La Terrasse n°282 décembre 2019
La Terrasse n°282 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Chute de la maison, mis en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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jazz/comédie musicale/musiques du monde/chanson 36 la terrasse 282 décembre 2019 MUSIQUE CLASSIQUE (7 SPE DI DAM En direct avec les artistes Génération Spedidam Génération Spedidam Laurent Deleuil  : un baryton sous le signe de l’éclectisme Le baryton franco-canadien affiche un agenda bien rempli avec un opéra bouffe au Grand Théâtre de Tours, une création contemporaine à l’Athénée et la parution d’un nouveau CD. Il y a deux ans, Laurent Deleuil nous confiait rêver d’interpréter le rôle d’Hamlet d’Ambroise Thomas *. Depuis, il l’a chanté au Festival Musica Nigella et estime qu’avec le temps, sa voix évolue vers plus de fraîcheur, de naturel et de sincérité. Toujours aussi à l’aise dans l’opéra que dans la mélodie, son actualité témoigne de son goût pour ces deux répertoires. À l’Opéra de Tours, il va endosser le costume du Podestat dans Docteur Miracle de Charles Lecoq, un costume de père qu’il appréhendait un peu par crainte d’être trop jeune mais qui, grâce à un énorme postiche qui transforme sa silhouette filiforme en bourgeois obèse, « rend le rôle très sympathique ! ». Une œuvre de Pascal Zavaro créée pour lui À l’Athénée où il est désormais un familier pour y avoir chanté dans Trouble in Tahiti de Bernstein et Manga-Café de Pascal Zavaro avec Les Apaches, il retrouvera la même équipe pour le lancement officiel de l’ensemble dirigé par Julien Masmondet. Il y interprètera Les Ludions d’Erik Satie mais aussi une création de Pascal Zavaro composée spécialement pour lui  : « un grand luxe », reconnaît le baryton qui trouve aussi essentiel de chanter la musique d’auteurs vivants que JAZZ Vincent Peiraini Trio Jokers Vincent Peirani présente son tout nouveau trio. En deuxième partie d’une soirée à la Dynamo de Pantin (la première étant consacrée à Gonam City, le duo formé par le trompettiste Quentin Ghomari et le pianiste Marc Benham), on découvrira le nouveau groupe de l’accordéoniste. « Jokers » n’est pas une variation sur un personnage de cinéma devenu récemment omniprésent mais le tout nouveau trio formé par Vincent Peirani avec le guitariste italien Federico Casagrande (The Drops) et le batteur israélien Ziv Ravitz (Yaron Herman). L’occasion pour l’accordéoniste de se débrancher de son Living Being et d’aller vers un terrain de jeu plus ouvert et plus risqué, moins rock, en compagnie de deux figures du jazz actuel le plus vif. Vincent Bessières La Dynamo de Banlieues Bleues, 9 rue Gabrielle Josserand, 93500 Pantin. Mercredi 18 décembre à 20h30. Places  : de 8 à 14  € . MUSIQUE CLASSIQUE Nicolas Ramez Le brillant jeune corniste français est engagé avec l’Ensemble Ouranos, un quintette à vent de tout premier plan, dans une aventure chambriste exceptionnelle entamée en 2014. Nouvelle preuve de son excellence, Ouranos vient de remporter fin octobre 2019 à Copenhague le premier prix du très prestigieux Concours International de Musique de Chambre CarlNielsen dans la catégorie quintette à vent. Le jeune Julie Artacho édouard Bressy Dean Bennici D. R. D. R. Laurent Deleuil de jouer avec les styles et les époques. En témoigne son prochain CD à paraître au printemps pour le nouveau label Chapeau l’artiste. Avec le pianiste Nicolas Royez, il mettra à l’honneur la mélodie française avec Le Travail du peintre de Francis Poulenc ainsi que de la musique canadienne – une façon de rendre hommage à ses doubles origines. Isabelle Stibbe * Lire notre Focus La Terrasse n°261 Docteur Miracle, Grand Théâtre de Tours. 