La Terrasse n°282 décembre 2019
La Terrasse n°282 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Chute de la maison, mis en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 30 la terrasse 282 décembre 2019 Théâtre de Brétigny/Chor. Raphaël Soleilhavoup Flux – no man is an island Inspirée par l’environnement contraint de la jungle de Calais, la nouvelle création de Raphaël Soleilhavoup s’attache aux espaces et aux multiples combinatoires de mouvements des corps qui la peuplent. Flux, la nouvelle création de Raphaël Soleilhavoup. Tout à son idée d’espace, dans son aspect le plus fondamental, géométrique, voire conceptuel, le chorégraphe n’en a pas moins oublié son expérience au contact des migrants de la jungle de Calais. Là, la question du déplacement, du flux, s’est imposée à Raphaël Soleilhavoup d’une tout autre façon, orientant sa démarche vers la question de la communauté, du groupe, de la notion d’espace public et privé. Au cours du processus, les danseurs ont éprouvé diverses situations de déplacement de façon physique et sensorielle, avant de composer une partition chorégraphique plus formelle, proche de la science des cartes, allant jusqu’à l’étude de la vague. La pièce prend corps au sein du cycle «Si loin si proche» Catherine Mary-Houdin www.feseivoiLfiraicctoirres..corn et de la soirée «C’est Xtra» au Théâtre de Brétigny, avec, en aval de la représentation à 18h30, une conférence illustrée, intitulée Faut-il se méfier des cartes ?, avec Nicolas Lambert et Françoise Bahoken, chercheurs au CNRS, participants au réseau Migreurop. Nathalie Yokel Théâtre de Brétigny, rue Henri-Douard, 91220 Brétigny-sur-Orge. Le 14 décembre 2019 à 21h. Tél. 01 60 25 20 85. Théâtre Jean Arp/Chor. JannGallois Compact et Carte Blanche Compact et Carte Blanche ouvrent le parcours JannGallois imaginé par les théâtres de Châtillon et Jean Arp à Clamart. Compact de JannGallois. TIVAL ANSE RA JECTOIm.:l, Ori 2Nintel 1nd, Seng..hicrbfarni 1-inee-Couee, VaJrces-de-i. 5-2.14I-Alaralre. Laurent Paillier Le Théâtre Jean Arp et le Théâtre de Châtillon s’associent pour présenter un parcours autour de JannGallois. Avant de découvrir sa dernière et étonnante création Samsara, inspirée de la philosophie bouddhiste, dans les locaux du second au mois de mars, le premier propose une soirée composée de deux pièces de la talentueuse chorégraphe. Le remarquable Compact, d’abord, où le corps de la jeune femme s’entremêle à celui de Rafael Smadja pour former une étrange créature dotée de huit membres, dans une proximité siamoise trop étroite pour ne pas générer inconforts et conflits. L’amusant Carte Blanche ensuite, trio féminin interactif qui confie au public le déroulement du spectacle. Delphine Baffour Théâtre Jean Arp, Saison hors-les-murs, chapiteau, stade Hunebelle, place Jules- Hunebelle, 92140 Clamart. Le 13 décembre à 20h30. Tél. 01 71 10 74 31. Durée  : 1h. Spectacle programmé conjointement avec le Théâtre de Châtillon. Théâtre des Champs-élysées/TranscenDanses/Ballets Jazz de Montréal Dance me – Leonard Cohen Un spectacle qui allie à l’énergie des danseurs des BJM les plus grands tubes de Leonard Cohen. Un portrait dansé du poète. Leonard Cohen est sans doute l’un des artistes québécois le plus connu et le plus adulé à l’international. C’est probablement pourquoi il a été choisi pour incarner, via le corps des danseurs des Ballets Jazz de Montréal, le 375 e anniversaire de Montréal. « Lorsque j’ai pensé à Montréal, en quelques secondes j’ai fait l’association avec Leonard Cohen » explique Louis Robitaille, directeur du BJM. Les Ballets Jazz de Montréal lui rendent donc un hommage dansé dans