La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 44 - 45  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
44 45
focus 44 la terrasse 279 septembre 2019 Festival International des Arts de Bordeaux Métropole, quand l’art change notre rapport au monde Effervescence artistique, audace, originalité et questionnements protéiformes sur l’état du monde  : le Festival International des Arts de Bordeaux Métropole s’est construit pour cette quatrième édition autour d’une thématique bien nommée « We can be heroes », qui invite à agir et irrigue autant la trentaine de spectacles programmés que les nombreux moments de rencontres et d’échanges. Conjuguant envergure internationale et ancrage local, ce temps fort toujours plus rayonnant et stimulant articule l’artistique et le politique, mais aussi l’individuel et le collectif. Entretien/Sylvie Violan Un festival lanceur d’alerte Directrice artistique du FAB, Sylvie Violan y défend une programmation contemporaine exigeante, qui invite à penser le monde d’aujourd’hui. Et à agir pour sa transformation. Pour chaque édition du festival, vous définissez une thématique centrale. Cette année, elle s’intitule « We can be Heroes ». Comment l’avez-vous choisie ? Sylvie Violan  : Dans le cadre de la thématique « Rendez-vous au paradis », de nombreux spectacles ont l’an dernier mis en avant la nécessité de changer notre rapport au monde. « We can be Heroes » en prend la suite, à travers des créations qui posent la question de la lutte pour la justice, qu’elle soit sociale, politique ou écologique. La figure du lanceur d’alerte y est souvent centrale, de même que dans notre cycle de conférences « Le Héros du Jour ». Dans ce focus comme dans le reste de la programmation, des artistes internationaux côtoient des artistes plus émergents. S. V.  : J’ai toujours pensé le FAB comme un temps consacré à la création internationale, où découvrir une multiplicité de points de vue sur le monde d’aujourd’hui. Cela à travers des Quelles orientations avez-vous impulsé à l’OARA depuis 15 ans ? Joël Brouch  : J’ai fait évoluer l’OARA dans une dynamique de coopération prenant appui sur les compétences des acteurs culturels agissant dans les territoires. Avec eux, nous avons permis aux artistes de mieux produire, mieux fabriquer et mieux diffuser leurs créations. L’OARA joue un rôle d’ensemblier, pour provoquer des pratiques collaboratives. Que représente l’installation de l’OARA au sein de la MÉCA ? J. B.  : La MÉCA permet de regrouper l’OARA, CREAC/par Martin Palisse Futuro Antico Avec son complice musicien et compositeur Cosmic Neman, le jongleur Martin Palisse imagine un singulier rituel jonglé. Après plus de dix années de jonglage à deux, avec Elsa Guérin, Martin Palisse signe un solo où il revient aux fondements de sa pratique. Dans Futuro Antico, l’artiste et directeur du Pôle national Sirque de Nexon cherche avec un minimum de moyens – jamais plus de trois balles ou d’un bâton – à « créer un phénomène d’extension du temps et de l’espace, une tension entre fini et infini, intérieur et extérieur, absence et présence, réel et fiction, instantané et durable ». En dialogue avec la musique de Cosmic Neman, Martin Palisse se livre à une forme d’autoportrait mâtiné de fiction. Anaïs Heluin CREAC, 77 rue Calixte-Camelle, 33130 Bègles. Les 10 et 11 octobre. Interview/Joël Brouch Sylvie Violan. Mieux produire, mieux fabriquer, mieux diffuser Joël Brouch réaffirme la politique ambitieuse qu’il mène, depuis 2004, à la tête de l’Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine (OARA). La Manufacture, CDCN/chor. Christos Papadopoulos Opus Comment voit-on la musique ? Réponse par quatre danseurs dirigés par le jeune chorégraphe grec Christos Papadopoulos. Interprète et ami de Dimitris Papaioannou, le chorégraphe