La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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la terrasse 283 janvier 2020 focus – Odyssées en Yvelines IV entretien/Anne Nguyen « Cette pièce raconte la construction d’un bonhomme en marge. » Le Procès de Goku, la liberté de la création en question Texte, chor. et mes Anne Nguyen/à partir de 13 ans Anne Nguyen est l’une des chorégraphes phare du hip-hop hexagonal. Elle crée Le Procès de Goku, une pièce de théâtre dansée tout aussi drôle que philosophique à destination des adolescents. Le Procès de Goku est une pièce de théâtre dansée. C’est la première fois que vous écrivez un texte pour la scène, pourquoi avoir choisi ce medium ? Anne Nguyen  : Mes pièces sont habituellement uniquement chorégraphiques, même s’il m’est arrivé d’y faire des incursions de texte et si j’ai déjà écrit par ailleurs, notamment des poèmes et des articles sur la danse. Lorsque le CDN de Sartrouville m’a commandé une pièce, me laissant carte blanche avec pour seule contrainte de jouer dans une salle de classe, j’ai réfléchi à cette formidable opportunité qui m’était offerte de partager avec des jeunes pendant près d’une heure. L’utilisation du texte m’a paru importante. Ils sont à un âge où il y a tellement de choses à dire, et tellement de choses aussi qu’on a du mal à leur dire via les media traditionnels. Mais évidemment il n’y a pas que du texte, il y a aussi beaucoup de danse. Pouvez-vous nous en résumer l’intrigue ? A. N.  : Le procès de Goku est un spectacle surprise. Les élèves sont dans leur salle de classe pensant que leur professeur va arriver mais c’est en fait un comédien jouant un juge qui s’introduit avec fracas, tape sur le bureau avec son marteau et fait entrer un accusé, un danseur nommé B-boy Goku qui se retrouve propulsé là, totalement déboussolé. Il lui est reproché d’avoir exécuté un mouvement, le King loop step, déposé par un autre danseur et qui relève donc du code de la propriété intellectuelle. Goku est en infraction parce qu’il a plagié. S’il reconnait aisément avoir effectué ce pas qu’il adore, il ne se sent pour autant pas coupable et tente de convaincre le juge que cela ne pose aucun problème. De son côté, le juge essaye de faire comprendre à Goku que le droit d’auteur est une protection du potentiel créatif de chaque individu. Les élèves, quant à eux, sont les jurés de ce procès, ils sont interpellés régulièrement et amenés à voter vers la fin du spectacle. Le nom B-boy Goku fait référence à Son Goku, le héros de Dragon entretien/Karim Messaoudi Portrait chinois, celui d’un bonhomme qui ne sait pas se tenir Conception Karim Messaoudi/à partir de 9 ans Avec la création de Karim Messaoudi, Odyssées en Yvelines propose à ses jeunes spectateurs une virée du côté du nouveau cirque. Un portrait acrobatique plein de vie, jusqu’à la démesure. En alternance avec l’acrobate Thibault Brignier, vous incarnez dans Portrait chinois un personnage désigné par un seul « K ». Lettre qui fait aussi office de titre de votre précédente création, réalisée avec le groupe Kurz Davor. Quel est le lien entre ces deux spectacles ? Karim Messaoudi  : Lorsque le Théâtre de Sartrouville m’a proposé de créer une pièce pour son festival Odyssées en Yvelines, j’étais en plein travail avec Kurz Davor. J’avais la sensation de ne pas avoir tout dit de K, et de pouvoir encore creuser cette figure. Car plus qu’un personnage, K est une figure définie par ses gestes, par ses actions souvent démesurées. Dans Portrait chinois, je la prends à un autre moment de sa vie, plus tôt. Cette pièce raconte la construction d’un bonhomme en marge. En quoi le cirque est-il selon vous adapté à l’expression de la marginalité ? K.M.  : Je crois que grâce à son expressivité physique, le cirque peut représenter ce qui se passe dans le corps de nombreuses personnes en marge de la société. Dans Portrait chinois, Thibault Brignier ou moi donnons à voir un être traversé par des désirs plus grands que lui. Pour faire écho à l’imaginaire des jeunes à qui je m’adresse, je me suis nourri entre autres des comportements d’un personnage de manga  : Naruto, une espèce de ninja cancre. L’univers de Miyazaki, réalisateur japonais de films d’animation, m’a aussi beaucoup inspiré pour mon rapport aux objets, qui ont souvent une vie « extra-normale ». Cela grâce au plateau rond rotatif qui vous tient lieu de piste. K.M.  : En effet. Déjà présent dans K, ce dispositif de deux mètres de diamètre permet de créer de nombreuses situations de jeu. Il m’aide à donner corps à ce bonhomme qui ne sait pas vraiment se tenir, ni s’ancrer dans une réalité. Avec Karim Messaoudi. Anne Nguyen. « Faire comprendre que juger des choses complexes fait appel à des valeurs profondes qu’il faut interroger. » D. R. Philippe Gramard ses deux mètres de diamètre, il permet aussi de répondre aux contraintes de format imposées par Odyssées en Yvelines. Avec ce plateau, Portrait chinois peut se déplacer partout. Vous signez avec Portrait chinois votre premier spectacle jeune public. En quoi cela a-t-il déplacé votre mode d’écriture habituel ? K.M.  : J’ai toujours eu l’impression que mes créations, comme bon nombre de spectacles de cirque, étaient accessibles à tous. J’ai tout fait pour éviter de tomber dans la moralisation et dans l’infantilisme, qui sont à mon avis deux grands travers de la création jeune public. Je suis de l’avis que l’on peut parler de tout au jeune public, c’est pourquoi je me suis autorisé à poursuivre dans Portrait chinois une recherche commencée dans un spectacle pour adultes. J’ai toutefois veillé à verser un peu moins dans le second degré qu’à mon habitude, et à être un peu plus explicite. J’aimerais partager l’énergie propre au cirque, et ouvrir aux jeunes gens qui verront la pièce des horizons nouveaux. Ce partage passera-t-il par une participation du public ? K.M.  : À cette heure où le spectacle n’est pas encore créé, j’aimerais que les enfants m’aident à dresser le portrait de K. Cela selon le principe du portrait chinois, jeu littéraire qui permet de révéler certains aspects de la personnalité d’un individu, à partir d’un questionnaire basé sur une identification avec des personnes, des animaux ou divers objets. Le portrait ne reposant pas sur une histoire écrite, mais plutôt sur des situations de jeu, il peut être ouvert au hasard, à l’improvisation. Quelles sont ces situations que vous faites traverser à votre K ? K.M.  : K se lève, il va au travail, il prépare sa popote… Ou du moins il essaie de se livrer à ces activités quotidiennes. Car dans Portrait chinois, rien ne se passe comme il veut. Du fait de la structure rotative qui le supporte, il n’arrive pas à s’asseoir correctement sur une chaise, et les objets qu’il veut saisir s’envolent. Grâce à la force centrifuge, le centre de gravité de l’acrobate se déplace, le forçant à trouver d’autres équilibres. Que veut dire tenir debout quand le sol n’est plus stable ? Pour un circassien, cette question ouvre de vastes possibles. Propos recueillis par Anaïs Heluin Au Théâtre de Sartrouville les 25, 28, 29 et 30 janvier 2020. Dans les Yvelines du 13 janvier au 14 mars 2020. Durée  : 45 minutes. Ball qui est lui-même inspiré d’une légende chinoise ancestrale mettant en scène le roi des singes qui par l’imitation, la malice arrive à l’intelligence. Comme Son Goku, mon personnage se prend pour un super-héros et défend un côté animal. Cela nous amène à nous demander si l’on arrive à l’intelligence et à la création en étant des singes, en copiant, ou s’il y a chez les