La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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danse 36 la terrasse 283 janvier 2020 TLA ZIM A Tremblay-en-France L'AU:011E FRATEWNI III 11111111e I THÉÂTRE LOUIS ARAGON "il ! PnRCIIMPnis rileet ItetlYar Théâtre Louis Aragon Spectacles 31 jAn, 1er FéV. Deal jean-baptiste andré et dimitri jourde Processus Cirque Un partenariat sacd avec l’Académie Fratellini 7 MArS l’orée jean-baptiste andré et eddy pallaro Création Concordan(s)e #14 25 AVril ScrewS alexander vantournhout Parc de la Poudrerie, Sevran-livry Yin cie monad Festival Rencontre des Jonglages Avec la Maison des Jonglages, scène conventionnée de La Courneuve duofluo - design graphique — crédit photos  : Compagnie EquiNote Florian Jeandel cirque 2020 résidence 18-20 jean-Baptiste André Création de Deal et de L’Orée, Masterclass à l’Académie Fratellini, Millefeuille en lycées à Tremblay-en-France, Sevran, Villepinte... Festival de cirque le Chapiteau Bleu 6 et 7 juin Parc du château bleu, Tremblay-en-France Un week-end, des spectacles gratuits en plein air et sous chapiteau avant la nuit D’aprèS cie equinote Bakéké Fabrizio rosselli parFoiS ilS crient contre le vent compagnie cabasse HeaDSpace electric circus... et toute la programmation en mars 2020 ! Tremblay-en-France Scène conventionnée d’intérêt national Art et création > danse 24, bd de l’Hôtel-de-Ville 93 290 Tremblay-en-France www.theatrelouisaragon.fr - 01 49 63 70 58 Région 311-uodeFrance danse Kind MAC de Créteil, hors les murs du Théâtre de la Ville/Chor. Peeping Tom Entre danse et théâtre corporel, Peeping Tom crée des spectacles époustouflants, perturbants, surréels, et des chorégraphies qui défient l’imagination. Kind est de de ceux-là ! C’est la fin de la deuxième trilogie pour le collectif Peeping Tom composé de Franck Chartier et Gabriela Carrizo. Si la première Suresnes/Festival s’intéressait au territoire familier (Le Jardin, le Salon, Le Sous-Sol), la deuxième scrute les histoires de famille avec Vader (Père), Moeder Suresnes Cités Danse Concentrée sur quatre week-end exceptionnels, la 28 e édition de Suresnes Cités Danse est accueillie au Théâtre André-Malraux de Rueil-Malmaison, pour cause de travaux. Soyons Fous, c’était le titre de la création de Salim Mzé Hamadi Moissi, le chorégraphe comorien repéré l’an dernier à Suresnes Cités Danse. Cette année, il ouvre le festival avec la création Massiwa (Les Iles). Soyons fous, c’est aussi le credo d’Olivier Meyer, directeur du Théâtre de Suresnes Jean-Vilar et de ce Festival, comme rempart à une liberté menacée par les remous de notre temps. C’est aussi pourquoi il a choisi la photo de Zineb Boujema, interprète de Bouziane Bouteldja dans Telles Quelles/Tels Quels, qui représente « l’audace, l’humanité, l’émancipation et la puissance féminine », dans un pays, le Maroc, où il est encore difficile de danser quand on est une femme, qui plus est d’origine africaine ! Ces deux créations, produites par le festival, sont donc emblématiques d’une vision, fruits de la rencontre entre différents univers chorégraphiques et musicaux dans un esprit qui conjugue fidélité aux artistes et découverte de nouveaux talents. Si Massiwa ouvre de nouveaux horizons à la danse hip hop en s’inspirant de danses traditionnelles comoriennes comme le wadaha, le shigoma ou le biyaya sur des rythmes afro ou classiques, Telles Quelles/Tels Quels, convoque des danseurs français et marocains pour questionner l’égalité des sexes, et l’identité des jeunes générations dans un monde globalisé qui plonge tout le monde dans un même remix. Kind