La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 26 la terrasse 281 novembre 2019 VENDREDI 15 NOVEMBRE 20 H 30 MAISON DE LA MUSIQUE THÉÂTRE/PERFORMANCE RADIO LIVE 19-20 Maison de la MUSIQUE de nanterre www.maisondelamusique.eu RER A Nanterre-Ville AP 187x121(RADIO LIVE/RUMBA).indd 1 03/10/2019 17:01 entretien/Gilles Bouillon Dormez, je le veux ! et Mais n’te promène donc pas toute nue ! Théâtre de Châtillon/DE Georges Feydeau/MES Gilles Bouillon Gilles Bouillon fait coup double ! Deux cartouches comiques pour participer à la lutte des classes et à la guerre des sexes avec une pléiade de comédiens surdoués en guise de fantassins exaltés. Un régal en perspective ! Qui sont les héros de ces deux pièces de Feydeau que vous montez ensemble ? Gilles Bouillon  : Alors qu’elles sont prises dans le carcan socioéconomique qui les musèle autant qu’il les corsète, les femmes – par la bouche du personnage principal de Mais n’te promène donc pas toute nue – commencent à parler. Clarisse est la femme d’un député, homme politique en vue. Notons bien que, chez Feydeau, symptôme de l’époque, les femmes sont désignées par leur prénom et que seuls les hommes ont un nom ! Dans cette société pourrie, où tout est histoire de compromis, d’arrangement et de calcul, cette femme est soudain prise d’une liberté de langage et de tenue aussi irrépressible critique Tony Melvil et Usmar, guidés par la poésie de Marie Levavasseur. qu’inattendue. Il ne s’agit pas seulement d’une émancipation mais d’une véritable libération, complètement explosive ! C’est pourquoi je choisis de la situer dans les années 60, pendant les Trente Glorieuses, époque où la liberté de parole incroyable rejoignait un sens de la provocation très fort (qui n’est pas seulement une exhibition) et une affirmation sexuelle. Dans Dormez, je le veux !, le serviteur hypnotise son patron, lui fait faire son boulot à sa place pendant qu’il fume ses cigares ! Le renversement carnavalesque est total, même si l’ordre revient, puisque le domestique se repent à la fin. Mais la bonne marche de la société a été remise en question, comme dans la première pièce où la femme chamboule l’ordre social Manque à l’appel Tournée/DE ET PAR Tony Melvil ET Usmar/MES Marie Levavasseur Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? Pas si sûr ! Tony Melvil et Usmar, qui savent traiter les petits comme des grands, pérégrinent en chansons autour des solitudes, parfois subies, parfois voulues… évidemment que l’on finit par savoir ce qu’est la mort, la séparation et la frayeur des départs quand on est un enfant ! Il faut vraiment être un adulte pour croire le contraire et mentir à sa progéniture ! évidemment aussi que l’on rêve parfois, quand on est tout petit, de s’échapper, de s’évader, de planquer son goûter dans un sac à dos et de filer explorer des contrées lointaines où l’on pourra se baigner dans des sources chaudes en rigolant avec des perroquets multicolores ! Là encore, il faut vraiment être un adulte pour rester vissé à son écran ou scotché à son téléphone portable ! Tony Melvil et Usmar partagent avec les enfants leurs interrogations sur le sens de la vie et font preuve d’une sincérité douillettement enrobée de tendresse. Et il suffit de voir les enfants danser, sauter, s’émouvoir et rire devant ces deux zigotos surdoués pour admettre l’évidence de leur talent et l’efficacité de leurs propositions ! Prendre soin de ses rêves La scénographie ludique et féérique de Jane Joyet, les magnifiques lumières de Vincent Masschelein et David Laurie, la mise en scène poétique et inspirée de Marie Levavasseur offrent un écrin magique aux chansons composées par les deux hommes-orchestres avec l’aide de l’excellent Thibaud Defever. Les tiroirs regorgent de trouvailles, les voiles se soulèvent et claquent comme les jours de grand départ, la nature envahit progressivement la scène, tout un cabinet de curiosités apparaît au fur et à mesure que les chansons racontent aux petits et aux grands comment on peut surmonter le manque de l’autre et trouver en soi-même les ressources pour soigner les égratignures de la vie. Ce spectacle, pétillant de drôlerie, d’émotion, d’intelligence et de virtuosité est à chaudement recommander pour se protéger des courants d’air qui, parfois, mettent du vague à l’âme… Catherine Robert Tournée. Du 6 au 8 novembre 2019 à Nanterre ; les 17 et 18 aux Bords de Scène, à Athis-Mons ; du 13 au 15 décembre au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine ; le 11 janvier 2020 au festival des Rêveurs éveillées de Sevran ; du 16 au 18 au Théâtre du Cormier à Cormeillesen-Parisis. Puis tournée jusqu’en mai 2020. À partir de 7 ans. Spectacle vu au Théâtre Dunois. Durée  : 1h. www.compagnie-illimitee.fr Simon Gosselin
