La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 50 la terrasse 281 novembre 2019 Atelier de Paris-carolyn carlson/Chor. Guiseppe Chico ET Barbara Matijevic Screenagers Barbara Matijevic et Guiseppe Chico continuent d’explorer la place des nouveaux médias dans nos vies, dans une création ancrée dans l’habitus d’une génération née avec internet. Une génération passée au crible des usages des nouvelles technologies. Ils sont nés avec un écran dans la main, confrontés au défi technologique de la rapidité et de l’interactivité et à une approche nouvelle des savoirs et de l’information. Les « screenagers » sont au cœur de la création du tandem Chico/Mantijevic qui, plutôt que de crier au loup face à un phénomène qui semble nous dépasser, en déposent les différentes strates à travers une forme singulière de récit. Après une immersion dans les habitudes des usages d’internet auprès de collégiens et de lycéens, les artistes se sont attachés à la figure de Pierre-Erick Lefebvre, musicien, programmeur, concepteur de jeux vidéo, comme prétexte à traverser, via son parcours de jeune enfant à adulte, les différentes étapes de l’avancée numérique. Sur la base de ce récit, le spectacle s’appuie sur les ressources dramaturgiques que peut contenir le web, adoptant la disjonction et l’éclatement des formes pour mieux en explorer la complexité. Nathalie Yokel Atelier de Paris – Carolyn Carlson, Cartoucherie, 2 route du Champ-de- Manœuvre, 75012 Paris. Le 29 novembre 2019 à 20h et le 30 à 18h. Tél. 01 417 417 07. Carreau du Temple/Chor. David Wampach Endo Créée en 2017, la pièce de David Wampach est une performance plastique et chorégraphique portée par la transe colorée de deux danseurs. On retrouve dans Endo le goût des corps peints, déjà remarqué dans Bascule, une des premières pièces de David Wampach. Mais ici, l’artiste va plus loin, puisqu’on ne sait si c’est la peinture qui provoque la danse ou Un bain de matières et de couleurs signé David Wampach. Tres Kiddos la danse qui induit la peinture. D’une scénographie immaculée, il va faire le théâtre d’un rituel proche de l’action painting ou du gutaï japonais, le tout dans une célébration du corps et de sa liberté, dans une attention profonde portée à la matière. Dès lors, sujet et peinture se confondent dans des glissements de peau haletants. La performance s’appuie également sur le tandem que forme David Wampach et Tamar Shelef, une complice de longue date du chorégraphe à la corporéité étonnante, et sur la musique concoctée notamment par le touche-à-tout Erwan Ha Kyoon Larcher. Nathalie Yokel Carreau du Temple, 4 rue Eugène-Spuller, 75003 Paris. Les 28 et 29 novembre 2019 à 19h30. Tél. 01 83 81 93 30. La Ferme du Buisson/Chor. Christophe Béranger ET Jonathan Pranslas-Descours MétamorPhone Le duo de chorégraphes de la compagnie Sine Qua Non Art a donné naissance à un autre duo, au cœur des langages urbains et d’interprètes de la création numérique. Un dialogue plastique et chorégraphique en hommage au Faune. Jonathan Pranslas-Decours et Christophe Béranger ont réuni sur scène Tioneb, beatboxer et looper, et Brice Rouchet, danseur. Mais leur association n’aurait pas toute sa densité sans le travail d’Olivier Bauer, tout en lumières et en projections, conçues spécifiquement dans un dispositif scénique en arc de cercle pour une sensation d’immersion du spectateur dans l’image. Au cœur du travail de mise en scène et de chorégraphie, l’idée de métamorphose bien sûr, quand les gestes puisent au fond de pratiques tribales ou ancestrales pour venir s’épanouir dans le hip hop d’aujourd’hui. Mais une sacrée référence se niche aussi dans le spectacle  : celle du Faune. Celui de Nijinski est une silhouette à réinterpréter, tandis que l’œuvre de Debussy trouve dans le beatbox une nouvelle chambre d’écho. Nathalie Yokel Ferme du Buisson, allée de la ferme, 77186 Noisiel. Le 4 décembre 2019 à 14h30, les 5 et 6 décembre à 10h et 14h30. Tél. 01 64 62 77 77. Sinequanonart Martin Colombet PETIT PALAIS/MUSIQUE DE CHAMBRE Jeunes Talents Trois récitals chambristes à l’heure du thé ou du déjeuner. La jeune violoncelliste Stéphanie Huang a été l’élève de Marc Coppey au CNSM de Paris. La précieuse saison de découvertes de l’association « Jeunes Talents » a repris du