La Terrasse n°283 janvier 2020
La Terrasse n°283 janvier 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°283 de janvier 2020

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le Banquet de Mathilda May.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 14 la terrasse 283 janvier 2020 r r COMÉDIE DE PICARDIE WWW.COMDEPIC.COM r dates actualisées  : www.comdepic.com comédie de picardie - 03 22 22 20 28 62 rue des jacobins - 80000 amiens I CRÉATIONS et tournées scène conventionnée d’intérêt national pour le développement de la création théâtrale en région *********************************** spectacles la présentés lune en plein jour à avignon du 13 janvier au 6 avril - les lundis à 20h00  : Théâtre de la Huchette - Paris (75) du 28 au 31 janvier  : La Manufacture - CDN de Nancy (54), du 13 au 15 février  : Théâtre de la Renaissance - Oullins (69) jan 2020  : Comédie de Picardie (80), Avranche (50), Pont-du-Château (63), Montargis (45), La Chevrolière (44), Notre-Dame-des-Monts (85), Cordemais (44), Beinheim (67), Ostwald (67)/fév 2020  : festival Momix (68), Chaumont (52), Compiègne - hors les murs (60), Noirmoutiers (85), Mortagne-sur-Sèvre (85), Pessac (33), Villenave-d’Ornon (33), Bruges (33), Chevilly-la-Rue (94) mars à mai  : voir collectifcolette.fr 31 janvier  : Abbeville (80), 4 février  : Montiers (60), 6 et 7 février  : Centre Culturel Léo Lagrange - Amiens (80), 8 février  : Couloisy (60), 11 février  : Ailly-sur-Noye (80) 17 janvier  : Chelles (77), 24 janvier  : Hirson (02), 30 janvier  : Centre Culturel Jacques Tati - Amiens (80), 10-15 février  : Bagnolet (93) de et avec  : marina tomé mise en scène  : anouche setbon love, love, love de mike bartlett mise en scène  : nora granovsky cent mètres papillon de et avec  : maxime taffanel mise en scène  : nelly pulicani la fontaine assemblée fabuleuse mise en scène  : nicolas auvray SUR UNE IDÉE ORIGINALE D’YVES GRAFFEY du 4 au 7 février  : Communauté de communes de la Picardie Verte (60) univergate de  : louise caron mise en scène  : renaud benoit le pater texte et mise en scène  : flore lefebvre des noëtte création graphique www.tri-angles.com critique Una costilla sobre la mesa  : Madre Théâtre de la Colline/texte, mes, costumes scénographie et jeu Angelica Liddell Spectacle rituel, lamento funèbre en l’honneur de sa mère défunte, Madre d’Angelica Liddell propose une expérience théâtrale extrême. Les danseurs du Nickel Bar. critique Nickel Confrontée à la mort de ses deux parents, à peu de temps d’intervalle, Angelica Liddella bâti un diptyque leur rendant hommage, Una costilla sobre la mesa  : Madre sera joué en alternance avec Padre pendant un mois au Théâtre de la Colline. Un événement, comme toutes les apparitions de l’artiste espagnole sur nos scènes, celle dirigée par Wajdi Mouawad témoignant à cette dernière d’une remarquable fidélité. D’après le dossier de presse, Madre et Padre relèvent tous les deux d’un théâtre cérémoniel, le premier puisant son inspiration dans les rites religieux d’Estrémadure, région d’origine de la mère d’Angelica Liddell, tandis que le deuxième prendra un tour davantage philosophique en s’appuyant sur des écrits de Gilles Deleuze. En effet, Madre, que nous avons découvert à Lausanne, est un long lamento funèbre qui s’organise notamment autour du rite des empalaos de Valverde de la Vera. On voit ainsi au cœur du spectacle l’artiste performeuse se faire nouer à une croix par une corde, comme lors de ces fameux empalaos, une séance lente et oppressante à l’image d’un spectacle qui appuie ses effets. Quand le cri remplace les mots A l’horizon, un théâtre cathartique, qui renoue avec les cérémonies religieuses d’antan et d’ailleurs, quelque chose de ce fameux théâtre de la cruauté porté par Artaud, référence régulière des travaux de Liddell. Et derrière cet horizon, l’exploration des pulsions enfouies, des blessures inguérissables et des angoisses inexpugnables, parmi lesquelles Nouveau Théâtre de Montreuil et tournée/de Mathilde Delahaye ET Pauline Haudepin/mes Mathilde Delahaye Mathilde Delahaye met en scène le texte qu’elle a coécrit avec Pauline Haudepin  : un spectacle visuellement très abouti, original, créatif et foisonnant mais à la dramaturgie un peu décevante. Force est d’admettre qu’il est