La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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théâtre 36 la terrasse 281 novembre 2019 Xavier Cantat Saison Culturelle LA CULTURE PROCHE DE VOUS 2019-2020 15 € /10 € PASS L’ÉTABLI D’après Robert LINHART COMPAGNIE DU BERGER MISE EN SCÈNE Olivier MELLOR Théâtre Dès 12 ans 1H30 VEN. 8 NOV. 2019 20H30 SALLE ARAGON 1968 Robert Linhart a 24 ans et se fait embaucher à l’usine Citroën de la porte de Choisy-le-Roi. Comme beaucoup de jeunes intellectuels de l’époque, il veut vivre la vie des ouvriers pour mieux les comprendre, mieux servir leur cause, il devient « établi ». Il en tirera un livre devenu culte  : l’histoire vraie d’ouvriers français et immigrés et de leur grève. 15 € /10 € PASS ET SOUDAIN, DANS LA TOURMENTE COMPAGNIE NOSFERATU MISE EN SCÈNE Claudine VAN BENEDEN et Raphaël FERNANDEZ Théâtre Dès 13 ans 40mn VEN. 29 NOV. 2019 20H30 SALLE TRIOLET À 45 ans, Ecer, rentre au « pays » pour prendre les armes. Elle qui a passé la majorité de sa vie en France décide de rejoindre les combattantes Peshmergas. Elle raconte son histoire de petite fille, de jeune fille, et celle de toutes ces femmes de la maison. Elle dit pourquoi une nuit à l’âge de 16 ans elle a quitté son pays, sa famille. Ce récit donne à entendre sa réflexion et son engagement contre toutes les formes de violences, un plaidoyer, un exutoire autant qu’une réponse. 60 places – Menu du jour 6 € servi de 19h à 20h. Réservation indispensable avant le 22 novembre 2019. CENTRE CULTUREL ARAGON-TRIOLET 1 PLACE GASTON VIENS - ORLY Réservez vos places en ligne sur www.mairie-orly.fr ou par téléphone au 01 48 90 24 24. Licences d’entrepreneur du spectacle au nom d’Isabelle Loursel N°1-1086721, n°1-1086722, n°1-1086723, n°2-1086719, n°3-108672 La troupe du Théâtre El Duende. critique Et là-haut les oiseaux Théâtre El Duende/Théâtre El Duende La compagnie El Duende interroge le collectif à travers un spectacle mêlant écriture de plateau et musique, dans une mise en abyme qui permet d’élargir la réflexion sur la place de l’artiste à celle de l’individu dans la cité. La création collective peut-elle encore exister ? Telle est la question posée par le Théâtre El Duende, compagnie fondée en 1998 avec pour nom et totem cette notion assez intraduisible, « el duende », enracinée dans la culture hispanique et définie par Federico García Lorca comme « magie » ou « transe ». Habituée aux écritures de plateau, la troupe espagnole n’échappe pas à la règle pour son nouveau spectacle Et là-haut les oiseaux, dont l’histoire (fictive, mais peut-être pas tant que ça) part précisément d’une expérience d’écriture collective. Tout commence par l’appel téléphonique d’une conseillère culture qui propose à une compagnie la commande suivante  : écrire une pièce de théâtre sur la notion de peur, en sept jours seulement. Le spectateur assiste alors au processus créatif des artistes qui échangent des idées, lorgnent vers un grand frigo, symbole de leur santé financière et morale, et construisent peu à peu une fable sur la peur autour d’habitants d’un immeuble, mais aussi sur la fable elle-même. Une mise en abyme stimulante Ces deux niveaux (les coulisses de la création d’un côté, le résultat de cette création de l’autre), occasionnent une mise en abyme d’autant plus intéressante que l’immeuble est, comme une troupe théâtrale, le lieu du collectif, à la différence près que ses habitants ne se choisissent pas. Forte de ce double niveau, la mise en scène se révèle vivante et rythmée, d’autant que la compagnie a trouvé critique Fée Théâtre de Belleville/de et avec Fred Tousch Figure des arts de la rue, Fred Tousch présente au Théâtre de Belleville son dernier spectacle, Fée. En salle, la magie absurde de ce seul en scène n’opère pas. La pensée, la réflexion sur les grandes questions d’actualité, prennent toujours chez Fred Tousch des formes incongrues. Loufoques, volontiers extravagantes. Depuis la création de sa compagnie le Nom du Titre en 2001, l’artiste qui se définit comme « comédien, poète et philosophe de l’absurde » a commencé par faire le clown conférencier avec deux compères, Arnaud Aymard et Laurent Mollat dans Les Rendez-vous de la cervelle. Une « revue qui cherche et qui finit par trouver des solutions aux problèmes qui nous accablent », des moyens astucieux d’habiller l’espace nu du plateau, grâce à des dessins projetés sur un écran ou des mots jaillissant sur un tableau noir. La musique, jouée sur scène par un trompettiste, une flûtiste, un guitariste et une pianiste, contribue également à faire respirer l’action. Si on peut regretter certains clichés, dans la caricature des personnages (la conseillère culture, le journaliste) comme dans le traitement parfois naïf des thèmes (le réchauffement climatique, les migrants), il reste que la compagnie réussit à susciter une réflexion stimulante sur le collectif, vu à la fois par le prisme d’une troupe artistique et par celui d’un immeuble de quatre étages brassant différentes générations, classes sociales et modes de vie. Grâce à l’énergie communicative de ses 12 acteurs et musiciens, la compagnie El Duende fait la preuve que le collectif n’est pas mort malgré l’individualisme de notre société contemporaine. Isabelle Stibbe Théâtre El Duende, 23 rue Hoche, 94200 Ivry-sur-Seine. Du 12 octobre au 14 décembre 2019. Les samedis 12, 19, 26 octobre à 20h30, les dimanches 13, 20, 27 octobre à 17h30 ; les vendredis 22 et 29 novembre à 20h30, les samedis 2, 9, 16, 23 et 30 novembre à 20h30, les dimanches 3, 10, 17 novembre à 17h30 ; les vendredis 6 et 13 décembre à 20h30 et les samedis 7 et 14 décembre à 20h30. Tél. 01 46 71 52 29. tels que le réchauffement de la planète, la surpopulation, l’ennui, l’immortalité ou encore l’insécurité. Régulièrement, ce drôle de cabaret reprend du service, de même que les spectacles suivants de Fred Tousch, comme La Foirce, où l’artiste se fait bonimenteur, proposant contre rémunération de déplacer un monument de la ville. Comme Maître Fendard également, où il incarne un « avocat spécialisé dans les affaires à caractère iconoclaste et surréaliste », et l’« odyssée initiatique et cosmétique » FLEUR, dans laquelle il se fait végétal pour poser une question majeure mais trop rarement abordée sur nos scènes  : celle de l’existence ou de l’inexistence du shampoing. Fée s’inscrit donc dans une série de métamorphoses. Déguisé en créature de fable, Fred Tousch continue d’aborder des sujets graves à sa manière bouffonne, carnavalesque. Le monde à la baguette Laquelle prend hélas le pas sur l’écriture et les idées. Sur le constat des violences et tragédies diverses que le comédien a choisi d’explorer. Avec la chute de l’albatros Polystyrène qui ouvre la pièce, Fred Tousch affirme d’emblée son désir de s’affranchir des codes de l’univers du conte. D’en tourner en dérision le merveilleux par un bricolage très Mathieu Cabiac
Ivan Boccara Philippe Cibille Alors Carcasse. critique Alors Carcasse Théâtre de Sartrouville ET tournée/DE Mariette Navarro/MES Bérangère Vantusso Épopée contemporaine de Mariette Navarro, Alors Carcasse offre à la marionnettiste Bérangère Vantusso la base d’un langage singulier. D’un poème où les corps et des tiges de bois se mêlent aux mots pour dire la difficulté d’être au monde. Carcasse, le personnage éponyme d’un texte de Mariette Navarro (Cheyne éditeur, 2011), n’a besoin de personne pour penser à se la bouger. Ça l’obsède, même. Il veut participer au monde. Il veut y plonger, s’engager. Mais entre sa pensée et ses gestes, il y a un décalage tel qu’il n’arrive à rien. Même pas à se la traîner, la carcasse, ni à la faire trembler. Bref, le type – ou plutôt la figure, car tout l’empêche d’accéder vraiment au statut d’individu – échoue autant à devenir le héros de ses rêves qu’à illustrer les nombreuses expressions où son patronyme – nom, prénom, surnom ? – est utilisé de manière peu flatteuse. Carcasse se tient là, c’est tout. Il n’est pas le seul, mais il le fait d’une manière étrange. Alignés dans une semi-obscurité, les six interprètes d’Alors Carcasse mis en scène par Bérangère Vantusso semblent là pour témoigner de cette anomalie. « Plusieurs aussi sont là », disent-ils pour briser le silence du plateau, « mais Carcasse particulièrement est au seuil, caresse du pied le seuil et se tient là, avec au visage une impression d’absence qui cloche beaucoup avec le reste ». Eux ne sont ni Carcasse