trentenaire Christos Papadopoulos commence à se faire un nom en France. Dans Opus, il dirige quatre danseurs sur la musique de Bach afin de transformer les sons en images, de donner corps et imaginaire à la mathématique musicale. Sur un plateau nu, les danseurs se muent en véritables instruments, paraissent à la fois produire et recevoir la musique. Un spectacle épuré, à la gestuelle étrange et hypnotique. Une expérience unique après laquelle vous ne pourrez plus écouter les fugues de Bach comme avant. éric Demey La Manufacture, CDCN, 226 bd Albert 1 er, 33800 Bordeaux. Les 15 et 16 octobre 2019. « Ce festival vise à relier les hommes et les territoires. » esthétiques contemporaines diverses, portées aussi bien par des artistes déjà réputés – cette année Thomas Ostermeier, le FRAC (Fonds régional d’art contemporain) et l’Agence du Livre, du Cinéma et de l’Audiovisuel dans un magnifique bâtiment de 13 000 m². Doté de deux salles de résidences, l’OARA va pouvoir offrir des conditions de travail exceptionnelles aux artistes et leur permettre d’inscrire leurs projets dans des dynamiques régionales, nationales, voire internationales. Cela, en favorisant l’hybridation des projets. Pouvez-vous nous présenter les À venir de la marionnette ? J. B.  : Organisé par THEMAA, ce rendez-vous a pour objectif d’inciter les responsables de Caméra Plume Joël Brouch (au centre) lors de l’inauguration de la MÉCA. « L’OARA joue un rôle d’ensemblier, pour provoquer des pratiques collaboratives. » Théâtre du Pont Tournant/par Leah Shelton Terror australis Venue des antipodes, l’australienne Leah Shelton déroule un seul en scène complètement barré sur les clichés de l’Australie. Des dingos, des kangourous, des gars virils et patriotes, Leah Shelton en croise du monde… Dans Terror australis, du nom d’un ancien magazine d’horreur à succès, elle traverse les arides terres australiennes et démonte l’identité nationale à grand renfort d’humour décapant. Dans une ambiance de film d’épouvante, elle embarque le spectateur dans un road movie énergique en forme de cabaret déjanté. éric Demey Théâtre du Pont Tournant, 13 rue Charlevoixde-Villers, 33000 Bordeaux. Les 5 et 6 octobre 2019. Puis au Théâtre de La Commune à Aubervilliers, du 10 au 13 octobre. Massimo Furlan ou encore Salia Sanou – que par d’autres qui le sont moins, tels le Camerounais Zora Snake qui présente une performance sur la migration, ou la compagnie de théâtre documentaire espagnole Mos Maiorum, dont la pièce Gentry traite du problème de la gentrification à Barcelone. Le FAB affirme aussi un fort désir d’ancrage local. De quelles façons ? S. V.  : La région étant riche d’une très belle scène artistique, il est normal que les talents locaux aient une place importante dans la programmation. Dans cette édition construite avec 20 partenaires dans 31 lieux de la métropole, on pourra ainsi découvrir les dernières créations de la compagnie Bivouac, de Denisyak ou de Yacine Sif El Islam. Le FAB investit aussi l’espace public, notamment avec La Traversée de Bordeaux Métropole par les Boijeot-Renauld, performance de trente jours entre Saint-Médard-en-Jalles et Bordeaux. Ce festival vise à relier les hommes et les territoires. Pour la seconde année, vous mettez en place un QG au centre de Bordeaux. Que s’y passera-t-il ? S. V.  : Installé au Parc des sports Saint-Michel, ce QG est une nécessité du fait de la grande étendue du festival. On pourra ainsi s’y retrouver, y manger, boire, mais aussi y assister à des conférences, et voir des performances gratuites. Le FAB se veut moment de rencontres, d’échanges. Propos recueillis par Anaïs Heluin D. R. programmation à coproduire des créations. Six projets seront présentés à la MÉCA, le 11 octobre, en partenariat avec l’OARA et le Festival international des Arts de Bordeaux (FAB). Les arts de la marionnette étant peu pratiqués dans notre région, aucun artiste néo-aquitain ne figure dans cette sélection, mais nous allons exploiter ce temps fort pour valoriser des artistes de notre région en organisant une rencontre conviviale. Quel regard portez-vous sur le FAB ? J. B.  : Le FAB n’a pas encore les moyens de ses ambitions. J’espère que la récente labellisation Scène nationale du Carré-Colonnes, qui porte ce festival, permettra une évolution positive. La Nouvelle-Aquitaine a besoin de temps forts permettant aux artistes d’emprunter des chemins artistiques risqués et de gagner en visibilité. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Glob Théâtre/d’Aurore Jacob/mes Anne-Laure Thumerel Souviens-toi des larmes de Colchide Aurore Jacob propose une réécriture du mythe de Médée dans un texte-exutoire porté au plateau par Anne-Laure Thumerel. Qu’est-ce qu’une femme sans homme et sans enfant ? C’est à partir de cette question que se développe le texte d’Aurore Jacob, qui revisite le mythe de Médée. Ici, le bébé est mort par mort subite mais la mère n’a pas pleuré, pire, elle a éprouvé une joie secrète, celle de pouvoir redevenir « celle d’avant ». Pour la metteuse en scène Anne-Laure Thumerel, le texte « se termine à l’aube du moment historique où la femme en a fini d’être l’Autre, le Deuxième. » Le texte est joué par Clara Ponsot, poignante comédienne qui a récemment incarné une autre mère ambiguë  : Marina Tsvetaeva. Isabelle Stibbe Glob Théâtre, 69 rue Joséphine, 33300 Bordeaux. Du 4 au 12 octobre 2019. Relâche le 7 octobre.
Entretien/Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre Concours européen de la chanson philosophique Conçu par Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre/mes Massimo Furlan Après avoir en 2010 recréé le Concours de l’Eurovision 1973 avec humour, Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre revisitent à nouveau le concept en réhabilitant l’union entre le savant et le populaire. D’où part le désir de ce spectacle ? Massimo Furlan  : La figure des intellectuels est de plus en plus stigmatisée, repoussée, mise à l’écart. Or, si une société ne se pense pas, elle ne peut pas fonctionner. Force est d’admettre qu’aujourd’hui, les signaux du malaise sont nombreux et indiquent notre besoin de la pensée. Voilà pourquoi nous voulons, d’une manière joyeuse, replacer la pensée au centre de l’agora. Pour cela, nous la camouflons à l’intérieur d’un objet qui ressemble à de l’entertainement télévisé, selon une formule populaire, qui rassemble, à ne pas confondre avec le populisme, qui divise. « L’idée de créer Gentry est née de notre envie de placer au centre du débat public la destruction progressive du réseau humain et social de notre ville  : Barcelone. Personne ne peut aujourd’hui ignorer qu’une partie de ses habitants (particulièrement les plus jeunes et les classes populaires) est reléguée à sa périphérie en raison d’une hausse inconsidérée des loyers. Ce phénomène, qui est devenu En quoi consiste ce grand débarras ? Pascal Rome  : Tout commence par l’affichage. Deux affiches co-existent, toutes deux en grand format, lettres noires sur fond jaune fluo, comme celles que l’on voit souvent dans les vide-greniers. Elles sont pratiquement identiques. L’une s’appelle « Le grand débarras. Un spectacle éparpillé par Opus et écarquillé par les Œils. » [ndlr  : collectif rennais qui crée l’habillage lumières], et invite clairement à un spectacle. La deuxième s’intitule « Grand débarras. Petit-vide grenier nocturne et pas pareil. » Ces deux affiches témoignent de Propos recueillis/Mos Maiorum Gentry Glob Théâtre/par le collectif Mos Maiorum Les membres du collectif Mos Maiorum dénoncent la gentrification de Barcelone. Une création de théâtre documentaire