La Terrasse n°282 décembre 2019
La Terrasse n°282 décembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°282 de décembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : la Chute de la maison, mis en scène par Jeanne Candel et Samuel Achache.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 16 la terrasse 282 décembre 2019 opU 27 NOV. 1-1 AU 05 JANV. L'ENTRÉE EN RÉSISTANCE (DE & PAR = Jean-Pierre Bodin + Alexandrine Brisson + Christophe Dejours) Co-réalisation : LA REINE BLANCHE & CIE LA MOULINE I Production : Cie La Mouline/Coproduction : Les Tréteaux de France — Centre dramatique national, OARA (Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine), La Mégisserie scène conventionnée pour les arts les imaginaires et l'éducation populaire I Accueil en résidence : Le Moulin du Roc, scène nationale à Niort LA MAISON DES *Mus LA REINE BLANCHE, 2 bis passage Ruelle — PARIS/reineblanche.com Frédéric Ferrer spectacles, b aia des, rencontres, fiestas... 21 décembre 111 PdiM's Le Monfort/Conception compagnie La Contrebande 111116,. Willy Wolf Librement inspiré de la mort spectaculaire d’un ouvrier polonais en 1925, le spectacle Willy Wolf de la compagnie La Contrebande questionne le sens du saut. Sa noblesse et son absurdité. Willy Wolf. La mort de Willy Wolf, le 15 mai 1925, a fait de cet ouvrier polonais et acrobate une légende. Au point que l’on voie aujourd’hui en lui l’un des pionniers de l’art de la performance. Dans un spectacle qui porte son nom, la compagnie La Contrebande fait revivre les derniers moments du fameux trompe-la-mort  : son saut de 53 mètres depuis le pont transbordeur de Nantes, devant une foule venue assister à la prouesse. « Dans la vie de Willy Wolf comme au Cirque, jusqu’où s’aventurer pour impressionner les foules ? », s’interrogent les six acrobates du collectif. Ils formulent leur question avec une bascule, un plongeoir et une moto volante, à travers une succession de petits et de grands exploits. Construite à la manière d’un grand jeu, leur pièce questionne aussi la course à la célébrité nourrie par les médias, par les réseaux sociaux. Anaïs Heluin Le Monfort, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Du 14 décembre 2019 au 4 janvier 2020 à 20h30, les dimanches à 16h. Tél. 01 56 08 33 88. www.lemonfort.fr critique Berlin 33 Théâtre de la Reine Blanche/D’après Sebastian Haffner/Conception Laurence Campet, Olivia Kryger ET René Loyon Seul en scène, le comédien René Loyon porte avec force et sobriété sa propre adaptation d’Histoire d’un Allemand – Souvenirs 1914-1933 du journaliste Sebastian Haffner. Un « lanceur d’alerte », qui aborde les débuts du régime hitlérien. Avant de connaître un grand succès dans tous les pays de langue allemande, Histoire d’un Allemand – Souvenirs 1914-1933 de Sebastian Haffner (1907-1999) suscite des réactions contrastées. Notamment parmi les historiens, chez qui le livre non publié du vivant de l’auteur, et découvert par ses enfants en 2000 dans un grenier, fait débat. Certains y voient d’emblée un témoignage précieux de la montée du nazisme ; d’autres crient à la supercherie. Comment, avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, alors que la réaction générale est le déni ou la stupeur, un jeune homme – il a 32 ans lorsqu’à la demande d’un éditeur, il écrit ce texte à Londres où il vit en exil depuis peu – Olivier Bonnet peut-il avoir tout compris, tout vu venir ? La préfacière du livre nous apprend qu’il a fallu une analyse scientifique du manuscrit original pour faire taire les sceptiques. Dans Berlin 33, son adaptation pour la scène de la seconde partie du livre, René Loyon n’évoque pas cette histoire qui dit beaucoup de la nature du texte. De son urgence, de sa grande