La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 20 la terrasse 281 novembre 2019 GIRLS AND BOYS DE DES FLEURS POUR ALGERNON D’APRÈS L’ŒUVRE DE DANIEL KEYES DENNIS KELLY MISE EN SCÈNE MÉLANIE LERAY AVEC CONSTANCE DOLLÉ SCÉNOGRAPHIE VLAD TURCO - LUMIÈRES FRANÇOIS MENOU TRADUCTION PHILIPPE LEMOINE - L'ARCHE ÉDITEUR PRODUCTION THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN EN PARTENARIAT AVEC LA COMPAGNIE 2052 SOUTIENS LA CITÉ DU MOT, CENTRE CULTUREL DE RENCONTRE, PRIEURÉ DE LA CHARITÉ ; THÉÂTRE L’AIRE LIBRE, SAINT-JACQUES DE LA LANDE LOCATION  : 01 42 08 00 32 p etitstmartin.com MAGASINS FNAC, FNAC.COM ET SUR L'APPLI TICK&LIVE CAROLINE SILHOL-LIVI ET LE THÉÂTRE DU PETIT SAINT-MARTIN PRÉSENTENT GRÉGORY GADEBOIS ADAPTATION GÉRALD SIBLEYRAS LOCATION  : 01 42 08 00 32 p etitstmartin.com MAGASINS FNAC, FNAC.COM ET SUR L'APPLI TICK&LIVE MISE EN SCÈNE ANNE KESSLER SOCIÉTAIRE DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE DÉCORS GUY ZILBERSTEIN LUMIÈRES ARNAUD JUNG - SON MICHEL WINOGRADOFF — MOLIÈRE DU MEILLEUR SEULE EN SCÈNE — DERNIÈRES À PARTIR DU 24 OCTOBRE 2019 « SAISISSANTE » TÉLÉRAMA TT « UNE COMÉDIENNE FINE, NUANCÉE, PROFONDE » LE FIGARO « GIRLS AND BOYS SAISIT À LA MANIÈRE D’UN THRILLER » LA TERRASSE « ON EST HAPPÉ, SUBJUGÉ, BOULEVERSÉ » FIGAROSCOPE « GRÉGORY GADEBOIS, SENSIBLE, ÉMOUVANT, PRODIGIEUX » TELERAMA TTT « COUREZ VOIR ALGERNON ! TERRIBLEMENT HUMAIN…ET TRÈS DRÔLE » PA R I S M AT C H « GRÉGORY GADEBOIS  : LE NOUVEAU RAIMU » N O U V E L O B S critique L’A-Démocratie Théâtre de Belleville/de et PAR Nicolas Lambert Nicolas Lambert reprend l’intégrale de son indispensable viatique politique et citoyen  : pétrole, nucléaire et armes ; bleu, blanc et rouge. Résistance, lucidité, humour et vigilance au cœur de « l’a-démocratie ». Bleu – Blanc – Rouge, l’a-démocratie, tel est le titre du triptyque dont Nicolas Lambert a jeté les bases en 2003 avec un spectacle devenu aussi célèbre que les tristes sires qu’il met en scène  : Elf, la Pompe Afrique. De mars à juillet 2003, Nicolas Lambert a consigné les minutes du procès de ce formidable scandale politicofinancier qui révéla les arcanes mafieux de la politique africaine d’une France maintenant ses anciennes colonies sous coupe réglée. Nicolas Lambert interprète les différents protagonistes de cette affaire d’Etat  : comparaissent à nouveau, devant les yeux des spectateurs, Loïk Le Floch-Prigent, André Tarallo, Alfred Sirven et André Guelfi, grands manipulateurs de fonds et d’influences. Indispensable (et hilarant !) viatique pour se repérer dans les méandres de ce marigot, le volet bleu est suivi d’un deuxième, blanc  : Un avenir radieux, une fission française éclaire l’imbroglio de la politique nucléaire hexagonale, où manipulateurs de fonds et d’influences font fi de la démocratie au seul bénéfice des lobbies industriels. Le Maniement des larmes explore enfin les relations financières entre le complexe militaroindustriel et les hommes politiques français. Commissions et rétrocommissions permettent de subventionner la vie politique nationale. Appel à la vigilance démocratique De l’attentat de Karachi, en mai 2002, jusqu’à la mort de Kadhafi, en octobre 2011, toute une série d’événements scandent le scandale et révèlent, quand on les décrypte, la gabegie et les compromissions. Des onze Cherbourgeois morts à Karachi jusqu’aux milliers de victimes des armes françaises, des pays dévastés aux populations massacrées, des ressources mises à sac à l’équilibre écologique mis à mal  : le prix à payer des campagnes électorales paraît, à la fin, honteusement onéreux… Nicolas Lambert joue les protagonistes de cette triple farce assassine avec un remarquable talent que soutient celui de ses compagnons