service, élisant régulièrement domicile dans l’agréable auditorium du Petit Palais. C’est d’abord un singulier duo violoncelle-harpe qui nous conduit dans un « Voyage au cœur de la musique française » autour d’œuvres (souvent transcrites) de Ravel, Fauré, Lucien Durosoir, Philippe Hersant et Debussy, interprétées par Stéphanie Huang et Marcel Cara (le 14/11 à 12h30). Deux récitals vocaux sont ensuite à remarquer  : la soprano Mariamielle Lamagat et le baryton Edwin Fardini défendent un programme à large dominante italienne (Verdi, Cilea, Bellini, Donizetti...) le 17 à 16h puis la mezzo-soprano Anne-Lise Polchlopek, accompagnée par Mao Hayakawa au piano, présente un très original déroulé de lieder et mélodies inspirés par l’enfance, de Massenet à Schubert, et de Falla à Satie (le 21 à 12h30). Jean Lukas Petit Palais, auditorium, av. Winston- Churchill, 75008 Paris. Le 14 novembre à 12h30, le 17 à 16h et le 21 à 12h30. Tél. 01 40 20 09 20. Places  : 4 à 10 € . Gratuit pour les moins de 12 ans. classique/opéra Pierre Henry CITÉ DE LA MUSIQUE/MUSIQUE CONCRÈTE ET VIVANTE Hommage au maître disparu, pionnier de la musique concrète, qui n’avait pas son pareil pour raconter des histoires par la magie du son. Pendant près d’un demi-siècle, Pierre Henry (1927-2017) a fait de son lieu de vie une « maison des sons ». Ce lieu de création – le fameux studio Son/Ré – est désormais reconstitué au Musée de la Musique, avec ses instruments de musique et d’enregistrement, ses objets d’art, son esprit même puisque cet espace recréé invite à la manipulation, à l’exploration sonore – bref, à la dimension proprement concrète de la musique. Deux œuvres emblématiques sont programmées à la Cité de la musique. D. R. Hommage à Pierre Henry à la Cité de la musique. Deux chefs-d’œuvre La Messe pour le temps présent, tout d’abord, l’œuvre par laquelle Pierre Henry a accédé à une notoriété dépassant de beaucoup le cercle des musiques savantes. Créée au festival d’Avignon en 1967, l’œuvre fut chorégraphiée par Maurice Béjart. En 2016, le compositeur en proposait un « grand remix », confié cette fois aux danseurs d’Hervé Robbe, qui montrait à quel point le maître avait su suivre l’évolution, génération après génération, des musiques électroniques. La deuxième œuvre est un rêve du compositeur  : La Dixième Symphonie (1986), son collage-hommage à Beethoven, est créé dans sa version symphonique pour trois orchestres et chœurs, donnant tout leur relief aux fantaisies de mixage et d’extrapolation électronique initialement fixées sur bande. Histoire de rappeler que la musique concrète est bien une musique vivante. Jean-Guillaume Lebrun Cité de la musique, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Mercredi 20 et samedi 23 novembre à 20h30. Tél. 01 44 84 44 84. PHILHARMONIE DE PARIS/PIANO Maurizio Pollini Le pianiste italien revient à la Philharmonie de Paris dont il a fait sa salle de prédilection à Paris dans un programme consacré à Beethoven. Maurizio Pollini interprète les 3 dernières sonates de Beethoven, le 21 novembre à la Philharmonie de Paris. Mathias Bothor Qu’il joue Beethoven, Schumann, Schubert, Chopin, qu’il joue les compositeurs de la Seconde Ecole de Vienne, Debussy ou Salvatore Sciarrino, chaque fois c’est l’éblouissement d’un style formellement limpide et expressivement généreux. Avec les années, le pianiste, né en 1942, a certes un peu perdu de sa superbe technique pianistique qui le distinguait dans sa jeunesse, mais rien, bien au contraire, de la fulgurance de ses idées musicales, aujourd’hui sans doute plus prégnantes qu’elles pouvaient l’être dans les années 1980. Il faut aller l’écouter plus que jamais. Maurizio Pollini jouera, dans un programme annoncé tardivement, les Sonates n°30, op. 109, n°31 Op.110 et n°32 op.111 de Beethoven. Alain Lompech Philharmonie de Paris, 221 av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Jeudi 21 novembre 2019 à 20h30. Places  : 10 à 85 € . Tél. 01 44 84 44 84. D. R. Léa Crespi
