La Terrasse n°282 décembre 2019
La Terrasse n°282 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Chute de la maison, mis en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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classique/opéra 32 la terrasse 282 décembre 2019 MUSéE D’ORSAY/ORCHESTRE SYMPHONIQUE Orchestre de l’Opéra de Paris Sous la nef du Musée d’Orsay, Philippe Jordan dirige des œuvres de Debussy et Prokofiev. Le chef d’orchestre Philippe Jordan, directeur musical de l’Opéra de Paris jusqu’à la fin de la saison 2020-2021. Le musée d’Orsay prend pour prétexte la célébration du 350 e anniversaire de l’Opéra de Paris – né de la volonté de Louis XIV, d’abord sous le nom d’Académie royale de musique – pour accueillir son orchestre et son directeur musical sous la majestueuse nef de l’ex-gare d’Orsay. Philippe Jordan, le directeur musical de la maison jusqu’à la fin de la saison 2020-2021 (entre temps il aura rejoint en 2020 son fauteuil de nouveau directeur musical de l’Opéra de Vienne) dirige un programme magnifique partagé entre les Images pour orchestre de Debussy et des extraits des suites n°1 et n°2 de Roméo et Juliette de Prokofiev. Grands frissons orchestraux. Jean Lukas Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris. Lundi 9 décembre à 20h. Tél. 01 53 63 04 63. SALLE CORTOT/PIANO ET MUSIQUE DE CHAMBRE La Nouvelle Athènes Aux sources du piano romantique à la Salle Cortot. Le pianiste Dmitry Ablogin a été lauréat du Concours Chopin Varsovie 2018 sur pianos d’époque et du Concours de Musique ancienne de Bruges 2019. Sylvie Brély, fondatrice de l’excellent label Zig- Zag Territoires et directrice du programme « Claviers » de la Fondation Royaumont, a créé en 2017 une association visant à faire redécouvrir la grande tradition des claviers des xviii e et xix e siècles. Dans ce temple du piano romantique, dont le nom, « La Nouvelle Athènes », fait référence au quartier parisien où se réunissait vers 1830 George Sand, Chopin, Scheffer ou le facteur de pianos Camille Pleyel, on s’intéresse autant aux instruments eux-mêmes (une collection de pianos de la période 1750-1850 est en cours de constitution) qu’à la compréhension approfondie du langage, de l’esthétique et des techniques de jeu de l’époque. Une série de concerts débute le 11 décembre en même temps que paraît le premier volume d’une collection promise à de nombreuses autres éditions – Dans un salon de La Nouvelle Athènes - Philippe Gontier D. R. PHILHARMONIE de paris/BAROQUE Les Arts Florissants L’ensemble fondé par William Christie, figure de proue du mouvement baroque, célèbre ses quarante ans d’existence à la Philharmonie de Paris. William Christie et Paul Agnew, les deux chefs des Arts Florissants réunis à la Philharmonie de Paris le 21 décembre. Féru de jardins, William Christie a ensemencé le monde de la musique. Meneur de la « révolution baroque », il a formé plusieurs générations de musiciens et de chanteurs, par son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans ses académies (« Le Jardin des Voix ») et en leur ouvrant les portes de son ensemble. Florissant ? L’art baroque l’est assurément devenu avec William Christie. Odyssée baroque Aux côtés de Haendel ou de Monteverdi, les Arts Florissants ont creusé le sillon du répertoire français des xvii e et xviii e siècles, redécouvrant Charpentier, Lully, Rameau ou Mondonville. Que choisir, dans ce vaste répertoire, pour célébrer quarante ans de recherche et de bonheurs musicaux ? Ce sera une « odyssée baroque », florilège lyrique Live au Petit Palais  : Liszt, Chopin, Kalkbrenner. Parmi les nombreux interprètes associés à ces soirées, citons les pianistes (ou pianofortistes) Olga Pashchenko et Laura Granero (le 11 à 