La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 6 la terrasse 281 novembre 2019 MA LANGUE MATERNELLE VA MOURIR ET J’AI DU MAL À VOUS PARLER D’AMOUR de et avec Yannick Jaulin accompagnement musical Alain Larribet JEUDI 14 NOVEMBRE 2019 À 20H30 LA SCÈNE WATTEAU/PLACE DU THÉÂTRE/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER E NOGENT-LE PERREUX LA LOI DES PRODIGES (OU LA RÉFORME GOUTARD) écriture et interprétation François de Brauer VENDREDI 29 NOVEMBRE À 20H30 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr LA SCÈNE WATTEAU/PLACE DU THÉÂTRE/NOGENT-SUR-MARNE/STATION RER E NOGENT-LE PERREUX 01 48 72 94 94 www.scenewatteau.fr Pub 121x380 Ma langue maternelle et La loi des prodiges.indd 2 16/10/2019 15:29 Eddy Rivière – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger Victor Tonelli – licences d’entrepreneur de spectacles 1-1041399, 2-1041401, 3-1041402 – conception graphique  : Éric de Berranger entretien/Philippe Caubère Adieu Ferdinand ! suite et fin Théâtre du Rond-Point/texte et mes Philippe Caubère Grandeurs et les misères de l’amour fou, Festen chez les Belges et splendeurs et décadences de la roulette  : Philippe Caubère achève le Roman d’un acteur et passe de L’âge d’or à La Belgique. Incontournable ! Adieu à Ferdinand l’an dernier à l’Athénée. Pourquoi une deuxième salve ? Philippe Caubère  : Parce qu’il me manquait un épisode que je n’avais pas abouti et parce que j’ai été dépassé, l’an dernier, par la complexité du travail et par le temps. Cet adieu à Ferdinand est un adieu à une aventure d’écriture et une aventure artistique qui a pris toute ma vie et s’est incarné en Ferdinand comme Chaplin en Charlot, toutes proportions gardées ! C’est un Arlequin que ce jeune homme né en 1950, qui fait ses apprentissages dans les années 1970. Ferdinand est un adolescent attardé, ou un enfant  : il est un certain point de vue sur le monde. C’est un adieu à cette tournure d’esprit, dans un langage que les jeunes comprennent immédiatement, plus encore que ceux qui ont vécu cette époque ! Et puis, il y a une explication prosaïque à cet adieu  : j’ai vidé les tiroirs ! Il ne me restait plus que trois séquences à explorer  : La Baleine, Le Camp naturiste et Le Casino de Namur, en deux parties. Ces trois histoires faisaient partie du Roman d’un acteur mais ne rentraient pas dans les épisodes précédents. Que racontent-ils ? P.C.  : La Baleine raconte la première infidélité de Ferdinand. J’ai beaucoup raconté l’inverse et la jalousie qui en découlait. Je continue à raconter ce jeune couple de comédiens. Clémence (personnage central de La Baleine et du Camp naturiste) et Ferdinand se sont promis fidélité dans l’infidélité mais ça ne marche pas du tout ! Puis Clémence emmène Ferdinand à Montalivet pour le consoler. C’est la deuxième histoire, une satire sans férocité de l’idéologie naturiste qui règne dans les camps. Et Ferdinand ne supporte tellement pas cette idéologie qu’il plonge dans Proust. Enfin, Le Casino de Namur raconte les aventures de Ferdinand et son copain Bruno  : d’abord chez les betteraviers, dans une sorte de Festen chez les Belges, puis au casino, deuxième épisode de cette ultime partie qui a été un enfer à mémoriser pour quelqu’un qui, comme moi, a toujours été fâché avec les chiffres ! Mais tout cela dit comme tel ne présente pas grand intérêt ! Ce qui est intéressant, ce sont les dialogues, les rebondissements, les personnages, Ferdinand qui devient la bête noire de tout le casino, le restaurant, les usuriers, toutes les choses qui se passent dans cette nuit métaphysique où Ferdinand comprend qu’il ne s’adaptera jamais à la société, ce qui doit être mon cas, au fond ! Pensez-vous que cette fresque peut vous échapper ? propos recueillis/Vincent Thomasset Carrousel T2G - théâtre de gennevilliers/Conception et Mes Vincent Thomasset Dans