La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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danse 48 la terrasse 281 novembre 2019 Théâtre Louis Aragon/Chor. Filipe Lourenço – Christian Rizzo Nocturne danse #33 Felipe Lourenço et Christian Rizzo partagent un nouveau Nocturne danse très masculin. Homo Furens de Felipe Lourenço. Dépassement de soi et collectif sont les maîtres-mots d’Homo Furens, qui ouvre ce 33 e Nocturne danse. Pour créer cette pièce, sa première en tant que chorégraphe, Filipe Lourenço est allé puiser dans les entraînements des commandos, transformant leurs gestes en mouvements dansés. Cinq hommes sont sur le plateau, qui, soudés, repoussent ensemble leurs limites physiques. Vient ensuite Comme crâne comme culte, pièce de Christian Rizzo dans laquelle Jean-Baptiste André, circassien en résidence au Théâtre Louis Aragon, apparait le corps entièrement couvert d’une combinaison de motard et casqué. Dans une danse minimaliste, qui n’en est pas moins fascinante, il se joue de la gravité et se transforme en une créature étrange, araignée ou reptile. Delphine Baffour Théâtre Louis Aragon, 24 bd de l’Hôtel-de- Ville, 93290 Tremblay-en-France. Le 8 novembre à 20h30. Tél. 01 49 63 70 58. Durée  : 1h. MC93/PAR François Chaignaud ET Marie-Pierre Brébant Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant redonnent vie à la musique d’Hildegard Von Bingen. Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum de François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant. Avec Symphonia Harmoniæ Cælestium Revelationum, François Chaignaud et Marie-Pierre Brébant invitent le public à une expérience contemplative. Jouant par cœur les chants grégoriens, riches et singuliers, composés au xii e siècle par Hildegard Von Bingen, ils entendent illuminer notre présent et nous donner « accès à un monde disparu, à la fois magique et inaccessible ». Pour ce faire, ils se sont plongés dans les manuscrits de l’abbesse bénédictine mystique et les ont adaptés en une partition pour corps, voix et bandoura, un instrument d’origine ukrainienne dont le son évoque la harpe et la cithare. Cette performance, qu’ils vivent en aventuriers, elle serrant la bandoura François Stemmer Anna Van Waeg contre sa poitrine, lui faisant vibrer sa voix, offre l’expérience d’un dépaysement mental, d’une traversée mystique. Delphine Baffour MC 93, Maison de la Culture de Seine-Saint- Denis, 9 bd Lénine, 93000 Bobigny. Les 9, 10, 16 et 17 novembre à 17h, les 14 et 15 novembre à 20h. Tél. 01 41 60 72 72. Durée  : 2h40. Atelier de Paris-Carolyn Carlson/Chor. Tomeo Vergés fantasia Après avoir présenté The Goldfish and the Inner Tube lors du dernier June Events, Ruth Childs revient à l’Atelier de Paris avec sa nouvelle création, fantasia. fantasia de Ruth Childs Formée à la danse et au violon, Ruth Childs a été l’interprète de Foofwa d’Imobilité ou de La Ribot avant de reprendre plusieurs pièces de Lucinda Childs dont elle est la nièce. Au sujet de fantasia, sa deuxième création, elle confie  : « J’ai remarqué que les mélodies qui me sont familières me font faire des gestes spontanés et surprenants. Je découvre des postures, des dynamiques, des attitudes et des élans auxquels je n’ai autrement pas accès. […] Mon travail s’intéresse, ainsi, à l’écart entre la représentation du passé et l’expérience motrice qui permet à mon corps de se souvenir. » S’il évoque à coup sûr le célèbre dessin animé de Walt Disney, fantasia ne désigne-t-il pas en anglais une composition musicale libre, basée sur plusieurs mélodies familières ? Dans une mise en scène colorée, Ruth Childs célèbre avec ce solo la joie de danser et la mémoire du corps. Delphine Baffour Atelier de Paris-Carolyn Carlson, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Les 