La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 20 la terrasse 282 décembre 2019 entretien/José-Manuel Gonçalvès Vive la multiplicité ! À la tête du Centquatre-Paris depuis 2010, José-Manuel Gonçalvès ne se conforme jamais aux supposées attentes du public. Au contraire, il s’aventure hors cadres, à l’écoute de tous. [Gaklin] ba din] Jacqueline, écrits d’art brut focus Les Singuliers, un temps fort qui ne ressemble à aucun autre Ouverts à tous les modes d’expression artistique, Les Singuliers proposent de découvrir des formes originales, des portraits ou autoportraits révélateurs et étonnants, qui éclairent le présent et le passé à travers leur construction esthétique inventive. Au fur et à mesure des besoins et des désirs, le Centquatre-Paris toujours innove, surprend, et mobilise. Du 10 au 25 janvier 2020, la quatrième édition du festival Les Singuliers renouvelle l’observation du monde autant que le geste artistique. Comment caractérisez-vous ce temps fort  : des artistes singuliers, des formes hybrides ? José-Manuel Gonçalvès  : Proposer des formes hybrides, ce n’est pas vraiment un trait spécifique des Singuliers, car l’une des particularités du Centquatre, c’est l’hybridité en permanence ! Avec Les Singuliers, nous avons voulu accompagner et soutenir des artistes connus qui se lancent dans des formes nouvelles, parfois même au-delà de leurs disciplines, mais aussi des projets artistiques émergents, en veillant à orchestrer un équilibre entre artistes ou œuvres très repérés et artistes à découvrir. Comme l’an dernier, cette édition rend visibles des portraits ou autoportraits d’artistes qui se racontent à travers leur création, ou des portraits de personnalités qui ont marqué un moment de l’Histoire, qui représentent un courant de pensée ou un regard sur le monde. Ces portraits se traduisent majoritairement sur scène par un spectacle, mais pas « J’ai découvert l’art brut grâce à Valère Novarina, pour qui j’ai joué plusieurs spectacles et qui déclare avoir trouvé sa famille artistique, lorsqu’il avait une vingtaine d’années, à travers ces textes écrits par des personnes se situant en dehors de la culture littéraire. Cette forme d’expression me touche profondément. Le chemin qui m’a mené à la création de [Gaklin] Jacqueline, écrits d’art brut a été ponctué, depuis plus de 10 ans, par de nombreuses recherches sur ces femmes et ces hommes révélant des entretien/Olivier Martin-Salvan Théâtre/conception Olivier Martin-Salvan exclusivement. Des expositions ou installations sont aussi programmées. Comment avez-vous construit la relation entre artistes et public autour des Singuliers ? J.-M. G.  : Que l’artiste soit connu ou non, ces formes ont des difficultés à trouver leur place au sein du réseau professionnel et des programmations usuelles, parce qu’elles ne sont guère identifiées. Au départ, nous ne savions pas comment accompagner ces artistes, qui pour la plupart avaient déjà travaillé au Cent- QUATRE et dont certains sont artistes associés ou en résidence, alors nous avons réuni ces formes atypiques au sein d’un rendez-vous singulier pour leur donner une assise et une structure. Nous avons tenu bon, et dès la seconde édition, nous avons constaté que le public manifestait une curiosité pour ce festival. Nous nous sommes rendu compte que Artiste associé au Centquatre, le comédien Olivier Martin-Salvan s’empare des mots et des jaillissements poétiques de femmes et d’hommes reclus dans leurs mondes intérieurs. Un hommage à l’art brut  : art de la liberté et de l’émotion pure. entretien/Marie Vialle mondes intérieurs surprenants. Au centre de ce spectacle, il y a l’enregistrement d’une femme prénommée Jacqueline effectué lors d’un de ses séjours à l’Hôpital Brugmann, en Belgique. Vibrations émotionnelles Il y a également des textes issus du livre écrits bruts, de Michel