La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 38 la terrasse 281 novembre 2019 Saison 2019/2020 du Maillon  : premiers pas dans un nouveau théâtre Avec l’inauguration de ses nouveaux murs, le Maillon ouvre une nouvelle page de son histoire. Une histoire que Barbara Engelhardt, directrice du Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, façonne depuis deux ans dans un esprit de brassage des disciplines, des langages, des cultures et des générations. entretien/Barbara Engelhardt Proximité et ouverture Directrice du Maillon depuis septembre 2017, Barbara Engelhardt s’engage à Strasbourg pour un théâtre de proximité pleinement ouvert sur la création européenne et la diversité des formes contemporaines. Quel projet défendez-vous en tant que directrice du Maillon ? Barbara Engelhardt  : Dans le contexte culturel très dense qui est celui de Strasbourg, mon projet s’attache d’abord à repenser l’ancrage territorial du Maillon. Il est aussi profondément marqué par notre ouverture sur l’Europe. Nous souhaitons générer des rencontres de toutes sortes entre les publics, les artistes locaux et les acteurs européens de la création contemporaine. Il s’agit ainsi de faire se croiser des expériences artistiques et des questionnements sociétaux abordés selon des perspectives culturelles ou nationales diverses. Par ailleurs, je poursuis au Maillon mon engagement en faveur de l’émergence et des formes hybrides. Les artistes de créations transdisciplinaires et pluridisciplinaires manifestent souvent une conscience aiguë de la complexité de ce qui nous entoure. À mon sens, l’art devrait constamment nourrir l’ambiguïté dont nous avons besoin pour interroger notre rapport au monde. Comment ce projet prend-il corps dans cette nouvelle saison ? Week-end de pendaison de crémaillère Les 23 et 24 novembre, les équipes du Maillon invitent les Strasbourgeoises et Strasbourgeois à s’approprier leur nouveau théâtre. Deux journées d’inauguration riches de nombreuses propositions festives et immersives. Le nouveau Théâtre du Maillon (projection 3D LAN Architecture). Des spectacles, des rencontres, des lectures, des ateliers, des performances, une exposition, un « brunch conversatoire », un concert électro… Pour son week-end de pendaison de crémaillère, le Théâtre du Maillon ouvre grand ses portes à toutes celles et ceux, passionnés des arts de la scène ou simples curieux, qui souhaitent découvrir ses nouveaux espaces de vie et de création, situés dans le quartier du Wacken, à quelques mètres de ses anciens murs. Créer un lieu véritablement ouvert « Les visiteurs-spectateurs sont invités, dès la crémaillère, à s’emparer du nouveau théâtre, à l’investir jusque dans ses recoins », déclare Barbara Engelhardt. Comment faire B. E.  : Certaines compagnies adapteront leur travail au contexte strasbourgeois. Music for 18 Musicians, un concert performatif de Sylvain Groud, intégrera, par exemple, une centaine de participants. Il permettra de réunir des groupes franco-allemands pour toute une série d’ateliers, en jouant la carte du bilinguisme et de la traversée des frontières. Mais cette saison est avant tout dédiée à l’ouverture la plus large possible aux publics, aux usagers de notre quartier et aux curieux, qui pourront découvrir et s’approprier notre nouveau théâtre. Le mot d’ordre est l’immersion  : elle se pratiquera tout au long de la saison dans des formats originaux. À travers des spectacles participatifs qui, en faisant collaborer des artistes locaux et des habitants, permettront aux publics de découvrir la marge de liberté créative que concède souvent la création contemporaine. Mais aussi à travers deux focus thématiques. L’un sur l’urbanisme et son impact sur le tissu social aujourd’hui (ndlr, Urbain-humain  : en transition) ; l’autre sur des femmes-artistes grecques qui aborderont la question européenne en partant de la situation actuelle de leur pays (ndlr, Un sien un théâtre ? Comment le partager, l’habiter… ? Voici les questions auxquelles a voulu répondre la directrice du Maillon à travers l’organisation de ces journées d’inauguration, ainsi qu’à travers la programmation d’une saison dédiée à la découverte. Cela, en œuvrant de sorte que « l’art et la vie s’invitent et s’associent (…) pour créer