d’aventure  : Erwan Temple, Frédéric Evrard, Eric Chalan, Hélène Billard et Jean-Yves Lacombe. On découvre le cynisme des manipulateurs, la médiocrité intellectuelle et morale de leurs marionnettes, l’impuissance désabusée des lucides et le mépris patent dont Nicolas Lambert dans Blanc  : Avenir Radieux, une fission française. Hurt me tender font preuve les hommes politiques pour la démocratie et ses instances de contrôle. Le rythme est haletant, la mise en scène est impeccable, la forme du théâtre-documentaire est parfaitement maîtrisée  : on rit autant qu’on est horrifié. Quant au fond, il parvient à éviter les pièges de la paranoïa complotiste. La composition subtile des différents personnages ne force pas le trait du burlesque, et l’humanité avec laquelle Nicolas Lambert les interprète montre combien ils sont humains, tristement humains. Pas d’antiparlementarisme de mauvais aloi dans cette pièce, pas de sarcasme sur l’air du « tous pourris », mais un appel à la vigilance et à l’information. Ne haïssons pas les politiques, faisons de la politique ! Catherine Robert Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourgdu-Temple, 75011 Paris. Du 7 octobre au 28 décembre 2019. Du mercredi au samedi à 21h15 ; relâche le 16 novembre. Tél. 01 48 06 72 34. Volet #1 - Bleu  : Elf, la Pompe Afrique, en octobre le lundi, en novembre et en décembre le jeudi. 
Volet #2 - Blanc  : Avenir Radieux, une fission française, en octobre le mardi, en novembre et en décembre le vendredi. Volet #3 - Rouge  : Le Maniement des larmes, en octobre le mercredi, en novembre et en décembre le samedi. espace cirque d’Antony - Pôle National Cirque en Île-de-France/Conception CirkVOST Entre ciel et piste, la compagnie CirkVOST explore dans Hurt me tender les contrastes qui nourrissent nos vies et nos sociétés. Pour le meilleur et pour le pire. Dès les premières mesures du mélange de rock et d’électro qui rythme Hurt me tender, sa dernière création, CirkVOST installe dans son grand chapiteau une atmosphère propice à tous les excès. Présente dès la naissance de la compagnie en 2007, la musique ne fait pas qu’accompagner les filles et les garçons qui apparaissent bientôt sur la piste  : puissante et pleine de nuances, elle semble leur communiquer l’énergie nécessaire à leurs folles acrobaties. À leur succession de chutes et d’envols, d’accès de violence et de tendresse qui surgissent sans raison apparente. Pour un oui, pour un non, dans un incessant va-et-vient qui met en avant les paradoxes de la création circassienne. Ceux de l’acrobatie aérienne en particulier, dont la compagnie CirkVOST a fait sa grande spécialité. En mettant en scène pareille instabilité émotionnelle, le collectif cherche aussi, selon les termes de l’assistant à la mise en scène François Juliot, à « défaire les relations et à les porter vers plus d’ouvertures et d’espoirs envers soi et l’autre ». Passions aériennes Entre leurs deux portiques coréens et leur axe de voltige aérien, en passant par leurs trapèzes – l’un ballant, l’autre volant –, les dix acrobates de Hurt me tender poursuivent l’objectif que s’est fixé CirkVOST à ses débuts  : déstructurer la voltige aérienne. En perturber les codes assez contraignants afin de l’humaniser. Pour en faire une pratique plus sensible, plus théâtrale. Si Un Pas de Côté/Erwan Temple
