La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 46 la terrasse 279 septembre 2019 Portrait de Ludmilla en Nina Simone Théâtre de Sartrouville et des Yvelines/Texte et mes David Lescot Accompagnée à la guitare par David Lescot, la comédienne et chanteuse Ludmilla Dabo se glisse dans la peau de Nina Simone. « Née dans une famille pauvre de Caroline du Nord, Nina Simone aurait pu devenir concertiste classique, mais elle était noire, fait observer l’auteur, metteur en scène et musicien. Elle portera toute sa vie le deuil de ce destin bouché. Il y a en elle une double nature  : mélancolique et combative, que l’on retrouve dans sa musique, où perce toujours le blues… » à la façon d’un entretien aux accents de documentaire, ce portrait musical avec David Lescot guitare à la Critique Vivre sa vie région et tournée/Châteauvallon, scène nationale/adapté du film de Jean-Luc Godard (avec des textes de Virginie Despentes, Marguerite Duras, Henrik Ibsen, Bernard-Marie Koltès, Grisélidis Réal, Sophocle, Frank Wedekind et Simone Weil)/mes Charles Berling Charles Berling réussit une mise en scène haletante de l’adaptation théâtrale du film de Godard, portée par des comédiens protéiformes qui font résonner de nos jours le destin de Nana, qui veut « vivre sa vie ». Pauline Cheviller est Nana. Hélène Alexandridis, Sébastien Depommier et Grégoire Léauté incarnent, à ses côtés, tous les personnages de sa courte vie, qui oscille entre drame ordinaire et tragédie palpitante. Comme sa lointaine homonyme chez Zola, ou comme sa sœur de Roses à crédit, Nana est une petite bonne femme aux rêves un peu trop grands pour elle, qui joue de ses appâts en s’étonnant qu’on les considère davantage que sa soif de réussir. Nana devient le jouet du désir des autres alors qu’elle n’a de cesse de vouloir imposer le sien. Incandescente comme Antigone ou fangeuse comme une fleur de trottoir, Nana est surtout comme toutes les femmes qui continuent d’être considérées comme des objets plutôt que des sujets de jouissance, malgré les progrès de l’émancipation et les dénonciations continues de l’objectivation qui réduit le deuxième sexe à n’être que de la viande de second genre. En actualisant le film de Godard, Charles Berling a le mérite de rappeler que rien n’est gagné tant que les dominées ne parviennent pas à pouvoir affirmer l’autonomie de leur volonté. Un spectacle intelligemment féministe Reste qu’il faut réussir à suggérer cela sans tomber dans le pensum théorique et démonstratif. La première et riche idée de ce spectacle est de mêler les genres, faisant jouer indifféremment rôles féminins et masculins à Sébastien Depommier (le journaliste ou Yvette), Grégoire Léauté (une caissière ou Luigi) et Hélène Alexandridis (vendeuse, Galilée le mécano Reprise/théâtre de la Reine Blanche/de Francesco Niccolini, Marco Paolini et Michela Signori/mes Gloria Paris Reprise de cet instructif spectacle tout public, lors duquel Jean Alibert raconte l’histoire de Galilée, acteur d’une révolution qui doit tout à l’observation empirique et à la force de la pensée. Une révolution essentielle ! Plus importante sans doute que toutes celles qui viennent à l’esprit  : une révolution mondiale qui transforme catégoriquement la vision de l’univers, la connaissance et l’histoire des idées. Une révolution aussi qui s’effectue en environ 365 jours autour de notre astre bien aimé. Ou en quelques dizaines d’heures autour de Jupiter pour les quatre « étoiles Médicées », aujourd’hui appelées « lunes galiléennes », que Galilée observa en janvier 1610 et nomma en l’honneur de Cosme de Médicis. Cette rupture radicale remit en cause le géocentrisme d’Aristote