La Terrasse n°281 novembre 2019
La Terrasse n°281 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°281 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 18,1 Mo

  • Dans ce numéro : jazz en oppositions.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 18 la terrasse 281 novembre 2019 cirk vost hurt me tender zaoum – Philippe Cibille – Licences  : 1-1063253, 1-1063254, 1-1079463, 2-1063255, 3-1063256 29 nov/15 déc 2019 theatrefirmingemier-lapiscine.fr AnnLa Terrasse Hurt me tender.indd 1 14/10/2019 16:51 Gombrowicz, 13 e leçon de philosophie Au Regard du Cygne/de Beniamin M. Bukowski/Traduction et direction de projet Agnieszka Zgieb Dans Gombrowicz, 13e leçon de philosophie, le jeune auteur et metteur en scène polonais Beniamin M. Bukowski invente un cours posthume. Un condensé de la pensée de Gombrowicz, porté par Carlo Brandt. Il faut, pour imaginer le dernier discours d’une personne réelle, une dose importante de courage. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une figure majeure de la littérature de son siècle. En l’occurrence de Witold Gombrowicz (1904- 1969), dont l’œuvre a très tôt été reconnue en France, où il a terminé sa vie auprès de son épouse Rita, qui n’a aujourd’hui encore de cesse que de faire vivre les textes et la pensée du disparu. Né à Varsovie en 1991, Beniamin M. Bukowski ose ce qu’aucun écrivain de la génération de l’auteur de Ferdydurke (1937) n’aurait osé. Dans son Gombrowicz, 13 e leçon de philosophie, se déploie la parole de l’auteur polonais à la veille de sa mort. Derniers mots contre la forme Pour Carlo Brandt qui la porte seul en scène, cette pièce traduite en français par Agnieszka Zgieb – fidèle traductrice de Krystian Lupa, elle prend aussi en charge la direction d’acteur du spectacle – fait de lui « le passeur d’un dialogue entre l’Histoire et le Présent du monde ». En inventant l’ultime cours de philosophie que la mort a empêché Gombrowicz de donner à Rita et à son ami Dominique de Roux, Beniamin M. Bukowski embrasse les grands thèmes de son œuvre. Son combat contre « la forme », contre l’immaturité. Sa Théâtre 13/Seine 28 e Festival Don Quijote Comme chaque année depuis 1992 et désormais au Théâtre 13/Seine, le Festival Don Quijote, sous la houlette de Luis F. Jimenez, propose au public français de découvrir le meilleur de la création hispanophone. Le Festival Don Quijote propose « à un public qui rêve en d’autres langues » une sélection de pièces de théâtre espagnoles et latinoaméricaines en version originale, offrant ainsi la possibilité de découvrir la diversité des cultures qui partagent cette même langue. Reconnu par la critique et suivi par un public fidèle, ce festival est l’un des phares de la vie culturelle espagnole à Paris. Entre œuvres classiques et productions contemporaines, il explore tous les genres. Cette 28 e édition, dédiée à la mémoire des exilés républicains de 1939, quatre-vingts ans après La Retirada, sera marquée par une présence importante de la musique et de la danse flamenco dans certains spectacles ainsi que par les écritures des auteurs Fernando de Rojas, Lope de Vega, Garcia Lorca et d’autres plus contemporains comme Guillem Clua et Alfredo Sanzol. Le festival accueillera également une jeune compagnie née à l’Institut del Teatre de Barcelone. Du courage, des étoiles et des poètes… Le 28 novembre à 20h, le spectacle d’ouverture, Federico Garcia, mis en scène par Pep Tosar, rend hommage à Lorca, le poète assassiné. Suivent  : La Celestina, de Fernando de Rojas, par la compagnie Bambalina Teatro, le 30 à 20h ; Los Bancos regalan sándwiches y chorizos (dramaturgie et mise en scène Silvia Ferrando), le 1er décembre à 16h ; La Valentía, le 3 à 20h (texte et mise en scène d’Alfredo Sanzol) ; Amor oscuro (sonetos), d’après Federico Garcia Lorca, dans une mise en scène de Jesús Arbués, le 4 à 18h et 20h ; La Estrella de Carlo Brandt. déception quant à l’évolution de la littérature polonaise. Son rejet de toute forme de nationalisme, et son dégoût pour les classiques. Son amour de la modernité. Anaïs Heluin Au Regard du Cygne, 210 rue de Belleville, 75020 Paris. Les 28, 29 novembre et 6 décembre à 19h30, les 1er et 8 décembre à 18h30. Tél. 06 41 05 23 45. www.helloasso.com/associations/theatre-du-lampion Spectacle de clôture du festival Don Quijote avec Carmen Maura. Sevilla, de Lope de Vega, dirigée par Alfonso Zurro, le 5 à 20h ; enfin, les 6 et 7 décembre à 20h, La Golondrina, de Guillem Clua, dans une mise en scène de Josep Maria Mestres et avec Carmen Maura en Madame Amelia. À noter aussi une présence mexicaine, le 29 novembre à 20h avec la lecture de Nueva York versus El Zapotito de Verónica Musalem, qui se noue entre une mère mexicaine et sa fille exilée aux Etats-Unis, mise en espace par Luis F. Jimenez. Catherine Robert Théâtre 13/Seine, 30 rue du Chevaleret. 75013 Paris. Du 28 novembre au 7 décembre 2019. Tél. 01 45 88 62 22. Javier Naval Agnieszka Zgieb
