La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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danse 38 la terrasse 283 janvier 2020 Atelier de Paris CENTRE DE DÉVELOPPEMENT CHORÉGRAPHIQUE NATIONAL Valeria Giuga Rockstar 24 et 25 janvier Lotus Eddé-Khouri & Christophe Macé Structure-couple  : Fatch & Boomerang 6 et 7 février Nina Santes Pyrame et Thisbé & A Leaf 6 et 7 mars Claire Jenny T’es qui toi ? À partir de 2 ans du 26 au 28 mars Madeleine Fournier Labourer 25 avril Centre Culturel La Norville Danse au Théâtre de la Bastille du 24 février au 7 mars 20 20 ANS JUNE EVENTS 14 e édition 3 — 27 juin Festival autour de la francophonie pour les 20 ans de l’Atelier de Paris avec des artistes venues de Belgique, Bénin, Burkina Faso, France, Liban, Mali, Québec, Sénégal, Suisse, et des territoires ultramarins Rendez-vous ouverts à tou∙te∙s Ateliers de pratique Rencontres autour des spectacles Open studio masterclasses Projets participatifs 0 Cartoucherie Paris 12 e 01 417 417 07 — atelierdeparis.org Alan Algee Film/Réalisation Alla Kovgan région/Centre Chorégraphique National de Nantes/Festival Festival Trajectoires Le festival impulsé par le CCN de Nantes il y a trois ans tient là sa vitesse de croisière, pour 10 jours où la danse s’explore sous toutes ses facettes. Jean-Baptiste André crée Deal avec Dimitri Jourde au Festival Trajectoires. C’est l’effervescence à Nantes et dans sa région dès le 10 janvier. Voici donc un festival qui n’a jamais aussi bien porté son nom  : la danse circule et prend tous les chemins de traverse, embarque le public dans des cheminements insolites, tant dans les esthétiques qu’elle propose que dans les lieux qu’elle investit. Côté créations, on aime à Trajectoires rassembler sur un même plateau des artistes de haute volée  : on suivra de près le duo formé par Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde (Deal), la Vague intérieur vague de Julie Nioche, ou les Conversations d’Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou avec Sofian Jouini et Selim Ben Safia. Yuval Pick, quant à lui, invite Jean Sébastien Bach En ré mineur pour une Première française. Sinon, rendez-vous, parmi les 50 propositions du festival, au musée, à la bibliothèque ou à l’école avec Gabriel Um, ou au Château des Ducs de Bretagne avec une variation sur le Passo d’Ambra Senatore ! Nathalie Yokel Centre Chorégraphique National de Nantes, 23 rue Noire, 44000 Nantes. Du 10 au 19 janvier 2020. Programmation, information, réservation  : www.festival-trajectoires.com critique Cunningham Il y eut le Pina de Wim Wenders, il y aura le Cunningham d’Alla Kovgan. Pour l’utilisation de la 3D, bien sûr, mais surtout pour sa plongée dans une œuvre et dans une époque, laissant la part belle à la parole du chorégraphe. C’est le danseur français Ashley Chen qui ouvre le film avec Idyllic song, solo de Merce Cunningham chorégraphié en 1944. Face caméra avec effet de travelling et de zoom, il habite la danse du maître américain dans un long tunnel berlinois déserté pour l’occasion. Cette première séquence montre la dimension à la fois coopérative et internationale du film, en préparation depuis 2013 entre New-York, Paris et Berlin, avec la collaboration de Robert Swinston, directeur du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, et avec une grande attention portée au remontage des pièces dans des contextes particuliers. Ainsi l’on se promène sur les toits de Westbeth, où se trouvait le studio de Merce Cunningham, profitant d’une vue aérienne époustouflante de New York, au cœur d’une forêt de pins immensément hauts (Rune), ou dans un parc arboré Association W (Suite for two). Les intérieurs sont eux aussi particulièrement soignés, comme dans la lumière tamisée d’un moucharabieh (Crises), dans une friche industrielle ou une salle de concert de Hambourg. C’est là la force des images de la réalisatrice Alla Kovgan, qui fonctionnent autant en 3D qu’en 2D  : rejouer la stricte chorégraphie ou l’event, mais dans un environnement qui réinvente le regard que l’on peut porter sur l’œuvre, sans jamais la dénaturer. Images nouvelles et archives essentielles Avec une donnée supplémentaire, quand la caméra circule au plus proche des corps, renouvelant notre expérience de spectateur. Le documentaire n’est pas un hommage ou un retour hagiographique sur l’œuvre d’une vie  : il s’attache – et c’est un vrai parti pris de Ile-de-France/Micadanses/Festival Faits d’hiver Le festival, qui réunit 12 lieux franciliens et 20 créateurs, s’ouvre magistralement avec la dernière création de Bernardo Montet. Mon âme pour un baiser, un huis clos de Bernardo Montet. Créée en juin dernier à Tours, Mon âme pour un baiser a fédéré autour de Bernardo Montet les danseuses Suzie Babin, Nadia Beugré et Isabela Fernandes Santana avec la dramaturge Patricia