D. R. Elizabeth Carecchio Le metteur en scène Gilles Bouillon. « Si pont il y a entre les deux pièces, c’est celui-là  : dans les deux cas, les sans-voix prennent la parole. » en disant ce qu’elle en pense. Si pont il y a entre les deux pièces, c’est celui-là  : dans les deux cas, les sans-voix prennent la parole. C’est la première fois que vous mettez en scène cet auteur… G. B.  : C’est vrai ! J’avais monté Labiche mais pas Feydeau. Quand je me suis mis à le lire, j’ai découvert son aspect vertigineux, la virtuosité et la précision quasi musicale de sa langue. Ce théâtre est formidablement bien écrit et prodigieux. Il est même assez difficile, pour les acteurs, de trouver une liberté dans le jeu à partir de cette précision. Et ce travail sur l’absurde, le retour du refoulé, la bêtise me passionne et se redouble puisque ce spectacle met ces deux pièces en perspective, comme deux facettes du bouleversement des canons sociaux. Les deux pièces se déploieront donc dans un même espace, où seule changera la couleur du canapé ! Les décors et les costumes de Nathalie Holt jouent sur des couleurs très pop, quasi saturées. C’est une boîte avec deux portes et une fenêtre. On n’a pas besoin de plus, sinon des costumes inspirés des années 60, avec quelques chose d’encore très coincé chez les hommes, et, évidemment, un saut-de-lit ! On va rire, donc… G. B.  : J’avoue que j’avais envie de m’aérer après avoir monté plusieurs spectacles graves et difficiles ! Mais rappelons ce que dit Meyerhold  : il faut travailler le comique avec le plus grand des sérieux. Il faut construire une structure de mise en scène très costaude. Il faut se marrer, certes, mais de façon très sérieuse. Voyez les heures de répétitions des courts métrages de Chaplin  : le comique demande beaucoup d’investissement et de temps. Catherine Robert Théâtre de Châtillon, 3, rue Sadi-Carnot, 92320 Châtillon. Du 22 au 26 novembre 2019 à 20h30, le dimanche à 16h. Tél. 01 55 48 06 90. Tournée jusqu’en mars 2020. CoOp JohannLe GuillermLa Maison des Métallos/Conception JohannLe GuillermPendant tout le mois de novembre, La Maison des Métallos invite JohannLe Guillermà déployer et à partager son univers singulier. Sa pratique de l’« espace des points de vue ». Depuis l’arrivée à sa tête de Stéphanie Aubin, La Maison des Métallos développe un type de programmation original. Invitant chaque mois un artiste différent, elle lui laisse la liberté d’inventer, de présenter ce qu’il souhaite. Et se place ainsi au diapason du temps artistique et du langage de chacun. Après la chorégraphe Martine Pisani, c’est à JohannLe Guillermet sa Compagnie Cirque Ici d’imaginer une manière d’ouvrir les portes de sa « révolte de l’esprit ». De son laboratoire de l’« espace des points de vue », qui débouche aussi bien sur la création Le Pas Grand-chose. de sculptures, d’objets divers et de performances que sur des formes spectaculaires. Sur Secret, spectacle majeur du nouveau cirque dont il a joué le (temps 2) pendant de nombreuses années, et plus récemment sur Le Pas Grand-chose, « tentative pataphysique ludique » dont il fait le cœur de sa CoOp, nom donné par La Maison des Métallos à ses cartes blanches. Attraction et compagnie Au Pointillé, le QG de cette CoOp qui invite à penser le monde autrement, chacun pourra se mettre « en je et en jeu » autour du travail de JohannLe Guillerm, de son projet Attraction qui rassemble toutes les formes énumérées plus tôt. L’artiste invite pour cela des auteurs journalistes, des poètes ou encore des musiciens. Il montre aussi des films, il organise des ateliers et des rencontres afin de « débattre sur les contours de nos mondes pour peutêtre mettre de l’ordre – le nôtre – dans le désordre du monde ». À l’occasion d’un premier « before » (le 8 novembre) – ou « soirée », selon le lexique de La Maison des Métallos –, il convie le musicien Alexandre Piques, l’illustrateur et cosmographe Guillaume Duprat et le chercheur au CNRS Jacques Arnould à un dialogue autour de l’invisible. Puis le 22 novembre, c’est au cœur de ses installations qu’il nous fait pénétrer, toujours en musique. Avant de proposer un débat sur le nomadisme autour du film Middle of The Moment de Nicolas Humbert et Werner Penzel. Avec JohannLe Guillerm, le champ des points de vue tend vers l’infini. Anaïs Heluin La Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris. Du 4 au 28 novembre 2019. Tél. 01 48 05 88 27. www.maisondesmetallos.paris théâtre 27 la terrasse 281 novembre 2019



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