Jean-Louis Fernandez D. R. Les Grands Prix de Littérature dramatique et Littérature dramatique Jeunesse 2019 Wajdi Mouawad et Claudine Galea sont les lauréats 2019 des prix remis sous l’égide d’ARTCENA. Cette récompense consacre leur talent et met en lumière le travail des éditeurs de théâtre dont l’exigence et l’expertise sont aujourd’hui indispensables à l’économie générale du spectacle vivant. Le jury 2019, présidé par Christophe Rauck, a couronné les auteurs au soir du 14 octobre, après que les élèves du CNSAD, dirigés par Robin Renucci, ont donné la lecture d’extraits des œuvres des finalistes. Tous des oiseaux, de Wajdi Mouawad (Actes Sud – Papiers) Le directeur du Théâtre national de la Colline remporte le Grand Prix de littérature dramatique 2019. Comme souvent dans les œuvres de Wajdi Mouawad, un secret palpite au cœur de Tous des Oiseaux. Un secret qui touche plusieurs générations d’une famille confrontée à la violence du conflit israélo-palestinien et fait vibrer les thématiques de l’identité, de l’héritage et des origines. Comment devient-on son propre ennemi ? Quels instincts, quels renoncements viennent ériger les murs de l’ostracisme et des préjugés ? Dans quelle mesure l’amour peut-il permettre de dépasser les déchirements géopolitiques ? Ces questions, Eitan et Wahida vont se les poser. Plus d’une fois. Amoureux l’un de Mon Cœur, de Pauline Bureau (Actes Sud – Papiers) Avec Mon Cœur, l’autrice et metteuse en scène Pauline Bureau se penche sur l’affaire du Mediator. Fruit d’un travail de recherche réalisé auprès d’Irène Frachon (médecin ayant permis de mettre au jour ce scandale sanitaire) et de diverses victimes du médicament produit par les Laboratoires Servier, cette pièce de théâtre documentaire témoigne du combat mené par la pneumologue et ses patients. Un texte coup de poing qui puise sa force dans la dureté du réel. Manuel Piolat Soleymat La Ville ouverte, de Samuel Gallet (éditions Espaces 34) Wajdi Mouawad. Lyrique, stylisée, l’écriture de Samuel Gallet veut porter un regard à la fois politique et poétique sur les contraintes de notre présent. l’autre, le jeune homme d’origine israélienne et la jeune femme d’origine palestinienne vont être projetés dans l’horreur d’une attaque terroriste… La matière de l’âme humaine On retrouve, dans Tous des oiseaux, les élans puissants et sensibles d’une écriture qui fouille la matière de l’âme humaine. Une écriture qui, en révélant la réalité des frontières et des séparations, tente « de remonter le fleuve du malentendu, de l’incompréhension, de la colère, de l’inadmissible ». Manuel Piolat Soleymat Pour cela, le dramaturge n’hésite pas à nous plonger dans des univers fantastiques ou oniriques. C’est ce qu’il fait dans La Ville ouverte, texte qui revisite le mythe du Tyran de Syracuse à travers trois personnages de femmes se réfugiant dans le sommeil pour échapper aux impasses de leur existence. Manuel Piolat Soleymat Transe-maître(s), d’Elemawusi Agbedjidji (éditions Théâtrales) Texte lauréat des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2018, Transe-maître(s) nous fait voyager dans « un réduit de pays ». C’est là que les élèves d’une école sont contraints d’abandonner leurs expressions vernaculaires pour s’astreindre à « parler pur ». Dans cette mise en perspective de notre histoire coloniale, l’auteur togolais Elemawusi Agbedjidji explore le pouvoir de la langue  : pour dominer ou pour se libérer. Manuel Piolat Soleymat propos recueillis/Gwénola David, directrice générale d’ARTCENA La reconnaissance des pairs comme tremplin Moment festif, temps de réflexion et de rassemblement et cérémonie qui donne à lire des textes  : tel est l’esprit de cette remise des prix selon Gwénola David, la directrice générale d’ARTCENA. « Ces deux Grands Prix sont moins un concours qu’une célébration des écritures contemporaines qui met à l’honneur leur vitalité. Nous voulons aussi saluer le travail des éditeurs  : ils sont un maillon essentiel de la diffusion, jusqu’à parfois devenir agents des