12 et 13 novembre à 20h30. Tél. 01 417 417 07. Durée  : 1h. En coréalisation avec le Centre Culturel Suisse. Le Centquatre-Paris/Conception La Ribot Another Distinguée Signature parmi les signatures, les Pièces Distinguées constituent une partie non négligeable de l’œuvre de La Ribot, qu’il est essentiel de redécouvrir. Radicales, engagées et nécessaires, d’autres Pièces distinguées à voir au Centquatre-Paris. L’artiste espagnole bénéficie d’une aura particulière, que lui rend bien le portrait que lui consacre le Festival d’Automne en accueillant Gregory Batardon Anne Maniglier Instances région/Chalon-sur-Saône/Espace des Arts/Festival Dernière édition d’un festival de danse que le directeur de l’Espace des Arts, Philippe Buquet, a rendu incontournable. Intense, proche de l’actualité et dans la diversité des formes et des esthétiques, Instances promet cette année encore de belles découvertes. Toutes les scènes nationales n’ont pas leur festival de danse, loin s’en faut. Il faut alors se féliciter du travail de Philippe Buquet qui a su imposer Instances dans le paysage chorégraphique, façonuppercut où, pendant 8 jours, les soirées composées se succèdent. Et saluer l’arrivée de son successeur Nicolas Royer, qui connaît déjà bien la maison, et qui a d’ores et déjà annoncé la poursuite d’un temps fort danse en lien avec des partenaires territoriaux. Pour cette édition, on remarque à la fois une très belle ouverture, et une clôture qui n’a rien à lui envier. On commence par la création d’Alexandre Roccoli, Di Grazia  : s’il n’a pas tout à fait atteint la transe dans son précédent Weaver Quintet, ce nouvel opus lui permet de creuser ce sillon dans un autre contexte, à travers certaines représentations du corps féminin, entre états de grâce, d’extase, d’agonie, et imaginaire érotique. De multiples références alimentent son travail, #minaret, d’Omar Rajeh, invité du focus Liban à Instances un grand nombre de ses œuvres performatives, ainsi qu’une exposition. C’est justement par ses Pièces distinguées que le public français l’a découverte dans les années 1990  : en solo, elle faisait de son corps le sujet et l’objet de sa représentation, mêlant accessoires et performance, humour et gravité. Produites en série et numérotées, ces œuvres n’étaient pas nécessairement conçues pour l’espace scénique. Par la suite, La Ribot a pu inviter d’autres artistes dans l’espace de ses rituels. En témoigne la série Another Distinguée, cinquième et dernière en date (2016), sorte de cérémonie dans un espace obscur où les corps portent les traces d’un sacrifice déroutant. Nathalie Yokel Le Centquatre-Paris, 5 rue Curial, 75019 Paris. Du 13 au 16 novembre 2019 à 20h30. Tél. 01 53 35 50 00. Chaillot Théâtre national de la Danse/Chor. Tatiana Julien Soulèvement Un solo fulgurant, puissant, d’un engagement total, très physique, pour dire la résistance et la révolte. Dans Soulèvement de Tatiana Julien on entend André Malraux, l’Abécédaire de Gilles Deleuze (Lettre G - être de gauche), Martin Luther King, Michel Serre, Jack Lang et autres Edgar Morin, passant de l’ambiance de mai 1968 à Occupy Wall Street et à des écrits d’Albert Camus sur des planches de dissection anatomiques du xvi e siècle aux peintures de la Renaissance, en passant par l’histoire de saintes italiennes ou d’icônes du cinéma néo-réaliste. Il partage la soirée avec Brother, la puissante pièce de Marco Da Silva Ferreira, saisissante par son esprit de corps incarné par des danseurs et danseuses aux gestes semblant venir d’une tribu des temps modernes. Tout aussi saisissante, mais aussi lumineuse et profondément touchante, est la pièce de François Chaignaud et Nino Laisné qui ferme le festival. Focus sur le Liban Romances Inciertos se vit