qui cherche à nous faire ressentir la réalité de ce phénomène. QG du FAB/de Pascal Rome Entretien/Pascal Rome Le Grand Débarras une réalité tangible de notre quotidien et de notre environnement, a pour conséquence de vider notre ville de ses habitants et de la transformer en parc d’attraction dédié au tourisme de masse. Un spectacle à deux dimensions Le cosmopolitisme et la richesse humaine, sociale, culturelle que nous connaissions Pour la première fois programmée au Festival des Arts de Bordeaux, la compagnie Opus propose un vide-grenier atypique conçu par Pascal Rome. Un théâtre hyper naturaliste où les décalages surprennent, avant un final éblouissant. Entretien/Marco Da Silva Ferreira Bisonte La Manufacture/chor. Marco Da Silva Ferreira S’agit-il d’un spectacle de vulgarisation philosophique ? Claire de Ribaupierre  : Prendre le populaire au sérieux ne signifie pas vulgariser, mais laisser les pensées à leur complexité en faisant en sorte qu’elles atteignent un public plus large que celui des avertis. Toutes les chansons ont été écrites par des philosophes. Pour la France, Philippe Artières, historien spécialiste des marges et de la micro-histoire a écrit une chanson hommage à Michel Foucault, Ballade des hommes infâmes ; Vinciane Despret, spécialiste des animaux et des relations entre les vivants et les morts, a écrit une chanson sur l’espoir et les lucioles notre démarche qui vise à conquérir deux publics différents  : un public qui va au spectacle, qui connaît le langage d’Opus entre le vrai et le faux, qui s’amuse à chercher des éléments de théâtre à travers 50 vrais stands, et un public qui pense venir à un vrai vide-grenier. Comment vont coexister les vrais vendeurs et les comédiens ? P.R.  : Est-ce qu’on dit tout ? Si je vous dis qu’il y a 12 comédiens, le risque est de les chercher. Disons qu’il y a un certain nombre de comédiens embusqués, fondus dans le paysage de Dans Bisonte, le chorégraphe portugais Marco Da Silva Ferreira prolonge son travail sur la culture urbaine débuté avec Hu(r)mano (2015). À travers la danse, il questionne son rapport au pouvoir et à la masculinité. Au sujet de votre pratique chorégraphique, vous évoquez souvent la « dimension sociale » des danses urbaines. Comment l’abordez-vous dans Bisonte ? Marco Da Silva Ferreira  : Après avoir créé dans Brother (2017) des ponts entre diverses danses tribales anciennes et des danses urbaines d’aujourd’hui, je m’intéresse dans Bisonte à l’expression dans les danses urbaines d’un phénomène flagrant dans les sociétés contemporaines  : l’absence de place pour l’émotion, pour l’intimité et la vulnérabilité. Et inversement, le culte du pouvoir, de la virilité. À partir de quelles danses avez-vous travaillé avec vos six interprètes ? M. D.S.F.  : J’ai provoqué une collision entre des danses et des règles qui ne se rencontrent pas dans la réalité. Je fais se rencontrer l’attitude du krump et du hip hop avec celle du carnaval et des états hystériques. Je cherche avant tout à créer des images à partir de divers références et stéréotypes, et à les mettre en friction avec D. R. Roger Rossell Kalimba M. José Caldeira Claire de Ribaupierre et Massimo Furlan. « Nous voulons, d’une manière joyeuse, replacer la pensée au centre de l’agora. » Massimo Furlan Le collectif barcelonais Mos Maiorum. avant la naissance de ce processus ont été remplacés par l’économie de l’hôtellerie, des commerces de souvenirs et des tours opérateurs. Après avoir exploré une problématique en profondeur, on se rend géné- Le Grand Débarras. « Ce qu’Opus propose, c’est un théâtre d’étonnement. » Marco Da Silva Ferreira. « J’ai provoqué une collision entre des danses et des règles qui ne se rencontrent pas dans la réalité » l’horizon d’attente suscité dans les danses urbaines. Cela grâce à trois danseurs masculins très normés, et à trois danseuses qui ne le sont pas du tout. Les genres deviennent alors fluides. qui continuent à briller. La philosophe italienne Michela Marzano, spécialiste du corps, a écrit une chanson sur la fragilité et la vulnérabilité. Et pour la musique ? M. F.  : Nous avons rencontré la Haute Ecole de musique de Lausanne, à qui nous avons demandé d’écrire onze tubes en réfléchissant au statut et aux caractéristiques de la musique populaire. Toutes les chansons sont chantées dans les langues originales. Ensuite, comme dans un classique concours, un orchestre, un chanteur et une chanteuse (aux costumes parfois extravagants) interprètent ces chansons de manière sérieuse. Il ne s’agit ni de se moquer, ni d’être cynique. Le public vote ainsi que le jury, différent à chaque représentation et composé d’intellectuels qui prennent la parole pour réfléchir le texte en direct. Ils ne sont pas là pour poser un jugement de valeur mais pour réfléchir à la source des textes. Propos recueillis par Catherine Robert Carré-Colonnes, place de la République, 33160 Saint-Médard-en-Jalles. Les 8 et 9 octobre 2019. ralement compte que les a priori simplistes que l’on pouvait avoir à son sujet se teintent d’une multitude de nuances. En travaillant sur Gentry, nous avions pour ambition de définir intellectuellement ce qu’est la gentrification, de mettre en évidence le plus rigoureusement et le plus objectivement possible ses causes et ses conséquences. Mais nous voulions également, et peut-être avant tout, créer une expérience théâtrale à travers laquelle le public puisse se plonger émotionnellement dans la réalité de ce phénomène. C’est la raison pour laquelle nous avons élaboré un spectacle à deux dimensions  : la première, analytique ; la seconde, poétique et lyrique. » Propos recueillis et traduits de l’anglais par Manuel Piolat Soleymat Glob Théâtre, 69 rue Joséphine, 33300 Bordeaux. Du 17 au 19 octobre 2019. vrais vendeurs, avec des tables, des objets, un habillage ordinaire. Mais on trouvera des incohérences, des exagérations, des invraisemblances. Ce qu’Opus propose, c’est un théâtre d’étonnement  : s’étonner de ce mélange entre le vrai, le faux, le peut-être vrai, le peut-être faux. En quoi le vide-grenier fournit-il de la matière théâtrale ? Est-ce le côté hétéroclite des objets, le rapport que l’on peut avoir à l’objet et au passé ? P.R.  : Bien sûr, et aussi la puissance esthétique et symbolique de l’objet, comment on se projette ou comment on projette l’objet dans une forme de transformation. Et puis les personnages  : les collectionneurs, ceux qui bichonnent des objets sans qu’on sache pourquoi, tout ce mystère humain qui est fascinant et qu’on va essayer de convoquer dans ce grand catalogue du dérisoire. Entretien réalisé par Isabelle Stibbe Le QG du faB, parc des sports Saint-Michel. Du 11 au 13 octobre. Cette question du genre est-elle très sensible aujourd’hui dans la société et la danse contemporaine portugaises ? M. D.S.F.  : Elle l’est en effet dans la société. Et au-delà du genre, ce sont toutes les expressions queer et la question de l’orientation sexuelle qui font l’objet de nombreuses réflexions. Le milieu artistique en est hélas un peu coupé. En tant qu’artiste, je considère comme étant de mon devoir de tenter de faire évoluer les mentalités. Propos recueillis par Anaïs Heluin La Manufacture, CDCN, 226 bd Albert 1 er, 33800 Bordeaux. Le 8 octobre. Festival International des Arts de Bordeaux Métropole, 9 rue des Capérans, 33000 Bordeaux. Du 4 au 20 octobre 2019, dans une trentaine de lieux. Tél. 09 86 40 07 29. fab.festivalbordeaux.com focus 45 la terrasse 279 septembre 2019



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 1La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 72