rare que tout, dans un spectacle, soit sans défaut. Si le texte de Mathilde Delahaye et Pauline Haudepin est le point faible de leur réalisation, il n’obère pas complètement la qualité de ses autres composantes esthétiques et scéniques. L’histoire de la pièce est celle d’un lieu et de ses usagers successifs  : les ouvriers d’une usine de nickel, reconverti en bar interlope puis abandonné aux champignons que viennent y récolter des mycologues en combinaisons stériles pendant qu’y festoient les membres d’une secte New Age… Comme l’Occident pris dans les affres d’une histoire subie plutôt que choisie, la pièce passe donc des derniers sursauts industriels et polluants du xx e siècle aux agitations druidiques des adorateurs d’une nature idéalisée, en passant par les rituels dansés d’un groupe de voguing (mouvement initié par la jeunesse afro-américaine queer des années 1980 aux états-Unis). Son texte aurait mérité d’être un peu moins pontifiant et de véritablement se tenir à distance des clichés intellectuels qu’il prétend éviter. Une performance visuelle et musicale Malgré ce travers, qui fait qu’on en vient bientôt à davantage regarder le spectacle qu’on ne l’écoute, sa réalisation esthétique est magnifique. Les costumes de Yaël Marcuse et Valentin Dorogi, la scénographie d’Hervé Cherblanc, les lumières de Sébastien Lemarchand, la création sonore de Rémi Billardon et Lucas Lelièvre, la musique originale d’Antoine Boulé et l’interprétation inspirée de Daphné Biiga Nwanak, Thomas Gonzalez, Keiona Mitchell, Julien Moreau, Snake Ninja, Romain Pageard, Luc Delahaye et les danseurs du Nickel Bar sont d’une exceptionnelle qualité. Les différents espaces de jeu, les images projetées, les plans successifs accueillent performances et comédie avec un rare sens de l’harmonie et de l’équilibre. L’ensemble compose un spectacle puissamment original et parfaitement maîtrisé dont les trouvailles esthétiques sont souvent jubilatoires. Sorte d’œuvre d’art en mouvement, Nickel apparaît donc comme une performance visuelle et musicale très réussie, un peu desservie par le texte parfois prétentieusement vain qui l’accompagne, mais très intéressante en ses trouvailles plastiques et la poésie onirique de ses images. Catherine Robert Nouveau Théâtre de Montreuil - Centre dramatique national, 10 place Jean-Jaurès, 93100 Montreuil. Du 16 janvier au 1er février 2020. Du mercredi au vendredi à 20h ; samedi à 18h ; relâche du dimanche au mardi. Tél. 01 48 70 48 90. Puis les 26 et 27 mars au Domaine d’O, à Montpellier ; les 1er et 2 avril au Centre dramatique national Normandie-Rouen ; du 27 avril au 7 mai au TNS. Spectacle vu à la Comédie de Reims. Durée  : 1h30. Jean-Louis Fernandez
Jérôme Vila Luca del Pia Una costilla sobre la mesa  : Madre. Boris Gibé. « J’ai voulu dire l’engluement, le conditionnement humain. » entretien/Boris Gibé L’Absolu notre rapport à la mort. On peut se réjouir de l’intégrité, voire de la radicalité, de la proposition de l’artiste espagnole. On peut même certainement être happé par cette cérémonie tripale, où le cri remplace les mots parce que « les mots ne correspondent jamais à ce qu’ils s’efforcent d’exprimer » comme l’écrivait Faulkner dans Tandis que j’agonise convoqué sur scène par Liddell. On peut également être sensible à la beauté des costumes traditionnels, à celle du chant déchirant de Nino de Elche, de la danse aux accents butô d’Ichiro Sugae. A ce mélange d’esthétique baroque, traditionnelle et surréaliste à la fois. Mais l’on peut aussi s’épuiser des propos hermétiques, puis des plaintes interminables de l’artiste espagnole. L’on peut se poser des questions sur l’exhibition de sa douleur, sur l’instrumentalisation des « figurants » longuement immobiles sur des chaises, sous des draps. L’on peut s’interroger sur ce qu’il y a là à partager, sur la place que peut occuper le spectateur face à un torrent doloriste ultra sonorisé. On peut. L’universelle douleur de la perte d’une mère, la singulière culpabilité de l’enfant quand il n’est plus possible de se réconcilier, la déréliction de l’individu moderne privé de Dieu par nul autre que Liddell ne seront ainsi traduits. éric Demey Théâtre de la Colline, 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris. Du 18 janvier au 9 février. Le samedi à 