Carole Bellaiche Dario Acosta Qui est Jean-Frédéric Neuburger ? TEMPS FORTS/FONDATION LOUIS VUITTON/PIANO Le pianiste et compositeur français joue trois études de sa plume en création mondiale, commandes de la Fondation Louis Vuitton, au même programme que des œuvres de Salvatore Sciarrino, Thomas Adès et Pierre Boulez Derrière ce nom déjà bien connu des mélomanes se cache une énigme singulière. On l’a connu pianiste. Et quel pianiste fabuleusement intelligent et sensible, fort en thème et libre, capable de donner à une bluette son charme, à une étude de Chopin son tracé fulgurant et révolutionnaire, à la Sonate Hammerklavier de Beethoven son envergure cosmique. Puis on l’a connu compositeur, sortant peu à peu de sa gangue avec une pertinence aussi discrète qu’impérieuse, forçant l’admiration de ceux qui spontanément ne serait pas allé vers l’esthétique sévère qu’il cultive. On l’a même Jean-Frédéric Neuburger. Les Îlots « Gloire(s) » d’Insula Orchestra BOULOGNE-BILLANCOURT/CHŒUR ET ORCHESTRE/TEMPS FORTS Adressée à Dieu, au roi, à l’âme et au cœur de chacun, la musique revêt ses habits de gloire, chœurs et orchestre mêlés. Un très beau parcours proposé par Insula Orchestra avec également les ensembles Le Palais Royal et Le Poème Harmonique. La cheffe italienne Speranza Scappucci dirige Insula Orchestra. connu prophète, osant reprendre la Sonate de Jean Barraqué, œuvre manifeste, bloc intimidant, dont on parlait parfois mais que plus personne n’avait osé jouer depuis quarante ans. On le sait professeur et l’on devine aisément qu’une tête aussi bien faite, des mains aussi naturellement pianistiques, un esprit aussi ouvert sur le plan esthétique ne peuvent qu’être à l’écoute des élèves dans un enrichissement mutuel de chaque moment. Programme vertigineux Le voici pianiste à la Fondation Vuitton, le 5 décembre, pour un récital dont le programme donne le vertige – et qu’un Maurizio Pollini ferait sien. Commencer par l’Italien Salvatore Sciarrino, passer ensuite au Britannique Thomas Adès, finir par Pierre Boulez après avoir créé mondialement trois études que vous a commandées la fondation est un exploit pour la mémoire – même partition sur le pupitre –, pour la concentration, l’assimilation et in fine pour le don de soi qu’exige de partager tant d’intensité avec le public. Chapeau ! Alain Lompech Auditorium de la Fondation Louis Vuitton,
8 av. du Mahatma-Gandhi, 75116 Paris. Jeudi 5 décembre à 20h30. Tél. 01 40 69 96 00. Places  : 25 à 40 € . Moins fréquente au concert que son Stabat Mater ou sa Petite Messe solennelle, la Missa di Gloria de Rossini est aussi la seule œuvre sacrée qu’il compose au cœur de son activité lyrique. Cela s’entend bien sûr – on le lui a suffisamment reproché à l’époque – mais n’enlève rien ni à la sincérité du sentiment religieux ni à la force du discours, dès les premiers accords du Kyrie. Insula Orchestra (associé au chœur Accentus) invite pour l’occasion la cheffe italienne Speranza Scappucci (29 novembre). Autre œuvre pieuse, tout aussi personnelle mais bien différente dans son esprit, le Requiem allemand de Brahms est dirigé par Raphaël Pichon (le 2 décembre) à la tête de la Maîtrise de Notre- Dame, du Jeune Chœur de Paris et du Jeune Orchestre de l’Abbaye, émanation du Festival de Saintes, créé par Philippe Herreweghe. Habits de gloire Haendel, comme Rossini, met dans ses œuvres « événementielles », tels le Te Deum de Dettingen ou le Coronation Anthem composé pour George II, la même force dramatique que dans ses opéras et oratorios. Jean-Philippe Sarcos dirige Le Palais Royal dans ces deux joyaux choraux (30 novembre). Enfin, c’est à Gabrieli et Monteverdi que se consacre Vincent Dumestre, à la tête du Poème Harmonique et du Chœur MusicAeterna (3 décembre). Dans la Selva morale e spirituale, Monteverdi célèbre Dieu et singulièrement la Vierge – mais c’est aussi la musique elle-même qui est glorifiée. Jean-Guillaume Lebrun La Seine musicale, île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt. Les 29, 30 novembre, 2 et 3 décembre à 20h30. Tél. 01 74 34 53 53. BELLEVILLE 2019C. URBAIN – LICENCE D’ENTREPRENEUR DU SPECTACLE N°2-1043164/APE 90.01Z ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE DIRECTION MUSICALE CASE SCAGLIONE CONCERTS À LA PHILHARMONIE DE PARIS CITÉ DE LA MUSIQUE SAISON 19.20 J UEZ ! Un peu, beaucoup, passionnément... À chacun son pass ! Places de 6 à 24 € 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com classique/opéra 51 la terrasse 281 novembre 2019



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