un lieu véritablement ouvert ». Point de départ de cette appropriation par les habitants de la métropole alsacienne, cette pendaison de crémaillère propose des formes immersives et participatives. Une façon de faire prendre conscience au public de « sa marge de manœuvre, puissante et créative ». Manuel Piolat Soleymat D. R. Barbara Engelhardt, directrice du Maillon. « L’art devrait constamment nourrir l’ambiguïté dont nous avons besoin pour interroger notre rapport au monde. » été grec). En croisant approches artistiques et scientifiques, en confrontant expériences et visions, ces temps forts nous permettront d’approfondir des interrogations partagées avec nos concitoyens. Conception et mes Camille Dagen Jean-Louis Fernandez Alexandre Schlub propos recueillis/Camille Dagen Durée d’exposition Les 23 et 24 novembre prochains aura lieu l’inauguration du nouveau théâtre construit pour le Maillon. Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau bâtiment ? B. E.  : Il dispose de deux salles – l’une de 700 places, l’autre de 250 places –, d’un vaste hallabritant un bar-restaurant, d’un grand patio et de baies vitrées ouvertes sur un quartier en pleine transformation. Ces espaces modulables, d’une hauteur impressionnante, ont été conçus par le bureau d’architectes LAN et financés par la Ville de Strasbourg, avec le soutien de l’Etat et de la région Grand Est. En quoi ce nouveau théâtre va-t-il changer la vie quotidienne du Maillon ? B. E.  : Jusqu’ici Le Maillon, théâtre non labellisé, était avant tout une scène de diffusion. À budget artistique constant, cela restera sa mission première. Cependant, l’idée d’un théâtre sans la présence d’artistes en son sein, et donc sans la possibilité, pour nos équipes, de dialoguer avec eux, m’est étrangère. Il y a deux réponses à mon désir d’ouvrir notre nouvel outil à la création. D’une part, inviter les artistes à travailler au Maillon – le temps d’une résidence, d’un laboratoire ou de l’élaboration dramaturgique d’un projet – dans l’une des deux salles qui, ponctuellement, n’accueillera pas de spectacles. D’autre part, nous essaierons d’étendre progressivement les séries de représentations afin de créer des liens plus forts entre les compagnies, le Maillon et ses publics. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Structure de création fondée et animée par Camille Dagen et Emma Depoid, le Collectif Animal Architecte affirme son goût pour l’hybridation et la performance. « J’ai rencontré Emma Depoid en 2014, à l’école du Théâtre national de Strasbourg  : elle était élève en scénographie et moi en jeu. À l’époque, je voyais évidemment tous les spectacles du TNS, mais, assez tôt, j’ai découvert Le Maillon, dont la programmation m’a mise en joie par sa diversité autant que par sa cohérence. Un nœud affectif m’a très vite liée à ce théâtre. Quand nous avons fondé Animal Architecte, avec Emma, nous trouvions peu de gens avec lesquels dialoguer. Barbara Engelhardt Camille Dagen, en résidence au Maillon. est venue voir Durée d’exposition quand nous l’avons créé à La Loge, à Paris. Elle a beaucoup aimé ce spectacle et l’a conseillé à la programmation du Festival Fast Forward de Dresde, dont elle est la fondatrice. La pièce a gagné le prix du jury et le prix du public  : Barbara nous a alors proposé de la programmer, de nous accueillir en résidence au Maillon et de nous accompagner pour la création de Bandes, notre prochain spectacle. Performatif argentique Il n’est pas facile de parler de Durée d’exposition. Le protocole de ce spectacle est cependant assez simple  : les pages d’un manuel de photographie argentique sont projetées et à chaque étape de cette projection est associée une proposition performative, le geste traduisant la page. Chaque traduction se réfère à un type différent de langage théâtral. Durée d’exposition, qui traite de la séparation, se veut une tentative de dépasser cette séparation en interrogeant la manière dont on se rencontre, dont on se retrouve, dont on revient aux choses. Je suis heureuse que notre premier spectacle soit programmé par Le Maillon, lieu où nous avons vu des créations qui ont contribué à façonner les artistes que nous sommes devenues. » Propos recueillis par Catherine Robert Les 4 et 5 février 2020.