34 rue de la Scellerie, 37000 Tours. Du 12 au 14 décembre 2019. Le 12 décembre à 14h30, le vendredi 13 décembre à 10h et 14h30, le samedi 14 décembre à 20h. Tél. 02 47 60 20 20. Attention les Apaches, Athénée Théâtre Louis- Jouvet, place Boudreau, 75009 Paris. Le 23 janvier 2020 à 20h. Tél. 01 53 05 19 19. ensemble a particulièrement marqué les esprits durant l’épreuve en interprétant les Bagatelles de Ligeti, Kvintet op. 43 de CarlNielsen et la transcription du Quatuor « Américain » de Dvorak, trois œuvres présentes sur son album « Ligeti, Nielsen & Dvorak : Woodwind Quintets » paru en novembre 2018 chez NoMadMusic. Jean Lukas MUSIQUE CLASSIQUE L’Ensemble Ouranos, avec Nicolas Ramez au cor. Magali Mosnier La flûtiste Magali Mosnier. La flûtiste française, qui partage sa carrière entre concerts en soliste, musique de chambre et répertoire symphonique (comme Première flûte solo à l'Orchestre Philharmonique de Radio-France), vient de remporter une importante distinction discographique. L’enregistrement « Les Trois Sonates – The Late Works » consacré à Debussy, auquel elle a participé (avec d’autres interprètes tels que Xavier de Maistre, Jean-Guihen Queyras, Alexandre Melnikov, Isabelle Faust…) et sorti chez Harmonia Mundi, vient de se voir décerner le « Chamber Award » 2019 du célèbre magazine anglais de référence Grammophone. Une récompense aux allures de Palme d’or. Jean Lukas *La SPEDIDAM répartit des droits à plus de 110 000 artistes dont près de 37 000 sont ses associés et soutient environ 40 000 manifestations chaque année. www.spedidam.fr critique Funny girl Théâtre Marigny/musique Jule Styne, livret Isobel Lennart, lyrics Bob Merrill/mes et chor. Stephen Mear Avec une époustouflante Christina Bianco, Funny Girl réinvente l’histoire réelle de Fanny Brice (1891-1951), star des années 1920. Jamais monté en France, créé à Broadway en 1964 avec Barbra Streisand, le musical proposé par le Théâtre Marigny est un enchantement. Welcome to the Ziegfeld Follies ! And to Fanny Brice, devenue l’une de ses stars les plus célèbres dans les années 1920 alors que son physique jugé ingrat ne la prédestinait pas aux feux de la rampe. Elle avait d’autres atouts bien plus remarquables, voire exceptionnels  : sa voix, son sens comique, son énergie, son charme, son enthousiasme, sa persévérance… Classique du musical, Funny Girl rendit célèbre la toute jeune Barbra Streisand lors de sa création sur les planches en 1964 puis à l’écran trois ans plus tard, deux productions acclamées par la critique et le public, qui recèlent quelques chansons très connues outre-Atlantique telles People, Don’t Rain on My Parade, The Music That Makes Me Dance ou I’m the Greatest Star. Agée de 22 ans, Barbra fut récompensée par un Oscar pour le rôle de Fanny dans le film de William Wyler. Amoureux de cet âge d’or NEW MORNING/BIGUINE JAZZ Alain Jean-Marie Trio Dans le cadre du festival Banlieues Tropicales, le pianiste guadeloupéen s’offre le New Morning. Alain Jean-Marie, un pianiste aussi discret que son talent est immense. Piano Biguines, c’est le premier disque chez Debs du Guadeloupéen. Un album en trio pour celui qui avait pour modèles Oscar Peterson, Ahmad Jamal, Bill Evans, « chacun dans leurs registres ». C’était en 1968 et depuis Alain Jean-Marie n’a jamais cessé de creuser cette formule qui exige selon lui cohésion et écoute mutuelle. Pour s’en convaincre, il suffit de réécouter l’intégrale que consacre le label Frémeaux & Associés aux Biguine Reflections gravées par ce pianiste, considéré comme l’un des tout meilleurs sidemen que compte Paris. Ces réflexions, « clin d’œil à Monk », sont un jeu de miroir où le jazz brille en se reflétant dans la biguine. Il y adapte les classiques du genre, mazurkas, biguines, et même wa bap chers au regretté Al Lirvat, sans oublier ses propres compositions. Et ce 7 décembre, il les joue en très bonne compagnie  : éric Vinceno à la basse et Jean-Claude Montredon aux baguettes figurent parmi ses plus fidèles partenaires. Jacques Denis New Morning. 