Allio. Des femmes à la parole puissante, qui, dans un huis clos aussi alarmant que sensible, invitent à regarder la fureur du monde qui gronde en leur intimité comme en leur conscience politique. Même force et même figure de femme chez Teresa Vittucci dans Hurt me tender, qui poursuit le festival avec son troisième travail en solo. Cette 22 e édition de Faits d’hiver s’offre comme un instantané quasi photographique des vibrations de soi et de notre société, à travers l’émeute (Thomas Chopin), les fantômes qui nous habitent (Nach), les souvenirs qui nous constituent (Valérie Giuga, Nathalie Pubellier)… Bien sûr, on ne manquera pas XYZ ou comment parvenir à ses fins, la der des der selon Georges Appaix… avant de retrouver, pour clore l’événement, la Carte blanche noire de Bernardo Montet qui donne la parole à différents artistes. Nathalie Yokel Micadanses, 15 rue Geoffroy-L’Asnier, 75004 Paris. Du 13 janvier au 8 février 2020. Tél. 01 72 38 83 77. Chill Okubo
Mko Malkshasyan Christophe Raynaud de Lage Melissa Toogood et Ashley Chen dans le plus pointilliste Summerspace jamais réalisé. la réalisatrice – à une période très précise du travail de Merce Cunningham, entre 1942 et 1972. Soit celle de l’éclosion puis la consolidation de sa démarche, et de ses rencontres et collaborations essentielles avec John Cage et Robert Rauschenberg, avant que ne se renouvelle son équipe de danseurs de la première heure et qu’il consacre lui-même une partie de ses recherches à l’image (vidéo et nouvelles technologies). Il repose également sur la parole du chorégraphe et des archives pour certaines inédites, qui jalonnent le documentaire et viennent parfois en surimpression des images actuelles. La réalisatrice va droit critique au but dès le début du film, pour mieux nous rappeler d’emblée la pensée de Cunningham  : « Je n’ai jamais été intéressé par la danse qui renvoie à un sentiment, ou en un sens, qui exprime la musique. La danse ne renvoie à rien, elle est ce qu’elle est  : une expérience visuelle totale », nous dit-il. Et ça fait toujours autant de bien de l’entendre. Nathalie Yokel Cunningham, d’Alla Kovgan, au cinéma le 1er janvier 2019, en 2D et 3D dans les salles équipées. Family machine Chaillot-Théâtre National de la Danse/Chor. et mes Brigitte Seth ET Roser Montlló Guberna Les piquantes Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna poursuivent leur compagnonnage avec Gertrude Stein en adaptant avec finesse son long roman moderniste The making of Americans. Family machine de Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna. Après avoir dessiné son portrait l’année dernière, les deux directrices de la Compagnie Après minuit reviennent sur le cas Gertrude Stein en adaptant à la scène The making of Americans. Dans ce roman la poétesse, dramaturge et collectionneuse d’art retrace à travers l’histoire de sa propre famille celle des pionniers américains et de leurs descendants, mêlant à ce récit ses pensées. Adapter cette œuvre longue d’un millier de pages, réputée peu lisible, est un pari risqué. Mais Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna relèvent le défi haut la main, semblant tirer de ce texte et de l’écriture répétitive et musicale de celle qui inventa le « cubisme littéraire » leur essence. « Chacun a une vie de famille » Sur le plateau une grappe humaine, famille en mouvement, sillonne sans relâche un sol recouvert de tourbe, disant la migration mais aussi l’inlassable course du temps. Des personnages, grands-parents, parents, enfants, s’en extraient pour livrer des moments de vie, des espoirs mâtinés de craintes des pionniers au destin embourgeoisé de leurs descendants. Et quand les mots ne suffisent plus c’est la danse qui prend le relai. Brigitte Seth, elle, disserte sur la famille, ses codes, ses rôles, campant une Gertrude Stein irrésistible de malice et d’ironie mordante. Dans ce spectacle touchant et généreux, à la mise en scène aussi intelligente qu’élégante, les sept comédiens-danseurs se montrent tous excellents. Delphine Baffour Chaillot-Théâtre National de la Danse, 1 place du Trocadéro, 75016 Paris. Les 22, 24 et 25 janvier à 19h45, le 23 janvier à 20h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h45. Spectacle vu au Quai, Angers. Également le 27 février à la Scène nationale d’Orléans et du 31 mars au 3 avril au Théâtre de la Croix Rousse, Lyon. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr ISRAEL GALVÁN SYLVIE COURVOISIER CORY SMYTHE ISRAEL GALVÁN COMPANY LA CONSAGRAÇIÓN DE LA PRIMAVERA 7 - 15 JANVIER 2020 LE THÉÂTRE DE LA VILLE AU 13 EME ART Le Sacre du printemps, œuvre culte de Stravinski inspire la danse fulgurante d'Israel Galván, le maître incontesté du flamenco theatredelaville-paris.com danse 39 la terrasse 283 janvier 2020



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