comme un voyage autant musical que chorégraphique qui peut emporter le spectateur très loin. À ne manquer sous aucun prétexte. Ces deux soirées encadrent une programmation qui met notamment à l’honneur des créateurs venus du Liban. Yara Boustany cultive sa singularité de comédienne, circassienne et danseuse à travers un solo étonnant. Entre performance plastique et chorégraphique, Evolvo plonge son corps dans d’étranges métamorphoses, à l’image du monde qui nous entoure. Plus directement politique, le propos de Bassam Abou Diab dans Under the flesh raconte un corps blessé et envahi par les dégâts de la guerre jusque dans sa chair. C’est le cas aussi d’Omar Rajeh et de son #minaret, en forme de témoignage et d’acte de résistance, à l’inverse du travail de Guy Nader en collaboration avec l’Espagnole Maria Campos, plus abstrait. Nathalie Yokel Espace des Arts, 5 bis av. Nicéphore-Niepce, 71100 Chalon-sur-Saône. Du 12 au 19 novembre 2019. Tél. 03 85 42 52 12. Tatiana Julien dans Soulèvement. la rébellion. Tout ça pour dire la révolte collective, les situations insurrectionnelles et la faillite de la démocratie représentative. Ambitieux. Certainement. Mais réussi, tout aussi sûrement, car le solo se montre explosif, extatique, passionné. Pendant ce temps, la voix de Mylène Farmer se fond dans la devise du FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire)  : « La seule position possible est une position révolutionnaire. » Physique à l’extrême, Tatiana emprunte à toutes les gestuelles, féminines comme masculines, de la boxe au catwalk, pour composer ce solo qui pourrait être du Mary Wigman revisité par le krump. Etonnant, détonnant, rebelle, formidable. Agnès Izrine Chaillot Théâtre national de la Danse, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre, 75116 Paris. Salle Firmin Gémier. Du 22 au 27 novembre, le 22 à 19h45, les 23, 26 et 27 à 20h30, dimanche 24 à 15h30. Tél. 01 53 65 30 00. Durée  : 1h. Hervé Goluza Stephan Floss
Festival de Danse Cannes - Côte d’Azur France Région/Cannes/Festival De Béjart au hip-hop, de Giselle au contemporain, le festival dirigé par Brigitte Lefèvre mêle toutes les esthétiques pour un programme de deux semaines enthousiasmant. Tout en se parant d’une nouvelle appellation, le Festival de Danse Cannes – Côte d’Azur France, dirigé depuis 2015 par Brigitte Lefèvre, prend encore de l’ampleur. Cette nouvelle édition se déroule en effet sur deux semaines et non plus sur dix jours et étend son territoire grâce à de nouveaux partenaires. Son programme foisonnant et éclectique s’ouvre pour deux soirées avec le Béjart Ballet Lausanne. Au dernier opus de Gil Roman, créé sur les musiques du compositeur newyorkais John Zorn, succède Béjart fête Maurice que critique Variation(s) En tournée/Chor. Rachid Ouramdane Variation(s), création de Rachid Ouramdane, nous livre deux portraits  : celui de Ruben Sanchez, danseur de claquettes d’exception, et celui d’Annie Hanauer. Deux collaborateurs de longue date du chorégraphe. Dans Variation(s) tout commence par un plateau nu, juste un rectangle de plancher sonorisé, un rythme, des pas. Ceux du claquettiste Ruben Sanchez. Très simples. Très maîtrisés. Peu à peu, la frappe insiste. Se fait rageuse, comme pour conjurer ce contrôle, bourdon obstiné Théâtre de la Cité internationale/Chor. Kat Válastur Arcana SwarmArtiste en vue de la scène berlinoise, Kat Válastur continue de questionner l’avenir de nos corps avec Arcana Swarm. Kat Válastur, chorégraphe grecque installée en Allemagne et fort remarquée sur la scène berlinoise, concentre ces dernières années ses recherches sur les incidences des mutations technologiques et écologiques sur nos corps. Après OILinity, pièce qui traitait de notre dépendance au pétrole présentée la