un spectacle qui parcourt cinquante ans de sa carrière, le BJM ayant obtenu, du vivant de l’auteur, l’exclusivité des droits des chansons jusqu’en 2022. Mis en scène par trois chorégraphes de renom (Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa, Ihsan Rustem), les quatorze danseurs de la troupe offrent une performance saisissante, très visuelle, tout en puissance et en fluidité, qui parcourt les plus grands succès du sublime et déchirant poète (de Suzanne à Hallelujah, en passant par Dance me to the end of love). Coïncidence ? Un album posthume sort le 22 novembre. Hallelujah ! Agnès Izrine Théâtre des Champs-élysées, 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Du 16 au 18 décembre à 20h00. Tél. 01 49 52 50 50. Grande Halle de La Villette/Chor. Michel Schweizer Les Diables La nouvelle création de Michel Schweizer est une commande de la Compagnie de L’Oiseau-Mouche à l’artiste metteur en scène iconoclaste. Il y a eu Fauves (2010), portrait d’une jeunesse à l’expression libre et tranchée, il y aura maintenant Les Diables. Michel Schweizer a pu en effet démontrer dans de précédentes pièces son talent à faire émerger une parole en connexion D. R. 41,413. "S.11%, _  : t ; ek1/4 "-e%, Une fascinante rencontre entre l’Oiseau-Mouche et Michel Schweizer. directe avec l’identité profonde des individus. Comment la parole et le théâtre peuvent-ils rendre compte d’une certaine façon d’être au monde ? La Compagnie de l’Oiseau-Mouche a la particularité d’être composée d’actrices et d’acteurs handicapés mentaux. C’est dans le rapport à la différence que le metteur en scène va à sa manière singulière diriger la mise en scène et donner à voir et à entendre l’Autre. Avec Schweizer, et avec eux, la question de la norme et de la marginalité peut s’en retrouver fortement décadrée. Lui qui ne cède pas à la séduction, cultive les suspensions, pose des silences, joue sur les non-dits et ose un humour caustique et parfois glaçant, promet de bousculer bien des regards. Nathalie Yokel Grande Halle de la Villette, salle Boris Vian, 211 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du 16 au 20 décembre 2019 à 20h. Tél. 01 40 05 75 75. Le Centquatre-paris/Chor. Merce Cunningham/Alexandre Sciarroni Le Ballet de l’Opéra de Lyon danse Cunningham et Sciarroni L’excellent Ballet de l’Opéra de Lyon associe aux chutes de Merce Cunningham les girations d’AlessandroSciarroni. Winterbranch de Merce Cunningham. Le Ballet de l’Opéra de Lyon poursuit sa participation au portrait que le Festival d’Automne consacre à Merce Cunningham avec un programme qui revisite les fondamentaux du mouvement. Dans le crépusculaire Winterbranch, d’abord, le maître américain ausculte la gravité en soumettant ses interprètes à de multiples chutes, alors que les lumières froides et aléatoires imaginées par Robert Rauschenberg ne déchirent que par intermittence le noir du plateau. L’italien AlessandroSciarroni, ensuite, sonde avec TURNING_motion sickness la giration, confrontant onze danseurs devenus derviches à une révolution perpétuelle, vertigineuse, hypnotique. Delphine Baffour Le Centquatre, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 18 au 21 décembre à 20h30. Tél. 01 53 35 50 00. Durée  : 1h10. Dans le cadre de la programmation du Théâtre de la Ville et du Festival d’Automne à Paris. Frédéric Desmesure Jaime Roque De La Cruz