humains quelque chose d’autre, une petite étincelle que l’on ne peut imiter. Cette intrigue permet également de nourrir des réflexions sur l’utilité de la loi, sur ce que constitue un héritage, ce qu’est la liberté d’expression. Tout au long du spectacle, Goku esquisse des démonstrations qui témoignent de ce que veut dire pour lui la danse, de sa volonté de faire ce qu’il veut de son corps. Le juge ne va cesser de le contredire et tout cela va culminer dans un battle. Plus que la simple culpabilité ou non de ce danseur, ce qui se joue est une vision sur le statut et la responsabilité de l’artiste et de l’individu dans la société, le rapport de la loi avec l’innovation. Il n’y a pas un méchant et un gentil. Mon propos est de faire réfléchir les jeunes à une question qui n’offre pas de réponse fixe, de leur faire comprendre que juger des choses complexes fait appel à des valeurs profondes qu’il faut interroger. C’est presque un cours de philosophie ? A. N.  : Oui quasiment, nous citons Anaxagore et d’autres philosophes grecs, Goethe, KarlJung etc. Disons que c’est presque un cours sur l’importance de l’esprit analytique. Je cherche à dire aux jeunes que l’éducation, la connaissance ne sont pas une somme de données mais la capacité à analyser ces données sous différents prismes. En même temps, nous tâchons de les inspirer à travers deux figures vives, deux esprits rapides qui sont aussi physiquement impressionnants, deux modèles de comportements qui sont chacun exemplaire à leur manière. Cela étant dit, Le Procès de Goku est une pièce assez comique, elle n’est absolument pas traitée sur un ton doctoral. Je l’ai un peu écrite à la manière d’un standup américain, les deux protagonistes sont dans une provocation constante. Propos recueillis par Delphine Baffour Au Théâtre de Sartrouville les 25, 28, 29 et 30 janvier 2020. Dans les Yvelines du 13 janvier au 14 mars 2020. Durée  : 45 minutes. Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, Centre Dramatique National, place Jacques-Brel, 78500 Sartrouville. Festival Odyssées en Yvelines,du 13 janvier au 14 mars 2020. Tél. 01 30 86 77 79. www.theatre-sartrouville.com
Lisa Lesourd Marianne Giraud propos recueillis/Alba Fonjallaz La Féminité sacrilège La Manufacture des Abbesses/De Philippe Pélissier/mes Alba Fonjallaz ET Philippe Pélissier Dans sa première création personnelle, la comédienne Alba Fonjallaz porte seule en scène La Féminité sacrilège que Philippe Pélissier a écrite pour elle. Une pièce où se croisent les voix de Camille Claudel et d’une jeune rescapée du ghetto de Varsovie. « Après dix années de patinage artistique à haut niveau, j’ai décidé de me consacrer au théâtre. J’ai fait le Cours Florent, dont je suis sortie il y a deux ans, puis ai commencé à jouer pour diverses compagnies. Et très vite, j’ai eu l’envie de monter mon propre spectacle. Il se trouve que Philippe Pélissier, mon coach de patinage qui est aussi écrivain, a écrit pour moi deux textes  : un monologue de Camille Claudel et un autre d’un personnage fictif, une Théâtre du Soleil/texte et mes Paul Platel tee Alba Fonjallaz. Je me souviens Paul Platel écrit et met en scène une fresque sociale autour d’un village menacé de disparition dans le sud de la France. Le metteur en scène Paul Platel signe aussi le texte. Alors que se multiplient les seuls-en-scène, souvent pour des raisons économiques, le jeune Paul Platel aspire au théâtre épique, persuadé que sa génération de théâtre renouera avec cette forme. Ce jeune metteur en scène passé par l’EDT91 (l’École départementale de l’Essonne) y a puisé la majorité de la troupe d’acteurs qu’il dirige dans Je me souviens, une épopée donc, qu’il a écrite en s’inspirant d’abord d’Amarcord, le film de Fellini. S’il a fini par s’en éloigner, il en reste