Benjamin Krieg/She She Pop « La Plaza est une réflexion sur l’espace public, qui devient ici le paradigme de la relation que l’on a avec sa propre réalité, comme avec celle des autres. Avec Pablo Gisbert, co-fondateur de la compagnie El Conde de Torrefiel, nous créons des pièces en fonction de ce que nous vivons personnellement. Quand nous avons fondé une famille, il nous a semblé plus difficile d’établir une relation profonde, au quotidien, avec les autres. Déjà, avant d’avoir des enfants, cette sensation était présente dans un de nos précédents spectacles  : Guerrilla. Dans La Plaza, nous travaillons beaucoup sur l’idée d’image  : tout est image, mais l’image n’a pas de dimension. Des personnages anonymes et sans visage La mise en scène de La Plaza est fantasmagorique, avec notamment des personnages qui ont le visage entièrement caché. D’habitude, les visages donnent beaucoup d’informations. Là, parce qu’ils sont effacés, ces visages anonymes obligent les spectateurs à participer activement au spectacle, comme pour remplir une page blanche. Dans le même esprit, nous jouons beaucoup avec les décalages entre le texte et l’image. L’histoire est celle d’une personne qui sort d’une représentation théâtrale. Le texte projette ce qu’elle pense, voit et ressent alors qu’elle rentre chez elle. Mais parfois, les mots ne sont pas en accord propos recueillis/Tanya Beyeler La Plaza De Pablo Gisbert/MES Tanya Beyeler ET Pablo Gisbert Après La Posibilidad que desaparece frente al paisaje, la compagnie espagnole El Conde de Torrefiel revient au Maillon avec La Plaza. Tanya Beyeler cosigne avec Pablo Gisbert la mise en scène de ce spectacle participatif qui interroge notre rapport aux autres. Une création de la Cie She She Pop Oratorium La Compagnie She She Pop interroge le théâtre et la société en brisant les carcans de la propriété et en offrant les conditions d’une collectivisation de la production artistique. Oratorium  : du théâtre par et pour tous. Les formes classiques de la représentation théâtrale encouragent la distinction entre producteurs et consommateurs artistiques et soutiennent l’idée aliénante qu’il existe une propriété des œuvres. Il doit être possible de faire du théâtre en refusant ce paradigme  : tel est le projet du Lehrstück de Bertolt Brecht, dont s'inspire la compagnie She She Pop en proposant une expérience de pensée. Sur fond de théâtre épique, elle invite le public, via un téléprompteur, à partager le droit à la parole. Avec un chœur de « délégués strasbourgeois », munis de drapeaux et accompagnés de deux musiciens, la compagnie berlinoise dévoile des microcosmes économiques en élaborant les règles d’un théâtre dialogique, dans lequel une introspection collective et polyphonique se met en place pour décortiquer les liens entre intérêt privé et responsabilité citoyenne. Catherine Robert Du 7 au 9 avril 2020. Lucien Strauch D. R. La metteuse en scène Tanya Beyeler. avec l’image, comme dans la réalité où chacun développe une vision subjective des choses. La Plaza baigne dans une atmosphère impressionniste, parfois drôle. Une atmosphère de rêve un peu apocalyptique. » Propos recueillis par Isabelle Stibbe Les 12 et 13 mars 2020. D’après Ovide/MES David Marton Narcisse et Écho David Marton réinterprète Ovide dans un « road opera »  : un théâtre musical dégagé des contraintes de l’opéra. David Marton, metteur en scène de Narcisse et Echo. Pianiste, chef d’orchestre, metteur en scène… Fort de tous ces talents, David Marton, né à Budapest, conjugue dans ses spectacles musique et théâtre à travers des formes inventives et singulières. Preuve de ce goût pour le croisement, son Don Giovanni. Keine Pause qui fusionnait Da Ponte et Sade, musique classique et jazz. Pour sa nouvelle création, inspirée des Métamorphoses d’Ovide, il s’empare du mythe de Narcisse et Écho, le premier étant condamné à chercher éternellement son image, la deuxième à répéter sans fin les mêmes mots. Pour David Marton, il s’agit de « deux formes d’introspection, l’une sonore et l’autre visuelle », qu’il traduit, sur scène, avec cinq comédiens et musiciens « dans une polyphonie où la musique ancienne résonne avec les sonorités numériques d’aujourd’hui ». Isabelle Stibbe Du 29 au 31 janvier 2020. D. R. Luc Bonnemazou Conception et mes Stefan Kaegi