auteurs. Le théâtre se lit  : il est un genre en soi dont les représentants français sont nombreux. Ce prix est important dans la carrière des auteurs car il leur offre la reconnaissance de leurs pairs. Et cela, autant dans le domaine du théâtre pour les grands que dans celui du théâtre pour la jeunesse, secteur qui a besoin qu’on continue à mieux le connaître et le reconnaître. » Propos recueillis par Catherine Robert Simon Gosselin Jean-Louis Fernandez propos recueillis/Christophe Rauck, président du jury Le théâtre se raconte à travers les textes qu’il crée Le metteur en scène Christophe Rauck dirige le Théâtre du Nord et son école. Il sait l’importance des auteurs, que cette école contribue à former. « Certains auteurs envoient leurs textes aux metteurs en scène ; il arrive aussi que ceuxci passent commande d’un texte ; les auteurs sont associés aux projets des CDN et certains dirigent des maisons  : tout cela permet à l’écriture contemporaine de s’inscrire dans les programmations de nos théâtres. On peut évidemment regretter qu’il n’y en ait pas davantage mais ce qui se pose alors, c’est la question plus générale du soutien au spectacle vivant ! Le Christophe Rauck. « écrire pour la jeunesse et en particulier les préadolescents me permet de retrouver mes esprits et de me reconnecter à des énergies fondamentales. Une petite fille m’est un jour apparue  : Hiver. Dès que Hiver est arrivée, j’ai su que j’écrirai cette pièce. Autant je peux passer deux ou trois ans sur un texte, autant celui-là a été évident. Ensuite, est venue June, puis les deux garçons… dont l’un est arrivé par la mer… Hiver déteste les choses moches, les lotissements, les centres commerciaux, le boss de sa mère. Bonheur à la jeunesse ! Elle se trimballe avec des photocopies de tableaux pour remplacer la mocheté par la beauté. J’écris d’abord sur les personnages  : Laughton, de Stéphane Jaubertie (éditions théâtrales) Laughton est un petit garçon né d’un secret. Il peine à comprendre pourquoi son père, l’Ours, l’aime aussi peu et pourquoi sa mère lui préfère les pages qu’elle passe ses journées à recouvrir de poèmes et de nouvelles. Accom- propos recueillis/Claudine Galea théâtre contemporain doit s’articuler avec le reste du répertoire. Le théâtre se raconte à travers les textes qu’il crée donc il ne peut pas se couper de sa propre histoire. écrire et jouer ensemble C’est pour cela qu’à Lille, j’ai trouvé important que les auteurs soient présents dans l’école, surtout quand règne la figure du jeune metteur en scène auto-entrepreneur ! Les élèvesacteurs doivent s’inscrire dans leur temps avec ceux qui écrivent leur temps. Je n’ai rien contre l’écriture collective ou scénique mais ce qui fait un grand acteur, ce sont les grands textes. Le corps de l’acteur se constitue à partir de celui du texte. L’acteur se doit au texte ; mais l’auteur se doit aussi aux acteurs  : il est indispensable que les jeunes auteurs se rendent compte que le théâtre existe hors de sa tradition universitaire et qu’il convoque sur scène un autre travail et une autre énergie. » Propos recueillis par Catherine Robert Noircisse, de Claudine Galea (éditions Espaces 34) Après l’avoir reçu pour Au bord en 2011, dans la catégorie des grands (le prix jeunesse date seulement de 2015), Claudine Galea est récompensée cette année pour l’histoire d’Hiver et ses amis. Claudine Galea. les thèmes arrivent incidemment ensuite, à cause des personnages. Dans Noircisse, il est question de solidarité, d’entraide et des histoires d’amour qui commencent à la préadolescence. L’enfance, pour moi, c’est à la fois la vitalité, le désir, la curiosité, mais aussi la sauvagerie et la douleur et toujours la reconstruction et l’espoir. On peut écrire noir pour les enfants mais il faut toujours laisser une fenêtre ouverte, comme dit Sylvain Levey. Je crois aux choses qui nous assaillent de bonheur et j’ai envie de transmettre ça aux jeunes parce qu’ils ont encore ce capital de confiance, de résilience et de reconstruction nécessaire pour y croire. » Propos recueillis par Catherine Robert pagné de Vivi (dont la tirade désopilante sur l’inutilité du théâtre à l’école fera date !) , il tâche d’éclaircir la confusion des sentiments et de démêler l’entrelacs des attachements. Catherine Robert ARTCENA, 68 rue de la Folie-Méricourt, 75011 Paris. Tél. 01 55 28 10 10. contact@artcena.fr www.artcena.fr théâtre 19 la terrasse 281 novembre 2019



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