La Terrasse n°279 septembre 2019
La Terrasse n°279 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°279 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : opéra à 4 mains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
focus 12 la terrasse 279 septembre 2019 Nanterre-Amandiers, un théâtre de l’attention au monde En prise directe avec les turbulences du monde, Nanterre-Amandiers vise à s’élever contre un fatalisme monotone et atone, contre des normes qui étriquent le regard. Afin de promouvoir la curiosité et la réflexion, le Centre dramatique national célèbre la rencontre et met en œuvre des croisements singuliers entre diverses disciplines et démarches créatives. En conjuguant fidélité à une famille artistique et découverte de nouveaux talents. Entretien/Philippe Quesne Cultiver le jardin des possibles À la tête de Nanterre-Amandiers depuis 2014, Philippe Quesne poursuit jusqu’à la saison prochaine son aventure artistique et humaine, propice à de multiples croisements et rencontres entre disciplines. Comment définissez-vous la ligne artistique de cette saison ? Philippe Quesne  : Nous poursuivons depuis quelques années la même ligne, en compagnie d’artistes qui sont des créateurs qui écrivent pour la scène, des auteurs de spectacle au sens large, creusant chacun à leur manière un sillon singulier, tels Joël Pommerat, Milo Rau, Boris Charmatz, Jonathan Capdevielle, Gwénaël Morin, Théo Mercier… Chaque saison, des croisements féconds sont mis en chantier et relient la création scénique à une grande diversité de champs artistiques  : théâtre, danse, arts visuels, arts plastiques, cinéma, chant, musique, cirque… Nous avons constitué au fil du temps une famille artistique qui permet au spectateur de construire une relation nourrie à une œuvre, dans la durée. Nous proposons aussi de nombreux ateliers, et nous sommes heureux de compter plus de 30% de jeunes parmi notre public. Malgré les difficultés, il existe une quête humaine de spectacle vivant qui se porte paradoxalement bien, dans la curiosité et l’enthousiasme. L’an prochain, une importante rénovation du théâtre débutera et la saison sera donc programmée dans les ateliers-décors spécialement aménagés ainsi que hors les murs. Conception, scénographie et mes Philippe Quesne FarmFatale Philippe Quesne imagine une fable bucolique traversée de chants et musiques, où cinq épouvantails abandonnés tentent d’ouvrir une voie autre qu’une économie de marché. FarmFatale. Créée au Kammerspiele de Münich, cette fable néo-futuriste imaginée et conçue par Philippe Quesne s’insurge contre les menaces qui pèsent sur la planète de manière drôle et décalée, avec une forme de tendresse plus qu’avec violence. Sur la page immaculée du plateau, tout est possible ! « Cinq drôles d’épouvantails, grimés, masqués, aux voix déformées, avec de la paille qui dépasse, constatent la disparition de l’humain et essaient de se ressaisir et d’inventer ensemble un futur possible » confie Philippe Quesne. Avec trois acteurs de la troupe munichoise et deux complices fidèles  : Léo Gobin, Stefan Merki, Damian Rebgetz, Julia Riedler et Gaëtan Vourc’h. Agnès Santi Du 19 au 25 septembre 2019 à 20h30 sauf le 21 à 18h30 et le 22 à 16h, relâche lundi 23. Martin Argyroglo D’après Eschyle/MES Milo Rau Oreste à Mossoul Poursuivant son exploration de la violence, Milo Rau monte une Orestie moderne avec des comédiens irakiens et européens. Mossoul. Philippe Quesne, directeur de Nanterre-Amandiers, Centre dramatique national. « Il existe une quête humaine de spectacle vivant qui se porte paradoxalement bien. » Milo Rau, le directeur du NTGent, met en scène l’engrenage de la violence à l’œuvre dans l’Orestie d’Eschyle en Irak, à Mossoul, déclarée capitale du califat de l’État Islamique de 2014 à 2017. Comme dans ses précédents spectacles, Les Procès de Moscou (2013) ou Le Tribunal sur le Congo (2015), le metteur en scène d’origine suisse appelle le réel à la barre, au sens littéral puisque la troisième partie convoque un tribunal destiné à trancher cette question brûlante  : faut-il pardonner ou tuer les anciens combattants de Daech ? Si la trilogie d’Eschyle décrit la naissance de la civilisation à travers le pardon, pour Milo Rau, poser la question de la fin de la violence dans le contexte chaotique du nord de l’Irak aujourd’hui rend la question proprement tragique. Isabelle Stibbe Du 10 au 14 septembre 2019 à 20h30, sauf le 12 à 19h30, le 14 à 18h. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Lire notre entretien avec Milo Rau dans ce numéro. NTGent Stadstheater Conception et réalisation Jean-Luc Godard Manuel Obadia-Wills Le Livre d’image Le dernier film de Godard et des œuvres multiformes du cinéaste suisse seront à découvrir dans tous les espaces du théâtre. Le Livre d’image de Jean-Luc Godard. De Godard on connaît bien sûr les tubes de l’époque Nouvelle Vague – À bout de souffle, Pierrot le Fou, le Mépris…–, mais beaucoup moins les documentaires dits expérimentaux et essais cinématographiques qu’il livre depuis. Le Livre d’image a reçu la palme d’or spéciale du jury au festival de cannes 2018. Œuvre construite à partir d’archives du cinéma et des arts, accolées, retravaillées, baveuses pour certaines, repeintes pour d’autres, accompagnées d’objets sonores, de musiques, sons et voix qui surgissent des quatre coins de la salle, ce Livre d’image se penche sur notre présent à travers la mémoire du cinéma. Des œuvres du cinéaste investiront en outre l’ensemble du théâtre pour faire de ce Livre d’image une véritable somme sur les traces du génie suisse. Éric Demey Les vendredis, samedis et dimanches entre le 4 et le 20 octobre 2019. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Quelles sont les lignes de force de cette saison ? P.Q.  : Il est frappant de constater que chaque saison des axes thématiques émergent, explorés par les artistes de manière délibérée ou parfois indirecte. Cette année, la relation à la nature et les menaces qui pèsent sur la planète se révèlent centrales. FarmFatale, la création que je propose en septembre, en est un exemple. Le théâtre est un art conçu pour aborder les grands drames de la société, et cette mise en danger de notre habitat et de nos ressources en est un. L’inquiétude pour le futur se traduit aussi à travers une thématique toujours plus actuelle  : la porosité entre l’homme et la machine, entre l’humain et le non humain. La présence de robots dans la pièce de Joël Pommerat crée à cet égard une atmosphère troublante, ambiguë. Tout comme celle de masques dans la pièce de Jonathan Capdevielle qui s’empare de Sans famille d’Hector Malot. Votre programmation est ouverte aux sciences humaines à travers l’accueil régulier de chercheurs. Qu’apporte cette ouverture à la vie du théâtre ? P.Q.  : Depuis 2014, nous entretenons notamment un compagnonnage avec Bruno Latour, philosophe et anthropologue. Les rendez-vous que nous organisons avec des chercheurs en sciences humaines nourrissent les esprits et nous alertent. Les scientifiques et les artistes trouvent à travers ces rencontres un terrain d’entente  : les premiers inspirent les derniers. Et les artistes peuvent faire passer un message, trouver des modes d’expression alternatifs qui touchent le spectateur. De même, Marielle Macé, auteure associée au théâtre, s’empare avec talent de cette question des manières de vivre et d’habiter le monde. Les artistes ne sauvent pas le monde, mais ils expriment parfois des lueurs de lucidité, de poésie. Ils sont un relais qui anticipe et qui alerte. Propos recueillis par Agnès Santi CasaAzulFilms-Ecran Noir chor. Boris Charmatz infini Après ses vertigineux 10 000 gestes, Boris Charmatz se confronte à la démesure de l’infini. infini de Boris Charmatz. Boris Charmatz n’était plus apparu dans ses créations depuis qu’il était à la tête du Musée de la danse. Aujourd’hui directeur d’une compagnie indépendante, il retrouve pour infini la scène aux côtés de cinq autres artistes d’exception  : Regis Badel, Raphaëlle Delaunay, Maud le Pladec, Solène Wachter et Fabrice Mazliah. Dans ce nouvel opus mené tambour battant, les danseurs comptent à haute voix, sans cesse, vers l’infiniment petit ou l’infiniment grand. Tandis que les nombres s’égrènent, ils croisent notamment des dates de moments historiques ou intimes, et traversent des états de corps qui génèrent une prolifération de mouvements. Après ses éblouissants 10 000 gestes, qui déjà confrontaient la danse à l’abstraction mathématique et à la démesure, le chorégraphe signe une nouvelle pièce vertigineuse qui interroge notre rapport au temps. Delphine Baffour Du 13 au 16 novembre 2019. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Marc Domage