19h), Aurélien Delage, Aline Zylberajch et Philippe Grisvard (le 18 à 20h), Dmitry Ablogin, Edoardo Torbianelli et Benjamin d’Anfray (le 20 à 20h) et enfin Piet Kuijken, Eloy Orzay et Luca Montebugnoli (le 7 février à 20h). Jean Lukas Salle Cortot, 78 rue Cardinet, 75017 Paris. Du 11 décembre 2019 au 7 février 2020. Tél. 01 47 63 47 48 CATHéDRALE SAINT-LOUIS DES INVALIDES/RéCITAL VOCAL Lauréats des Victoires de la Musique Classique De jeunes voix prometteuses réunies pour une soirée lyrique dans le cadre historique de la cathédrale Saint-Louis des Invalides « Une soirée à l’Opéra » ou plutôt « comme à l’opéra », c’est ce que nous propose la saison musicale des Invalides, foisonnante et variée. Epaulés par une équipe d’instrumentistes de tout premier ordre (parmi lesquels les violonistes Marina Chiche et Sébastien Hurel, l’altiste Lise Berthaud, le clarinettiste Pierre Génisson ou la pianiste Laure Favre-Kahn), quatre de nos plus prometteurs jeunes chanteurs, tous déjà engagés dans une carrière qui les mène sur les meilleures scènes françaises, se rassemblent pour un florilège d’airs fameux de Verdi (Rigoletto), Rossini (L’Italienne à Alger), (Charpentier, Haendel, Lully, Purcell, Rameau) dirigé par William Christie et Paul Agnew en compagnie de quelques fidèles (Sandrine Piau, Léa Desandre, Marcel Beekman, Marc Mauillon, LisandroAbadie), en écho à l’exposition du Musée de la musique, consacrée aux costumes des nombreuses productions lyriques des Arts Florissants et scénographiée par Robert Carsen. Rencontres, master-class, concerts (Water Music et Musique pour les feux d’artifice royaux de Haendel) et un bal baroque participatif le 22 décembre ponctuent cette grande fête musicale. Jean-Guillaume Lebrun Philharmonie de Paris et Cité de la musique, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Les 20, 21 et 22 décembre. Exposition au Musée de la musique jusqu’au 11 mai. Tél. 01 44 84 44 84. La mezzo-soprano Ambroisine Bré. Donizetti (L’Elixir d’amour), Puccini (Turandot) et Bellini (Norma). Leurs noms ? Armelle Khourdoïan (soprano), Ambroisine Bré (mezzosoprano), Thomas Bettinger (ténor) et Marc Scoffoni (baryton). Des talents à suivre de près ! Jean Lukas Cathédrale Saint-Louis des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris. Jeudi 12 Décembre à 20h. Tél. 01 44 42 54 66. Places  : 8 à 35  € . THéâTRE DES CHAMPS-éLYSéES/PIANO ET ORCHESTRE SYMPHONIQUE Orchestre National de France Voyage en « Contrées russes » sous la direction de James Gaffigan, avec le pianiste Seong-Jin Chow en soliste dans le Premier Concerto de Rachmaninov. Né en 1979, James Gaffigan est un chef quadragénaire issu des meilleures académies américaines – Aspen et Tanglewood, rien Oscar Ortega Gilles Kneuse Le chef d’orchestre James Gaffigan. de moins. À 25 ans, il a reçu le Prix Georg Solti. Patron de l’Orchestre symphonique de Lucerne depuis 2010, il est étroitement associé à celui du Gürzenich de Cologne et de la radio néerlandaise. Gaffigan s’est fait remarquer à Paris comme à Bordeaux. Le voici au Théâtre des Champs-Elysées où il retrouve l’Orchestre national dans l’opulente et tellurique Cinquième Symphonie de Serge Prokofiev. Juste avant, place au Premier Concerto de Serge Rachmaninov et à Seong-Jin Chow, premier prix du Concours Chopin de Varsovie en 2015. Un pianiste au jeu dense et poétique, à la sonorité chaleureuse et lumineuse. Alain Lompech Théâtre des Champs-élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Jeudi 12 décembre à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. Places  : 10 à 85  € . PHILHARMONIE de paris/SYMPHONIQUE Orchestre Pasdeloup Elena Schwarz dirige des œuvres de Liszt, Elżbieta Sikora et Beethoven. Elena Schwarz a dirigé la création