Richard Baltauss Ph. Cibille Sophie Paul Mortimer interprète le bréviaire du savoir-vivre imaginé par Lagarce. critique Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne Studio Hébertot/de Jean-Luc Lagarce/MES Roger-Daniel Bensky et Sophie Paul Mortimer Sophie Paul Mortimer s’empare avec autant de talent que d’esprit du monologue drolatique et cinglant où Jean-Luc Lagarce dissèque la condition humaine en auscultant les bienséances bourgeoises. Du berceau au cercueil, tout est cérémonie. La société, comme le remarquait Blaise Pascal, est en paix grâce au respect de ces grandeurs d’établissement, masque indispensable de l’estime ou du mépris pour la nature humaine. Force est d’admettre que l’on ne s’aime pas toujours… Mais la raison doit toujours éviter le débordement des affects. Autant faire en sorte, alors, qu’une félicité apparente dissimule le dégoût que provoquent les enfants braillards et les gourdes et les benêts avec lesquels on se fiance pour devoir parfois passer toute sa vie avec eux… Adaptant l’indispensable viatique rédigé par la baronne Staffe au xix e siècle, Jean-Luc Lagarce en propose une version cynique et drôle. L’humour est noir, le verbe est allègre et, comme toujours chez Lagarce, économe et efficace. Sophie Paul Mortimer conduit le spectateur des joies de la naissance aux for- dans Hurt me tender, toutes les combinaisons d’amour et de haine possibles y passent, c’est donc que ses interprètes se livrent à une sorte de cartographie de leur propre discipline. En repoussant les limites habituelles de la voltige, la compagnie fait apparaître des personnages aux passions aussi vertigineuses que ses acrobaties. Elle dessine un « monde corporel fantastique, dangereux, stupide et absurde » à découvrir. Anaïs Heluin malités des obsèques, parsemant le texte de musiques et de clins d’œil mélodiques audacieux et joyeux. Exploration du ghetto du gotha… Il est aussi éclairant que jubilatoire d’aller débusquer la possible grimace sous le masque et la vérité sous les apparences  : le jeu de Sophie Paul Mortimer s’y emploie avec finesse. Le sourire tourne au rictus, les yeux démentent ce que dit la bouche, le corps suggère l’obscénité que la politesse corsète et des sursauts de coquetterie se cachent parfois sous les voiles du deuil. La comédienne réussit très efficacement à faire entendre le texte de Lagarce et sa litanie des usages ne devient jamais ennuyeuse ou poussive. Deux traits de l’interprétation permettent d’éviter cet écueil, en transformant cette étonnante Madame Etiquette en métaphysicienne et en ethnologue. Pas si éloigné de Pascal et de ses leçons aux Grands, le personnage imaginé par Lagarce est hanté par la mort (ce texte est le dernier de son auteur qui l’écrivit en voyant arriver sa fin). Sophie Paul Mortimer souligne combien le divertissement des cérémonies est l’indispensable paravent qui cache notre immonde condition et comme notre vie tient seulement à un fil. En cela, le texte flirte avec la tragédie et la comédienne en exprime finement la gravité. Mais lorsque l’arbitre des élégances se fait ethnographe et décrit les usages de la table et ceux des préséances mondaines, on rit franchement à sa manière de trouver simples et naturelles les habitudes culturelles qu’elle expose. Sophie Paul Mortimer pérégrine allègrement à travers le texte de Lagarce et campe un épatant cicérone du petit théâtre des coutumes bourgeoises. Catherine Robert Studio Hébertot, 78 bis bd des Batignolles, 75017 Paris. Du 1er octobre 2019 au 13 janvier 2020. Lundi et mardi à 21h. Tél. 01 42 93 13 04. Durée  : 1h50. Hurt me tender. Espace cirque d’Antony - Pôle National Cirque en Île-de-France, rue Georges Suant, 92160 Antony. Du 29 novembre au 15 décembre 2019, les vendredis 20h30, samedis 18h, dimanches 16h. Relâches du lundi au jeudi. Tél. 01 41 87 20 84. www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr Mephisto {Rhapsodie} texte Samuel Gallet mise en scène Jean-Pierre Baro 12 nov — 1er déc 2019 Atelier Poste 4 — photo Gwendal Le Flem théâtre 21 la terrasse 281 novembre 2019



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