La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 80 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) MLKing 306 (Lorraine Motel) Le 11 Gilgamesh Belleville/texte et mes Mathieu Létuvé Son précédent opus, Raging Bull, avait marqué le public du off. Après Jake LaMotta, le Caliband Théâtre revient avec une figure incontournable de l’Amérique du xx e siècle  : Martin Luther King. La chambre 306 du Lorraine Motel est celle devant laquelle Martin Luther King s’effondra, le 4 avril 1968, sous les balles de James EarlRay. Ce n’est pas un hasard si le titre du nouveau spectacle de Mathieu Létuvé reprend à son compte les lieux de la tragédie. La réflexion sur l’espace est en effet au cœur de la mise en scène  : dans un jeu constant entre intérieur et extérieur, on se retrouve aussi bien sur la scène de crime que dans l’espace clos d’une chambre, figurant tour à tour les chambres d’hôtels où le pasteur était de passage et le tueur en cavale, ou sa cellule. Avec la vidéo, les allées-venues sont Le roi nu L’Ilôt chapiteaux/d’après Evguéni Schwartz/mes Guy Theunissen Sur l’Île de la Barthelasse, Le roi nu monté par les Belges des Baladins du miroir montre combien le théâtre gagne à se promener sous un chapiteau. Les Baladins du miroir est une compagnie belge de théâtre itinérant, née au début des années 1980, qui ballade sur les chemins, depuis bientôt quarante ans, son désir de faire un théâtre populaire, convivial, festif et, bien sûr, de qualité. À l’heure où le théâtre « entre les murs » se languit de perdre le contact avec ce fameux peuple qu’il désirerait tant, il y a chez ces nomades du théâtre un esprit unique, un véritable sens de la fête théâtrale dont chacun pourrait bien s’inspirer. Sous le très beau chapiteau des Baladins du miroir, on peut emporter son verre et boire pendant la représentation, on peut également ensuite y manger, au milieu des caravanes et des roulottes qui laissent planer une ambiance de troupe à la joie contagieuse, agrémentée de cet esprit belge baigné de surréalisme qui interdit de jamais se prendre complètement au sérieux. Un spectacle drôle et parfaitement rythmé Le roi nu est une création bien rodée de 2017. Les Baladins ont confié la mise en scène à Guy Theunissen, ami et directeur de la Maison Ephémère. Travaillant comme d’habitude sur des textes dits de répertoire, ils se sont tournés vers Evguéni Schwartz, auteur russe dont ce roi nu fut interdit de son vivant. Trois contes d’Andersen s’y télescopent  : La Princesse au petit pois, Le Roi est nu, et La Princesse et le porcher, qui en structure la trame narrative. Celle-ci est simple  : une princesse tombe amoureuse d’un porcher, mais sa mère veut la marier avec « le Roi d’à côté ». Le porcher ne s’en laisse pas compter et, avec la princesse, tente de faire échouer ces épousailles forcées. On suit donc les tribulations nombreuses, l’espace et le temps se dilatent et nous promènent au cœur d’un récit, qui, par fragmentations et mélange entre fiction et documentaire, reproduit la mécanique fatale qui lia ces deux destins. Habilement, le texte procède, telle une enquête policière, à l’autopsie des événements en combinant les points de vue. Autopsie d’une certaine Amérique Ainsi, la reconstitution du meurtre amène à revivre deux facettes de l’Amérique des années soixante, tiraillée entre haine raciale et libéralisme grandissant, sur fond de misère Le roi nu à l’Îlot chapiteaux. des amoureux au milieu de la cour du « Roi d’à côté », avec son Premier ministre croulant, sa fantasque ministre des Tendres sentiments, ou encore sa délirante chroniqueuse officielle. Place au burlesque et à la musique live, à une énergie de tous les instants et à une science consommée du respect du texte agrémenté de traits d’actualité. Dans une scénographie aux motifs Mondrian, habile et mobile, ils sont 14 sur scène, musiciens et comédiens, dans un spectacle drôle et parfaitement rythmé, aux innombrables costumes, et à l’énergie communicative. Un modèle de théâtre simple, direct et généreux. éric Demey Avignon Off. L’Îlot chapiteaux, Île de la Barthelasse. Du 6 au 21 juillet 2019 à 17h. Relâche les 8 et 15. Tél. 07 85 78 40 88. Compétences et métiers techniques Formez-vous ! www.cfpts.com www.cfa-sva.com 01 48 97 25 16 Jean-Pierre Estournet Une nuit dans la vie et la mort de Martin Luther King. sociale et d’appel à la non-violence. Le compte à rebours a commencé et les deux protagonistes rejouent les moments clés de leur existence. La danse et le chant ont une importance capitale pour figurer le combat acharné, et faire entendre, à travers le gospel et le blues, des hymnes contre le racisme et la ségrégation. Frédérique Faula, qui fut l’an passé un formidable taureau enragé, porte sa danse hip hop et martiale au cœur des combats intimes et collectifs de l’homme de paix. Entretien/Alexandra Badea Burnout Les comédiens passent de la narration aux personnages sans s’enfermer dans un rôle, pour mieux porter, de façon universelle, les questionnements liés au parcours de chacun et en donner, peut-être, un écho vers notre actualité. Nathalie Yokel Avignon Off. 11 Gilgamesh Belleville, 11 bd Raspail. Du 5 au 26 juillet 2019 à 20h30. Relâches les 10 et 17 juillet. Tél. 04 90 89 82 63. 