Thévoz, des textes du xix e siècle que j’ai trouvés à l’Hôpital Sainte- Anne et des textes d’émile Josome Hodinos. Avec moi, sur scène, à l’intérieur d’une cage, se Les vagues, les amours, c’est pareil Théâtre/DE Marie Vialle, d’après C’est de l’eau, DE David Foster Wallace/mes Marie Vialle Marie Vialle met en mouvement la parole limpide de David Foster Wallace et livre une leçon sans morale, pour apprendre à choisir à quoi on pense et regarder la vie avec clairvoyance. Quel est ce texte de David Foster Wallace qui vous inspire ? Marie Vialle  : C’est un texte qui prend la forme d’un discours de fin d’études. David Foster Wallace s’adresse à ses étudiants, fraîchement diplômés du Kenyon College, dans l’Ohio. Certes professeur, il n’est pourtant jamais dans une position de surplomb. Il fait l’éloge de la pensée en expliquant que penser, c’est choisir à quoi on pense. Il part, pour cela, du quotidien et prend des exemples qui paraissent anodins. Ainsi, quand on est dans la file d’attente du supermarché, penser, c’est être capable de considérer la situation vécue d’un autre point de vue, par exemple celui de la caissière, en étant capable de décaler sa propre grille de lecture. Il s’agit d’essayer d’adopter le point de vue de l’autre, non pas en l’imaginant à partir de José-Manuel Gonçalvès, directeur du Centquatre-Paris. « Nous cherchons toujours à ajouter, et jamais à soustraire. » cette question de l’autoportrait ou du portrait artistique, en général peu affirmée dans le spectacle vivant, était porteuse et se déclinait de multiples façons. Par exemple, Alice Lescanne et Sonia Derzypolski nous invitent avec Mmmh à pénétrer dans la future maison-musée de Michel Houellebecq. Guillaume Bruère ras- Olivier Martin-Salvan dans [Gaklin] Jacqueline écrits d’art brut. « Les différents textes de Ljakiini [Gaklin] Jacqueline s’appellent entre eux. » Marie Vialle. « Ce texte a été pour moi comme un souffle dynamique. » soi mais en affrontant vraiment l’inconnu qu’il représente. Et penser, c’est penser à chaque instant et tout le temps, et pas seulement dans l’austérité feutrée des bibliothèques. Ce texte a été pour moi comme un souffle dynamique. Jean-François Spricigo Yvan Clédat Richard Schroeder semble dans une exposition des portraits de réfugiés qu’il a dessinés. Thomas Bellorini met en scène Femme non-rééducable de Stefano Massini, consacré à la journaliste russe assassinée Anna Politkovskaïa. Olivier Martin Salvan dans [Gaklin] Jacqueline éclaire les écrits d’art brut et ceux des internés de Sainte-Anne. Musicien et artiste visuel, Dominique Dalcan propose deux créations dont l’une est reliée au Liban, son pays natal. Les Singuliers s’inscrivent dans l’esprit d’ouverture et de partage de votre action au Centquatre… J.-M. G.  : C’est à nous professionnels de faire le choix et de faire l’effort d’aller chercher ce qu’on ne connaît pas encore et non pas d’aller seulement trouver ce qu’on connaît déjà. Au-delà d’un terrain connu et de relations tracées, nous recherchons des propositions qui racontent la différence et la multiplicité. Comme toujours au CENTQUATRE, des choix définissent une ligne mais il existe toujours la possibilité de faire un pas de côté… Nous sommes à l’écoute, en étant réactifs et souples. Nous essayons de faire en sorte que les propositions se démultiplient, et non pas seulement qu’elles se succèdent. Nous cherchons toujours à ajouter, et jamais à soustraire. Dans des activités et des espaces distincts, mais dans une présence commune… Propos recueillis par Agnès Santi trouve le musicien Philippe Foch qui joue de la pierre, du fer…, qui réinvestit une relation comme préhistorique avec le son. Ensemble, nous faisons un constat assez troublant  : les différents textes de [Gaklin] Jacqueline s’appellent entre eux. Toutes sortes de ressemblances semblent les