ni ces autres, qu’ils qualifient simplement de « Plusieurs ». Sans doute sont-ils un peu des deux  : des êtres pris entre des cou- Fred Tousch dans Fée. simple, enfantin. L’oiseau, en effet, est tout en carton. Il est à l’image de sa propriétaire, la fée Cristaline, qui apparaît bientôt parée d’une robe bleue style princesse de cour de récré. Pleine de strass et de dentelles qui jurent avec l’allure de son propriétaire, qui n’est pas sans faire remarquer l’anomalie. Ce travestissement aurait pu donner lieu à un jeu comique, à un registre absurde, justifiant l’approche simpliste de questions complexes telles que la pauvreté dans le monde, la peur rants contraires, qui tentent de donner forme à leurs questions, qui sont celles de l’Homme face au monde. Des tiges et des hommes Pour aborder cette drôle de fable, sans intrigue ni protagonistes au sens classique du terme, Bérangère Vantusso, directrice depuis 2017 du Studio-théâtre de Vitry-sur-Seine, s’éloigne du langage développé avec sa compagnie Trois-six-trente. Pas de marionnettes à taille humaine dans cette nouvelle création. Seulement des corps et des tiges en bois, « de celles qui servent à animer les marionnettes », précise l’artiste dans son dossier artistique. Une belle idée, parfaitement servie par les six comédiens et marionnettistes de la pièce – Boris Alestchenkoff, Guillaume Gilliet, Christophe Hanon, Fany Mary (en alternance), Sophie Rodrigues, Stéphanie Pasquet –, qui avec leur voix et leur jeu de bâtons nous entraînent dans un voyage au cœur de la matière et de l’âme humaine. Interprété par Bérangère Vantusso, l’univers de Mariette Navarro sollicite ainsi l’imaginaire du spectateur. Jusqu’à ce que le texte prenne une tournure plus conventionnelle en faisant un peu trop clairement de Carcasse un étranger rejeté par la société. Ce qui rapproche le spectacle des très nombreuses créations consacrées depuis quelque temps à l’immigration, et lui ôte une partie de sa force et de sa singularité. Mais il garde son charme, qui doit beaucoup au caractère artisanal, presque enfantin de la représentation. À sa délicate humilité. Anaïs Heluin Théâtre de Sartrouville, place Jacques-Brel, 78500 Sartrouville. Les 27 et 29 novembre à 20h30, le 28 à 19h30. Tél. 01 30 86 77 79. www.theatre-sartrouville.com Également les 5 et 6 décembre au Manège à Reims ; du 4 au 6 février au NEST à Thionville ; du 12 au 14 février au TJP à Strasbourg ; le 4 mars au Théâtre Jean Art à Clamart en partenariat avec le festival Marto ! ; du 12 au 15 mars au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Spectacle vu au Studio-théâtre de Vitry-sur- Seine. Durée  : 1h15. de l’Autre, le réchauffement climatique… Ou du moins, en atténuant l’effet, d’autant plus important que le texte de Fred Tousch se fonde sur une imagerie bien connue, centrale dans la pop culture, sans en interroger profondément les codes  : celle du superhéroïsme. Ayant pour mission de redonner à l’humanité « le sens de l’envie et le goût des utopies », la fée du spectacle a tendance à se noyer dans des développements peu originaux sur l’individualisme et la société de consommation, sur la fameuse perte de sens contemporaine. Au détriment de la partie la plus singulière du texte, qui concerne les coulisses de l’univers du conte. Où l’on apprend par exemple comment a été conçue la robe de Cendrillon. Assez participatif, Fée se déploie sans doute mieux en extérieur qu’en salle, où il se tient aussi étriqué que Fred Tousch dans son costume baroque. Anaïs Heluin Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourgdu-Temple, 75011 Paris. Du 3 octobre au 29 décembre, du mercredi au samedi à 19h15, le dimanche à 15h. Relâche le 25 décembre. Tél. 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com 06.11 20.11 Conception Antoine Franchet, Benoît Lambert, Jean-Charles Massera Mise en scène Benoît Lambert, Jean-Charles Massera Avec Marion Cadeau*, Anne Cuisenier, Léopold Faurisson*, Guillaume Hincky, Elisabeth Hölzle, Shanee Krön*, Alexandre Liberati**comédien.ne.s en contrat de professionnalisation En tournée à partir de janvier 2021 CRÉATION théâtre 37 la terrasse 281 novembre 2019



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