La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 22 la terrasse 283 janvier 2020 RECONSTITUTION Texte et mise en scène Pascal Rambert Avec Véro Dahuron et Guy Delamotte Coproduction structure production PARIS - THÉÂTRE 14 22 janvier - 20H réservations au 01 45 45 49 77 BROKEN Co-mise en scène Véro Dahuron et Guy Delamotte Avec Véro Dahuron, Antek Klemm, Jean-Noël Françoise, Laurent Rojol, Fabrice Fontal CAEN - PANTA THÉÂTRE 16 janvier - 20H PARIS - TH. DE LA REINE BLANCHE 23 janvier au 2 février - 19H réservations au 01 40 05 06 96 V. D. Photo Tristan Jeanne-Valès propos recueillis/Marina Tomé La Lune en plein jour Théâtre de la Huchette/de et avec Marina Tomé/MES Anouche Setbon Marina Tomé interprète le texte qu’elle a écrit sur deux événements traumatiques de sa vie personnelle  : son exil d’Argentine et un accident de la circulation. Un spectacle en forme d’hymne à la vie. critique On n’est pas là pour sucer des glaces Parc de La Villette/MES Galapiat Cirque Sortis du Centre National des Arts du Cirque (CNAC) en 2006, les membres fondateurs du Galapiat Cirque mettent en piste le spectacle de fin d’études de la 31 e promotion de l’école, On n’est pas là pour sucer des glaces. Une pièce sur la fureur de vivre, tous azimuts. Après Les Colporteurs en 2018, c’est à une compagnie de cirque plus jeune, Galapiat Cirque, que le CNAC confie cette année une mission aussi importante que délicate, la mise en piste du spectacle de fin d’études de la promotion sortante. La 31e, composée de seize étudiants – onze garçons et cinq filles – de neuf nationalités différentes, pratiquant neuf disciplines. « Une reconnaissance », affirme le galapiat Jonas Séradin. « Un véritable enjeu », ajoute Lucho Smit avant de s’interroger  : « Qu’est-ce qu’on a encore à faire ensemble quand on s’est développés chacun, que reste-t-il de commun ? ». Une question qui concerne aussi bien les interprètes du spectacle, quittant leur nid de Châlons-en-Champagne pour faire leur entrée dans la vie professionnelle, que la compagnie qui les a aidés à écrire leur spectacle intitulé On n’est pas là pour sucer des glaces. Car au lieu de reproduire la méthode verticale adoptée selon Lucho Smit par leurs metteurs en scène de l’époque, les Galapiat ont voulu « partir de ce que les étudiants proposaient avec la volonté de les accompagner ». Résultat  : une cinquantaine de propositions variées, mais traversées par un même désir de mise en danger. Par une envie de sortir de leur zone de confort, de s’engager dans des combats pour des causes écologistes, féministes, humanitaires. Seize circassiens en colère Après un rapide numéro de trapèze aérien dont l’auteure est plongée dans l’ombre, une scène collective de danse rappelle la précédente pièce du CNAC, F(r)iction où allaient de pair musique électro et révolte contre toutes les autorités. Contre toutes les conventions. Une fois la fête terminée, un seul artiste reste en piste. Chaussé de blocs de glace, il ne peut rejoindre les autres qu’au terme d’une lutte contre l’élément, qui réapparaît bientôt sous la forme d’un bâtonnet qu’un autre interprète tient en équilibre sur son visage. Le désir de narration est d’emblée manifeste. Il l’est davantage encore par la suite, lorsque les circassiens joignent la parole à l’acrobatie, pratiquée de manière essentiellement collective. Dans des tableaux tantôt animés, tantôt immobiles, où tous les agrès classiques du nouveau On n’est pas là pour sucer des glaces. cirque – bascule coréenne, corde lisse, cerceau aérien, mât chinois, corde volante, roue Cyr et trapèze ballant – se mêlent pour exprimer le rapport au monde d’une génération. Ses colères, ses espoirs de changement. Un sujet déjà central dans F(r)iction, abordé avec à peu près les mêmes qualités et les mêmes défauts  : une belle énergie, mais qui peine à se diriger dans un sens suffisamment clair, et qui met trop rarement en valeur les singularités de chaque artiste. Anaïs Heluin Espace Chapiteaux Parc de La Villette, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 22 janvier au 16 février 2020. Du mercredi au vendredi à 20h, samedi à 19h et dimanche à 16h. Tél. 01 40 03 75 75. www.lavillette.com. Également au Théâtre municipal de Charleville-Mézières (08) du 24 au 26 mars ; au Manège, scène nationale de Reims (51) du 17 au 19 avril ; au Cirque-Théâtre d’Elbeuf (76) du 3 au 5 avril ; à Cirk’Eole à Montigny-lès-Metz (57) du 8 au 10 mai ; au Centre culturel Le Grand Pré à Langueux (22) du 5 au 7 juin. « J’ai traversé des choses assez singulières dans ma vie  : j’ai fait une NDE [Near Death Experience ou Expérience de mort imminente – NDLR], après m’être fait écraser par un camion, et je suis aussi une exilée, ayant dû quitter l’Argentine quand j’étais toute petite. Mon texte parle donc des fissures profondes et du temps qu’il faut pour recréer du lien en soi. De ces situations singulières que j’ai vécues avec acuité, que ce soit la sortie du corps ou la sortie du pays, j’ai saisi, en cherchant à me ressouder, des choses de notre humanité qu’il m’était important de transmettre. Ce texte peut parler à tout le monde parce qu’on a tous aujourd’hui des vies écartelées, des vies où il faut se reconstruire en permanence. On a tous un paradis perdu, un rêve d’enfant qu’on a laissé quelque part. Se remettre debout Comment fait-on pour se reconnecter à soi, pour ne pas se perdre ? Je parle de l’élan de Sébastien Armangol