7 et 9 rue des Petites-écuries, 75010 Paris. Samedi 7 décembre à 21h. Tél. 01 45 23 51 41. Places  : 26  € . Seka du musical, qui commença dans les années 1940 et prit fin dans les années 1970, Jean-Luc Choplin a relevé une fois de plus le défi de la recréation. Le résultat est magnifique. Christina Bianco est époustouflante, par sa voix autant que par son interprétation, d’un charme fou et d’une vivacité pétillante à chaque instant. Glamour et humour Tous ceux qui l’entourent, y compris les personnages secondaires, font aussi preuve d’un talent éclatant  : sa mère (Rachel Stanley), son ami de toujours Eddie Ryan (Matthew Jeans), son mari Nick Arnstein (Ashley Day), le producteur Florenz Ziegfeld (Mark Inscoe), la voisine de son quartier d’enfance à New York, Mrs Strakosh (Shirley Jameson)… Née Fania Borach dans une famille d’immigrants juifs installée dans le Lower East Side, Fanny Brice a Paris/STUDIO DE L’ERMITAGE/JAZZ Happy Mood C’est un all-stars de fortes personnalités que le saxophoniste ténor François Ripoche a rassemblé. De g. à dr., GlennFerris, Darryl Hall, Geoffroy Tamisier, François Ripoche, StevePotts, Louis Sclavis et Simon Goubert, les sept musiciens de Happy Mood. Happy Mood  : comment ne serait-on pas de bonne humeur en écoutant un groupe qui concentre tant de talents et de personnalités ? Louis Sclavis aux clarinettes, GlennFerris au trombone, Geoffroy Tamisier à la trompette, StevePotts au saxophone, Darryl Hall à la contrebasse et Simon Goubert à la batterie… Sur le papier, ça sonne comme un workshop à la Mingus ou une odyssée musicale à la Texier, ça sent le souffle des collectifs épiques et la tradition sans formol, une réunion de libres penseurs du jazz, constituée de jazzmen français et américains expatriés. De quoi nous rendre impatients de découvrir la formation en action. Vincent Bessières Studio de l’Ermitage, 8 rue de l’Ermitage, 75020 Paris. Jeudi 12 décembre, 21h. Tél. 01 44 62 02 86. Place  : de 16 à 20  € . La Terrasse, premier média arts vivants en France D. R.
Julien Benhamou Jean-Baptiste Millot Entourée d’une armée brillante, Fanny Brice en soldat Schwarz is so funny ! Mathias Lévy. entretien/Mathias Lévy réellement existé. L’intrigue retrace sa vie en partie romancée et commence par une scène où Fanny se remémore son passé  : sa foi en son succès malgré des débuts difficiles, sa rencontre avec Nick Arnstein, ses tournées en haut de l’affiche, l’arrestation de Nick pour escroquerie… Un parfait exemple du Rêve américain, quoique teinté de tristesse à l’heure de la séparation. L’atmosphère glamour des Ziegfeld Follies est parfaitement restituée, de même que l’ancrage dans le New York effervescent du début du vingtième siècle, peuplé d’une foule d’immigrants. Rappelons-nous que de 1892 à 1954, près de 14 millions de migrants sont passés par Ellis Island, parfois jusqu’à… dix mille par jour. Au cordeau, impeccablement réglée, la mise en scène élégante et fluide de Stephen Mear parvient à répondre aux multiples exigences que requiert le musical. Metteur en scène de 42nd Street et chorégraphe de Singin’in the Rain au Théâtre du Châtelet et plus récemment de Guys and Dolls à Marigny, il poursuit ainsi son fructueux compagnonnage artistique avec Jean-Luc Choplin. Dans la fosse, l’orchestre de Marigny est dirigé par James McKeon. L’ensemble compose un éblouissant spectacle, dominé par Fanny. Petite, pas vraiment pretty, pas éduquée, pas riche, mais quel talent et quelle volonté ! Agnès Santi Théâtre Marigny, Carré Marigny, 75008 Paris. Du 7 novembre 2019 au 5 janvier 2020. Du mardi au samedi à 20h, le samedi à 15h et 20h, le dimanche à 16h. Tél. 01 76 49 47 12. Spectacle en anglais surtitré en français. www.theatremarigny.fr Mathias Lévy ou l’innocence du violon CITé DE LA