le cadre du Festival d’Automne, Vincent Thomasset lance ses interprètes dans un manège d’équitation et explore au passage les questions de dressage et d’autorité. « Carrousel est une œuvre théâtrale et chorégraphique. Cinq interprètes partagent et parcourent un espace commun, une sorte de manège pour chevaux, avec des lettres qui servent de repères, et des figures géométriques – des cercles, des carrés – dessinés au sol par la lumière. L’équitation est un matériau que je connais bien, qui a traversé pas mal de mes projets précédents. J’aime croiser les problématiques qu’elle soulève avec celles de la danse. Dans les deux cas, il s’agit de dresser du vivant, le corps humain ou le corps animal. Dans les deux cas s’y jouent des rapports de pouvoir et d’autorité. Même si j’essaie dans mon travail de ne pas user d’autorité, il y a un moment où je demande aux interprètes de suivre mon intuition, de se mettre au service d’une recherche orientée. Vincent Thomasset, concepteur et metteur en scène de Carrousel. Les parades militaires de Louis XIV Mon parcours de formation artistique m’a également amené à travailler dans le domaine du théâtre. Dans Carrousel on trouvera donc des extraits du Bourgeois Gentilhomme qui croiseront des Lettres patentes pour la création de l’Académie royale de danse et un court texte que j’ai écrit pour l’occasion. Des passages textuels alterneront avec des moments chorégraphiés. On croisera des images des parades équestres militaires, qui ont tant servi à Louis XIV pour asseoir son autorité, mais aussi des évocations plus enfantines du manège de fête foraine. Carrousel est le résultat d’un travail collectif dans l’exploration des matériaux que nous avions réunis autour de la notion de dressage. C’est le dressage qui porte le projet, mais de façon ludique. » Propos recueillis par éric Demey T2G - Théâtre de Gennevilliers, 41 av. des Grésillons, 92230 Gennevilliers. Du 16 au 25 novembre à 20h. Le samedi à 18h, le dimanche à 16h. Relâche le mardi et le mercredi. Tél. 01 41 32 26 10. La Terrasse, premier média arts vivants en France Ilanit Illouz
Michèle Laurent Carole Bellaiche Philippe Caubère dans Le Casino de Namur. « Ferdinand est un adolescent attardé, ou un enfant  : il est un certain point de vue sur le monde. » P.C.  : Je suis convaincu qu’elle sera jouée par d’autres mais pas par un seul. Tout bêtement parce que je l’ai déjà vu faire. La Belgique est l’aboutissement d’années de travail. Improvisé, joué, modifié, abouti jusqu’au film réalisé par Bernard Dartigues. Ce film est aussi un roman, qui livre ce qui se passe sur scène mais aussi dans ma tête. Le théâtre de Molière est autobiographique, Tchekhov s’inspire de sa vie pour écrire  : il y a des tas de pièces qui sont inspirées par la vie de leurs auteurs, même si les niveaux d’identification sont plus ou moins élevés. J’ai ce projet en tête depuis le Théâtre du Soleil, quand j’ai compris que si on utilisait les masques pour jouer ce qui se passe dans la tête d’un comédien, on verrait apparaître une recherche du temps perdu. Un jour j’ai commencé à improviser sur les conseils de Clémence (Massart, la vraie…) d’abord, puis ceux de Jean-Pierre Tailhade ensuite, et j’ai tout écrit sans m’en rendre compte. J’ai tourné autour du pot et, comme Ariane nous l’avait appris, je suis sorti du sujet pour mieux le traiter. Je pensais y consacrer cinq ans et ça m’en a pris trente ! Au début, c’était juste une expérience, mais j’ai été emporté par cette aventure et le plaisir qu’elle m’a procuré. Car c’est la loi de ma vie, le plaisir, tous les plaisirs  : je ne supporte pas de m’ennuyer au théâtre. Comme l’a écrit Peter Brook, le diable c’est l’ennui ! Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 5 novembre 2019 au 5 janvier 2020. La Baleine et Le Camp naturiste  : du 8 novembre au 29 décembre. Les 8, 12, 16, 20 et 29 novembre et les 3, 7, 11, 20 et 24 décembre à 20h30 ; le 24 novembre, les 15 et 29 décembre à 16h ; relâche le lundi et le jeudi. Le Casino de Namur I  : du 5 novembre au 4 janvier 2020. Les 5, 9, 13, 22, 26 et 30 novembre, les 4, 13, 17, 21, 27 et 31 décembre et le 4 janvier à 20h30 ; le 17 novembre et le 8 décembre à 16h ; relâche le lundi et le jeudi. Le Casino de Namur II  : du 6 novembre au 5 janvier 2020. Les 6, 15, 19, 23 et 27 novembre, les 6, 10, 14, 18 et 28 décembre et le 3 janvier à 20h30 ; le 10 novembre, les 1er et 22 décembre et le 5 janvier à 16h ; relâche le lundi et le jeudi. Tél. 01 44 95 98 21. Le Roman d’un acteur – tome 2, La Belgique, paru le 24 octobre aux éditions Joëlle Losfeld. Signature à la librairie du Rond-Point le 17 novembre et le 18 décembre. Nous pour un moment Odéon Théâtre de l’Europe – Ateliers Berthier/d’Arne Lygre/MES Stéphane Braunschweig Après Je disparais et Jours souterrains en 2011, après Rien de moi en 2014, le metteur en scène Stéphane Braunschweig revient à l’écriture du dramaturge norvégien Arne Lygre. Il crée Nous pour un moment  : une mise en tension des multiples possibles et impasses inhérentes aux relations humaines. Ils sont une vingtaine, femmes et hommes aux parcours divers qu’Arne Lygre (écrivain né en 1968 à Bergen, en Norvège) ne baptise d’aucun nom, d’aucun prénom. Protagonistes de la pièce Nous pour un moment (La deg være, œuvre créée le 9 septembre 2016 au Théâtre national d’Oslo, dans le cadre de l’Ibsen Festival, et publiée chez L’Arche éditeur dans une traduction française de Stéphane Braunschweig et Astrid Schenka), ces individus sont désignés par les relations épisodiques, ambiguës, complexes, voire problématiques, qui les font se rencontrer les uns les autres. On retrouve ces personnages plongés dans toutes sortes de situations qui se déploient, par le biais de six séquences, à travers un Le metteur en scène Stéphane Braunschweig. mouvement de spirale allant en s’accélérant et en s’obscurcissant. Ils sont nommés Une personne, Un ou Une ami-e, Une connaissance, Un ou Une inconnu-e, Un ou Une ennemi-e. Des existences aux repères incertains L’écriture d’Arne Lygre est précise, anguleuse, résolument économe. En entremêlant savamment adresses directes et indirectes, elle fait naître un monde peuplé d’êtres qui se démènent dans les troubles d’existences aux repères incertains. « L’autre est [ici] toujours perçu à la fois comme un besoin – échapper à la solitude – et comme une menace – perdre son autonomie. », fait remarquer Stéphane Braunschweig. Sous la direction du directeur du Théâtre national de l’Odéon, Anne Cantineau, Virginie Colemyn, Cécile Coustillac, GlennMarausse, Pierric Plathier, Chloé Réjon et Jean-Philippe Vidal donnent vie à ces êtres pour la première fois incarnés sur une scène française. D’un sentiment à un autre, d’une relation qui naît à une relation qui s’éteint, les sept interprètes explorent « la précarité et l’incertitude de nos vies ». Manuel Piolat Soleymat Odéon Théâtre de l’Europe – Ateliers Berthier, 1 rue André-Suarès, 75017 Paris. Du 15 novembre au 15 décembre 2019. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Relâche le 17 novembre. Durée estimée de la représentation 1h40. Tél. 01 44 85 40 40. www.theatre-odeon.eu 6 — 7 NOV. 2019 FANNY DE CHAILLÉ/MICHEL FOUCAULT DÉSORDRE DU DISCOURS 13 — 16 NOV. 2019 BEGÜM ERCIYAS PILLOW TALK 10 € POUR TOUS AVEC LA CARTE ! RÉSERVATIONS/INFORMATIONS PRATIQUES nanterre-amandiers.com +33 (0)1 46 14 70 00 13 — 16 NOV. 2019 BORIS CHARMATZ INFINI + LEVÉE 23 NOV. & 7 DÉC. 2019 BRUNO LATOUR & FRÉDÉRIQUE AÏT-TOUATI INSIDE + MOVING EARTHS 21 — 30 NOV. 2019 JONATHAN CAPDEVIELLE/HECTOR MALOT RÉMI 6 — 7 DÉC. 2019 GISÈLE VIENNE CROWD théâtre 7 la terrasse 281 novembre 2019



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