20h30, le dimanche à 15h30. Tél. 01 44 62 52 52. Durée  : 1h30. Spectacle vu lors du festival Programme Commun à Lausanne. Espace cirque d’Antony – Théâtre Firmin Gémier/Conception et jeu Boris Gibé Dans un « Silo » en tôle de neuf mètres de haut, Boris Gibé met l’acrobatie aérienne au service d’une réflexion sur le conditionnement humain. Et sur l’aspiration de chacun à la liberté, à L’Absolu. La création du « Silo » s’inscrit dans une recherche de scénographies singulières que vous menez depuis les débuts de votre compagnie Les Choses de rien, il y a plus de quinze ans. Dans quel but ? Boris Gibé  : Dès 2006 en effet, nous avons construit un premier chapiteau atypique sous forme de phare. Cela afin de placer l’architecture du spectacle loin de l’imaginaire du cirque, de déjouer les attentes. Et surtout, pour proposer au spectateur une expérience immersive, qui pose la question de l’espace. Le Silo répond aux mêmes besoins. Il mêle les plaisirs de la piste – pour moi, écrire pour le circulaire est ce qu’il y a de plus passionnant – et ceux de la salle – la magie de la boite noire. Ce travail sur l’espace est indissociable chez vous d’une réflexion métaphysique. Quelle est-elle dans L’Absolu ? B. G.  : À travers la figure d’homme qui ne cesse de tomber et d’escalader que j’incarne dans cette pièce, j’ai voulu dire l’engluement, le conditionnement humain. Et aborder aussi notre tentation à la fois de s’y complaire et d’y résister. En conflit avec lui-même, le personnage de L’Absolu se confronte à la mort, il questionne son narcissisme, et en se faisant son propre procès il réveille de vieux mythes. En parlant de ce spectacle, vous évoquez souvent l’univers d’Andreï Tarkovski. En quoi a-t-il inspiré la création de votre homme qui évolue dans un « Silo » ? B. G.  : Au moment de créer L’Absolu, je lisais Le Temps Scellé, où le réalisateur russe explique la quête qui est la sienne de film en film. Une quête mystique qui l’empêche de dormir la nuit. Plus que des scénarios de ses films, c’est de ce texte que je me suis nourri pour construire mon personnage, et structurer sa chorégraphie aérienne, ainsi que son rapport singulier aux quatre éléments. Comment définiriez-vous cette relation aux éléments ? B. G.  : Je ne vois pas L’Absolu comme un solo, mais comme une composition dans laquelle la figure centrale développe des relations avec des choses diverses. Avec le Silo bien sûr, ainsi qu’avec l’air, l’eau, le feu qui sont réellement présents dans l’espace scénique, car je ne voulais avoir recours à aucun truquage. Le sol est aussi un partenaire de jeu important. Composé de milliers de billes de carbone expansé, il aspire le protagoniste, qui tantôt lutte, tantôt se laisse faire. Propos recueillis par Anaïs Heluin Espace cirque d’Antony – Théâtre Firmin Gémier, rue George-Suant, 92160 Antony. Du 7 janvier au 5 février 2020, les mardis, mercredis et vendredis à 20h30, les samedis à 18h et les dimanches à 16h. Relâche le mardi 28. Tél. 01 41 87 20 84. www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr Également du 25 février au 7 mars à Mitry-Mory (77) et du 27 avril au 10 mai au Prato à Lille (59).rlog p ÉLÉMENTAIRE texte et interprétation Sébastien Bravard mise en scène Clément Poirée JEUDI 16 JANVIER 2020 À 20H30 r -Me -7-.. VAL tic nog pc MARIg VAL 0(4 MA ! MARNE 1:21 *iledeFrance la terrasseeiledeFrance la terrasse La Scène Watteau scène conventionnée de Nogent-sur-Marne LA SCÈNE WATTEAU/PLACE DU THÉÂTRE/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER E NOGENT-LE PERREUX La Scène Watteau scène conventionnée de Nogent-sur-Marne LES CHATOUILLES OU LA DANSE DE LA COLÈRE texte Andréa Bescond, mise en scène Éric Métayer avec Déborah Moreau SAMEDI 1 ER FEVRIER 2020 À 20H30 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr LA SCÈNE WATTEAU/PLACE DU THÉÂTRE/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER E NOGENT-LE PERREUX 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr Pub 121x380 Eĺeḿentaire et Chatouilles.indd 3 18/12/2019 10:52 Bernard-Marie Palazon – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger Svend Andersen – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger théâtre 15 la terrasse 283 janvier 2020



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