Jean-Baptiste Millot RADIO-FRANCE/ORGUE SALLE GAVEAU/FESTIVAL classique/opéra Festival La Dolce Volta Deuxième édition du festival d’un jour du prestigieux label français La Dolce Volta. Quatre concerts sont au programme à 14h, 16h, 18h et 20h30. Le pianiste Geoffroy Couteau est au cœur de l’intégrale de la musique de chambre avec piano de Brahms, qui vient de sortir chez La Dolce Volta. La Dolce Volta arrêtera son célèbre scooter devant la Salle Gaveau pour un festival qui, le 7 décembre de 14 heures à 23 heures, réunira quelques artistes qui font le succès de son jeune catalogue. Premier à entrer en lice, à 14h, Wilhelm Latchoumia qui vient de triompher à Rio-de-Janeiro avec l’Orchestre symphonique du Brésil. Pas question qu’il joue Chopin ou Liszt, quoi qu’il le ferait très bien, non, lui sert la musique des XXe et XXIe siècles, rendant d’un coup classiques et familiers Henri Cowell, Serge Prokofiev et Manuel De Falla. À 16 heures, Anne Gastinel et Xavier Phillips viendront rappeler quel fabuleux violoncelliste fut Jacques Offenbach… dont les pages pour son instrument sont longtemps restées dans l’ombre. Qui mieux que ces deuxlà peuvent les ressusciter ? Deux heures plus tard, Dana Cioccarlie vient pour un récital Schumann, compositeur dont elle vient de publier une intégrale marquante portée pendant vingt ans. À 20h30, Geoffroy Couteau, Amaury Coeytaux, Raphaël Perraud et Nicolas Baldeyrou s’installeront sur scène pour trois trios de Brahms dont celui avec clarinette. Quelle belle journée ! Alain Lompech Salle Gaveau, 45 rue La Boétie, 75008 Paris. Samedi 7 décembre de 14 à 23h. Tél. 01 49 53 05 07. www.festivaldolcevolta.comentretien/Olivier Latry Noël sans Notre-Dame En enregistrant son Bach to the future sorti en mars dernier (label La Dolce Volta), quelques semaines avant l’incendie de Notre- Dame, le titulaire de l’orgue de la cathédrale ne se doutait pas de l’engouement mondial qu’allait susciter cet album. Six mois plus tard, alors que ce disque ressort en version « vinyl », Olivier Latry est l’invité de la saison de Radio-France pour un programme de Noël consacré à la musique française. Sandrine Expilly THÉÂTRE IMPÉRIAL DE COMPIÈGNE & THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES/MUSIQUE SACRÉE Stabat Mater La série « Les Grandes Voix » met en regard deux Stabat Mater dans un concert réunissant Véronique Gens et Marie-Nicole Lemieux. Véronique Gens. Si votre cœur balance entre le Stabat Mater de Pergolèse et celui de Scarlatti, ces deux chefs-d’œuvre de la musique sacrée vous sont proposés ici en un seul concert. Une union d’autant plus judicieuse que les deux partitions ont été commandées par la même communauté de Franciscains à Naples. Si le premier en date, celui d’AlessandroScarlatti (1724), révèle un compositeur en pleine maturité, les Franciscains préfèrent commander, seulement 12 ans plus tard, un nouveau Stabat Mater, plus moderne, à un jeune compositeur de talent  : Giovanni Battista Pergolèse. Achevée avant de mourir, cette partition poignante est l’une des plus célèbres de la musique classique. Les deux œuvres sont portées par les voix de la soprano Véronique Gens et de la contralto Marie-Nicole Lemieux sous la direction de Thibaut Noally à la tête de son ensemble Les Accents. Isabelle Stibbe Théâtre impérial de Compiègne, 3 rue Othenin, 60200 Compiègne. Dimanche 8 décembre à 15h30. Tél. 03 44 40 17 10. Théâtre des Champs-Élysées. 