La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 20 la terrasse 279 septembre 2019 MAISON DES ARTS CRÉTEIL EdenDahoTour Sébastien Barrier Mois Kreyol/Cie Difé Kako Alonzo King LINES Ballet Mikael Serre/Friedrich Von Schiller Marion Lévy Festival Sons D’hiver JannGallois Emmanuel Demarcy Mota/Albert Camus Lucie Berelowitsch (LA) HORDE Théâtre de la Ville - Hors les murs Festival MegaCircus/Collectif sous le manteau Laurence Cordier/La Course folle Orchestre National d’Île-de-France Wang Chia-Ming Festival d’Automne à Paris Julien Desprez La Muse en Circuit Festival Kalypso/Kader Attou/Mourad Merzouki Élise Vigier/Marcial Di Fonzo Bo Festival International de Films de Femmes Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan Georges Appaix Théâtre de la Ville – Festival Faits d’Hiver Les Chiens de Navarre/Jean-Christophe Meurisse Peeping Tom Théâtre de la Ville - Hors les murs Guillaume Séverac-Schmitz/Jean-Luc Lagarce Biennale Nemo Opening « Festival Sors de ce corps » Ana Moura + Antonio Zambujo Festi’Val-de-Marne Dominique Pitoiset/Tracy Letts & 15 spectacles jeune public encart_Avignon_mac1920.indd 1 31/05/2019 16:33 Yueh Yueh Liu « Dear Life » Wang Chia-Ming. Entretien/Sandrine Lanno Le Cours classique Théâtre du Rond-Point/d’Yves Ravey/MES Sandrine Lanno Après avoir adapté le roman d’Yves Ravey avec Joël Jouanneau, Sandrine Lanno le met en scène en ménageant le suspense de cette enquête criminelle qui dissèque l’institution scolaire  : bonne rentrée ! Que raconte la pièce ? Sandrine Lanno  : L’histoire se passe dans un collège. Elle est simple comme un fait divers  : deux élèves décident de faire boire la tasse à leur professeur d’anglais, accompagnateur du cours de natation. Blague de potache ou tentative de meurtre ? Le « censeur des études » et le professeur principal de la classe, également « professeur d’acquisition des savoirs », mènent l’enquête. Le premier prend l’événement au pied de la lettre  : couler un prof est inadmissible et ce manquement à l’ordre est intolérable. Le second ne cautionne évidemment pas qu’on coule son collègue (qui, en plus, est un vieux copain), mais sa vision n’est pas la même que celle du censeur des études. Leur confrontation finit en duel dans le monde clos de ce collège qui ne fonctionne pas très bien, à l’instar de l’éducation nationale, qu’Yves Ravey connaît bien pour y avoir été professeur pendant longtemps. Comment avez-vous adapté le texte original ? S.L.  : à quatre mains, avec Joël Jouanneau. Dans ce texte, qui est un gros roman très peu dialogué, nous avons d’abord choisi de conserver tout ce que nous aimions et Joël a composé un canevas, peaufiné ensuite avec les acteurs au plateau. Le texte constitue une matière subtile mais aussi dense et complexe, notamment à cause du personnage du professeur d’acquisition des savoirs, dont l’histoire ressurgit, rappelant les humiliations qu’il a lui-même subies quand il était élève à l’école Régulière (sorte de double de l’école Normale), et qui voit dans le censeur des études la répétition de cet invariant autoritaire. Quelle est la nature de cet invariant ? S.L.  : La crainte et l’excès de zèle composent ensemble le terreau d’un rapport malsain au pouvoir et à l’autorité. L’éducation nationale est un endroit qui peut être asphyxiant et où cohabitent bêtise et bonté, indulgence Critique Sandrine Lanno met en scène Le Cours classique. « Le texte dissèque les rapports que nous entretenons avec le pouvoir, avec la hiérarchie. » et tyrannie et, presque toujours, une chose et son inverse. Et quand on porte à faux par rapport à son habituel fonctionnement, on est confronté à la médiocrité de la nature humaine. Mais le texte parle aussi de la volonté de certains d’échapper à cela. Plus généralement, le texte dissèque les rapports que nous entretenons avec le pouvoir, avec la hiérarchie, et la manière dont on peut être piégé par le silence qu’impose l’obéissance. Propos recueillis par Catherine Robert Théâtre du Rond-Point, 2 bis av. Franklin- Delano-Roosevelt, 75008 Paris. Du 4 au 29 septembre 2019 à 21h ; relâche les lundis et le 10 septembre ; dimanche à 15h30. Tél. 01 44 95 98 21. Des cadavres qui respirent Reprise/Théâtre Gérard Philipe/DE Laura Wade/traduction Kelly Rivière ET Blandine Pélissier/MES Chloé Dabert Les jeunes comédiennes et comédiens de l’AtelierCité du Centre dramatique national de Toulouse Occitanie investissent l’humour noir de l’autrice anglaise Laura Wade. Sous la direction de la metteuse en scène Chloé Dabert, ils présentent Des cadavres qui respirent  : une plongée dans les déchirures de nos existences contemporaines. Créé en 2005 au Royal Court Theatre, à Londres, Des cadavres qui respirent nous entraîne dans une ronde de cinq scènes reliées les unes aux autres par une série de cadavres. Une ronde à la temporalité disruptive, qui laisse entrevoir des relations de causes à effets litigieuses en associant le quotidien de sept personnages empêtrés dans l’ennui, le trauma, la violence… Pourtant, tout n’est pas noir dans le texte de Laura