La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 6 la terrasse 279 septembre 2019 La Commune pièce d’actualité 14 dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler 26 septembre dévoiler 6 octobre 2019 dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler dévoiler conçu et mis en scène par Richard Maxwell centre dramatique national avec Fatoumata Berte, Hamidou Coulibaly, Abdramane Doucoure, Moussa Doukoure, Maxime Fofana, Kawou Marega, Abdel Kader Moussa Boudjema, Abou Sylla, Abubakary Tunkaba… (distribution en cours) 2 rue Édouard Poisson 93 300 Aubervilliers + 33 (0)1 48 33 16 16 Aubervilliers lacommune-aubervilliers.fr Mº Aubervilliers–Pantin Quatre Chemins LCA-1920-02-PA14-AP-Terrasses.indd 1 19/07/2019 16:42 design graphique  : deValence Entretien/Zabou Breitman La Dame de chez Maxim Théâtre de la Porte Saint-Martin/DE Georges Feydeau/MES Zabou Breitman Zabou Breitman porte pour la deuxième fois une pièce de Feydeau à la scène et a choisi une distribution prestigieuse emmenée par Micha Lescot en Docteur Petypon et Léa Drucker en Môme Crevette, ainsi qu’Anne Rotger et André Marcon. Est-ce le succès de votre mise en scène du Système Ribadier, à la Comédie-Française, qui vous a donné envie de monter pour le Théâtre de la Porte Saint-Martin sa pièce la plus célèbre  : La Dame de chez Maxim ? Zabou Breitman  : Non, c’est Jean Robert-Charrier, le directeur de la Porte Saint-Martin, qui en a eu l’idée. J’étais allé le voir pour évoquer une reprise de mon spectacle Logiquimperturbabledufou dans son théâtre. Il l’avait adoré mais ne pensait pas qu’il était pour la Porte Saint-Martin. En parlant à bâtons rompus, il finit par me dire  : « Pourquoi ne feriez-vous pas une mise en scène pour ce théâtre ? » Nous commençons à réfléchir et comme il avait beaucoup aimé Le Système Ribadier, il a suggéré La Dame de chez Maxim. Je suis sortie de l’entretien très contente mais très vite, je l’ai rappelé Théâtre du Rond-Point/DE Pippo Delbono Pippo Delbono dans La Gioia. La Gioia pour lui demander si je pouvais réserver ma réponse si je n’avais pas le Petypon dont je rêvais. Quand Micha Lescot, qui n’avait jamais joué de Feydeau, a dit oui, le projet a pu se réaliser. Quelles qualités souhaitiez-vous pour ce personnage, que vous trouvez en Micha Lescot ? Z. B.  : Un bon acteur ! Inventif. Fantaisiste. Brillant. Qui sait jouer le drame comme la comédie et la comédie comme le drame. Qui a un univers physique, avec qui on n’est pas obligé de se lancer dans de grandes explications de texte pour qu’il comprenne tout de suite. Quelqu’un d’évident. C’est difficile à expliquer tellement c’est subtil. C’est comme Anne Rotger dont je suis fan, je voulais ce couplelà ! Pour Léa Drucker (la Môme Crevette), ça Après Vangelo, Orchidées, Dopo la battaglia, La Menzogna, Questo buio feroce, Urlo et Il Silenzio, Pippo Delbono revient au Théâtre du Rond-Point avec La Gioia (La Joie). Une procession du bonheur à laquelle participent « douze figures d’une humanité forte et fracassée ». C’est l’un des créateurs les plus singuliers de la scène européenne. En janvier 2017, Pippo Delbono présentait Vangelo au Théâtre du Rond-Point, spectacle choc faisant surgir les fulgurances d’une eucharistie laïque. En cette rentrée, dans la même salle, l’artiste italien rend une nouvelle fois compte de la matière incandescente du monde. Cette fois-ci en explorant la notion de joie. « Je pense à la joie comme quelque chose qui a à voir avec la libération de la lutte, de la douleur, du noir, de l’obscurité, déclare Pippo Delbono. Je pense aux déserts, je pense aux prisons, je pense aux personnes qui s’évadent de ces prisons, je pense aux fleurs. » Conjurer les mauvais sorts Une mer de bateaux en papier, des pluies de fleurs, des tapis de feuilles mortes, un artiste qui danse dans une cage, des vestiges de costumes de foire qui jonchent le sol… Les comédiens et danseurs de La Gioia sont « des réfugiés, des handicapés, des gueules cassées ». C’est pour eux, mais aussi pour Bobò (figure emblématique de ses spectacles disparu l’hiver dernier), que Pippo Delbono a écrit cette nouvelle création en forme de procession du bonheur. Un hommage à la vie qui vise « à conjurer les mauvais sorts de l’angoisse, du chagrin et des démons intérieurs ». Manuel Piolat Soleymat Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris, salle Renaud- Barrault. Du 1er au 20 octobre 2019 à 21h. Relâche les lundis et le 4 octobre. Les dimanches à 15h. Durée de la représentation  : 1h20. Spectacle en italien, surtitré en français. Tél. 01 44 95 98 21. www.theatredurondpoint.fr. également le 27 novembre 2019 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône, les 3 et 4 décembre au Merlan à Marseille, les 6 et 7 décembre au Théâtre Molière à Sète, les 10 et 11 décembre à la Scène nationale de Besançon, le 13 décembre à La Filature à Mulhouse, les 17 et 18 décembre à Bonlieu – Scène nationale d’Annecy. La Terrasse, premier média arts vivants en France Luca del Pia
