La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 16 la terrasse 283 janvier 2020 PROJET NEWMAN AMINE ADJINA ÉMILIE PRÉVOSTEAU JEUDI 9 JANVIER VENDREDI 10 JANVIER DANS LES CORDES PAULINE RIBAT JEUDI 23 JANVIER CROSSROADS TO SYNCHRONICITY CAROLYN CARSON JEUDI 30 JANVIER AU MILIEU DE L’HIVER, J’AI DÉCOUVERT EN MOI UN INVINCIBLE ÉTÉ ANAÏS ALLAIS MARDI 4 FÉVRIER DANBÉ AYA CISSOKO ET MARIE DESPLECHIN JEUDI 6 FÉVRIER LAO (J’EN RÊVE, VIENS ME CHERCHER) DANIELA LABBÉ CABRERA ET AURÉLIE LEROUX VENDREDI 28 FÉVRIER ENTREPRISE JACQUES JOUET, RÉMI DE VOS, GEORGES PEREC ANNE-LAURE LIÉGEOIS SAMEDI 29 FÉVRIER TOUS LES SPECTACLES DE LA SAISON 2019 – 2020 SUR WWW.SCENENATIONALE-ESSONNE.COM critique Architecture Les Gémeaux à Sceaux/Bonlieu à Annecy/Tournée/Texte et mes Pascal Rambert À travers cette fresque familiale débutant à Vienne en 1910, Pascal Rambert vise à créer un dialogue et une réflexion autour du basculement dans la barbarie. La pièce ne convainc pas, malgré d’excellents interprètes. Dans sa pièce la plus fameuse, Clôture de l’amour, deux êtres qui se sont aimés s’affrontent par le langage, tranchant, implacable jusque dans ses silences. Interprété par leurs mots autant que par leurs corps, le duel entre Stanislas Nordey et Audrey Bonnet faisait naître une pièce impressionnante, très forte. Ce n’est pas le cas d’Architecture. Pascal Rambert l’a écrite afin d’explorer la montée du nationalisme et selon ses termes de mettre en forme « un memento mori pour penser notre temps ». Il y décrit l’histoire brutale d’une famille de gens brillants – architectes, compositeurs, écrivains, artistes, scientifiques… –, qui rassemble un patriarche autoritaire, architecte renommé, (Jacques Weber), ses enfants (Emmanuelle Béart, Anne Brochet, Denis Podalydès, Stanislas Nordey) et leurs conjoints respectifs (Laurent Poitrenaux, Arthur Nauzyciel, Audrey Bonnet). Seul Stan est seul. Jacques a épousé en secondes noces une femme beaucoup plus jeune que critique La Valse d’Icare Le Lucernaire/de et avec Nicolas Devort/MES Stéphanie Marino lui (Marie-Sophie Ferdane). C’est pour ces comédiennes et comédiens qu’il connaît bien – il rêvait depuis longtemps de travailler avec Jacques Weber –, en tous points excellents, qu’il a écrit la pièce. Tous sont appelés dans la pièce par leurs vrais prénoms. Leur périple traverse le temps, du début du xx e siècle jusqu’à l’Anschluss, en mars 1938, et aussi divers espaces de la Mitteleuropa à partir de Vienne. Là encore, les relations conjugales ou filiales tendues donnent lieu à toutes sortes d’affrontements plus diffractés et moins binaires que dans d’autres pièces de Pascal Rambert. Dans une sorte d’auto-analyse, entre confidences et règlements de comptes, les personnages abordent un grand nombre de sujets, de leur désir de beauté – le nombril du monde à Delphes… – à l’évocation de la mère morte. Si l’écriture rend compte avec netteté des tensions familiales, déterminées principalement par des frustrations et rancœurs, elle échoue à faire écho de manière convaincante Après Dans la peau de Cyrano, Nicolas Devort signe un nouveau seul en scène. Dans La Valse d’Icare, il incarne toute une galerie de personnages pour raconter le parcours d’un chanteur à succès. Une performance habile, mais qui reste à la surface de ses sujets. Le Icare de Nicolas Devort n’a pas grandchose à voir avec son homonyme mythologique. Comme le héros du précédent seul en scène du comédien, Dans la peau de Cyrano, Icare est un jeune homme d’aujourd’hui. Bien que fils d’un aviateur raté – son père, qu’il incarne régulièrement, passe son temps à construire des maquettes d’avion – et non d’un architecte (Dédale, dans le mythe), ce garçon ne rêve pas du tout d’envols. Ce qui l’anime, lui, c’est la musique. Alors il passe outre la désapprobation paternelle et quitte la maison familiale. Sa guitare sous le bras, il se lance dans le monde. Et très vite, grâce à un enchaînement de hasards et de rencontres presque miraculeuses, le succès arrive. Du