réunir. On retrouve, dans ces œuvres, de nombreuses choses assez archaïques, ainsi que des choses liées à la poésie sonore. Ce qui me plaît beaucoup, c’est qu’on n’a pas du tout affaire à des écrits intellectuels, mais à des textes qui font vibrer de manière émotionnelle les zones profondes et intimes qui nous composent. Ce qui nous parvient est la seule possibilité qu’ont ces femmes et ces hommes de s’exprimer. Ils ont besoin de créer comme de respirer. évidemment, je n’envie pas à ces artistes leur enfermement mental et physique  : je leur envie leur liberté, leur façon d’échapper aux cadres, aux normes, aux pressions sociales. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Du 10 au 15 janvier 2020 à 19h30, le dimanche à 16h. Comment l’adaptez-vous ? M. V.  : En transposant le rapport entre prof et élève au rapport entre acteur et spectateur et en insistant sur le fait que ce qu’ils font, ils le font ensemble. Ensuite, concrètement, je me suis saisie de ce discours en l’entrecoupant de textes que j’ai écrits, de récits de mon travail sur ce discours, de mes attentes, de mes limites. Ce n’est pas un monologue à la première personne mais une adresse directe. Je raconte comment ce discours m’a entraînée dans une recherche, un voyage aux états-Unis, dans un travail mené dans une maison à la campagne. En tant qu’actrice, je retraverse des chagrins d’amour, je me dépouille, je suis visitée par des chansons, je danse. Tout cela dans une très belle robe de star, afin d’être à la fois dans l’endroit de la pensée et du corps féminin. Propos recueillis par Catherine Robert Du 23 au 25 janvier 2020 à 19h.
De formation musicale classique, vous proposez dans Sergeï une musique expérimentale, où se mêlent sons acoustiques et électroniques. Comment en êtes-vous arrivé là ? Lucie Antunes  : Après mes études, j’ai tourné avec des groupes pop-rock tels que Moodoïd et Aquaserge, avec Susheela Raman et le musicien électro Yuksek. Ce fut pour moi une période de rencontres passionnantes. Notamment avec les fondatrices du label Crybaby, qui m’ont aidée à construire mon album, et Arts visuels/Guillaume Bruère Comment est née l’idée de ces portraits ? Guillaume Bruère  : Ce projet n’a pas été calculé d’avance. J’habite à Berlin, à côté d’une salle de sports qui a été réquisitionnée pour accueillir des réfugiés. Je m’y suis immédiatement rendu et j’ai découvert leur situation. À part aller à leur rencontre et aider à servir à manger, je me suis demandé si je ne pouvais pas apporter quelque chose, sans savoir quoi, entretien/Guillaume Bruère Portraits de cette histoire 55 portraits de réfugiés réalisés par Guillaume Bruère donnent un visage à ceux que d’habitude l’on étiquette. Théâtre/Création/texte et mes David Clavel L’heure bleue En résidence au Centquatre-Paris, David Clavel imagine une tragédie familiale tout en ambiguïtés. Une création programmée hors du festival Les Singuliers, à découvrir aussi en janvier. Comédien et metteur en scène, cofondateur du collectif Les Possédés, désormais aussi auteur, David Clavel éclaire le destin d’une famille à l’heure de la disparition prochaine d’un père tyrannique, lorsqu’émergent les ressentis longtemps tus, lorsqu’enserrés par le poids du passé et des aliénations les liens se recomposent. Dans la lignée des écrits de Jean-Luc Lagarce, l’intrigue met en scène le retour du fils après des années d’absence. entretien/Lucie Antunes Sergeï Musique, performance/Conception et interprétation Lucie Antunes Dans son concert-performance Sergeï, la batteuse et percussionniste Lucie Antunes interprète son premier album éponyme. Avec les musiciens Jean-Sylvain Le Gouic et Franck Berthoux, elle y part en quête de nouvelles textures sonores. Et de son enfant intérieur. Comment est venue l’idée d’un spectacle sur la culpabilité ? Laurent Bazin  : Je trouve qu’il y a