MUSIQUE/JAZZ/VIOLON Le violoniste Mathias Lévy impressionne autant par sa générosité mélodique que par sa science musicale. Dans son nouvel album Unis vers, faisant suite à un hommage à Stéphane Grappelli, il explore un nouveau répertoire original en trio (à cordes) avec Jean-Philippe Viret (contrebasse) et Sébastien Giniaux (violoncelle et guitare), entouré d’invités tels Vincent Peirani et Vincent Ségal. Un régal. Dans votre album précédent vous rendiez hommage à Stéphane Grappelli, qui est un peu le père de tous les violonistes improvisateurs. Mathias Lévy  : La musique de Stéphane Grappelli et Django Reinhardt a été ma première porte d’entrée dans l’univers du jazz, et il était nécessaire à ce moment de mon parcours de « J’aime imaginer qu’improviser, c’est parler, raconter son histoire en musique, de la façon la plus sincère et directe possible. » repasser dans leur sillage, comme on rentre voir sa famille après un long voyage. Après l’hommage, il y a dans ce nouvel album Unis Vers comme le désir de s’envoler au contraire vers un ailleurs musical... M.L.  : Ma démarche a toujours été de m’inspirer de toutes les musiques qui me touchent, qui m’interpellent pour une raison ou une autre, sans frontière stylistique ni géographique. C’est pour cela que j’ai choisi le jazz, comme un langage qui me permet de communiquer, de communier avec des musiciens de partout. Ces influences se ressentent à la fois dans mon jeu de violon et dans ma manière de composer. Vous renouez dans ce disque avec un instrument, le violon Hel « Grappelli » de 1924, qui a été celui de Stéphane Grappelli. M.L.  : À chaque fois que je retrouve cet instrument je suis époustouflé par sa puissance et sa sonorité. On dirait qu’il est fait pour le jazz, et surtout il a ce timbre solaire, lumineux, qui évoque instantanément Grappelli. Quand Stéphane jouait, il souriait, c’était son attitude, une sorte d’élégance, de générosité. C’est ce que m’évoque ce violon et c’est très inspirant. Le violon redevient sous vos doigts l’instrument du lyrisme, semble retrouver une forme d’innocence... Qu’en pensez-vous ? M.L.  : Effectivement l’innocence est un mot qui me plaît, j’aime imaginer qu’improviser, c’est parler, raconter son histoire en musique, de la façon la plus sincère et directe possible. Si je veux être honnête avec moi-même, je ne peux pas occulter le violon classique avec lequel j’ai appris la musique et que j’aime profondément. J’essaye donc dans ma musique de faire cohabiter mélodie, lyrisme, polyrythmie et improvisation. Propos recueillis par Jean-Luc Caradec Amphithéâtre de la Cité de la Musique, 221 av. Jean Jaurès, 75019 Paris. Mardi 17 décembre à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Crédit photo  : Broadway Asia International, LLC – Design  : Graphéine Comédie musicale Du 28 novembre 2019 au 1er janvier 2020 Un enchantement TÉLÉRAMA Une fête virevoltante et sensible LE FIGARO Du jamais-vu depuis Jerome Robbins et West Side Story WALL STREET JOURNAL JE PRENDS MA PLACE châ -telet THÉÂTRE MUSICAL chatelet.com DE PARIS Un Américain à Paris MUSIQUE ET LYRICS George Gershwin et Ira Gershwin LIVRET Craig Lucas MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE Christopher Wheeldon Spectacle présenté par le Théâtre du Châtelet et Broadway Asia International, LLC. – Production Théâtre du Châtelet et Pittsburgh CLO. – En accord spécial avec Stuart Oken, Van Kalplan, Roy Furman et Elephant Eye Theatrical – En anglais, surtitré en français – Audiodescriptions les 12 décembre à 20h, 14 et 15 décembre à 15 h 3 heures de tourbillon […] spectaculaire LE MONDE Magnifiquement dansé – et tout simplement magnifique NEW YORK TIMES Une expérience bouleversante VARIETY jazz/comédie musicale/musiques du monde/chanson 37 la terrasse 282 décembre 2019



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