11 Gilgamesh Belleville/d’après Alexandra Badea/mes Marie Denys Compagnie dont le projet s’articule autour des écritures contemporaines, Le Plateau Ivre s’empare de Burnout d’Alexandra Badea. Une pièce au sein de laquelle les artistes vosgiens insèrent un fragment d’Extrêmophile, autre œuvre de l’auteure d’origine roumaine. Comment est née Burnout ? Alexandra Badea  : J’ai écrit Burnout au moment des vagues de suicide dans les entreprises françaises. On entendait à la fois un discours politique qui nous incitait à travailler plus pour gagner plus, et on apprenait, chaque jour, le suicide d’un salarié sur son lieu de travail. Je voulais comprendre d’où venait cette souffrance, comment les êtres se sentent écrasés par les injonctions qu’on leur délivre… Au départ, je prévoyais simplement de m’appuyer sur les phrases de ce discours politique. Puis, j’ai utilisé des concepts de management des ressources humaines. J’ai mis en scène ces deux aspects dans un moment crucial de la vie d’un salarié  : l’évaluation annuelle. On suit ainsi une évaluée et un évaluateur avant, pendant et après leur entretien. Ils ne se parlent pratiquement que par des questionnaires formatés. Le spectateur se glisse dans leur tête. On est pris dans leur monologue intérieur. La compagnie Le Plateau Ivre associe ce texte à une autre de vos pièces  : Extrêmophile… A. B.  : Extrêmophile parle de la crise existentielle, ce moment où on se demande si on a fait les bons choix, si on a la vie qu’on rêvait d’avoir. Les trois personnages – une chercheuse, un politique et un pilote de drone – ne se rencontrent jamais, mais sont liés par des mêmes questionnements qui les poussent à effectuer un virage, à sauver quelque chose qui était en train de se perdre. Burnout et Extrêmophile parlent de la relation de l’individu avec son travail, de la crise Burnout, de l’auteure Alexandra Badea. « Burnout et Extrêmophile parlent de la relation de l’individu avec son travail, (…) du besoin de se reconnecter à un idéal perdu. » de conscience, de la perte de repères, du besoin de se reconnecter à un idéal perdu. Les formes sont assez différentes. Extrêmophile est peut-être plus poétique. Burnout s’approche davantage d’un manifeste générationnel. Quelle impulsion sous-tend votre écriture ? A. B.  : Je ne cherche jamais des sujets. Je pars de quelque chose qui me fait violence. Un élément extérieur qui m’obsède, qui entre dans mon espace intérieur. J’ai d’abord besoin de comprendre. J’effectue un long travail de documentation lors duquel des personnages, des mouvements narratifs ou des situations s’articulent. Puis, je pars en écriture. Je travaille beaucoup sur la musicalité des mots, sur le rythme du langage. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Avignon Off. 11 Gilgamesh Belleville, 11 bd Raspail. Du 5 au 26 juillet 2019 à 16h55. Relâche les 10, 17 et 24 juillet. Tél. 04 90 89 82 63. Arnaud Bertereau D. R.
Le 11 Gilgamesh Belleville est de retour ! Du 05 au 26 juillet au Festival Off d’Avignon Salle 1 Vilain ! En famille Alexis Armengol Théâtre à cru J’ai rencontré Dieu sur Facebook AhmedMadani Madani Compagnie La mécanique du hasard En famille D’après Louis Sachar, Catherine Verlaguet, Olivier Letellier Théâtre du Phare Vies de Papier En famille Benoît Faivre, Kathleen Fortin, Pauline Jardel, Tommy Laszlo La Bande Passante Burnout Alexandra Badea, Marie Denys Le Plateau Ivre Pronom En famille Evan Placey, Guillaume Doucet Le groupe vertigo MLKing 306 Mathieu Létuvé Caliband Théâtre Hamlet D’après William Shakespeare Jérémie Le Louët Compagnie des Dramaticules Salle 2 Hercule à la plage Création En famille Fabrice Melquiot, Mariama Sylla Théâtre Am Stram Gram - Genève Ma Colombine Première française En famille Fabrice Melquiot, Mariama Sylla Théâtre Am Stram Gram - Genève Crocodiles En famille D’après Fabio Geda, Cendre Chassanne, Carole Guittat Compagnie Barbès 35 Le Dernier Ogre Marien Tillet Compagnie Le Cri de l’Armoire Antioche Sarah Berthiaume, Martin Faucher Théâtre Bluff – Québec Et le cœur fume encore Margaux Eskenazi, Alice Carré La Compagnie Nova & FAB - Fabriqué à Belleville DU BRUIT (et de fureur) D’après Joy Sorman, Hélène Soulié Compagnie Exit Swanns’inclina poliment D’après Marcel Proust, Nicolas Kerszenbaum Compagnie « franchement, tu » Hors les murs Les Imposteurs Alexandre Koutchevsky, Jean Boillot NEST – CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est Salle 3 Laterna magica Première française D’Ingmar Bergman, Dorian Rossel Delphine Lanza Compagnie STT (Super Trop Top) Oliver En famille Julien Rocha Compagnie Le Souffleur de Verre Le Petit boucher Stanislas Coton, Agnès Renaud Compagnie L’Esprit de la Forge À ceux qui nous ont offensés Jérémie Lefebvre, Carine Bouquillon Grand Boucan Qui va garder les enfants ? Nicolas Bonneau, Fanny Chériaux, Gaëlle Héraut, Compagnie La Volige Les secrets d’un gainage efficace Création collective Les Filles de Simone Orphelins Dennis Kelly, Sophie Lebrun, Martin Legros La Cohue Le rouge éternel des coquelicots Création François Cervantes Compagnie L’Entreprise Gilgamesh Belleville 11avignon.com 11, Boulevard Raspail - Avignon 04 90 89 82 63



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