La Terrasse n°282 décembre 2019
La Terrasse n°282 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Chute de la maison, mis en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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classique/opéra 34 la terrasse 282 décembre 2019 MUSéE D’ORSAY/CLAVECIN Jean Rondeau Le jeune claveciniste en solitaire dans les Variations Goldberg puis en duo avec le luthiste Thomas Dunford. Jean Rondeau, nouvelle star du clavecin. Le 17, à midi et demi, Jean Rondeau fera face à son clavecin dans le bel auditorium du Musée d’Orsay pour jouer les Variations Goldberg de Bach et le 19, à 20 h 30, il y retrouvera le luthiste Thomas Dunford pour un récital de pièces de Jean-Philippe Rameau, Antoine Forqueray, Marin Marais, Robert de Visée, François Couperin et Jean-Henri d’Anglebert. Deux facettes de l’art protéiforme d’un des musiciens les plus accomplis de notre temps  : il aurait pu donner en plus un concert de jazz sur le Gaveau du musée. Artiste singulier, il chante sur le clavecin avec ce mélange insolent de liberté agogique et de transparence contrapuntique qui fait vivre la musique avec une fantaisie narrative, une éloquence qu’on aimait tant chez Blandine Verlet qui fut son maître. Alain Lompech Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris. Mardi 17 décembre à 12h30 et jeudi 19 à 20h. Tél. 01 53 63 04 63. FONDATION VUITTON/PIANO David Fray Le pianiste français joue Bach. Un récital proposé dans le cadre de l’exposition « Le monde nouveau de Charlotte Perriand ». David Fray interprète les Variations Goldberg, source d’inspiration pour l’architecte et designer française Charlotte Perriand (1903-1999) célébrée actuellement à la Fondation Vuitton. David Fray, qui les avait enregistrées sur disque, revient aux Variations Goldberg, si tant est qu’il ait pu laisser de côté une œuvre si difficile à mémoriser, à assimiler, à comprendre dans toutes ses implications. Il semble plutôt qu’elle hante qui s’en est emparé et ne peut dès lors s’en détacher. Elles deviennent alors un miroir de l’évolution du pianiste qui les joue. Elles grandissent en lui autant qu’elles le font grandir. Vient un jour où elles lui deviennent « familières » tant il les as intériorisées et tant elles vivent en lui. Ce soir, Fray les joue dans l’ombre portée de Charlotte Pierrand, à qui l’on doit des meubles dessinés d’un crayon qui efface tout superflu pour ne garder que des formes qui font vibrer la lumière. Comme les Goldberg. Alain Lompech Auditorium de la Fondation Louis Vuitton, 8 av. du Mahatma-Gandhi, 75116 Paris. Jeudi 19 décembre à 20h30. Tél. 01 40 69 96 00. Places  : 25 à 40  € . Edouard Bressy D. R. THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES/RÉCITAL LYRIQUE Facce d’amore Le contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński est l’invité des Grandes Voix au Théâtre des Champs-Élysées pour un récital consacré à de nombreux airs d’opéras baroques. On ne présente déjà plus Jakub Józef Orliński, le contre-ténor remarqué au Festival d’Aix-en- Provence en 2017. Depuis, cette étoile montante de la scène baroque enchaîne les succès, séduisant le public tout autant par sa voix chaude que par son allure de jeune homme bien dans son époque. Alors qu’il vient de sortir chez Erato/Warner Classics un CD intitulé Facce d’amore, il en interprète au Théâtre des Champs-Élysées de nombreux extraits, révélant un répertoire original de bel canto baroque. Si Haendel ou Cavalli sont bien sûr présents, d’autres compositeurs moins connus font partie de son récital, comme Luca Antonio Predieri, Francesco Bartolomeo Conti ou Giovanni Bononcini. L’occasion de découvrir plusieurs airs inédits, sous la baguette de Francesco Corti à la tête de l’ensemble Il Pomo d’Oro. Isabelle Stibbe Théâtre des Champs-Élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Jeudi 19 décembre à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. PHILHARMONIE DE PARIS/SYMPHONIQUE Orchestre national d’Île-de-France Deux