intelligence. Transformé en monologue avec l’aide de Laurence Campet et d’Olivia Kryger, le témoignage qu’il porte seul en scène résonne par lui-même « avec ce que nous vivons aujourd’hui dans nombre de pays menacés par la montée de l’extrême droite », dit le comédien qui est sur les planches depuis 1969. Et qui incarne alors SN Essonne/CIE l’Homme debout Mo et le Ruban rouge La compagnie L’Homme debout a conçu un spectacle déambulatoire avec une marionnette géante en osier sur le thème de l’exil. Une marionnette géante de 8 mètres de haut. Le déplacement, l’exil, les migrations  : autant de thèmes que travaille depuis six ans la compagnie L’Homme debout. Pour sa nouvelle création, Mo et le Ruban rouge, elle poursuit cette exploration à travers l’histoire d’un enfant de huit ans, Mo, qui se réveille un jour séparé de sa famille et traverse villes, montagnes et océans au cours d’un voyage qui a tout de la quête initiatique. Parce que Benoît Mousserion, directeur artistique de la compagnie, constate que « le rétrécissement des espaces collectifs de liberté accompagne le rétrécissement des esprits », il le contrebalance en proposant des grands formats. C’est donc dans la ville – en l’occurrence celle d’Evry-Courcouronnes – et à travers une marionnette en osier de huit mètres de haut, que se déploie sa nouvelle création en forme d’hommage aux millions d’enfants migrants. Le spectacle fait la part belle à la musique, aux feux d’artifice et aux objets animés  : un supplément d’humanité qui donne à ce sujet grave un caractère ludique et poétique. Isabelle Stibbe Centre-ville d’Evry-Courcouronnes (91). Départ depuis la Bibliothèque universitaire, 2 rue André-Lalande, évry-Courcouronnes. Le 12 décembre 2019 à 18h30. Spectacle gratuit. Tél. 01 60 91 65 65. Marie Monteiro
Nathalie Hervieux Marc Anselmi Berlin 33. un Sebastian Haffner âgé, revenant sur ses mots d’hier. Et y retrouvant le même effroi. Des mots pour le pire « C’est l’histoire d’un duel entre deux adversaires très inégaux  : un État extrêmement puissant, fort, impitoyable – et un petit individu anonyme. L’État, c’est le Reich allemand ; l’individu, c’est moi ». Dès ces premiers mots prononcés près de la table qui constitue l’unique élément de décor du spectacle, et dont il ne s’éloignera presque pas, René Points Communs – Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise/DE Laëtitia Ajanohun/MES Jean-François Auguste Love is in the hair Dans Love is in the air, la compagnie For Happy People & co interroge de l’intérieur le mouvement « Nappy ». Plus qu’une mode capillaire, une affirmation identitaire. Love is in the hair. Né aux États-Unis à la fin des années 2000, le mouvement « Nappy » – acronyme de natural et happy – est un sujet idéal pour la compagnie For Happy People & co. Pratiquant un théâtre documenté qui creuse le sillon des « humanités » différentes, en marge, le metteur en scène Jean-François Auguste s’associe pour l’occasion avec l’auteure Laetitia Ajanohun. Partant des premières grandes figures « Nappy » telles qu’Angela Davis, très liées au mouvement des droits civiques, la compagnie relate les enjeux et les évolutions du mouvement jusqu’à la douce « révolution esthétique » qu’il porte aujourd’hui. Multipliant les références télévisuelles, littéraires, musicales, Love is in the hair questionne « la mondialisation, la norme, la différence, les critères de représentation et de symbole dans les esthétiques de beauté par le prisme identitaire ». Anaïs Heluin Points Communs – Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise, allée des Platanes, 95000 Cergy. Les 10 et 11 décembre 2019 à 20h30. Tél. 01 34 20 14 14. www.points-communs.com Également le 14 décembre à L’Orange Bleue à Eaubonne (95) ; le 29 février 2020 à La Ferme du Buisson à Noisiel (77) ; du 7 au 9 mars à la Comédie de Caen (14) ; le 5 mars 2020 aux Passerelles à Pontault-Combault (77) ; du 20 au 29 mars 2020 à la MC93 à Bobigny (93) ; du 14 au 16 mai 2020 au T2G à Gennevilliers (92). Hervé Bellamy Loyon donne le ton humble, élégant de sa performance. Le travail de mémoire de son personnage le fait remonter au 14 septembre 1930, au moment des « élections législatives qui ont propulsé à la deuxième place un petit parti ridicule  : les nazis sont passés de douze sièges à cent sept ». Avant de sauter directement à l’année 1933, où Sebastian Haffner se décrit comme « un jeune homme de vingtcinq ans, bien nourri, bien habillé, bien élevé, aimable, correct ». Comme un garçon vivant, amoureux – d’une femme juive –, conscient de ce qui l’entoure mais aussi prompt à se laisser entraîner par la situation. Par sa fragilité, dont le comédien sait rendre compte avec sobriété, sans ajouter une once de tragique, de pathos, au lourd morceau d’Histoire qu’il a décidé de prendre en charge. En faisant porter l’écoute sur la beauté des mots d’Histoire d’un Allemand, sur ses phrases à fleur de peau, de chair fébrile d’espoir malgré le pire qui se trame. En s’emparant du texte d’un « lanceur d’alerte » d’hier, René Loyon sonne l’alarme pour aujourd’hui. Anaïs Heluin Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 20 novembre au 29 décembre 2019, les mercredis, vendredis et dimanches à 19h, relâche les 8 et 25 décembre. Tél. 01 40 05 06 96. www.reineblanche.com Le Carreau du Temple/DE Sonia Chiambretto/MES Hubert Colas Mon Képi Blanc Deuxième volet de la CHTO Trilogie de Sonia Chiambretto, Mon Képi Blanc présente un légionnaire qui se raconte à nous. Un monologue interprété par Manuel Vallade, dans une mise en scène d’Hubert Colas. Manuel Vallade dans Mon Képi Blanc., e « Mon Képi Blanc est écrit à partir d’entretiens, de conversations enregistrées avec des Képis Blancs de la maison mère de la Légion étrangère, à Aubagne, explique Sonia Chiambretto. D’origines et de langues maternelles différentes, les légionnaires parlent une langue mixte et commune à eux tous, une langue nouvelle dont la structure même constitue un paysage qui fait sens à une représentation de l’exil, de l’itinérance, de la guerre, de la rupture, de la renonciation, de la perte, mais aussi de l’utopie et des croyances…. » Entouré de micros, droit comme un i au sein d’un écrin de velours rouge, Manuel Vallade investit cette langue au Carreau du Temple. Sous la direction d’Hubert Colas, il donne corps à l’un de ces soldats, fait s’élever des flots de mots trahissant les errances et l’endoctrinement de son personnage. Entre failles intimes et emportements guerriers, une plongée dans les images et les échos d’une vie sous l’étendard. Manuel Piolat Soleymat Le Carreau du Temple, 4 rue Eugène-Spuller, 75003 Paris. Les 18 et 19 décembre 2019, à 19h30. Durée de la représentation  : 45 minutes. Tél. 01 83 81 93 30. www.carreaudutemple.eu Esquive Mise en scène Gaëtan Levêque Chorégraphie Cyrille Musy Complicité artistique Sylvain Decure Création Coproduction En collaboration avec le Plus Petit Cirque du Monde/Bagneux Du vendredi 10 au dimanche 12 janvier Acrobates  : Louise Aussibal, Rémi Auzanneau, Hernan Elencwajg, Tanguy Pelayo, Baptiste Petit, Bahoz Temaux Production  : Le Plus Petit Cirque du Monde Coproduction  : Les Gémeaux/Sceaux/Scène Nationale - Le Manège/Scène Nationale/Maubeuge, le PALC Pôle National Cirque Grand-Est en préfiguration, Châlons-en-Champagne Tél. 01 46 61 36 67 Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie DR théâtre 17 la terrasse 282 décembre 2019



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