propos recueillis/Stefan Kaegi Société en chantier Dans le cadre du focus thématique Urbain-humain  : en transition, Société en chantier déplie la mécanique des grands chantiers et questionne le bon fonctionnement de notre démocratie. Un dispositif original comme sait les créer Stefan Kaegi du collectif berlinois Rimini Protokoll. Stefan Kaegi du Collectif Rimini Protokoll. Musique SteveReich/chor. Sylvain Groud Music for 18 musicians Sylvain Groud signe une chorégraphie immersive sur la musique de SteveReich. Music for 18 Musicians  : une chorégraphie immersive sur la musique de SteveReich. Musique de la pulsation, de la variation infime, du décalage, l’œuvre de SteveReich est un appel à la danse. Le compositeur a lui-même collaboré avec la chorégraphe Laura Dean, dès 1971, pour Drumming, sa première œuvre majeure. Par la suite, Anne Teresa de Keersmaeker a su à son tour pénétrer son univers (Fase, Drumming, Rain…). Rien d’étonnant à cela  : la musique de SteveReich est extrêmement proche du corps, du souffle, de la vie. Ses motifs, identifiables, reproductibles mais aussi malléables, sont comme un vocabulaire du mouvement. Sylvain Groud s’en empare pour proposer, avec le Ballet du Nord et les musiciens de l’Ensemble Links, une chorégraphie mêlant danseurs professionnels et amateurs. Une centaine d'interprètes venus de France et d'Allemagne investissent ainsi la salle, plongeant le public dans une heure d’extase dansée. Jean-Guillaume Lebrun Le 7 mars 2020. Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, 1 bd de Dresde, 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 27 61 81. www.maillon.eu Ioanna Chatziandreou « J’adore les chantiers parce que ce sont des lieux de rencontres, où se croisent toutes les classes sociales et de très nombreux métiers qui doivent travailler ensemble. Mais aussi parce que les grands chantiers de construction engendrent souvent de la corruption, du travail illégal, véhiculent des intérêts financiers énormes et questionnent le rôle de la puissance publique. Il faut construire parce qu’il y a trop de liquidités sur le marché, et les grands chantiers ne respectent jamais les coûts initiaux annoncés par l’Etat. On conduit certains chantiers au service des politiques. Il y a beaucoup de bizarreries. La plus grande étant qu’on continue de beaucoup construire alors qu’il faudrait plutôt transformer nos villes pour les rendre plus habitables… L’exemple des fourmis Pour ce spectacle, nous ferons de la salle un immense chantier de construction, avec ses containers et ses échafaudages. Huit personnes prendront la parole. Par exemple, un avocat qui défend habituellement la puissance publique pour des questions de dépassement de délais. Un ouvrier albanais qui travaille dans l’illégalité et la précarité. Mais aussi un urbaniste ou encore un spécialiste des fourmis. Les spectateurs, casque sur la tête, construiront une tour, ensemble. Ils avanceront par groupes, changeront d’interlocuteur et de point de vue toutes les dix minutes, les différents intervenants – comédiens professionnels et amateurs – apportant une pluralité d’éclairages complémentaires et éventuellement contradictoires. » Propos recueillis par Eric Demey Du 14 au 16 mai 2020. Concept et chor. Patricia Apergi Cementary Programmé dans le cadre du temps fort Un été grec, Cementary explore les espaces délaissés de nos labyrinthes urbains et interroge la condition des sans-abris. Cementary, de la chorégraphe grecque Patricia Apergi. Un groupe de cinq danseuses et danseurs habite la scène. À « petits pas traînants », ces interprètes « avancent, se regroupent, se détachent, tombent, reprennent de l’élan, éclatent de rire, respirent ». Dans Cementary (pièce créée en 2017), l’artiste grecque Patricia Apergi, marquée par la crise économique et sociale qui ravage son pays depuis une dizaine d’années, fait surgir une ville imaginaire au sein de laquelle des figures de sans-abris « se lancent dans une chorégraphie de la rue, mélancolique et sensuelle ». Entre errance et rêverie, désordres du présent et temps futurs, Cementary rend compte du « vocabulaire singulier d’une danse hypnotique et expressive ». Manuel Piolat Soleymat Les 3 et 4 juin 2020. théâtre 39 la terrasse 281 novembre 2019



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