Vanessa Court Santeri Tuori D’après Hector Malot/mes Jonathan Capdevielle/spectacle jeune public (à partir de 8 ans) Rémi Jonathan Capdevielle est de retour avec le héros de Sans famille, Rémi. Rémi réinventé par Jonathan Capdevielle. Rémi, le héros du roman d’Hector Malot, popularisé par ses adaptations en films, en séries, en manga, en BD, est un jeune garçon abandonné, vendu à un saltimbanque nommé Vitalis, avec la troupe duquel il va accomplir un voyage initiatique. Jonathan Capdevielle conçoit son spectacle en deux parties. La première avec quatre interprètes, l’utilisation de masques et un environnement sonore de plus en plus présent, conduit à la seconde, qui prend la forme d’un récit audio, destiné à être écouté chez soi ou au théâtre. Des costumes et masques évoquant les fêtes rituelles à la clé USB, en passant par l’art de la SAPE, c’est toute l’inventivité foklorique et innovante de Capdevielle qui sera mise au service d’un récit de quête d’identité. Éric Demey Du 21 au 30 novembre 2019, relâche le 25. Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris. Texte et mes Joël Pommerat Contes et légendes À travers de petits contes concrets et fantastiques, Joël Pommerat ausculte les affres de l’identité adolescente. Joël Pommerat retourne en enfance. Joël Pommerat revient en enfance – un de ces thèmes de prédilection –, à l’âge des transformations radicales qu’adolescents et préadolescents vivent dans leurs corps et dans leurs esprits. Il y trouve l’occasion de poursuivre son observation des valeurs, des relations et des identités contemporaines. Pour ce faire, il choisit l’artifice de robots androïdes, dont la présence sert de révélateur dramaturgique à cette enquête sur la constitution des personnalités. « À rebours du sensationnalisme de la SF et des scénarios de la peur, il observe, en anthropologue du futur, une série possible d’interactions sociales, familiales et affectives entre adolescents, adultes et robots androïdes », renouvelant une fois encore la singularité de son théâtre. Catherine Robert Du 9 janvier au 14 février 2020. Sylvain Couzinet-Jacques D. R. De Mathieu Riboulet/MES Hubert Colas Nous campons sur les rives Frédéric Leidgens et Thierry Raynaud prêtent leur chair et leur voix à l’écriture ultrasensible de Mathieu Riboulet. Le metteur en scène Hubert Colas. « Les fantômes ne nous sont pas hostiles. Il n’y a que les hommes de pouvoir et les hommes d’Eglise pour penser que les fantômes sont nos ennemis », écrit Mathieu Riboulet. C’est au fantôme élégant et discret de cet écrivain « dont on se transmet le nom comme un talisman ou un signe de reconnaissance » qu’Hubert Colas a choisi de rendre hommage, en confiant au comédien Frédéric Leidgens le soin de faire entendre Nous campons sur les rives, fruit d’une allocution commandée à l’auteur par l’historien Patrick Boucheron en 2017. Second volet du diptyque  : Thierry Raynaud met sa grâce et sa dextérité au service de l’écriture de Mathieu Riboulet, écrivain trop tôt disparu. Catherine Robert Du 23 janvier au 9 février 2020. D’après l’œuvre de Dieter Roth/mes Christoph Marthaler Das Weinen (das Wähnen) Christoph Marthaler rend hommage à son maître Dieter Roth et à ses « ruminations » littéraires et poétiques. Le metteur en scène Christoph Marthaler. Dieter Roth occupe une place de choix dans le panthéon personnel de Christoph Marthaler. En 1980, ce célèbre plasticien et performer offre au jeune Marthaler, déjà musicien mais pas encore metteur en scène, un exemplaire de son livre Das Weinen. Das Wähnen (Tränenmeer 4). Depuis, Marthaler n’a eu de cesse d’alimenter ses propres créations avec des références aux œuvres de son maître, particulièrement préoccupé – comme ses œuvres plastiques périssables en témoignent –, par la lente érosion liée au temps qui passe. Quarante ans après leur rencontre, Christoph Marthaler a donc choisi de transposer Das Weinen (Das Wähnen) dans l’espace du plateau en rendant hommage à l’artiste germano-suisse. Catherine Robert Du 24 au 30 avril 2020. Erwan Fichou et Théo Mercier Sylvie Friess Chor. Marco Berrettini No Paraderan Une pièce qui fit les riches heures de la critique et de la compagnie de Marco Berrettini. No Paraderan. Quinze ans après, qu’est-il advenu de cette parade des egos, de ce défilé des vanités qui bouscula le petit milieu du spectacle