de l’opéra Les mille endormis d’Adam Maor et Yonatan Levy l’été dernier dans le cadre du Festival d’Aix-en-Provence. Il faut suivre avec la plus grande attention les propositions du valeureux Orchestre Pasdeloup qui, avec des miettes de subventions publiques, continue de faire vivre un groupe de musiciens s’exprimant à un très haut niveau et de parler à un large public, conquis par l’état d’esprit enthousiaste d’une formation historique qui sait se renouveler. Parmi les signes distinctifs de l’Orchestre Pasdeloup, la place de choix accordée, avant que cela ne devienne la mode, aux femmes cheffes d’orchestre… C’est une habituée de la formation parisienne qui sera à son pupitre pour ce nouveau programme  : la suissoaustralienne Elena Schwarz, actuellement cheffe assistante de Gustavo Dudamel à l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, dirigera la Totentanz (Danse macabre) de Liszt (avec Mihkel Poll en soliste), une création de la compositrice polonaise Elżbieta Sikora en hommage à la grande claveciniste Wanda Landowska (Sonosphère V, Wanda Landowska, avec Misja Fitzgerald Michel à la guitare électrique) et la Symphonie n°3 « Eroica » de Beethoven. Jean Lukas Grande salle Pierre Boulez – Philharmonie de Paris, 221 av. Jean Jaurès, 75019 Paris. Samedi 14 décembre à 15h. Tél. 01 44 84 44 84. Places  : 10 à 40  € . Daniela Kienzler Priska Ketterer
focus Yes ! par le Palazzetto Bru Zane et la Compagnie Les Brigands à l’Athénée Le monde des Années Folles aux couleurs du swing Avec Yes !, opérette de Maurice Yvain, le Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique français poursuit l’exploration du très riche répertoire léger, qui du xix e au xx e siècle constitue au revers des grands formats de Gounod, Saint-Saëns ou Massenet l’autre face, tout aussi précieuse, de la création lyrique française  : une tradition qui, avant Yvain, s’est incarnée dans les ouvrages d’Offenbach, Messager ou Reynaldo Hahn. Yes !, revisité par Les Brigands, orchestre une plongée dans les Années Folles avec ses accents jazz, où le rire, ravageur, n’efface pas l’émotion. Depuis quelques années, le Palazzetto Bru Zane met l’accent sur le répertoire léger. Quels sont les atouts de ce répertoire ? Baptiste Charroing  : Pour développer le rayonnement de son répertoire, le Palazzetto Bru Zane s’est doté d’un pôle de production propre avec pour ambition de toucher un public le plus large possible. Le répertoire léger s’est alors imposé naturellement. Ces œuvres qui mêlent théâtre et musique, parlé et chanté, se prêtent particulièrement à une diffusion dans de nombreux lieux. Et, de fait, le succès a été immédiat puisque ces spectacles tournent beaucoup et totalisent des dizaines de représentations, grâce aux partenaires fidèles qui les accueillent et les soutiennent financièrement. Pour Yes !, c’est le cas de La Le parcours de Maurice Yvain (1891-1965) dit bien les bouleversements qu’apporte au monde musical l’irruption de rythmes nouveaux venus d’Amérique. Ce contemporain de Milhaud et Honegger (ou encore de Prokofiev), pianiste virtuose, délaisse vite le Conservatoire de Paris et le cursus honorum académique des musiciens bien nés pour se former à une tout autre école  : celle des casinos, des bars, des cabarets. Sa rencontre avec le jazz est un coup de foudre immédiat. On l’entend bien dans Yes !, qu’il compose pour les deux pianos du duo Wiéner et Doucet. Dans leur production, Les Brigands accentuent d’ailleurs cette couleur  : la contrebasse, le vibraphone, les percussions rejoignent le piano et entretien/Baptiste Charroing Un répertoire léger entre théâtre et musique Directeur du développement du Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique français, Baptiste