saison dernière aux Abbesses, elle revient à Paris avec sa dernière création, Arcana Swarm. Inventant une nouvelle mythologie et mêlant au geste l’usage du morphing et de la voix, elle met en scène sept danseurs, sept individus soumis au réchauffement climatique, à la perte de biodiversité mais aussi à une digitalisation croissante. Son écriture singulière nous questionne  : « quelles sortes de corps sommes-nous en train de devenir ? ». Delphine Baffour Théâtre de la Cité internationale, 17 bd Jourdan, 75014 Paris. Du 28 au 30 novembre à 21h. Tél. 01 43 13 50 50. Durée  : 1h. Dans le cadre de New Settings et de la programmation du Théâtre de la Ville. Bart Grietens composent les meilleurs extraits d’une dizaine de ballets du maître. Suivent plusieurs premières françaises ou mondiales. Un festival international ancré dans sa région La jeune et virtuose São Paulo Dance Company propose ainsi un programme associant aux pièces de Joëlle Bouvier et Jomar Mesquita une création de Cassi Abranches, chorégraphe brésilienne encore peu connue dans l’hexagone. Le Ballet Stanislavski, institution d’une cadence imposée, avant de partir dans des modulations imprévues, des glissandos de folie, ou un swing soudain reconnaissable, routine de comédie musicale qui revient, entêtée. Après quelques coups discrets de la contrebasse, le piano, dans sa splendeur percussive, fait son entrée en dialogue avec lui. Arrivent alors toutes sortes de variations, venant échafauder comme un récit, ou une traversée, en tout cas une danse à son image, avec ses réminiscences et ses « repentirs » comme autant de biffures, qui font la griffe du danseur. Quelques frappes flamenquistes, d’autres entre shuffle et gigue, et même trois pas de Lindy Hop, et un soupçon de stepping, avec ses frappes de main qui épousent tout le corps, nous racontent une histoire à coup de rythmes et de pulsations. L’Onde/Festival Gregory Batardon Patrick Imbert Festival Immersion Chaque début de saison à L’Onde, vient le temps d’Immersion. Cette année, c’est à la danse qu’est consacré ce festival. À la diversité des écritures chorégraphiques actuelles. Tous les hommes presque toujours s’imaginent de Gil Ronan par le Béjart Ballet Lausanne. moscovite dirigée par Laurent Hilaire, donne, lui, le romantique Giselle, tandis que l’américain James Sewell Ballet présente son insolite Titicut Follies. La fine écriture hip-hop de Mickaël Le Mer fait elle aussi escale à Cannes puisque le chorégraphe y présente pour la toute première fois Butterfly. Last but not least, Variation(s) de Rachid Ouramdane (en répétition) Du rythme à la mélodie Puis retour au calme et au rythme initial. Rideau. Ou plutôt noir, avec descente de loupiottes inquisitrices qui semblent scruter le spectateur. Annie Hanauer, en deuxième partie, reprend d’une certaine façon le solo là où Ruben l’avait laissé. En suspens. Avec sa musicalité subtile, Annie Hanauer recommence à énoncer la base d’un lexique, mais qui est le sien  : ses bras qui se lèvent, son corps qui se tord, son dos qui ondule. Comme Ruben, elle part d’un rythme simple et obsédant, peut-être le même, mais pris dans la fluidité d’une mélodie, cette fois, qui correspond à sa danse, à sa personnalité. Il y a une sorte de silence au sein même de son mouvement avec lequel entre en résonance la musique de Jean-Baptiste Julien, et Red Haired Men d’Alexander Vantournhout Premier temps fort de la saison de L’Onde, le festival Immersion exprime la singularité du lieu. Sa transversalité, nourrie par la cohabitation du théâtre avec un centre d’art. Accueillant jusque-là diverses formes de créations pluridisciplinaires, il se concentre pour cette édition 2019 sur la danse. Avec sept spectacles de chorégraphes français et internationaux, renommés