vivant avec tout ce qu’il faut de questions posées sur la représentation ? Déjà, en affichant sa pièce comme une adaptation de Parade, créé par les Ballets Russes en collaboration avec Jean Cocteau et Pablo Picasso, Marco Berrettini brouillait les pistes. Au final, on pénétrait dans une micro-société, presque du point de vue des coulisses ou de l’envers du décor. Les corps y étaient apprêtés, et se glissaient dans les habits du théâtre, du show et du show-biz avec un sens du décalage certain. Avec cette recréation, saura-t-on mieux si l’on assiste à un spectacle de danse, de théâtre, à un divertissement… ou simplement à des adieux ? Nathalie Yokel Du 29 au 31 janvier 2020. Texte de Jonathan Drillet/conception et mes Théo Mercier ET Steven Michel Big Sisters Big Sisters de Théo Mercier et Steven Michel se penche sur les effets de l’ouverture de notre psyché aux objets connectés. Big Sisters. Théo Mercier et Steven Michel n’en sont pas à leur coup d’essai. Après Affordable Solution for Better Living, primé d’un Lion d’argent à la Biennale de Venise 2019, le plasticien metteur en scène et l’artiste danseur remettent le couvert autour de la question de la surveillance qu’opèrent sur nos vies les objets connectés. Spectacle pluridisciplinaire à cheval entre le théâtre, la danse, l’installation plastique, Big Sisters reprend et détourne le fameux Big Brother orwellien et met en scène, sur un texte de Jonathan Drillet, quatre femmes et les objets connectés auxquels elles confient leurs désirs et leurs secrets. Dématérialisation des corps, pulvérisation de l’intime dans les nuages connectés, Big Sisters dépeint l’inéluctable expansion du pouvoir de l’invisible. Éric Demey Du 12 au 16 mai 2020. D. R. D’après Antonin Artaud/mes Gwenaël Morin Le Théâtre et son double Gwenaël Morin s’inspire d’Antonin Artaud pour sa nouvelle création. Gwenaël Morin se confronte à Antonin Artaud. Après Re-Paradise, son spectacle revisitant le Living Theater, présenté l’an dernier à Nanterre-Amandiers, Gwenaël Morin s’attaque cette fois à Antonin Artaud. Le Théâtre et son double lui sert de programme. Suivant l’injonction d’en « finir avec la poésie écrite », le metteur en scène s’est assigné un chantier « dont l’objet est de renouer avec un sentiment d’urgence pour restituer au théâtre sa puissance d’actualisation ». En neuf propositions théâtrales correspondant à la liste établie par Artaud au chapitre « Le Théâtre de la cruauté », Gwenaël Morin convoquera tout à la fois Shakespeare, Léon-Paul Fargue mais aussi le Zohar, le marquis de Sade ou la Bible… Un pari ambitieux à la mesure de cet adepte du théâtre permanent. Isabelle Stibbe Du 10 au 28 mars 2020. Et aussi – Test 4, conférence sur l’impact de l’humour et de la théorie des humeurs d’Hippocrate sur le régime de la communication dans l’art et du jeu comme restauration du sacré, par Vimala Pons, le 21 septembre 2019. – Désordre du discours, d’après L’Ordre du discours de Michel Foucault, prononcé au Collège de France le 2 décembre 1970, conception Fanny de Chaillé, les 6 et 7 novembre 2019. – Pillow Talk, installation immersive, conception et mise en scène Begüm Erciyas, du 13 au 16 novembre 2019. – Conférences-performances de Bruno Latour et Frédérique Aït-Touati, Inside le 23 novembre 2019, Moving Earths le 7 décembre. – Monument 0.6  : HETEROCHRONIE/Palermo 1559–1920, conception et direction artistique Eszter Salamon, du 1er au 4 avril 2020. – Jamais labour n’est trop profond, conception et performance par Thomas Scimeca, Anne-élodie Sorlin, Maxence Tual, Louise Orry-Diquéro, du 23 au 30 avril 2020. – Violences, conception Léa Drouet, du 13 au 16 mai 2020. – Quel bruit fait le soleil lorsqu’il se couche à l’horizon ? Conception Guillaume Aubry, du 14 au 16 mai 2020. – DJ Set, techno chantée, mix & vocals, Rebeka Warrior, le 16 mai 2020. – Crash Park, la vie d’une île, conception, scénographie et mise en scène Philippe Quesne, du 9 au 13 juin 2020. – Cabane, performance musicale et lumineuse, Yves Godin & Alexandre Meyer, juin 2020. Nanterre-Amandiers, Centre dramatique national, 7 av. Pablo-Picasso, 92000 Nanterre. Tél. 01 46 14 70 00. www.nanterre-amandiers.com focus 13 la terrasse 279 septembre 2019



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 1La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 279 septembre 2019 Page 72