de Peeping Tom. Affiche de Suresnes Cités Danse 2019, interprète, Zineb Boujema. Retours à la danse À découvrir, les créations en miroir d’Abou Lagraa et Nawal Lagraa aït Benalla intitulées Premier(s) Pas. À la racine de ce formidable projet, l’idée de « donner une nouvelle chance pour revenir à la danse » à des interprètes ayant traversé des difficultés professionnelles de toutes sortes, avec la complicité des Fondations Edmond de Rothschild. Six femmes et quatre hommes ont été sélectionnés parmi 720 candidatures pour participer à cette expérience d’envergure qui réunit deux créations  : celle de Nawal sur une musique d’Olivier Innocenti à partir de l’Agnus Dei de Samuel Barber, et celle d’Abou, sur les Sonates pour violon de Bach jouées sur le plateau par Hélène Schmitt. Butterfly, la nouvelle création de Mickaël Le Mer est un ballet éblouissant, fluide et aérien, où trois danseuses et six danseurs virevoltent avec l’élégance de papillons aussi fragiles qu’un souffle de soleil. Flirtant avec l’abstraction, sensible mais sans jamais renoncer à la virtuosité tonique, à la fulgurance et à l’urgence du break, sa danse ose la sensualité et les envols. Enfin, cette 28 e édition de Suresnes Cités Danse sera l’occasion de revoir Vertikal, de Mourad Merzouki et ses dix danseurs époustouflants, qui planent et tournoient sur la musique d’Armand Amar. Agnès Izrine Théâtre de Suresnes Jean Vilar au Théâtre André-Malraux de Rueil-Malmaison, 9 place des Arts, 92500 Rueil-Malmaison. Du 11 janvier au 2 février 2020. Tél. 01 46 97 98 10. Julien Benhamou - Conception graphique  : Adeline Goyet Olympe Tits
(Mère) et Kind (Enfant) son dernier opus. Et dans ce rôle, c’est la mezzo-soprano de 55 ans, Euridike De Beul, qui s’y colle, en petite fille trop grande qui réunit en un seul personnage l’innocence d’un chaperon rouge à bicyclette et l’effroi suscité par tous les loups imaginables. Comme toujours, Gabriela Carrizo et Franck Chartier nous offrent un paysage avec vue plongeante dans les méandres de l’inconscient. Ce troisième volet se focalise sur les émotions cachées que peuvent dissimuler des constellations familiales, vues cette fois à travers le regard d’un enfant. Dans ce monde-là, il y a des rochers qui s’écroulent et des forêts plus sombres que la nuit, des rêves cruels, des personnages qui sont des choses, et des objets qui s’animent brusquement. Rêves ou cauchemars ? On retrouve dans Kind tout l’univers de Peeping Tom, des décors hyperréalistes pour des tableaux surréalistes, des randonneurs étranges, une biche perchée sur hauts talons, un bébé sapin malheureux… Sur fond de collages musicaux (Euridike peut « tout » chanter !) de Wagner à Janis Joplin, Peeping Tom touche au cœur de nos problématiques actuelles. À savoir, dans ce monde où la violence ne peut qu’augmenter, où la planète étouffe, faut-il encore enfanter ? Mais la pièce interroge aussi la difficile construction d’un individu. Comment les enfants expriment-ils des craintes liées à la perte de repères, par exemple quand les parents sont absents ? Comment remanient-ils des situations traumatiques ? Comment échappent-ils au pire par le jeu ou l’illusion ? Le tout est porté, comme d’habitude, par une troupe de danseurs aussi virtuoses qu’exceptionnels et par quelques figurants recrutés sur place. Agnès Izrine Maison des Arts de Créteil, dans le cadre de la programmation Hors les Murs du Théâtre de la Ville, place Salvador-Allende, 94000 Créteil. Du 29 au 31 janvier à 20h00. Tél. 01 45 13 19 19. Photo  : Ben Zank Nils Schlebusch Maya Beyer et Wendy Whelan dans The Day chorégraphié par Lucinda Childs. 