La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 30 la terrasse 283 janvier 2020 eC dx lauftedia THÉÂTRE CHANGE ME/ole/02- CAMILLE BERNON ET SIMON BOURGADE LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD/MARIVAUX/BENOÎT LAMBERT QUITTER LA TERRE 43/03 JOËL MAILLARD LE LIEN FRANÇOIS BÉGAUDEAU/PANCHIKA VELEZ AVEC CATHERINE HIEGEL ET PIERRE PALMADE CONVULSIONS HAKIM BAH/FRÉDÉRIC FISBACH BUG TRACY LETTS/EMMANUEL DAUMAS AVEC AUDREY FLEUROT MUSIQUE/CHANSON GOVRACHE/te/oit GRAND NORD/ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE DE-FRANCE/CASE SCAGLIONE SIBELIUS UN AIR DE PRINTEMPS 11103 ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE/JAMES FEDDECK PROKOVIEV, ELGAR, DVÓRAK LABELLE 2l-/o3 AVEC LE QUATUOR MÉTAVERS LABELLE, STEVE REICH ORCHESTRE COLONNE/16/oS LAURENT GOSSAERT MOZART, ÉRIC TANGUY, SCHUBERT DANSE SAMSARA AS/o/1 JANN GALLOIS LET ME CHANGE YOUR NAME/03/03 EUN-ME AHN CIRQUE LE CHAS DU VIOLON//13/06 LES COLPORTEURS PLOIE SOUS MON POIDS/43/06 MAUVAIS COTON JEUNE PUBLIC LE BAIN z3/04 GAËLLE BOURGES/DANSE LA CAVERNE 23/02. L’AVANTAGE DU DOUTE/THÉÂTRE JE BRÛLE (D’ÊTRE TOI) 2s/o4- CIE TOURNEBOULÉ/THÉÂTRE ET MARIONNETTES TOUT NEUF/A& ek413/OS CIE MINUTE PAPILLON/POÈME LYRIQUE WWW.THEATRE-RUNGIS.FR 01 45 60 79 05 J J AUDREY FLEUROT DANS BUG OLIVIER MARTY LICENCE  : 3-1056736 Lucernaire/texte et mes Antoine Chalard Elephant Man Le comédien et metteur en scène Antoine Chalard signe son premier texte de théâtre. Une pièce qui porte un nouveau regard sur l’histoire d’Elephant Man. Elephant Man revisité au Lucernaire par Antoine Chalard. En 1980, le film Elephant Man, de David Lynch, révèle au grand public le destin de Joseph Merrick. Cet anglais au physique difforme, surnommé « l’homme-éléphant », fut exhibé comme bête de foire, à Londres, à la fin du xix e siècle. C’est cette histoire que se réapproprie aujourd’hui Antoine Chalard. Accompagné de Clémentine Yelnik et Florent Malburet, le comédien-auteur-metteur en scène a voulu porter un autre regard sur cet être à l’existence hors norme. « Bien sûr, la destinée de l’homme éléphant fut injuste, violente et cruelle, expliquet-il. Mais elle fut aussi riche, exceptionnelle et remplie d’amour. Plutôt que de m’attacher à toutes les humiliations et souffrances qu’il a subies, j’ai surtout voulu raconter ce qu’il a reçu et ce qu’il a donné. » Soucieux de s’éloigner « d’un réalisme utile », Antoine Chalard a imaginé un spectacle qui joue d’effets d’ombres et de transparences. Un spectacle à « l’onirisme décalé » qui vise à conférer à cette histoire « une valeur de conte ancien ». Manuel Piolat Soleymat Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. Du 15 janvier au 1er mars 2020. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 17h. Durée de la représentation  : 1h15. Tél. 01 45 44 57 34. également le 10 avril 2020 au Jeu de Paume à Vizille. Théâtre de Belleville/DE Marius von Mayenburg/MES Adrien Popineau Pièce en plastique Au Théâtre de Belleville, Adrien Popineau met en scène Pièce en plastique de Marius von Mayenburg. Une satire sociale qui dénonce les travers d’un monde contemporain replié sur lui-même. 10 JAN. > 9 FÉV. Cartoucherie 75012 Paris T. 01 43 28 36 36 www.la-tempete.fr il Brigitte Boitelle Dans Pièce en plastique, Marius von Mayenburg (dramaturge allemand né en 1972) présente une famille bourgeoise bien-pensante qui fait face aux tracas d’une existence sous pression. Le père est médecin, la mère travaille pour un plasticien célèbre. Quant au fils, il est soumis aux poussées d’une puberté précoce et débordante. Souhaitant alléger leur quotidien et échapper au burn-out, Michael et Ulrike engagent une aide ménagère. Mais cette dernière, loin de résoudre les problèmes des parents débordés, va révéler leurs névroses et leurs contradictions. Sous la direction d’Adrien Popineau, Aida Asgharzadeh, Charles Morillon, Julien Muller, Cassandre Vittu de Kerraoul et Auguste Yvon s’attachent à questionner « avec vigueur, force, émotion et étrangeté » les relations humaines mises en jeu par leurs personnages. Vidéos, théâtre dans le théâtre, univers tendant à l’onirique et au fantastique… Pièce en plastique fait apparaître l’envers de nos idéaux humanistes et nous place face à un monde au bord de l’implosion. Manuel Piolat Soleymat Théâtre de Belleville, passage Piver, 94 rue du Faubourg-du-Temple, 75011 Paris. Du 5 au 28 janvier 2020. Les lundis et mardis à 21h15, les dimanches à 17h30. Durée de la représentation  : 1h40. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com également à la Scène Nationale de Dieppe le 17 mars 2020 ; au Théâtre de la Ville de Bernay le 20 mars ; au Théâtre de l’Étincelle-Ville de Rouen les 26 et 27 mai. Théâtre de la Commune/DE Barbara Métais-Chastanier/MES Marie Lamachère De quoi hier sera fait Pour inventer le futur des villes de notre monde menacé, De quoi hier sera fait s’appuie sur Charles Fourier et sept personnages version plateau et « second-life ». De quoi hier sera fait. Après Nous qui habitons vos ruines, volet consacré aux campagnes présenté en septembre 2019 à la Commune, Marie Lamachère et Barbara Métais-Chastanier présentent la version urbaine de ces « eu-topies » (« les bons lieux ») du futur qu’elles tentent de réfléchir par le théâtre. En s’appuyant sur les écrits de Charles Fourier, penseur anarchiste à la base des phalanstères, elles tentent d’imaginer par l’entremise de sept personnages des « eu-topies » de villes d’un futur proche (2026 puis 2047), fondées sur le désir et le plaisir. Un spectacle qui prend à bras-le-corps la nécessité urgente d’imaginer un futur pour mieux renverser celui qui se profile. Une aventure scénique qui se jouera au plateau, mais aussi via Internet et un camion de 20 m 3 situé à l’entrée du théâtre... éric Demey Théâtre de la Commune, 2 rue édouard- Poisson, 93300 Aubervilliers. Du 30 janvier au 9 février mardi, mercredi et jeudi à 19h30, vendredi à 20h30, samedi à 18h, dimanche à 16h et le jeudi 6 à 14h30. Tél. 01 48 33 16 16. hélas texte Nicole Genovese mise en scène Claude Vanessa Arthur Crestani
focus Odyssées en Yvelines, un vaste périple à la rencontre des langages de la scène Festival de créations pour l’enfance et la jeunesse, outil de décentralisation qui essaime sur tout le territoire des Yvelines avant les tournées nationales, Odyssées en Yvelines est un temps fort qui structure et élargit l’action du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines. Six créations nées de démarches artistiques singulières s’adressent aux plus jeunes ou aux adolescents, suscitant la réflexion et stimulant l’imaginaire. Le festival décloisonne, rassemble, ouvre de nouveaux horizons et provoque le dialogue. Une rencontre entre soi et l’œuvre, entre soi et l’altérité. En quoi le festival Odyssées en Yvelines est-il structurant pour le CDN ? Sylvain Maurice  : Odyssées est au cœur du projet du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines pour plusieurs raisons. La première, c’est le fait que le festival présente uniquement des créations, ce qui s’inscrit dans notre mission de Centre dramatique national. Ensuite, l’importance d’Odyssées s’explique par l’histoire même du théâtre, qui a résulté de la fusion de plusieurs structures, soit une scène nationale et un centre dramatique national pour l’enfance et la jeunesse, label qui aujourd’hui n’existe plus. De nombreux artistes reconnus sont passés avec bonheur par Odyssées  : Stanislas Nordey, Olivier Py, Irina Brook, Marcel Bozonnet, et tant d’autres. Enfin, la troisième raison est économique. Compte tenu de notre niveau de subventions, les tournées de nos spectacles s’avèrent vitales. Les créations d’Odyssées, programmées cette saison entre 220 et 25O dates, tournent en moyenne au moins deux ans, partout en France et parfois au-delà de nos frontières. C’est considérable. La Rage des petites sirènes, créé en 2016 par Magali Mougel et Johanny Bert, a par exemple traversé l’Atlantique jusqu’à New York. Comment se décline la tournée sur le territoire des Yvelines ? S. M.  : À partir de Sartrouville, nous rayonnons dans toutes les Yvelines, un département particulièrement contrasté où coexistent des zones rurales et des quartiers très denses. Odyssées est un projet de territoire, adossé aux subventions du conseil départemental des Yvelines, notre partenaire principal, et à celles de l’état et de la Ville. En collaboration avec le Département, nous avons fait évoluer Odyssées afin d’élargir nos collaborations  : nous continuons notre action auprès des équipements culturels et établissements scolaires, et travail- entretien/Sylvain Maurice Un festival de grande liberté et de grande exigence Directeur du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines depuis 2013, Sylvain Maurice et son équipe mettent en œuvre une douzième édition proposant quelque 250 dates de programmation. Croisant enjeux éducatifs et esthétiques, l’imagination est au pouvoir ! « Ces six formes très différentes forment un kaléidoscope reflétant la variété des écritures d’aujourd’hui. » lons de manière de plus en plus affirmée avec les structures ou associations sociales du département, en lien avec des problématiques spécifiques telles que par exemple la réinsertion, la lutte contre la précarisation ou le handicap. Ce réseau de diffusion étendu permet non seulement de mettre en œuvre une décentralisation ambitieuse mais aussi de décloisonner les publics, de bousculer les repères, en touchant toutes sortes de personnes, y compris celles et ceux qui sont exclus de l’offre culturelle. Nous organisons des échanges et des ateliers, créons les conditions de la rencontre, favorisons les dialogues, notamment entre générations. Est-ce à cause de cette vaste diffusion que vous avez privilégié la petite forme ? D. R. Sylvain Maurice. S. M.  : Ces petites formes peuvent en effet être jouées partout  : théâtres, établissements scolaires, bibliothèques, médiathèques, centres sociaux… Elles assurent une diffusion très importante sur tout le territoire des Yvelines à partir du 13 janvier pendant dix semaines, et font halte au Théâtre de Sartrouville du 25 au 31 janvier pendant un temps fort nommé Cité- Odyssées. D’un point de vue artistique aussi, je fais l’éloge de la petite forme, elle exprime selon moi un geste théâtral essentiel, débarrassé de tout superflu, nourri du talent des interprètes, de la force singulière du langage scénique. Dans un dispositif scénographique minimal, dans une étroite proximité avec le public qui interdit de tricher, ces petites formes s’avèrent très évocatrices, très saisissantes. Le jeu d’échelle laisse imaginer de larges perspectives, la petite forme contient la grande. Small is beautiful ! Très inventives, les écritures d’aujourd’hui dépassent un travail classique d’écriture et parviennent à toucher de mille et une manières. Quelles sont les spécificités des six créations de cette douzième édition ? S. M.  : Nous avons accentué la dimension pluridisciplinaire ou interdisciplinaire des créations. À partir du socle commun du théâtre, à partir de la discipline d’origine des artistes, divers alliages se sont construits. Deux spectacles conjuguent théâtre et musique  : Un flocon dans ma gorge de Constance Larrieu célèbre les pouvoirs merveilleux de la voix, et Le Joueur de flûte de Joachim Latarjet revisite aujourd’hui le conte originel. Avec Le Procès de Goku, Anne Nguyen mêle danse et théâtre en imaginant une battle au sein d’un tribunal. Johanny Bert et Magali Mougel reviennent à Odyssées avec Frissons, un spectacle immersif et pluridisciplinaire destiné aux enfants à partir de 5 ans autour du thème de la peur. Thomas Quillardet nous entraîne dans l’univers des marvel comics avec L’Encyclopédie des super-héros. Enfin, et c’est une nouveauté, un spectacle de cirque est proposé avec Portrait chinois de Karim Messaoudi, où l’acrobatie devient une façon de dire qui l’on est. Ces six formes très différentes forment un kaléidoscope reflétant la variété des écritures d’aujourd’hui, dont les langages se fondent sur le texte, le corps, l’espace, l’univers sonore, visuel, vocal, etc. Chacun des six projets est né d’une démarche artistique originale. Cette année, je ne crée pas de spectacle pour Odyssées, je suis donc engagé auprès des artistes dans un travail d’accompagnement, de relai de leur créativité, en étant délié des enjeux liés au regard sur mon travail. Le théâtre dédié à l’enfance et la jeunesse est-il plus libre, car moins borné et peut-être moins revendicatif que le théâtre pour tous ? S. M.  : On peut relever un paradoxe fécond dans le théâtre jeune public, qui s’avère un espace de grande liberté mais aussi de grande exigence. Plusieurs metteurs en scène m’ont confié qu’après avoir créé pour Odyssées une œuvre dédiée à la jeunesse, leur regard sur leur travail en général avait été renouvelé. Au théâtre, comme le souligne Peter Brook, « le diable, c’est l’ennui », et les plus jeunes laissent voir souvent ce qu’ils ressentent sans mentir. La question de l’adresse selon les tranches d’âge est primordiale, sur le fond autant que sur la forme. L’un des en jeux importants des spectacles jeune public est l’attention portée à la dimension éducative « Notre réseau de diffusion étendu permet non seulement de mettre en œuvre une décentralisation ambitieuse mais aussi de décloisonner les publics, de bousculer les repères, en touchant toutes sortes de personnes… » autant qu’à la dimension imaginaire, articulées autour de questions dramaturgiques et esthétiques. Le spectacle ne peut se contenter d’être le relai d’un discours éducatif, et je me suis toujours refusé à être dans une sorte de pédagogisme au détriment du travail créatif, du plaisir de l’imaginaire. Une pincée de transgression peut aussi apporter beaucoup, amène à exercer son esprit critique. La liberté des artistes encourage la liberté des jeunes spectateurs, le dialogue sur le sens, sur l’émotion, sur le jeu. Odyssées réjouit, interroge et fait réfléchir… Propos recueillis par Agnès Santi focus – Odyssées en Yvelines I la terrasse 283 janvier 2020



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