des « personnages dans leur pleine méchanceté et dans leur infinie générosité ». L’histoire est celle d’habitants d’un petit village du Sud-Est menacé de mort à cause de la fermeture de l’usine. Une fresque sociale qui a séduit Ariane Mnouchkine au point d’ouvrir au jeune auteur et metteur en scène les portes du Théâtre du Soleil pour les répétitions et une série de représentations. Quelle épopée ! Isabelle Stibbe Théâtre du Soleil, la Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 9 au 26 janvier 2020. Le jeudi et le vendredi à 19h30, le samedi à 16h et le dimanche à 15h. Tél. 06 63 66 40 29. Durée  : 2h45. D. R. certaine Sarah Rosenfeld, rescapée du ghetto de Varsovie. Après les avoir joués séparément en 2018 lors du Festival d’Avignon, j’ai décidé de les rassembler en un seul spectacle. Deux femmes différentes Cette pièce offre deux approches différentes de la cause féminine. En portant sur scène l’écriture très poétique de Philippe Pélissier, qui me fait penser à celle de Paul Claudel, je dis l’Histoire dominée par la puissance patriarcale. Et, surtout, je prends un grand plaisir à incarner successivement deux femmes aux trajectoires éloignées, qui ont toutes deux connu l’enfermement. Très documenté, mon jeu laisse aussi place à la fiction. Si les inégalités hommes-femmes perdurent aujourd’hui, j’appartiens à une autre époque que mes personnages, ce qui me permet une grande liberté. » Propos recueillis par Anaïs Heluin Manufacture des Abbesses, 5 rue Véron, 75018 Paris. Du 5 janvier au 28 février 2020. Lundi, mardi et mercredi à 21h, dimanche à 20h. Tél. 01 42 33 42 03. www.manufacturedesabbesses.com Studio Hébertot/d’après Emmanuel Fandre/mes Orianne Moretti Trop de jaune Oriane Moretti adapte et met en scène la pièce d’Emmanuel Fandre sur les dernières heures de la vie de Van Gogh. Thomas Coumans incarne Van Gogh. Pour tenter de mieux comprendre Van Gogh, certains écrivains l’abordent de biais, comme Pierre Michon dans Vie de Joseph Roulin, via la figure d’un humble facteur. Emmanuel Fandre, lui, s’est placé à la fin de la vie du peintre, dans sa pièce Trop de jaune, qu’adapte et met en scène Orianne Moretti. Si elle s’est emparée de ce texte, c’est qu’il « claque et grince dans des éclats de rire cyniques, caresse et murmure dans la douceur et l’érotisme pour mettre à nu la place de l’artiste dans notre société. » Si le rôle de Van Gogh est confié au comédien Thomas Coumans, c’est toute une série de personnages qui gravitent autour du peintre sur son lit de mot  : des proches, Gauguin, le docteur Gachet, des infirmiers, une prostituée et la Mort. Dans ce huis clos émerge le portrait d’un homme, d’un artiste mais aussi d’une société – ou, pour reprendre les termes d’Emmanuel Fandre  : « la modernité de notre monde sans pitié. » Isabelle Stibbe Studio Hébertot, 78 bd des Batignolles, 75017 Paris. Du 8 janvier au 16 février 2020. Du mardi au samedi à 21h, les dimanches à 14h30. Tél. 01 42 93 143 04. Durée  : 1h30. CAN NES TRENTE-NEUF/QUATRE-VINGT-DIX La Cie Bernard Sobel et le Théâtre de l’Épée de Bois présentent EURIPIDE/BERNARD SOBEL LES BACCHANTES 6 représentations exceptionnelles  : mercredi au vendredi à 20h30, samedi à 17h et à 20h30, dimanche à 17h 11:1=1111:12b> Théâtre de l’Épée de Bois L la terrasse THÉÂTRE DE L’ÉPÉE DE BOIS Cartoucherie Route du Champ de Manœuvre - Paris 12 ème Réservations  : 01 48 08 39 74 www.epeedebois.com Photo J. Bosson. 8 › 16 JANV THÉÂTRE ÉTIENNE GAUDILLÈRE/CIE Y THEATRE71.COM SCÈNE NATIONALE MALAKOFF M MALAKOFF-PLATEAU DE VANVES 01 55 48 91 00 PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION – PARKING INDIGO RUE GABRIEL CRIÉ 19 AU 23 FÉVRIER 2020 "Télé' «  théâtre 31 la terrasse 283 janvier 2020



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