4 e Biennale d’art flamenco David Coria/David Lagos Ana Morales Tomatito Olga Pericet Eva Yerbabuena Rocío Molina Marie-Agnès Gillot/Andrés Marín/Christian Rizzo entretien/Lucinda Childs The Day Théâtre de la Ville - Espace Pierre Cardin/Chor. Lucinda Childs Lucinda Childs est au cœur d’un projet qui l’unit à la « déesse du violoncelle » Maya Beiser et à la danseuse étoile du New York City Ballet Wendy Whelan, sur une composition de David Lang en hommage aux victimes du 11 septembre, intitulée The Day. Quand Maya Beiser vous a-t-elle contactée pour participer à ce projet ? Lucinda Childs  : Elle m’a contactée il y a deux ans, car avant de nous lancer dans ce projet, nous avons beaucoup parlé. Maya était déjà très investie, et avait déjà engagé Wendy Whelan, une merveilleuse danseuse étoile du New York City Ballet, que j’admire énormément. Elle avait déjà travaillé sur les partitions de David Lang. J’ai donc écouté ces musiques et les ai trouvées très intéressantes. Et Maya elle-même est une très belle et fabuleuse musicienne sur scène. Une partie de mon travail de chorégraphe a été de voir comment ces deux artistes pouvaient occuper l’espace du plateau, le partager, et échanger leurs positions selon les deux parties distinctes de la pièce. Comment avez-vous travaillé ce rapport entre la musicienne et la danseuse, car en voyant des extraits de la pièce on remarque une tension très forte entre les deux ? L.C.  : La musique est en deux parties. World to Come, la deuxième partie, est très abstraite, alors que The Day, la première partie, qui rassemble des phrases issues d’internet qui interviennent toutes les six minutes et racontent le souvenir le plus marquant d’un grand nombre de personnes, est très affective. Nous avons travaillé ensemble lors de chaque répétition et avons trouvé un mode de coexistence entre les deux artistes. Bien qu’il n’y ait aucun contact physique entre elles, ces deux interprètes sont très connectées. Elles ont une présence très forte, au sens émotionnel du terme, elles sont d’une grande sensibilité l’une envers l’autre. En quoi ce thème autour du 11 septembre vous a-t-il particulièrement touché ? L.C.  : Je pense que tout le monde, y compris en France, a un souvenir de ce jour-là. Dans la pièce, c’est une réflexion diffuse, construite surtout par le compositeur David Lang qui a reçu une commande autour de cet événement. Il se sentait investi d’un devoir pour que « Les deux interprètes Maya Beiser et Wendy Whelan sont d’une grande sensibilité l’une envers l’autre. » ces gens qu’il ne connaissait pas ne tombent pas dans l’oubli. C’est pourquoi il a eu cette idée de phrases postées sur internet ou les réseaux sociaux, comme une litanie de souvenirs uniques appartenant à des inconnus. Il y a beaucoup de femmes dans cette production, la musicienne, la scénographe, la danseuse, vous en tant que chorégraphe, la créatrice lumière, la costumière, la vidéaste…L.C.  : Oui. Et ça a été un réel atout. C’était important pour la collaboration, pour le travail, pour se comprendre les unes et les autres, c’était fluide, très confortable pour trouver des solutions. En fait, c’était bien ! Propos recueillis par Agnès Izrine Espace Pierre Cardin (Théâtre de la Ville), 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 24 janvier au 6 février. Tous les jours à 20h00, sauf dim. 26 à 15h00. Relâche lundis. Tél. 01 42 74 22 77. Durée 1h00. 26 janvier – 13 février 2020 1 place du Trocadéro, Paris www.theatre-chaillot.fr danse 37 la terrasse 283 janvier 2020



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