ou Ptolémée que les théologiens catholiques ont érigé en dogme. Ce que nous raconte justement avec un talent consommé Jean Alibert, c’est à travers main se compose autant de chansons que de questions/réponses formulées en bonne et due forme. Portraits croisés Nourrie depuis son plus jeune âge de blues, de jazz et de soul, Ludmilla Dabo se confond avec son sujet. Elle fait revivre l’âme de la grande Nina Simone, célèbre son sens du swing, sa voix unique et aussi son engagement pour les droits civiques. L’ensemble compose autant un le cours de la vie du savant Galilée l’amplitude et les résonances de cette révolution. Il rejoint en cela la veine de l’acteur-auteur Marco Paolini, son « frère de masques », figure connue en Italie du « théâtre de narration » dans la lignée de Dario Fo, dont le texte est pour la première fois créé en France. Jean Alibert connaît son affaire  : il captive et jouit de son art sans se prendre au sérieux. Avec humour, efficacité et simplicité, il éclaire l’homme, ses découvertes et leurs conséquences, et émaille la narration d’adresses directes au public d’aujourd’hui. Lorsque Galilée annonce à ses parents qu’il abandonne les études de médecine au profit des mathématiques, il lance  : « c’est comme si aujourd’hui on disait je veux devenir acteur ». En hommage qu’un portrait au présent de la jeune et talentueuse comédienne et chanteuse, portrait qui rappelle hélas que le racisme sévit encore au xxi e siècle. Un excellent spectacle, pêchu, fin et sensible. Manuel Piolat Soleymat Nana (Pauline Cheviller) vit sa vie… mais aussi Paul ou Raoul, voire philosophe, à l’instar de Brice Parain dans le film original de Godard). Ce bouleversement des attributions habituelles, d’autant qu’il est soutenu par une mise en scène extrêmement dynamique qui rend la surprise haletante, a le mérite de ne pas cantonner le spectacle aux limites d’un féminisme caricatural. Quiconque veut vivre sa vie – fille ou garçon – doit apprendre à lutter contre les diktats du désir de l’autre ; qui s’engage dans les voies difficiles de l’expression artistique (où la séduction, comme désir du désir, est à l’œuvre), doit apprendre à dire non. Voilà ce que Nana ne sait pas faire, et voilà ce qui la perd. Pauline Cheviller, entièrement offerte, campe une Nana sacrificielle et bouleversante, prête à tout accepter, au Jean Alibert, narrateur et acteur. haut de l’échelle trônent en effet la rhétorique, la scolastique et ses programmes inchangés depuis quatre siècles. éloge de la raison et des mathématiques Mais Galilée est un mécanicien, pas un rhéteur ! Le comédien-narrateur nous instruit et Pascal Gély Ludmilla Dabo et David Lescot. Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, Centre Dramatique National, place Jacques-Brel, 78500 Sartrouville. Les 8 et 9 octobre à 20h30, le 10 à 19h30, le 11 à 20h. Tél. 01 30 86 77 79. risque d’en mourir. Charles Berling ne se contente pas, avec ce spectacle, d’adapter le film de Godard à la scène. Il propose une traversée du désir et une exploration des conditions de son affirmation dans le respect de soi-même et des autres qui illustre brillamment la nature de toute libération, y compris celle des femmes. Catherine Robert Châteauvallon, scène nationale, 795 chemin de Châteauvallon, CS 10 118, 83192 Ollioules. Du 26 au 28 septembre 2019. Tél. 04 94 22 02 02. Site  : www.chateauvallon.com Tournée en France jusqu’en décembre 2019. Spectacle vu au Théâtre des Halles, Avignon Off. se délecte en commentant l’illustration de l’ouvrage Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, publié par Galilée en 1632. Il évoque aussi Johannes Kepler, Nicolas Copernic et