contemporain. Entre ces deux pôles, des ensembles complexes, très structurés, se déploient dans une suite de séquences apparemment sans lien entre elles, le rêve étant prétexte à chorégraphier les pulsions et les passions, les peurs et les désirs. Ruptures désirées Mais c’est l’amour qui demeure le fil conducteur de Dream, comme le laisse entendre la chanson de Nina Simone, I get along without you very well, dansé par une superbe soliste. La musique, partie prenante de ce rêve éveillé, a été écrite majoritairement par le compositeur islandais JóhannJóhannsson. Acqua Alta d’Adrien M & Claire B. Sa disparition prématurée en 2018 a sans doute poussé Julien Lestel à demander à Ivan Julliard, qui est également danseur dans sa compagnie, de créer des musiques additionnelles qui donnent un tour plus mélodique à la partition très percussive de Jóhannsson. Mais ce mélange étonnant correspond bien à la démarche du chorégraphe, dans la mesure où sa « recherche est centrée sur la création d’une gestuelle fluide sans retenue, mais aussi de mouvements brisés avec rupture de rythme afin que le spectateur puisse être emmené vers une émotion et en même temps entraîné dans une dynamique où se côtoient puissance, sensualité et poésie mises en valeur par les interprètes. ». Traversée par l’irruption d’Alexandra Cardinale, telle une apparition hiératique, baignée par les éclairages contrastés de Lo-Ammy Vaimatapako, la pièce de Lestel nous fait parcourir un monde inconnu. Agnès Izrine Salle Pleyel, 252 rue du Faubourg-Saint- Honoré, 75008 Paris. Le 16 janvier 2020 à 20h00. Tél. 08 92 97 60 63. Et au Casino Barrière d’Enghien-les-Bains, 3 av. de Ceinture. Le 18 janvier 2020 à 20h30. Tél. 01 39 34 10 80. Durée 1h20. ont collaboré à l’immense succès de Mourad Merzouki Pixel, Adrien Mondot et Claire Bardainne proposent une expérience singulière et fascinante à vivre en trois temps. Un spectacle, d’abord, mêlant à la danse de Dimitri Hatton et Satchie Noro des images numériques vivantes. Un livre pop-up, ensuite, qui s’anime grâce à la réalité augmentée. Une expérience de réalité virtuelle, enfin, où l’une des scènes est vécue de façon immersive grâce à un casque individuel. Delphine Baffour Théâtre Louis Aragon, 24 bd de l’Hôtel-de- Ville, 93290 Tremblay-en-France. Le 25 janvier à 19h. Tél. 01 49 63 70 58. Durée  : 55 mn. Dès 8 ans (13 ans pour la réalité virtuelle). Philippe Escalier/Cie Julien Lestel Romain étienne
focus Danse à L’Onde  : trois rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte ! Après un festival Immersion entièrement consacré à l’art chorégraphique cet automne, L’Onde, devenue Scène d’Intérêt National pour la danse, continue en ce début d’année de créer l’événement avec une programmation de haut vol. En témoigne la venue de Joanne Leighton avec le magnifique Songlines qui, sur la superbe partition de Terry Riley, décline le geste fondateur de la marche en s’inspirant de la culture aborigène. Deux interprètes d’exception seront plus tard à l’affiche. Shantala Shivalingappa, d’abord, interprétera le fascinant solo aSH écrit pour elle par Aurélien Bory. Patricia Guerrero, ensuite, déclinera son flamenco explosif dans Distopia. chor. Joanne Leighton Sur un sol entièrement rose brille un miroir rond, tel une petite étendue d’eau. Sept danseurs éclairés par un halo de lumière forment une ronde, immobile. Au-dessus de leurs têtes, domine de vastes et délicats branchages métalliques, toiles d’araignée ou voie lactée. Un pas en avant, un pas en arrière, imperceptiblement le mouvement naît en même temps que la vie, le cercle se serre puis s’étend, un chœur bat, à l’unisson. Commence alors un long et merveilleux voyage, un flux de gestes perpétuel, ininterrompu, fascinant. Sans cesse et imperceptiblement le mouvement se transforme en se répétant, se déploie en lignes ou formes circulaires, en vagues ou en essaims, s’accélère ou ralentit. Un merveilleux voyage On rencontre en chemin des danses rituelles, populaires, enfantines, l’effort, le travail, l’épuisement comme la plus grande exultation. Tantôt la danse semble littéralement fusionner avec la superbe partition minimacritique Songlines S’inspirant des « sentiers chantants » des aborigènes et déclinant des gestes simples comme la marche, Joanne Leighton épouse la musique de Terry Riley et fait naître un flux ininterrompu et fascinant de mouvements. Laurent Philippe liste In C de Terry Riley, tantôt elle imprime son rythme sur la trame musicale. Captivé, l’on croit ressentir les mouvements dans son propre corps, dans cette relation kinesthésique rare que parvient à faire advenir Songlines de Joanne Leighton, un voyage envoûtant. entretien/Joanne Leighton à la recherche des sentiers chantants Songlines, magnifique pièce de Joanne Leighton, crée une relation unique avec les spectateurs.. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour Songlines ? Joanne Leighton  : Cette pièce est le deuxième volet d’un triptyque entamé avec 9 000 pas, elle s’inscrit dans sa continuité. J’y poursuis mon travail sur ce mouvement fondateur qu’est la marche. Je compose à partir de gestes de la vie courante partagés par tous, comme marcher mais aussi s’assoir, se tenir debout. Ce faisant, je cherche à créer une relation presque kinesthésique avec le public. La marche m’a amenée aux songlines, les « sentiers chantants » des aborigènes qui sillonnent la terre australienne, parcourent des milliers de kilomètres, et sont préservés de l’oubli par des chants et des danses. L’objet de ce spectacle est d’interroger ce que peuvent être ici, dans une Europe traversée par de grandes vagues migratoires, nos « sentiers chantants ». Comment pouvons-nous, nous aussi, utiliser la danse pour raconter un imaginaire attaché à l’idée de chemin ? La gestuelle de Songlines me paraît à la fois très humaine et très organique. On y décèle des mouvements de la vie quotidienne, des danses, mais aussi comme une nature en mouvement. J.L.  : Les danseurs de Songlines sont sept individualités qui par leurs mouvements communs forment un collectif. Leurs gestes, qui ne sont pas exactement les mêmes d’un interprète à l’autre, sont répétés avec de légères variations. L’idée de chemin est dans D. R. « L’idée de chemin est dans le mouvement même, qui migre pour en faire advenir un nouveau. » le mouvement même, qui migre pour en faire advenir un nouveau. Les interprètes sont ensemble dans cet élan et c’est le collectif qui créé la migration des pas. Ces gestes reliés les uns aux autres, sans que l’on distingue ce qui mène de l’un à l’autre, donnent ce sentiment organique. Cette absence de rupture du début à la fin produit également une sorte de transe. Les danseurs doivent Joanne Leighton. Pour créer cette pièce, la chorégraphe belge installée en France s’est replongée dans ses racines et ses premières années australiennes. Sur un parterre rose évoquant les lacs de son enfance, elle revisite la mythologie aborigène qui a marqué ses premières années. Les songlines sont des sentiers qui sillonnent la terre, inscrits dans le paysage par des êtres totémiques, créant des chemins conservés jusqu’à nos jours dans une tradition orale par le chant et la danse. Sans emprunter à cette culture son folklore, elle interroge ce que peuvent être, ici et maintenant, nos « sentiers chantants ». Delphine Baffour Le 17 janvier à 20h30. échauffement du spectateur à 19h. être dans un état de présence très active, dans un état d’éveil extrême pour pouvoir danser cette pièce. De plus, comme les aborigènes qui convoquent la mémoire des êtres totémiques, les temps originels, en parcourant leurs sentiers, je souhaite avec Songlines interroger une certaine mythologie des mouvements signifiants de notre histoire de la danse, témoigner de la forte capacité de la danse à nous rassembler. Pourquoi avez-vous choisi la partition In C de Terry Riley et à quel moment du processus créatif ce choix est-il intervenu ? J.L.  : Créer sur une musique ne m’intéresse pas, je le fais rarement. Je préfère d’abord élaborer des idées, faire des recherches avec les danseurs. Puis au fur et à mesure du processus les choix de musique, de costumes, de lumières interviennent. Dans le cas de Songlines, la partition chorégraphique était entièrement écrite quand In C s’est imposé à Peter Crosby, avec lequel je travaille très étroitement, et moi comme une évidence. C’était comme si la danse avait été écrite sur cette musique. La partition d’In C est composée de 35 phrases musicales. Ses interprètes répètent autant de fois qu’ils le veulent chacun de ces motifs avant de passer au suivant. Les écritures musicales et chorégraphiques sont donc assez similaires et nous avons fait tout un travail pour que les deux langages progressent en même temps, dialoguent idéalement. La présence de la danse fait entendre la musique différemment, comme la musique permet de voir la danse différemment. In c de Terry Riley est réputée être la première pièce du mouvement minimaliste, répétitif, c’est une œuvre extraordinaire que l’on n’a pas très souvent l’occasion d’entendre. Propos recueillis par Delphine Baffour Aglaé Bory Oscar Romero chor. Aurélien Bory aSH Shantala Shivalingappa dans aSH. Après ceux de Stéphanie Fuster et Kaori Ito, Aurélien Bory clôt sa trilogie de portraits avec un opus dédié à Shantala Shivalingappa, danseuse à l’impressionnant parcours, du Kuchipudi à Pina Bausch ou Sidi Larbi Cherkaoui. Elle se tient face à un fond de scène totémique, une vaste toile de papier mouvante, parfois menaçante, tout en vibrations visuelles et sonores. Le chorégraphe rappelle que le titre de la pièce évoque les initiales de Shantala, mais aussi Shiva, dieu de création et de destruction, dont la peau est couverte de cendre. Dans une atmosphère de clair-obscur, l’art intense de Shantala exprime des rites fragiles et tenaces, d’une grâce sublime. Agnès Santi Les 4 et 5 février à 20h30. échauffement du spectateur le 4 février à 19h. chor. Patricia Guerrero Patricia Guerrero. Distopia Patricia Guerrero, qui commença à se former dès trois ans dans l’école de sa mère et découvrit la scène à peine cinq ans plus tard, fut une danseuse précoce et surdouée avant de devenir une artiste multi-primée, interprète de Carlos Saura ou d’Andrés Marín. Aujourd’hui chorégraphe, elle développe un flamenco moderne, explosif, original. Avec Distopia, créé lors de la dernière Biennale de Séville, elle met en scène une fiction d’un genre cher à Georges Orwell. Dans cette dystopie dépeignant une société faussement idéale où cauchemar et réalité se confondent, une femme évolue comme emprisonnée dans un carcan. Son corps exulte, vibre, « tel un animal rugissant ». Delphine Baffour Le 28 mars à 20h30. Bal castillan à l’issue du spectacle. L’Onde Théâtre Centre d’art, 8 bis av. Louis-Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay. Tél. 01 78 74 38 60. www.londe.fr danse 43 la terrasse 283 janvier 2020



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