jeunes chefs américains, la trentaine fraichement sonnée, se succèdent à la tête de l’orchestre national d’Île-de France. Case Scaglione, nouveau directeur de l’Orchestre National d’Ile-de-France. Le premier, Joshua Weilerstein, nous arrive de Suisse où il assume depuis 2015 la direction artistique de l’Orchestre de chambre de Lausanne (un poste qu’il quittera en juin 2021). Il dirige un programme haut en couleurs et contrastes, sous influence anglaise, partagé entre les Four Sea Interludes de Britten, le Concerto pour clarinette de Mozart (avec Paul Meyer en soliste), le Cantus in Memory of Benjamin Britten d’Arvo Pärt et les Variations Enigma d’Elgar (le 22/12 à 16h30). Le deuxième jeune chef à se hisser sur le podium de la formation francilienne n’est autre que son nouveau directeur musical, Case Scaglione, qui vient de commencer son mandat. Il défend son deuxième programme de la saison en choisissant d’éclairer sous le titre « Félicité » le visage heureux d’un compositeur dont on retient souvent avant tout le caractère ténébreux. Beethoven sera mis à l’honneur avec deux de ses plus rayonnantes partitions, composées l’une et l’autre en 1806, dans une période (entre 1804 et 1808) particulièrement fertile et paisible de son existence  : la Symphonie n°4 et le Concerto pour piano n°4 servi en soliste par le jeune pianiste italien Federico Colli. Le chef texan s’est senti lié à l’Orchestre National d’Ilede-France par un feeling réciproque immédiat  : « Ce qui me passionne et m’impressionne le plus, c’est de savoir à quel point nous nous sommes sentis proches dès le départ. Et ce qui Sonja Werner nous a fait tomber amoureux est toujours là  : un désir sincère de grandir, d’apprendre et de jouer ensemble. En s’appuyant sur ces bases, il n’y a rien que nous ne puissions, comme famille musicale, atteindre ensemble » nous confiait récemment Case Sclaglione… Jean Lukas Joshua Weilerstein  : Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dimanche 22 décembre à 16h30. Tél. 01 44 84 44 84. Et aussi le 13/12 au Vésinet (78) et le 19 à Villepinte (93). Case Scaglione  : Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Vendredi 10 janvier à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. Et aussi du 11 au 19 janvier en tournée en Ile-de-France. AUDITORIUM DU LOUVRE/PIANOFORTE Krystian Bezuidenhout Le piano-fortiste sud-africain livre son regard sur la musique de Haydn Krystian Bezuidenhout revient à l’Auditorium du musée du Louvre pour un récital consacré aux magnifiques et effervescentes Sonates n°13, NANTERRE/collégien/OPÉRA JEUNE PUBLIC L’enfant inouï Le compositeur Laurent Cuniot et le metteur en scène Sylvain Maurice mettent en musique un classique de la littérature jeunesse pour amener le jeune public à goûter la musique d’aujourd’hui. Le compositeur et chef d’orchestre Laurent Cuniot. Avec L’Extraordinaire Garçon qui dévorait les livres, l’auteur et illustrateur britannique Oliver Jeffers signait en 2006 une fable espiègle sur le goût de la lecture, en contant les aventures et malheurs d’un enfant dévorant – littéralement – des bibliothèques entières. Dans cette adaptation mise en scène par Sylvain Maurice, scénographie et musique sont associées. Pour la première, un plan incliné, « comme une page blanche », sur lequel évolue le protagoniste, Henri, joué et chanté par la soprano Raphaële Kennedy. Autour d’elle, tout un travail de vidéo  : projection de textes bien sûr, ceux que dévorent le héros, mais aussi d’images. Laurent Cuniot s’est attaché à épouser par la musique cette diversité de registres, de couleurs et de sentiments offerte par le livret. « Lorsque l’on compose pour les «jeunes oreilles», explique le compositeur, il faut réussir à leur parler directement tout en ouvrant leur imaginaire et leur écoute vers un nouveau langage. » Susciter par la musique la force expressive des images, voilà une mission qui convient bien à Laurent Cuniot, qui dirige lui-même l’ensemble TM+ pour cette création attendue. Jean-Guillaume Lebrun Maison de la musique de Nanterre, 8 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre. Mercredi 11 décembre à 15h. Tél. 01 41 37 94 21. La Courée, 20 av. Michel Chartier, 77090 Collégien. Samedi 14 décembre à 20h45. Tél. 01 60 35 90 81. opéra D. R. Kristian Bezuidenhout, spécialiste du pianaoforte. 