jour au lendemain, Icare est une star. Ce récit initiatique, le personnage principal le déploie dans La Valse d’Icare à une occasion dramatique  : suite à un accident dont on ne saura rien, son fils se retrouve dans le coma. Le succès, les tournées ayant empêché l’artiste de voir grandir son enfant, il tente de rattraper le temps perdu. Il lui raconte ainsi non seulement ses réussites, mais aussi ses échecs. Ses faiblesses face aux attraits de la célébrité, ses excès. Mis en scène par Stéphanie Marino, Nicolas Devort endosse pour cela le rôle de nombreuses personnes. Sur un mode épique, il joue les rôles de toute une vie. Vie et mort d’une star Sur un plateau nu à l’exception d’une chaise et d’une guitare, le comédien donne vie aux différents milieux que traverse son héros. À son univers familial d’abord, puis à la scène musicale émergente qu’il fréquente à ses débuts – ses premiers managers, Sylvère et Pollux, sont de sympathiques et généreux bricoleurs –, et enfin à l’industrie musicale qui fait de lui une vedette. Au total, c’est une quinzaine de protagonistes qu’il convoque sur scène. Avec chacun son attitude, son accent La Valse d’Icare. qui permettent une identification immédiate. Mais qui ne suffisent pas à créer des portraits complexes. Tout comme Icare, qui peine à s’élever au-dessus du statut de figure pour accéder à celui de personnage, son entourage se compose d’une somme de comportements et de paroles assez convenus. En oscillant entre la vie intime et professionnelle de son chanteur, Nicolas Devort n’en saisit aucune avec profondeur. Rythmé par des morceaux de sa composition qu’il interprète en direct, La Valse d’Icare survole de nombreux sujets sans en creuser aucun. Jouant tantôt la carte du comique, tantôt celle du tragique, l’artiste fait le pari du grand écart, de la performance, au détriment de l’écriture. Anaïs Heluin Le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des- Champs, 75006 Paris. Du 11 décembre 2019 au 26 janvier 2020, du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 16h. Durée de la représentation  : 1h15. Tél. 01 45 44 57 34. www.lucernaire.fr Xavier Cantat
Christophe Raynaud de Lage Tristan Jeanne-Valès Architecture, à l’occasion de sa création dans la Cour d’honneur en juillet 2019. à la montée du fascisme. Les protagonistes, pétrifiés par la catastrophe qui arrive, parlent très longuement d’eux-mêmes face au monde, mais guère du monde même. L’implicite est écrasé par toute cette véhémence, par toutes ces névroses imbriquées. Pour être examinée, cette question passionnante de la fin de la démocratie et du basculement dans la haine et la barbarie ne peut être adossée à quelques bribes de réel vaguement contextualisées, noyées dans un océan de paroles névrotiques. Faillite du langage On pourrait évidemment se dire que c’est justement cette faillite du langage et son corollaire l’incapacité à agir qui révèlent la possibilité et l’ampleur de la catastrophe, mais cette faillite et son trop-plein de mots prennent Véro Dahuron dans Broken. Broken toute la place de la représentation, étouffent les enjeux, amoindrissent les résonances entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui. Bien sûr, et d’autant plus avec de tels interprètes, de très beaux moments d’émotion affleurent, quelques scènes et monologues font mouche, mais l’ensemble ne répond pas à sa haute ambition. Sur le plateau immaculé, sculpté par de belles lumières, les évolutions des costumes mais aussi les changements du mobilier sont significatifs, du style Biedermeier jusqu’au design plus moderne du Bauhaus, dont les artisans durent fuir le nazisme. Créée en juillet dernier dans la Cour d’honneur du Palais des papes à Avignon, sans utilisation spécifique de la grandeur de l’espace, la partition sera sans doute plus à son aise sur un plateau classique. Le spectacle a été resserré et peut-être a-t-il gagné en acuité  : à vérifier en se rendant aux Gémeaux ou à Bonlieu ! Agnès Santi Bonlieu, Scène