Wade, autrice née en 1977 dont on découvre ici l’écriture faite de vivacité et de grotesque, autant que de cruauté et d’effroi. Car si Des cadavres qui respirent présente le quotidien de femmes et d’hommes semblant avoir cessé de croire, depuis déjà longtemps, à la possibilité d’une existence dorée, cette pièce ne s’installe jamais dans le démonstratif ou le définitif. Elliptique, parsemé de trous et d’énigmes, ce puzzle théâtral créé la saison dernière au Théâtre de la Cité, à Toulouse, joue avec la mort en nous laissant le soin d’échafauder nos propres convictions au sujet de la succession des drames qui se présentent à nous. Un jeu de piste entre rire et violence… Ce sont Sélène Assaf, Thomas Bellein, Maud Gripon, Adrien Guitton, Thibaut Prigent, Simon Ribet et Mélissa Zehner, les membres de la promotion 2018/2019 de L’AtelierCité Giovanni Cittadini Cesi
Francois Passerini Benjamin Favrat New Settings #9 À Paris et en banlieue/Dispositif d’accompagnement interdisciplinaire Dispositif d’accompagnement de la fondation Hermès, New Settings poursuit son travail auprès d’artistes interdisciplinaires, confirmés ou émergents. Romance en stuc de Daniel Larrieu dans le cadre de NewSettings#9. nationale, partenaires historiques, mais aussi au théâtre de la Ville, à Cergy, Nanterre ou même à New-York, ils sont une quinzaine d’artistes ou compagnies à placer leur travail sous le signe d’une audace interdisciplinaire que la Fondation se fait fort de soutenir et encourager. Parmi eux, des figures établies – Mathilde Monnier ou Boris Charmatz notamment – et des artistes plus ou moins nouveaux dans le domaine à géométrie variable de l’émergence. Des spectacles inattendus Nous ne pouvons ici présenter tous les projets soutenus mais une sélection d’entre eux qui, nous semble-t-il, reflètera l’esprit de New Settings. D’un côté, parallèlement à quatre spectacles consacrés à Merce Cunningham et à une anthologie de la performeuse la Ribot, Daniel Larrieu recréera Romance en stuc, qu’il avait monté en 1985 pour le festival d’Avignon, et qu’il reprend ici avec de jeunes danseurs. Transmission et répertoire donc d’artistes (dispositif d’insertion professionnelle de jeunes actrices et acteurs), qui incarnent les différents protagonistes de ce jeu de piste entre rire et violence. Ils le font avec toute la précision, tout le sens du concret et toute l’agilité que nécessite l’écriture de la dramaturge anglaise. Ainsi, rien de superflu ou de grandiloquent dans cette suite de tranches de vie qui – d’une chambre d’hôtel aux locaux d’une société de garde-meubles, de l’appartement d’une auto-entrepreneuse à un pavillon de banlieue – nous parle de la pesanteur et des souffrances qui peuvent venir transpercer nos existences contemporaines. Centrant sa mise en scène sur le talent de ses jeunes interprètes, Chloé Dabert touche au qui ont tous posé une empreinte forte et singulière dans leur art. D’un autre côté, New Settings ne cesse d’arpenter les territoires de l’audace de la création contemporaine, comme en témoigneront les travaux de Xavier Veilhan, tel Compulsory figures évoquant le patinage artistique, ou de Gérard et Kelly, Ce ne sont pas moins de 18 spectacles qu’accompagnera la Fondation Hermès en ce premier trimestre de la saison 2019-2020, via son dispositif New Settings qui tend à s’installer comme un partenaire primordial des initiatives artistiques interdisciplinaires. Au centre Pompidou comme au théâtre de la Cité Intercréations in situ qui réfléchissent le rapport du couple à son environnement architectural, à la Villa Savoye à Poissy et dans l’atelier de Le Corbusier à Paris. Ou encore SELVE, travail anthropologique du GdRA, réalisé à partir de la vie d’une femme amérindienne wayana, ou Le corps des songes, seul en scène autobiographique et musical du chanteur tatoué Nosfell. L’inattendu est donc au cœur de ce dispositif New Settings, qui pourra également prendre la forme d’une rencontre au sommet, un Please Please Please écrit par Tiago Rodrigues pour Mathilde Monnier et La Ribot, qui danseront leur désarroi et leurs espoirs face à l’état de notre planète. Éric Demey À Paris et en banlieue parisienne, du 10 septembre au 14 décembre. Programme complet sur www.fondationdentreprisehermes.org Des cadavres qui respirent, mis en scène par Chloé Dabert. plus juste. La nouvelle directrice du centre dramatique national de Reims signe un spectacle d’une grande rigueur. Un spectacle qui offre la force de sa simplicité aux dislocations humaines autour desquelles se déploie le texte de Laura Wade. Manuel Piolat Soleymat Théâtre Gérard Philipe – Centre dramatique national de Saint-Denis, 59 bd Jules-Guesde, 93200 Saint-Denis. Du 9 au 13 octobre 2019, du mercredi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h. Tél. 01 48 13 70 00. Durée  : 1h30. Spectacle vu au Théâtre de la Cité - Centre dramatique national Toulouse Occitanie. opening night john cassavetes cyril teste du 20 au 23 sept. théâtre 21 la terrasse 279 septembre 2019



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