son œuvre Des révolutions des sphères célestes, que si peu comprirent. Lorsque la pièce explore les enjeux politico-religieux de ces découvertes, le ton se fait grave. Le texte rend hommage à Giordano Bruno, brûlé vif par les Inquisiteurs, et met en scène l’humiliante abjuration de Galilée face au tribunal de l’Inquisition en juin 1633. La leçon admirable que délivre cette révolution initiée par Copernic demeure et traverse le temps  : inventeur de la méthode scientifique et de la physique expérimentale, Galilée regarde le réel tel qu’il est, librement, refusant l’idée de l’adapter à des croyances. La belle et sobre scénographie de Laurent Berger et la mise en scène précise de Gloria Paris contribuent à la réussite de ce spectacle tous publics. Agnès Santi Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis passage Ruelle, 75018 Paris. Du 11 septembre au 3 novembre 2019 à 20h45, le dimanche à 18h. Relâches les lundis. Tél. 01 40 05 06 96 et reservation@scenesblanches.com D. R. Nicolas Martinez
Christophe Raynaud de Lage En tournée/Texte et mes Pascal Rambert Critique Architecture à travers cette fresque familiale débutant à Vienne en 1910, Pascal Rambert vise à créer un dialogue et une réflexion autour du basculement dans la barbarie. La pièce ne convainc pas, malgré d’excellents interprètes. Architecture, le naufrage d’une famille et d’un continent tout entier. Dans sa pièce la plus fameuse, Clôture de l’amour, deux êtres qui se sont aimés s’affrontent par le langage, tranchant, implacable jusque dans ses silences. Interprété par leurs mots autant que par leurs corps, le duel entre Stanislas Nordey et Audrey Bonnet faisait naître une pièce impressionnante, très forte, qui emporte. Ce n’est pas le cas d’Architecture. Pascal Rambert a écrit cette pièce afin d’explorer la montée du nationalisme et selon ses termes de mettre en forme « un memento mori pour penser notre temps ». Il y décrit l’histoire brutale d’une famille de gens brillants – architectes, compositeurs, écrivains, artistes, scientifiques… –, qui rassemble un patriarche autoritaire, architecte renommé, (Jacques Weber), ses enfants (Emmanuelle Béart, Anne Brochet, Denis Podalydès, Stanislas Nordey) et leurs conjoints respectifs (Laurent Poitrenaux, Arthur Nauzyciel, Audrey Bonnet). Seul Stan est seul. Jacques a épousé en secondes noces une femme beaucoup plus jeune que lui (Marie-Sophie Ferdane). C’est pour ces comédiennes et comédiens qu’il connaît bien – il rêvait depuis longtemps de travailler avec Jacques Weber –, en tous points excellents, qu’il a écrit la pièce. Tous sont appelés dans la pièce par leurs vrais prénoms. Leur périple traverse le temps, du début du xx e siècle jusqu’à l’Anschluss, en mars 1938, et aussi divers espaces de la Mitteleuropa à partir de Vienne. Là encore, les relations conjugales ou filiales tendues donnent lieu à toutes sortes d’affrontements plus diffractés et moins binaires que dans d’autres pièces de Pascal Rambert. Dans une sorte d’auto-analyse, entre confidences et règlements de comptes, les personnages abordent un grand nombre de sujets, de leur désir de beauté – le nombril du monde à Delphes… – à l’évocation de la mère morte. Si l’écriture rend compte avec netteté des tensions familiales, déterminées principalement par des frustrations et rancœurs, elle échoue à faire écho de manière convaincante à la montée du fascisme. Les protagonistes, pétrifiés par la catastrophe qui arrive, parlent très longuement d’eux-mêmes face au monde, mais guère du monde même. L’implicite est écrasé par toute cette véhémence, par toutes ces névroses imbriquées. Pour être examinée, cette question passionnante