nationale, 1 rue Jean-Jaurès, 74000 Annecy. Du 7 au 10 janvier à 19h sauf vendredi à 20h30. Tél. 04 50 33 44 11. Les Gémeaux, Scène nationale, 49 av. Georges-Clemenceau, 92330 Sceaux. Du 24 janvier au 1er février à 20h, sauf dimanche à 17h, relâche lundi et mardi. Tél. 01 46 61 36 67. Durée  : 3h. Spectacle vu lors du Festival d’Avignon 2019. également du 15 au 17 janvier 2020 à La Comédie de Clermont, Clermond-Ferrand ; les 5 et 6 février 2020 au Phénix Scène nationale, Valenciennes ; du 12 au 19 février 2020 aux Célestins Théâtre de Lyon. Théâtre La Reine Blanche/conception et mes Guy Delamotte ET Véro Dahuron Guy Delamotte et Véro Dahuron reprennent Broken (spectacle créé en janvier 2017 au Panta-théâtre, à Caen) au Théâtre La Reine Blanche. Une proposition qui, par le biais de vies d’artistes, parle de destins qui se brisent. En français, Broken signifie cassé, détruit, brisé… C’est le titre que Guy Delamotte et Véro Dahuron ont choisi de donner au spectacle qu’ils ont conçu et mis en scène à quatre mains en janvier 2017, au sein du Panta-théâtre, centre de ressources des écritures et des formes contemporaines qu’ils codirigent, à Caen, depuis 1991. La compagnie du même nom, qui gère ce lieu, cessera ses activités en juin 2020, Guy Delamotte et Véro Dahuron ayant décidé de poursuivre leur chemin à travers de nouvelles aventures théâtrales. Aujourd’hui repris à La Reine Blanche, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, Broken éclaire la notion de rupture. Cette création revient sur l’existence d’artistes dont le destin a un jour basculé, quittant les voies de la tranquillité pour se fracasser contre le mur de la souffrance. Un patchwork de témoignages et de documents « Je pense à Romy Schneider, la mort de son fils, explique Véro Dahuron, qui interprète le spectacle aux côtés d’Emmanuel Vérité, je pense à Amy Winehouse, son dernier concert à Belgrade, je pense à Marie Trintignant, l’amour destructeur de Bertrand Cantat, je pense à Guillaume Depardieu, sa jambe artificielle, une prothèse trop lourde à porter, je pense à Frida Kahlo bien-sûr, sa peinture, sa colonne brisée, mais aussi de façon discrète, sans pathos, à mon accident sur scène, lors des Frères Karamazov, un œil crevé ! » Comment continuer sa vie après une épreuve et lui donner encore du sens ? À travers toutes sortes d’écrits, de lettres, de vidéos, d’extraits de films, qui constituent un patchwork de témoignages et de documents, Broken cherche à éclairer ces destins chaotiques « dans une sorte de simplicité clinique ». Cela, en ouvrant sur une nouvelle vie à construire, en envisageant l’espoir de la renaissance. Manuel Piolat Soleymat Théâtre La Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 23 janvier au 2 février 2020. Du mercredi au dimanche à 19h. Tél. 01 40 05 06 96. www.reineblanche.com Jan. Fév. Jan. Fév. theatredebelleville.com 01 48 06 72 34 16, Passa ge Piver Paris XI arr. 10  € POUR TOUS AVEC LA CARTE TDB AIME-MOI HEDDA 8 Jan. De Géraldine Martineau De Sigrid Carré-Lecoindre -Mise en scène et interprétation Lena Paugam 29 Mar. TOUT MONSIEUR L’UNIVERS 3 nov. D’Olivier Brunhes.00 31 jan. NI MOTOBECANE COURRONE De et avec Bernard Crombey NI À L’INFINI PLAQUE 5 jan. De Janice Szczypawka 28 jan. MON DU BAISER OLYMPE 5 jan. 28 jan. De Frédérique Keddari-Devisme De Gabrielle Chalmont et Marie-Pierre Nalbandian PIÈCE EN HEDDA PLASTIQUE De Marius Von Mayenburg - Mise en scène Adrien Popineau Mise en scène et interprétation Lena Paugam MONSIEUR AIME-MOI 2 Fév. 25 Fév. 2 Fév. MOTOBECANE De Géraldine Martineau 4 Fév. TOUT L’UNIVERS De et avec Bernard Crombey À L’INFINI D’Olivier Brunhes NI COURONNE9 Fév. NI PLAQUE 25 Fév. PIECE De Janice Szczypawka EN 6 Fév. 29 Fév. PLASTIQUE DU BAISER De Frédérique Keddari-Devisme MON OLYMPE De Gabrielle Chalmont et Marie-Pierre Nalbandian De Marius Von Mayenburg - Mise en scène Adrien Popineau 3 oct. 29 Déc. théâtre 17 la terrasse 283 janvier 2020



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