Carole Bethuel Margaux Eskenazi Zabou Breitman. « La Dame de chez Maxim, c’est du trompe-l’œil ! » a été assez rapide, j’avais déjà travaillé avec elle, c’est la bonne personne. André Marcon aussi. Ils forment une distribution idéale et sur le plateau, cela se vérifie tous les jours. J’ai des comédiens en or ! Le metteur en scène Clément Poirée. « Un spectacle ludique et une plongée dans les entrailles du théâtre. » etL. se met à incarner une ribambelle de personnages (sa mère, un chien, une horloge, un rat, etc.) qui vont, à leur tour, tenter d’ouvrir le frigo. L’imaginaire s’empare de la scène et explore des thèmes assez morbides (mort, Entretien/Clément Poirée Dans le frigo Théâtre de la Tempête/d’après Copi/MES Clément Poirée Comment voyez-vous la pièce ? Z. B.  : Je suis guidée par deux choses  : la sensation que j’ai de la pièce, et surtout le côté « c’est vrai mais c’est faux », déjà à l’œuvre dans Le Système Ribadier. La seule chose vraie dans cette pièce pour un spectateur, c’est qu’on est au théâtre. Comme dans Hangover, Very Bad Trip, un homme se réveille et ne se souvient de rien. C’est une situation extrêmement drôle et un immense cauchemar. J’ai un tout petit peu poussé l’époque en la plaçant au 1er août 1914, à la veille de la mobilisation. Beaucoup de personnages sont jeunes dans La Dame de chez Maxim  : Chamerot, Guérissac, Corignon… Ils me font penser à tous ces garçons partis à la guerre la fleur au fusil. Il ne faut pas perdre de vue Mel Brooks  : « La tragédie, c’est lorsqu’on se coupe le doigt. La comédie, c’est quand on tombe dans une bouche d’égout ouverte et que l’on meurt. » Pour le décor aussi, tout est peint, tout est faux ! La Dame de chez Maxim, c’est du trompe-l’œil ! C’est pourquoi l’hyperréalisme du jeu est très important  : il faut que les acteurs jouent juste, comme dans les cauchemars où les personnages sont tellement vrais qu’ils font peur. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Théâtre de la Porte Saint-Martin, 18 bd Saint- Martin, 75010 Paris. À partir du 10 septembre 2019. Du mardi au vendredi à 20h, samedi 20h30, dimanche 16h. Relâche du 24 au 28 septembre. Tél. 01 42 08 00 32. Pour ses cinquante ans,L. reçoit un frigo en cadeau… Qu’y a-t-il dans ce frigo, dans nos frigos ? Clément Poirée ouvre la porte vers l’inconnu et invite le public à le suivre hors des bornes théâtrales… Que raconte la pièce de Copi ? Clément Poirée  : Le Frigo est un texte très court pour un acteur, parfois joué avec une vraie distribution.L. est seul, chez lui, devant son frigo, offert par sa mère pour ses cinquante ans. Métaphysique indéchiffrable, image de solitude, de quasi fin de vie ? L. n’arrive pas à ouvrir le frigo. Le téléphone sonne vieillissement, relations violentes entre enfants et parents, désir, sexe). Je trouve beau d’entendre ça et d’ainsi redonner place au pouvoir de la fiction à un moment où nos langues et nos scènes sont de plus en plus formatées. Au-delà de ce déploiement incroyable sans fil apparent, j’ai voulu donner une suite à ce texte  : d’où ce projet fou d’un seul en scène à huit acteurs, Dans le frigo et pas Le Frigo. Quelle est cette suite ? C. P.  : Nous jouons la pièce en laissant une porte ouverte à tout ce qui peut advenir, ce qui doit demeurer un mystère pour le spectateur. Entre homme et femme,L. est hybride ; la fiction fait surgir le monstre en lui. De même, elle doit nous permettre de recevoir la part monstrueuse en nous. Je ne peux donc rien révéler de la mise en scène mais remarquer cependant qu’avec la bande d’acteurs qui me fait la gentillesse de ce compagnonnage, nous nous intéressons de plus en plus – avec le temps, avec l’âge – à la manière dont on peut emmener le spectateur et jusqu’où. Cela passe par un certain rapport au jeu qui ne confond pas la scène avec le lieu de production d’un bel objet culturel. Il s’agit plutôt de faire de la scène un petit périscope de l’âme et d’y faire surgir, en complicité avec les spectateurs, nos monstres les plus rares, comme dit Shakespeare. Déplacer les attentes de consommation culturelle suppose donc de produire un spectacle ludique qui soit en même temps une plongée dans les entrailles du théâtre ! Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre de la Tempête, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Du 15 septembre au 22 octobre 2017. Du mardi au samedi à 20h ; le dimanche à 16h. Tél. 01 43 28 36 36. Durée  : 2h30. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Abgrund/L’abîme De Maja Zade Mise en scène Thomas Ostermeier/Schaubühne Berlin Dramaturgie Maja Zade Création en France Du jeudi 3 au dimanche 13 octobre Avec  : Christoph Gawenda, Moritz Gottwald, Jenny König, Laurenz Laufenberg, Isabelle Redfern, Alina Stiegler En allemand surtitré Tél. 01 46 61 36 67 Adaptation graphique Naïs Kinet/Atelier Michel Bouvet. Photographie DR théâtre 7 la terrasse 279 septembre 2019



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