33, 32 et 58, aux crépusculaires Variations en fa mineur de Haydn et à la Fantaisie en ut mineur de Mozart. On ne sait pas quel instrument ancien il a choisi, mais son soin en ce domaine n’est plus à démontrer quand on écoute ses disques, dont une intégrale des sonates de Mozart fêtée dans le monde entier. Sa virtuosité ailée, l’invention dont il fait preuve – sans une once de m’as-tu-vu –, sont un bonheur d’autant plus grand que ce musicien se met toujours au service des œuvres qu’il recrée avec une pertinence qui fait jaillir la musique avec un naturel et une fulgurance réjouissants. Alain Lompech Auditorium du Louvre, musée du Louvre, 75001 Paris. Mercredi 8 janvier à 20h. Tél. 01 40 20 55 00. Places  : 15 à 35  € . OPéRA BASTILLE/NOUVELLE PRODUCTION Le Prince Igor Barrie Kosky signe sa première production à l’Opéra de Paris en mettant en scène l’unique opéra de Borodine. D’abord chanteur de heavy metal, Evgeny Nikitin est l’un des barytons-basses les plus recherchés de la planète. Il sera le Prince Igor sur la scène de l’Opéra Bastille. Célèbre pour les Danses polovtsiennes de son deuxième acte, jouées souvent en concert symphonique, monument inachevé du répertoire lyrique russe, Le Prince Igor n’est pas si souvent monté sur les scènes françaises. L’Opéra de Paris en présente une nouvelle production placée sous la direction musicale de Philippe Jordan et mise en scène par Barrie Kosky, l’inventif directeur de la Komische Oper Berlin, trop rare sur les scènes françaises. C’est la deuxième fois, après ses Boréades à l’Opéra de Dijon au printemps dernier, que l’Australien monte une production française. « Comme de nombreux opéras russes Le Prince Igor est inachevé, c’est un chef-d’œuvre mais comme un buste inachevé, comme ces sculptures de Michel Ange qui émergent de la pierre… » explique-t-il en évoquant une « œuvre magnifique, épique, immense, qui contient une éclipse de soleil, des scènes de guerre, d’orgies et des ballets spectaculaires… » Mais pour Barrie Kosky la dimension à explorer, loin de tout folklore et aspects spectaculaires factices, c’est bien celle des êtres humains qui habitent l’œuvre, en particulier le Prince Igor (qu’incarnera Evgeny Nikitin), dont il souhaite éclairer les failles et les doutes  : « C’est une histoire sur l’identité, sur la recherche d’un sens dans un monde terrible… » explique le metteur en scène australien. Jean Lukas Opéra Bastille, place de la Bastille, 75012 Paris. Jusqu’au 26 décembre. Tél. 08 92 89 90 90. Places  : 15 à 210  € Marco BorggreveNaïve Marco Borggreve
Ben Deppjazz/comédie musicale Quel est le « message » que vous souhaitez nous envoyer avec ce nouvel album où il est beaucoup question d’amour et de liberté ? Yilian Caninizares  : C’est en effet un message d’amour, de tolérance et de liberté. Le monde dans lequel nous vivons me laisse parfois perplexe. Je vois grandir la peur de l’autre, l’indifférence face à la souffrance de nos semblables et même la remise en question des droits fondamentaux de la femme. Ma réponse a été de faire un album où l’énergie Yilian Caninizares. féminine – qui est l’essence même de la vie – est omniprésente. Un album porteur d’amour et de compassion. Un chant à la liberté et à la dignité à laquelle chaque être humain devrait avoir accès. Je me suis entourée de musiciens issus de l’héritage africain, venus de Cuba, Haïti et New Orleans. Des musiciens qui Théâtre de l’Alliance française/MUSIQUES DU MONDE/AZERBAÏDJAN Fargana Qasimova Une des plus belles voix féminines du mugham azéri. entretien/Yilian Caninizares Yilian Caninizares  : chanter pour changer le cœur des hommes NEW MORNING/CUBA/VOIX ET VIOLON Après deux opus personnels puis l’an passé Aguas en duo avec Omar Sosa, la violoniste et chanteuse cubaine Yilian Caninizares vient de signer une merveille d’album, Erzulie, enregistré à la Nouvelle Orleans et dédié à l’amour et l’énergie féminine. « Erzulie est une déesse haïtienne. Elle incarne l’énergie féminine et la force qui habite à l’intérieur de chaque femme. » D. R. partagent avec moi une vision pas seulement de la musique mais aussi du monde. Je suis persuadée que l’art a le pouvoir de changer les choses, que la musique a le pouvoir de toucher les cœurs des hommes. Qui est Erzulie ? Y.C.  : Erzulie est une déesse haïtienne. Elle représente l’amour et la douceur. Elle représente aussi la prise de décision. Elle incarne l’énergie féminine et la force qui habite à l’intérieur de chaque femme. C’est une déesse qui accueille, qui chante, qui danse, qui aime passionnément, qui célèbre la vie ! Je me suis identifiée à elle. Elle est venue dans mes rêves quand le processus de création de cet album a commencé et depuis elle ne m’a plus quittée… Et puis Erzulie est aussi la patronne de New Orleans, où cet album a vu le jour  : capitale universelle de la créolité, berceau du jazz et de toutes les musiques dites noires. Ce disque sonne et résonne aussi comme un hommage au féminin ? Y.C.  : Pendant la création de ce disque j’ai plongé dans les œuvres de Simone de Beauvoir, de Clarissa Pinkola Estés, de Chimamanda Ngozi et autres auteures femmes. Je voulais mieux comprendre notre parcours de femmes et ma propre trajectoire. Aujourd’hui les femmes et les hommes ont un défi de taille à relever. C’est seulement dans l’amour qu’ils pourraient sauver le monde. Il faut cesser de mettre en opposition le féminin et le masculin car ils se complètent. Il y a certainement un long chemin à parcourir pour sortir de nos vieilles habitudes, pour donner à la femme la place et l’égalité qu’elle mérite sans pour autant la rendre moins féminine… Mais j’y crois ! Propos recueillis par Jean-Luc Caradec New Morning, 7-9 rue des Petites-écuries, 75010 Paris. Mercredi 11 décembre à 21h. Tél. 01 45 23 51 41. Fargana Qasimova, le 7 décembre au Théâtre de l’Alliance Française. Son père, Alim Qasimov, chanteur légendaire, restera comme l’une des voix du siècle. À l’image de Nusrat Fateh Ali Khan, Maria Callas, Edith Piaf, Oum Kalsoum ou Aretha Franklin, profondément ancrés dans une histoire musicale et pourtant touchant à l’universel… On découvrira ou retrouvera prochainement dans le cadre du Festival de l’Imaginaire sa fille Fargana Qasimova, disciple directe du grand maître (auprès duquel elle a régulièrement chanté sur scène dès l’âge de 16 ans) dans l’art du mugham azéri. Cette forme représente l’expression la plus classique de la musique traditionnelle d’Azerbaïdjan, à la fois influencée par la musique de cour persane et par les traditions régionales des bardes ashiq. L’improvisation joue un rôle crucial dans ce chant où les enjeux d’interaction entre interprètes sont au centre des développements musicaux. Jean-Luc Caradec Théâtre de l’Alliance française, 101 bd Raspail, 75006 Paris. Samedi 7 décembre à 20h et dimanche 8 à 17h. Tél. 07 63 12 81 78. TH eATRE MARIGNY DIRECTION Jean-Luc Choplin FAN/e. «, 1 n'IR 4. i !  : h.%.. à ‘.., toi%, -,. 4. o k l i‘...- l% 1" e 114 LE `FIGARO la terrasse a Fimalac Culture présente CRÉATION À PARIS 7 NOVEMBRE 2019 I 5 JANVIER 2020 franceetv 0 THE BROADWAY MUSICAL ! FESTIF, FUN, ÉMOUVANT LIVRET ISOBEL LENNART AVEC CHRISTINA BIANCO LYRICS BOB MERRILL MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE STEPHEN MEAR MUSIQUE JULE STYNE DÉCORS ET COSTUMES PETER MCKINTOSH RÉSERVATIONS THEATREMARIGNY.FR – 01 76 49 47 12 FNAC.COM – RÉSEAUX ET AGENCES HABITUELS KEY ART/LOGO CRÉDIT : BILL GOLD/TAL STUBIS. CONCEPTION ET RÉALISATION  : BULLE DE GRAPH. Télérama'La Terrasse FG 121*380 V2.indd 1 07/10/2019 20:08 jazz/comédie musicale/musiques du monde/chanson 35 la terrasse 282 décembre 2019



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