La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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danse 54 la terrasse 279 septembre 2019 LE PRIX DE L’ESSENCE et JHR FILMS présentent « Et que l’on estime perdue toute journée où l’on aura pas dansé au moins une fois » F. Nietzsche un film de Jérôme Cassou avec Nadia Vadori-Gauthier d’après Une minute de danse par jour un acte quotidien de résistance poétique AU CINéMA LE 11 SEPtEMbRE Avec le soutien du Ministère de la Culture Direction générale de la création artistique/Le Paris Réseau Danse et le Prix de l’essence www.jhrfilms.comujs_lt_121x380.indd 1 23/08/19 19:09 Théâtre de la Ville/Chor. Boris Charmatz infini de Boris Charmatz. Critique infini Avec ses interprètes d’exception et sa chorégraphie en état d’urgence, Boris Charmatz nous plonge dans le vertige des nombres. Après la création de 10 000 gestes, Boris Charmatz continue à creuser la relation entre le Le 13 e Art/Chor. Akram Khan Critique Outwitting the devil, la nouvelle création d’Akram Khan. physique et l’algébrique avec infini. Mais, précise-t-il  : « la pièce ne va pas commencer avant Outwitting the devil La toute nouvelle pièce d’Akram Khan prend des allures d’épopée pour mieux parler du monde d’aujourd’hui. Au risque d’épuiser la danse dans une dramaturgie sans fin. Ce qu’on aime chez Akram Khan, c’est avant tout la richesse d’une écriture qu’il a su inventer en puisant dans des références multiples, lui le maître de danse classique indienne dont il révéla la puissance et la porosité sur les plus grandes scènes contemporaines. Il en découle un geste d’une grande beauté et toujours virtuose, des déploiements de bras jusqu’au bout des doigts, une fluidité extrême, un ancrage profond dans le sol et une ligne de mouvement qui dessine et tranche l’espace sans artifice. On aime également sa propension à aller vers l’autre, à se nourrir de ses rencontres, cherchant l’humain avec autant de grâce chez Sylvie Guillem, Juliette Binoche, que chez Sidi Larbi Cherkaoui ou Israel Galván. Alors que dire d’Outwitting the devil, sa dernière création ? Assurément une pièce dont on reconnaît la signature. Quelle danse pour quel discours ? Et pourtant, même si la danse ne déroge pas au savant et fameux métissage du chorégraphe, elle ne résiste pas à une dramaturgie qui réduit les corps en un va-et-vient binaire entre attraction et répulsion. Qu’est allé faire Akram Khan dans cette tentative de narration, puisée notamment dans l’épopée de Gilgamesh et autres mythes et récits collectifs ? Devant ce répertoire d’actions faisant se rencontrer les corps puis les opposer, mâtinées d’arts martiaux pour mieux appuyer la tension et le danger, ne filtre aucune émotion, sinon celle de l’admiration des danseurs virtuoses. Même Dominique Petit, que le petit monde de la danse française se réjouissait de retrouver sur scène, se perd dans un personnage constamment hagard. Quant au discours sur la nature et la folie de l’homme, il se dilue dans un déploiement constant de danse, un usage du geste à outrance trop bavard et trop décoratif. Seule la scénographie minérale de Tom Scutt tire son épingle du jeu, en accord avec l’écrin de la Cour d’Honneur du Palais des papes d’Avignon dans lequel nous avons vu le spectacle. Nathalie Yokel Le 13 e Art, 30 av. d’Italie, 75013 Paris. Du 11 au 20 septembre 2019 à 20h. Tél. 01 42 74 22 77. Spectacle vu au Festival d’Avignon. La Terrasse, premier média arts vivants en France Christophe Raynaud De Lage Marc Domage
Alfred Mauve que les spectateurs entrent dans la salle, elle ne va pas se poursuivre au-delà des applaudissements, elle ne durera pas quatre heures, elle n’impliquera pas 200 danseurs… » Car pour lui, l’infini est sans doute un espace intérieur qui se met en branle dans la mise en relation de chiffres. On compte la musique, ses pertes et ses bénéfices, la danse, la mesure et les moutons, les jours et les semaines. Cette infinitude berce notre quotidien ! Notre vie ressemble à une suite infinie de chiffres comme autant de mots de passe et de formules… Au-delà du comptage permanent, qui demande une agilité mentale diabolique aux danseurs pendant une heure et demi, Infini ressemble à un état d’urgence absolu, comme en témoignent les gyrophares posés au sol qui servent de décor et d’éclairage à une pièce en tension permanente. Du zéro à l’infini Mais surtout ces comptes incessants deviennent une matière sonore surprenante, sur un rythme implacable et modulable, une cadence inouïe, qui pulse et soutient une danse saisissante, exacerbée, excessive. Les gestes semblent puisés à la racine même du chaos. Les interprètes, dont Boris Charmatz luimême, se lancent à corps perdus dans cette danse exigeante et frénétique à la gestuelle insatiable et impatiente, infiniment risquée, curieusement virtuose et époustouflante. Car en plus de tout ça, ils chantent ! Mais le plus souvent, ils énoncent les nombres comme on La Ribot se distingue dans un portrait que lui consacre le Festival d’Automne. jouerait aux dés, leur destin à la merci de ce tirage sans pitié, qui se combine à l’acharnement des danseuses et danseurs, tournant, sautant, spiralant sur eux-mêmes, tombant, utilisant toutes les techniques à leur disposition pour construire une chorégraphie aussi originale qu’hétérogène. infini est une sorte de lame de fond qui recouvre toute la danse sur son passage et nous laisse rincés quand elle se retire, face à l’infini de ses possibles interprétations. Agnès Izrine Théâtre de la Ville - Espace Cardin, 1 av. Gabriel, 75008 Paris. Du 10 au 14 septembre. Du mardi au vendredi à 20h, samedi à 16h. Tél. 01 53 45 17 17. Durée  : 1 heure. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Spectacle vu le 4 juillet 2019, Festival Montpellier Danse. également les vendredi 4 octobre, Charleroi danses à Charleroi ; du 17 au 19 octobre au Lieu Unique à Nantes ; du 7 au 8 novembre à Bonlieu-Scène Nationale d’Annecy ; du 13 au 16 novembre à Nanterre-Amandiers ; le 19 novembre à l’Espace 1789 à Saint-Ouen ; le 28 novembre à la Maison de la Culture d’Amiens ; du 5 au 6 décembre à Next Festival, Le Phénix à Valenciennes ; le 29 avril 2020 au Centre Chorégraphique National d’Orléans ; du 5 au 6 mai à La Manufacture CDCN à Bordeaux ; du 12 au 16 mai au TNB, Centre Européen Théâtral et Chorégraphique à Rennes. La Ribot, une œuvre et ses métamorphoses Festival d’Automne/portrait L’artiste espagnole n’a jamais cessé de susciter la curiosité, avec une œuvre foisonnante aux multiples formats. Le coup de projecteur du Festival d’Automne en dévoile différents aspects, jusqu’à ses plus méconnus. L’exposition Se Vende, conçue en deux parties entre le Centre Pompidou et le Centre National de la Danse, permet de découvrir, parmi les photos et les vidéos, quelques éléments habituellement cachés comme les cahiers d’artistes de La Ribot, ou les références qui alimentent son travail. Un pas de plus pour se plonger dans son univers, que le grand public a d’abord découvert dans ses Pièces distinguées dans les années 1990  : une série de solos qui la mettaient en scène avec des objets du quotidien, dans une approche très performative et conceptuelle de l’art. On aurait pu la ranger parmi les plasticiennes, mais on ne pouvait oublier ni sa formation de danseuse, ni la place importante qu’elle donnait au corps dans ses prestations. Principe et démarche qu’elle n’a jamais abandonnés, puisque multipliés à l’envi et avec d’autres interprètes pour un jour dit-elle en réaliser jusqu’à 100. Le focus du Festival d’Automne permet au spectateur, dans un temps record, de traverser un maximum de ses pièces, avec Panoramix qui offre une anthologie des trois premières séries créées pendant 10 ans, et Another distinguée, qui regroupe 8 pièces réalisées 16 ans plus tard. De l’espace du musée à la scène Mais là n’est pas toute l’œuvre de l’Espagnole. Une création constituera l’événement de ce temps fort, avec un casting particulièrement attirant  : plusieurs années après Gustavia, La Ribot retrouve sur scène Mathilde Monnier, pour Please Please Please, qui convoque également des textes de Tiago Rodrigues écrits pour l’occasion. Deux autres projets montreront l’engagement de l’artiste. Sa performance Laughing Hole, toute de pancartes brandies, s’attaque à la prison de Guantanamo. Happy Island, davantage poétique, est un travail qui exalte la liberté, conçu avec la compagnie de danse Dançando com a Diferença, dont la plupart des interprètes sont en situation de handicap. Nathalie Yokel Panoramix, du 14 au 22 septembre 2019 au Centre Pompidou. Another Distinguée, du 13 au 16 novembre 2019 au CentQuatre-Paris. Se Vende, partie 1, du 14 au 27 septembre 2019 au Centre Pompidou. Se Vende, partie 2, du 5 octobre au 16 novembre 2019 au Centre National de La Danse. Laughing Hole, le 5 novembre 2019 de 15h à 21h au Centre National de la Danse. Happy Island, du 7 au 9 novembre 2019 au Centre National de La Danse. Please Please Please, le 15 octobre 2019 à 20h à l’Espace 1789, et du 17 au 20 octobre au Centre Pompidou. Festival d’Automne à Paris. Tél. 01 53 45 17 17. CN D_ADS2019_La Terrasse 121 x 380 18/07/19 16:58 Page1 Appel à participation ! Événement exceptionnel Le Musicircus de John Cage au CN D 28.09.2019 dans le cadre de La Fabrique John Cage & Merce Cunningham avec le Festival d’Automne à Paris Des dizaines de performeurs, musiciens ou non, amateurs ou professionnels, interprètent le répertoire du mythique compositeur américain John Cage pour transformer tous les espaces du CN D en une gigantesque partition ! Entrée libre Appel à participation & plus d’infos sur cnd.fr CN D Centre national de la danse danse 55 la terrasse 279 septembre 2019



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