Mirco Magliocca Ludo Leleu critique A love suprême Reprise/Les Gémeaux/DE Xavier Durringer/MES Dominique Pitoiset Dans le cadre de son cycle théâtral dédié aux cinquantenaires « à l’entrée des temps post-démocratiques », le metteur en scène Dominique Pitoiset propose son premier portrait, poursuivi ensuite par le génial Linda Vista*. Le seul en scène spécialement écrit pour l’actrice Nadia Fabrizio par Xavier Durringer touche au cœur. Amateur d’un théâtre situationniste dont l’esthétique et la poésie démasquent la déréalisation d’une société du spectacle, machine à broyer le proprement humain, proche également de ces auteurs dont l’humour noir sert de bouclier, comme en témoigne son très beau cycle dédié au théâtre nord-américain, le metteur en scène Dominique Pitoiset ne lâche rien avec A love suprême. Signé par le dramaturge Xavier Durringer dont on connaît la propension à attraper le réel dans son jus et dans son cru, à donner la parole à des êtres à la marge dans une forme d’expressionnisme tragique qui n’exclut pas le cocasse, ce seul en scène met un coup de projecteur sur la destinée d’une stripteaseuse sur le retour. Bianca vient d’apprendre qu’elle doit vider son casier et quitter brutalement l’emploi qu’elle occupe depuis trente-deux ans au peep-show baptisé « A love suprême » à Pigalle. Elle est donc la figure de toutes les femmes vieillissantes condamnées à n’être, au regard d’une société en proie au culte du jeunisme, plus rien. « Et l’amour dans tout ça ? » interroge le metteur en scène. Marina Tomé dans La Lune en plein jour. vie, de la résilience. Lorsque j’ai commencé mon texte, la résilience avait déjà eu lieu. Au départ je l’avais écrit à la troisième personne du singulier et à l’imparfait. Quand j’ai décidé de le porter au théâtre, j’ai tout remis au présent et à la première personne du singulier. Le spectateur comprend bien que le « je » de l’actrice et de l’autrice est le même. Je trouve très fort ce type d’aventure théâtrale, qui va porter encore plus loin la catharsis. J’avais envie de transmettre cette possibilité Une magnifique Nadia Fabrizio dans le rôle de Bianca. Une très émouvante mise à nu L’emprunt du titre de l’œuvre à l’album culte de John Coltrane – dont quelques extraits alimentent la bande son – pèse de tout son poids, chargé d’une suprême ironie veloutée par la tendresse que provoque la mise à nu de cette femme, aimante, avant tout et pardessus tout. Nostalgique et sans rancœur. Si malheureuse, dans l’instant abattue, et pourtant si pleine de vie. La force de l’interprétation de Nadia Fabrizio tient d’abord à l’une de ses qualités intrinsèques de comédienne  : son authenticité. Dans ce rôle créé pour elle, elle donne toute sa mesure. Extrêmement touchante, elle nous attache au personnage, monologuant avec elle-même, s’épanchant sans rien omettre. Elle orchestre un striptease d’un autre genre dans le cadre d’un autre lieu de l’exhibition de l’intime, celui d’une laverie automatique. Là, dans ce décor métaphorique idéalement conçu par le metteur en scène, qui signe également la scénographie, cette cigale contemporaine, digne de la fable, déballe son linge sale en se mettant au propre, dans un monde sans pitié où l’amour peine à trouver sa place. Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens *Lire notre critique La Terrasse n°281. Les Gémeaux, Scène nationale, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Du 24 janvier au 1er février à 20h, sauf dimanche à 17h, relâche lundi et mardi. Tél. 01 46 61 36 67. Durée  : 1h20. Spectacle vu à Bonlieu, Scène nationale Annecy. également à la Maison des Arts, Thonon-évian, le 20 février 2020. el farouche de reconstruction  : on peut toujours se remettre debout. Au théâtre, ce message passe de manière encore plus vitale. » Propos recueillis par Isabelle Stibbe Théâtre de la Huchette, 23 rue de la Huchette, 75005 Paris. Du 13 janvier au 6 avril 2020, tous les lundis à 20h. Tél. 91 43 26 38 99. Durée  : 1h20. Texte publié aux Éditions Dacres dans la collection Les quinquets. un ennemi du peuple henrik ibsen jean-françois sivadier 30 jan - 1er fév SAINT (01 30 96 99 00 WWW.THEATRESQY.ORG Yvelines DéPM1 « nent *iledeFrance théâtre 23 la terrasse 283 janvier 2020



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