Charroing a pour mission de faire rayonner les productions de l’institution, qui fête cette année ses dix ans et, à travers elles, le répertoire romantique français. À l’occasion de la production de Yes !, il explique combien la redécouverte du répertoire lyrique léger est importante dans cette mission. entretien/Vladislav Galard Coursive à La Rochelle, de l’Opéra de Reims qui a construit les décors ou du Théâtre Montansier de Versailles qui a accueilli les premières représentations. C’est pourtant un répertoire qui a longtemps été regardé avec une certaine condescendance. B.C.  : C’est vrai, il est parfois perçu comme ringard. Pour autant, nous avions deux certitudes. Les productions d’Offenbach de Marc Minkowski et Laurent Pelly, il y a maintenant plus de vingt ans, ont montré, s’il en était besoin, que ce répertoire peut être solide. Ces mêmes productions ont aussi prouvé que, porté par des artistes de qualité, ces œuvres trouvent leur public. Cela n’a d’ailleurs rien d’étonnant  : elles ont connu un Une société qui danse sur un volcan Comédien et metteur en scène, familier des grands textes de Büchner, Hugo, Labiche ou Dostoïevski, Vladislav Galard a abordé le théâtre musical avec Jeanne Candel et Samuel Achache (Le Crocodile trompeur). Avec Bogdan Hatisi, il signe la mise en scène de Yes !. Comment avez-vous abordé ce monde de l’opérette française ? Vladislav Galard  : Pour Yes !, comme auparavant pour Un soir de réveillon de Raoul Moretti, déjà avec Les Brigands, notre point d’entrée a été de nous appuyer énormément sur l’histoire, de ne pas en faire le prétexte à un simple enchaînement de numéros qui tirerait le spectacle du côté de la revue. Le public ne doit pas être en attente du prochain numéro chanté, mais doit être pris par le développement de l’histoire. En répétitions, nous avons eu le plaisir de voir apparaître les couleurs du mélo. Si l’on prend l’histoire au premier degré, elle devient émouvante et pleine de suspense. Avez-vous transformé le texte original ? V. G.  : Si on joue la pièce dans son intégralité, cela dure près de quatre heures, ce qui correspond à l’idée qu’on se fait d’une bonne soirée au théâtre en 1928. Nous avons donc coupé, parfois assez radicalement, afin de garder la densité narrative. Ce qui nous importe est d’être précis en termes de peinture sociale. Yes !, l’opérette qui swingue En programmant l’opérette de Maurice Yvain et Albert Willemetz, le Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique français plonge au cœur d’une époque, les Années Folles, où la musique se réinvente sous l’influence du jazz. contribuent à insuffler ce vent d’invention. « Dans Yes !, chaque air, chaque chanson a une couleur différente, souligne Flannan Obé, qui tient le rôle de Roger, le coiffeur devenu chanteur à succès. « Entre pastiches de mélodie française, numéros proches du music-hall, ensembles qui lorgnent vers le grand opéra, on ne s’ennuie jamais ». Jeu sur les mots et les rythmes Le comédien et chanteur, fidèle des productions des Brigands depuis Arsène Lupin banquier en 2008, apprécie dans ce répertoire le jeu sur la langue. Par le texte d’abord – et les lyrics d’Albert Willemetz sont une mine d’expressions finement ciselées. « Quand le Michel Slomka Michel Slomka Yes ! de Maurice Yvain. succès phénoménal au moment de leur création. Notre relation avec Les Brigands s’est établie, depuis Les Chevaliers de la Table ronde d’Hervé, sur cette volonté de renouer avec une tradition française qui court d’Offenbach et Hervé jusqu’à l’entre-deux-guerres, avec Yvain. Avec Les Chevaliers de la Table ronde, Yes ! et, entre les deux, Les P'tites Michu de Messager présentées l’an dernier, nous bouclons avec Les Brigands une traversée de ce répertoire. Mais il y a encore tant à découvrir ! Y a-t-il une spécificité du travail musicologique sur ces œuvres ? B.C.  : En soi, le travail ressemble à celui sur les œuvres « sérieuses ». Je suis toujours admiratif de voir les musicologues extirper des fonds Bogdan Hatisi et Vladislav Galard, metteurs en scène. « Le public doit être pris par le développement de l’histoire. » Les personnages sont très précisément situés sur l’échelle sociale  : la bourgeoisie, la noblesse même, mais aussi un coiffeur, une Palazzetto Bru Zane m’a proposé Les Deux Aveugles d’Offenbach et Le Compositeur toqué d’Hervé, j’ai été un peu désarçonné par ces livrets bourrés de jeux de mots, presque enfantins, se souvient Flannan Obé. Pour leur redonner vie, il faut y remettre de l’enfance, et même de la stupidité assumée. C’est un peu le retour du clown qu’appelle ce répertoire ». Par la façon de dire aussi  : « chanter Yes ! nous renvoie à ces voix des films d’hier que j’adore, comme celle d’Arletty, qui avait créé le rôle de Clémentine. Cela induit une certaine façon de dire et de chanter, qui rend l’œuvre étonnamment naturelle ». Jean-Guillaume Lebrun « Portée par des artistes de qualité, l’opérette trouve son public. » des bibliothèques des partitions souvent incomplètes, puis les croiser pour reconstituer un matériel complet. Après, même si tout est fait pour retrouver l’état et l’esprit originels de l’œuvre, nous ne nous interdisons pas de proposer une transcription. Il faut tenir compte de la réalité du métier de producteur  : Les Chevaliers de la Table ronde n’auraient pas connu soixante-dix représentations si nous nous étions astreints à conserver l’orchestration originale. Propos recueillis par Jean-Guillaume Lebrun manucure à domicile, une fille de la rue – le tout dans un « ascenseur social » qui semble devenu complètement fou. Ce sont ces mouvements – ascension et chute – qui ont structuré notre travail. Avez-vous gardé le cadre de l’époque ou cherchez-vous quelque chose de plus intemporel ? V. G.  : Nous nous sommes situés à l’époque de sa création, notamment pour les costumes. Avec cependant une légère distorsion historique  : l’œuvre a été créée en 1928, nous la plaçons en 1929, l’année du krach boursier. Toute une société danse sur un volcan et dans son individualisme forcené ne voit pas venir la catastrophe. Pas sûr qu’il soit nécessaire de forcer le trait pour que la pièce ait des résonances contemporaines. Propos recueillis par Jean-Guillaume Lebrun Et aussi… En cette saison du 10 e anniversaire, le Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique français consacre une grande part de son activité à l’œuvre de Reynaldo Hahn. L’enregistrement de l’intégrale des mélodies vient de paraître, celui d’Ô mon bel inconnu est en préparation et l’opéra La Carmélite sera donné (et enregistré) le 14 mars à la Halle aux Grains de Toulouse. Au studio Marigny, retour des « Bouffes de Bru Zane »  : chansons de café-concert par Rodolphe Briand et Vincent Leterme (du 13 au 15 décembre) et opérettes rares en un acte de Jacques Offenbach et Frédéric Wachs (du 28 février au 5 mars). Yes !, opérette de Maurice Yvain, Athénée Théâtre Louis-Jouvet, square de l’opéra Louis-Jouvet, 75009 Paris. Du 19 décembre 2019 au 16 janvier 2020. Tél. 01 53 05 19 19. Également les 5 et 6 décembre à La Coursive à La Rochelle (17) ; le 19 janvier à l’Opéra de Vichy (03) ; le 26 mars au Moulin du Roc à Niort (79) ; le 31 mars au Relais culturel d’Haguenau (67)… Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française, San Polo 2368, 30125 Venise, Italie. Tél. +39 (0)41 52 11 005. www.bru-zane.com la terrasse 282 décmbre 2019 classique/opéra 33



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