aussi bien qu’émergents, le festival offre autant d’exemples des possibilités de la danse pour dire le monde. En se mêlant avec d’autres disciplines par exemple, comme dans la pièce d’ouverture du festival, Red Haired Men de l’acrobate-danseur-cho- pour clore le Festival, Brigitte Lefèvre a imaginé réunir Marie-Agnès Gillot, Andrés Marín et Christian Rizzo pour une création fort attendue. Si cette nouvelle édition, on l’a vu, est très internationale, elle n’en oublie pas pour autant de s’ancrer dans son territoire. Ainsi Marion Lévy, artiste associée au Théâtre de Grasse, propose une création mondiale de la partition Ma mère L’Oye de Maurice Ravel avec la complicité de l’Orchestre de Cannes et les élèves du Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower. Ces derniers, à travers leur Jeune Ballet, sont également à l’honneur lors d’une soirée qui les voit reprendre Couz d’Emanuel Gat et créer des pièces d’Emilie Lalande, Filipe Portugal et Arthur Perole. Arthur Perole, très implanté dans la région, présente également lors du festival sa dernière création Ballroom. L’aixoise Josette Baïz et le toulonnais Frank Micheletti, enfin, viennent eux aussi en voisins. Delphine Baffour Festival de Danse Cannes Côte d’Azur France. Du 29 novembre au 15 décembre. Tél. 04 92 98 62 77. www.festivaldedanse-cannes.com qui permet à son corps d’occuper tout l’espace. Un peu à la manière de Trisha Brown et de ses « accumulations », la gestuelle se complexifie et s’accélère, avec des passages au sol époustouflants. Dans un continuum mobile où le temps semble se dissoudre, se déploient fantôme et mécanique du corps humain. Les lumières de Stéphane Graillot ajoutent à la beauté réflexive de cette création signée Rachid Ouramdane, jouant sur les contre-jours et les dédoublements de silhouette, les clairs-obscurs, les ombres colorées, qui se répètent ingénieusement d’une partie à l’autre. C’est un spectacle à ne pas manquer, dans lequel abstraction et émotion se conjuguent à la croisée du geste dansé. Agnès Izrine En tournée. Le 5 décembre au Lux à Valence ; du 11 au 13 à la MC2  : Grenoble ; le 1er avril à MA Scène nationale de Montbéliard - Bains Douches ; du 23 au 27 juin au Théâtre de la Ville/Théâtre des Abbesses, Paris. Vu à la création à Bonlieu, Scène nationale d’Annecy le 9 octobre 2019. régraphe belge Alexander Vantournhout. Une rencontre entre l’auteur russe Daniil Harms (1905-1942), le cirque, la musique de Mozart et l’art mise à l’honneur cette année par le festival Immersion. Une belle introduction à une sélection pleine de surprises, d’heureux mélanges. Entre errance et résistance Avec la seconde compagnie belge au programme, Delgado Fuchs, on poursuit dans la veine absurde initiée par le premier spectacle. Ode dansée à la matière capillaire, son Runway est une « marche fluide et déterminée ». C’est une « forme élémentaire de résistance », idée également centrale dans Queen Blood, où Ousmane Sy poursuit sa recherche autour du geste et de l’énergie féminine. Avec Sweat baby sweat, Jan Martens nous mène loin de ces rivages engagés. Son corps à corps amoureux dénote par rapport aux autres propositions, très collectives. Comme gYpsy de Léa Cazauran, « errance hip-hop de la jeunesse désabusée d’aujourd’hui » et Tropismes, troisième volet du projet chorégraphique d’Olivier Dubois inspiré par La Divine Comédie. Comme, enfin, The Falling Stardust d’Amala Dianor, qui invite des danseurs classiques virtuoses à se risquer « vers les galaxies méconnues de nos arts ». Anaïs Heluin L’Onde, 8 av. Louis-Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay. Du 12 au 26 novembre 2019. Tél. 01 78 74 38 60. www.londe.fr danse 49 la terrasse 281 novembre 2019



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