de la fin de la démocratie et du basculement dans la haine et la barbarie ne peut être adossée à quelques bribes de réel vaguement contextualisées, noyées dans un océan de paroles névrotiques. Faillite du langage On pourrait évidemment se dire que c’est justement cette faillite du langage et son corollaire l’incapacité à agir qui révèlent la possibilité et l’ampleur de la catastrophe, mais cette faillite et son trop-plein de mots prennent toute la place de la représentation, étouffent les enjeux, amoindrissent les résonances entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui. Bien sûr, et d’autant plus avec de tels interprètes, de très beaux moments d’émotion affleurent, quelques scènes et monologues font mouche, mais l’ensemble ne répond pas à sa haute ambition. Sur le plateau immaculé, sculpté par de belles lumières, les évolutions des costumes mais aussi les changements du mobilier sont significatifs, du style Biedermeier jusqu’au design plus moderne du Bauhaus, dont les artisans durent fuir le nazisme. Créée en juillet dernier dans la Cour d’honneur du Palais des papes à Avignon, sans utilisation spécifique de la grandeur de l’espace, la partition sera sans doute plus à son aise sur un plateau classique. Agnès Santi TNB, Théâtre national de Bretagne, du 26 septembre au 4 octobre 2019 à 20h sauf le jeudi à 19h, le 5 à 15h. Tél. 02 99 31 12 31. Théâtre national de Strasbourg, du 15 au 24 novembre ; Théâtre des Bouffes du Nord, Paris, du 6 au 22 décembre ; Bonlieu, Scène nationale d’Annecy, du 7 au 9 janvier 2020 ; La Comédie de Clermont- Ferrand, du 15 au 17 janvier ; Les Gémeaux Scène nationale de Sceaux, du 24 janvier au 2 février ; Le Phénix Scène nationale de Valenciennes, les 5 et 6 février ; Les Célestins-Théâtre de Lyon, du 12 au 19 février. Durée  : 3h35. Spectacle vu dans la Cour d’honneur du Palais des papes à Avignon en juillet 2019. Texte publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs. CHANGE ME BENJAMIN PORÉE LICENCE  : 2-1056735 ET 3-1056736 Qui a peur du loup ? & Macbeth DEUX OPÉRAS SOUS CASQUES AUDIO MISE EN SCÈNE Matthieu Roy COMPOSITION MUSICALE Aurélien Dumont DIRECTION MUSICALE Jean-Michaël Lavoie PRODUCTION Veilleur & Ars Nova + en tournée à Bordeaux, Aubusson, Poitiers, Rouille, Saint-Quentin en Yvelines, Thionville, Saintes, Mugron, Nancy, Paris veilleur-r.fr Christophe Raynaud de Lage THÉÂTRE CONTEMPORAIN CHANGE ME/CAMILLE BERNON ET SIMON BOURGADE QUITTER LA TERRE/JOËL MAILLARD LE LIEN/FRANÇOIS BÉGAUDEAU/PANCHIKA VELEZ CONVULSIONS/HAKIM BAH/FRÉDÉRIC FISBACH BUG/TRACY LETTS/EMMANUEL DAUMAS THÉÂTRE DE RÉPERTOIRE TOUTE NUE/FEYDEAU, NORÉN/ÉMILIE ANNA MAILLET MACBETH/SHAKESPEARE/JULIEN KOSELLEK LE JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD/MARIVAUX/BENOÎT LAMBERT DANSE D’À CÔTÉ/CHRISTIAN RIZZO ROMANCES INCIERTOS, UN NOUVEL ORLANDO/NINO LAISNÉ/FRANÇOIS CHAIGNAUD SAMSARA/JANN GALLOIS LET ME CHANGE YOUR NAME/EUN-ME AHN CIRQUE SOMOS/EL NUCLEO A SIMPLE SPACE/GRAVITY & OTHER MYTHS LE CHAS DU VIOLON/LES COLPORTEURS IMPERMANENCE/MAUVAIS COTON FESTIVAL CIRCUIT COURT RECONSTITUTION  : LE PROCÈS DE BOBIGNY/ÉMILIE ROUSSET & MAYA BOQUET I KISS YOU OU L’HÉTÉROGLOSSIE DU BILINGUISME/CATRIONA MORRISON/LAURENT CROVELLA SHELL SHOCK/MAGALI MOUGEL/ANNABELLE SERGENT AN IRISH STORY/KELLY RIVIÈRE CHANSON NACH + BACHAR MAR-KHALIFÉ GOVRACHE JEUNE PUBLIC LE BAIN/GAËLLE BOURGES/DANSE LA CAVERNE/L’AVANTAGE DU DOUTE/THÉÂTRE JE BRÛLE (D’ÊTRE TOI)/CIE TOURNEBOULÉ/THÉÂTRE ET MARIONNETTES TOUT NEUF/CIE MINUTE PAPILLON/POÈME LYRIQUE WWW.THEATRE-RUNGIS.FR 01 45 60 79 05 théâtre 47 la terrasse 279 septembre 2019



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