peu de sentiments aussi invasifs, sensoriels et puissants que la culpabilité. Quand je me sens coupable, cela ne génère pas seulement une altération du jugement, mais aussi une altération des sens. C’est cette expérience totale, qui saisit le corps et l’âme tout entière, qui nous met à distance du monde tant elle nous envahit par des affects, des sensations, des images, que j’ai voulu faire partager en réalité virtuelle. entretien/Laurent Bazin Le Baptême qui m’ont présenté Alexandre Cazac du label Infiné, chez qui je suis très heureuse d’avoir sorti Sergeï. Avant cela, vous avez aussi créé des spectacles musicaux  : Mémoires de femmes (2014), Moi, comme une autre (2016) et Bascules (2018). Sergeï a-t-il également une dimension théâtrale ? L. A.  : Contrairement aux pièces qui précèdent, Sergeï n’a pas de dramaturgie. Pour la pre- Arts visuels, théâtre, performance/écriture et mes Laurent Bazin Après Les Falaises de V., Laurent Bazin réalise sa deuxième création en réalité virtuelle. Le suspens faisant partie de son projet, interdiction de dévoiler le dispositif ! Ce qui n’empêche pas d’aborder les enjeux passionnants de cette nouvelle technologie, axée ici autour de la culpabilité et du crime. Qu’apporte ce médium ? L. B.  : Lorsqu’on utilise un casque de réalité virtuelle, se pose toujours la question de l’adéquation entre l’outil et le propos. La culpabilité agit comme si elle re-synthétisait le monde, elle le re-déploie autour de nous. La force de la réalité virtuelle, c’est de pouvoir redéployer un monde autour de son usager. Elle ne propose pas simplement une expérience rétinienne limitée, mais renouvelle tout le champ des sensations. Quand je fabrique une expérience immersive, c’est autant une réflexion technique en faisant leurs portraits. Pour la plupart, ces réfugiés ne parlent pas français, ni allemand. Et beaucoup dans un mauvais anglais. On s’est parlé avec les gestes. Le premier portrait a été le plus difficile à faire, puis ils ont compris le principe. Je ne voulais pas les payer, mais leur donner en remerciement une photographie tirée de bonne qualité du portrait, signée. J’ai utilisé une sorte d’atelier portatif. Je posais Dans une maison cévenole au cœur de l’été, un père malade, sa fille née d’un premier mariage, sa seconde épouse et leur fils plus jeune accueillent le fils aîné, qui revient avec sa femme et son bébé. Leur confrontation met à nu l’ambiguïté cruelle des relations, les collisions entre générations, le mouvement entre manifestations de l’amour et surgissements de violence. Les paroles reconstruisent le puzzle éparpillé de leur vie. Comédiens chevronnés, Emmanuelle Devos, David Clavel, Anne Suarez, Daniel Martin, Valérie de Dietrich et Maël Besnard portent cette partition intime. « L’heure bleue, c’est ce moment où les rayons impérieux de Jupiter se changent en lueur rasante, horizontale. Après l’éblouissement vient donc la mise au point. » Tout est prêt pour une saisissante tragédie contemporaine… Agnès Santi Du 25 janvier au 8 février 2020 à 20h30, sauf dimanche à 17h, relâche lundi. Nicola Gleichauf P.Andreotti Sergeï. « À travers cet album, je renoue avec mon enfant intérieur. » mière fois, je fais un vrai concert. Avec une dimension performative liée aux instruments que j’utilise avec les géniaux Jean-Sylvain Le Laurent Bazin. « La réalité virtuelle renouvelle tout le champ des sensations. » Guillaume Bruère Guillaume Bruère, autoportrait. « Le portrait est pour moi la pratique la plus simple et la plus difficile. » mon matériel sur les tables, et il ne fallait pas que la pose dure trop longtemps. J’ai fait au maximum 5 portraits par jour. Jusqu’à en faire 55, qui sont ceux qui sont exposés. Et aussi Gouic et Franck Berthoux  : ondes Marthenot, vibraphone, marimba, percussions et synthés, mais aussi des métaux résonnants. J’ai toujours été fascinée par le travail de John Cage, qui fabriquait des textures sonores à partir d’instruments acoustiques. Ou encore par celui de SteveReich, pionnier de la musique minimaliste. Davantage que le résultat, qui peut parfois être proche de celui d’un synthétiseur, c’est la manière de produire des sons qui m’intéresse. Sergeï a aussi pour vous une valeur très intime…L. A.  : À travers cet album, je renoue avec mon enfant intérieur. Pour la plupart, les sept morceaux de Sergeï ont été composés il y a longtemps, en secret. Oser les enregistrer et les jouer en public participe pour moi d’une démarche de dévoilement, de mise à nu d’aspects jusque-là assez cachés de ma personnalité. C’est le début d’une vie nouvelle. Propos recueillis par Anaïs Heluin Les 10 et 11 janvier 2020 à 21h. qu’une réflexion sensitive ou phénoménologique. Il s’agit d’un travail qui va de soi vers l’outil et de l’outil vers soi. Et je trouve passionnant de croiser la pensée des nano et bio-technologies avec des enjeux classiques comme ceux de la faute, de la culpabilité, de la trahison. Comment vous sentez-vous avec cet art extrêmement jeune ? L. B.  : C’est à la fois une difficulté et une grâce. Comme on n’est pas précédé par mille manières de raconter, qu’on ne peut pas se référer à des maîtres, on peut inventer la grammaire que l’on veut. Ce qui constitue mon centre de gravité, c’est l’expérience, ce rapport de soi à soi. J’insiste parce que souvent, dans le numérique, on observe une tendance à partir de la technologie. J’aime faire le contraire  : je travaille des membres fantômes en espérant que les membres arrivent, et la technologie, c’est ces membres. Propos recueillis par Isabelle Stibbe Du 22 au 26 janvier 2020. Mercredi 22 janvier à 18h, 19h30, 21h ; jeudi 23 janvier à 19h30, 21h ; vendredi 24 janvier à 19h30, 21h ; samedi 25 janvier à 16h, 17h30, 19h30, 21h ; dimanche 26 janvier à 16h, 17h30. Conseillé à partir de 14 ans. Le portrait fait-il partie de votre pratique artistique habituelle ? G. B.  : Oui. J’ai réalisé des portraits dans les musées, comme ceux de Van Gogh, ou de Dürer. Parfois aussi dans de très grands formats. Le portrait est pour moi la pratique la plus simple et la plus difficile dans la peinture. Elle m’évoque Emmanuel Lévinas qui explique que quand on regarde quelqu’un, on porte la responsabilité du regard qu’on pose sur lui. Idéalement, il faudrait être sans préjugé. Un portrait doit produire quelque chose de singulier qui reste en même temps le plus objectif possible. La personne dont on fait le portrait va disparaître. On fixe là quelque chose de son esprit, de son âme. Je sais que le portrait peut paraître une pratique désuète. Mais hors de France, elle est bien plus reconnue. Propos recueillis par éric Demey Du 10 janvier au 16 février, du mercredi au dimanche, de 14h à 19h. Théâtre, musique, danse, arts visuels, installation, performance – Dominique Dalcan Temperance les 10 et 11 janvier 2020 et Last Night A Woman Saved My Life les 11 et 12 janvier 2020 – aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii Mmmh (Maison-musée michel houellebecq) du 10 au 26 janvier 2020 – Le groupe Catastrophe, C’Le Chantier les 10 et 11 janvier 2020 – Denis Mariotte Performances  : Dérives et Hiatus du 14 au 26 janvier 2020 – Nosfell Le Corps des songes les 17 et 18 janvier 2020 – Ismaël Joffroy Chandoutis Carte blanche et rencontre le 18 janvier 2020 – Camille, C’Le Chantier La Là le 19 janvier 2020 – Antoine Defoort C’Le Chantier précédant la création Brainstormle 23 janvier 2020 – Thomas Bellorini Femme non-rééducable du 23 au 25 janvier 2020 Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Festival Les Singuliers, du 10 au 25 janvier 2020. Tél. 01 53 35 50 00. www.104.fr théâtre 21 la terrasse 282 décembre 2019



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