15 av. Montaigne, 75008 Paris. Mardi 10 décembre à 20h. Tél. 01 49 52 50 50. L William Beaucardet L’organiste Oliver Latry. « L’orgue français est internationalement réputé. Les instruments attirent des organistes du monde entier, qui viennent apprendre la musique française à leur contact. » Votre concert de Noël à Radio-France est entièrement dédié à la musique française. D’où vient cette affinité si particulière des compositeurs français avec votre instrument ? Olivier Latry  : L’orgue français est internationalement réputé. Les instruments de Clicquot ou musique de la part des compositeurs-organistes  : Couperin, Marchand, Grigny, Clérambault, Daquin, Balbastre, etc. Au Grand Siècle, Franck, Widor, Vierne, Dupré, puis depuis l’orée du xx e siècle la lignée se poursuit. Et la musique contemporaine n’est pas en reste… de Cavaillé-Coll (pour ne citer qu’eux) attirent des organistes du monde entier, qui viennent apprendre la musique française à leur contact. L’orgue est toujours le meilleur professeur ! Ces instruments ont suscité énormément de L’orgue de Radio-France compte parmi les nouveaux instruments inaugurés ces dernières années en France… O.L.  : Avec un groupe d’amis organistes (parmi lesquels Michel Bouvard, François Espinasse, Thierry Escaich, Bernard Foccroulle, Jean- Pierre Leguay…), nous avons beaucoup œuvré pour que cet orgue voie le jour. Nous avons suivi sa genèse, sa construction et continuons encore à nous préoccuper de son sort. C’est un peu notre bébé ! Il nous paraissait indispensable qu’un lieu comme Radio France se dote d’un orgue qui pourrait non seulement jouer le répertoire dévolu à cet instrument, mais également accompagner les diverses formations de la maison. Le pari était donc double, et je crois qu’il a été relevé. L’orgue est utilisé très fréquemment, les dirigeants de Radio France et de ses formations savent qu’il est un collaborateur fiable et efficace, qui remplit son opérette en 3 actes avec la Compagnie Les Brigands musique Maurice Yvain sur un livret de Pierre Soulaine, René Pujol lyrics d’Albert Willemetz rôle dès lors qu’une partie d’orgue est requise. Parallèlement, les récitals permettent de faire entendre ses ressources autrement. Il est assez éclectique pour que chaque organiste apporte une nouvelle couleur, donnant parfois l’impression à l’auditeur d’entendre un instrument totalement différent, d’un musicien à l’autre. Au moment où parait votre disque Bach to the future en version vinyl, on ne peut pas ne pas évoquer un autre instrument, qui est votre instrument  : les grandes orgues Cavaillé-Coll de Notre-Dame de Paris… O.L.  : Depuis trente-cinq ans, Notre-Dame a changé ma manière de faire de la musique, incontestablement. L’écoute de cet orgue transcendant, les mélanges infinis qu’il nous propose, l’acoustique de la cathédrale, et l’aspect hautement spirituel du lieu ne peuvent pas laisser indifférents. Quelle est la situation de l’instrument aujourd’hui ? O.L.  : L’orgue est l’une des priorités de la restauration de Notre-Dame, bien évidemment. Mais il se situe DANS la cathédrale, et la priorité absolue, actuellement, est de sécuriser le bâtiment, ce qui n’est pas encore acquis. Tant que cette phase (qui risque de durer encore quelques mois) ne sera pas terminée, rien ne sera entrepris sur l’instrument. Cela n’empêche pas d’envisager dès à présent les procédures à suivre lorsque le moment sera venu. L’orgue sera entièrement démonté et décontaminé. Pendant ce temps, les murs aux abords de l’instrument seront également décontaminés. Puis viendra le temps du remontage… Il ne faut pas s’attendre à le réentendre avant au moins quatre ou cinq ans. Propos recueillis par Jean Lukas Auditorium de la Maison de la Radio, 116 av. du Président-Kennedy, 75016 Paris. Mercredi 18 décembre à 20h. Tél. 01 56 40 15 16. Places  : 8 à 16  € . Œuvres de Balbastre, Franck, Vierne, Florentz, Dupré, Langlais, Messiaen, Litaize et improvisations d’Olivier Latry. yes ! 19 déc 2019 › 16 janv 2o20 athenee-theatre.com o1 53 o5 19 19 classique/opéra 31 la terrasse 282 décembre 2019



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