La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 66 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) Madame Guillotin création de pierrette dupoyet théâtre albatros – 14 h 30 Réservation  : 06 87 46 87 56 Retrouvez Pierrette DUPOYET dans 2 autres spectacles 11 h 35  : Apollinaire, au revoir, adieu… (théâtre buffon) 17 h 55  : Le Don, la vie après la vie (théâtre de la luna) CLAIRE MERVIEL PRODUCTION PRÉSENTE EN ACCORD AVEC PASCAL PRODUCTIONS CAMILLE CLAUDEL DE L’ASCENSION À LA CHUTE ÉCRIT ET MIS EN SCÈNE PAR WENDY BECKETT CHORÉGRAPHIES DE MERYL TANKARD 15H30 5—28 JUILLET RELÂCHES LES 11, 17, 24 #OFF19 A Silver Factory. Je ne suis pas narcissique Atelier 44/Conception et mes Alain Klinger, en collaboration avec Chloé Mons/dramaturgie alain klinger et sophie rockwell À partir d’interviews d’actrices récoltés dans la presse féminine, Sophie Rockwell et Alain Klinger imaginent avec et pour la comédienne Chloé Mons un poème musical. Une partition incantatoire qui questionne la figure de l’Actrice. Chloé Mons n’est pas seulement la « veuve de ». Si elle dit volontiers avoir partagé sa vie avec Alain Bashung et avoir enregistré avec lui Le Cantique des cantiques (2002), la chanteuse et comédienne a toujours multiplié les expériences. Elle s’est aventurée dans des registres divers. Elle poursuit ainsi son parcours avec les auteurs, compositeurs et interprètes Sophie Rockwell et Alain Klinger, débuté en 2016 à travers la pièce Je n’ai rien contre le réveillon. Elle incarne cette fois la quintessence de la star hollywoodienne. Une Marilyn ratée, dévorée par son désir de célébrité. Grâce à une poésie déstructurée, à la fois surréaliste et quotidienne, elle questionne autant le poids des mots que celui des apparences. Je ne suis pas narcissique ne se laisse pas définir aisément. Hommage à celles qui font rêver, il est aussi une critique du star system. Une sorte de pamphlet. Tragédie des apparences « Assemblage émancipé de tout discours logique, à la frontière du sens, comme une tentative d’épuisement à la Pérec », ce seul en scène est pareil à une chanson. Avec son refrain, ses leitmotivs, il dit la tragédie, le vide qui se cache derrière les stars dont les images remplissent les magazines féminins, source principale d’inspiration pour les auteurs du texte. Dépendante à l’extrême du regard des autres, le personnage de Chloé Mons « nous tend sa perche à selfie ». Il interroge ainsi notre place de spectateur. Notre regard dont le spectacle a besoin pour exister, de même A Silver Factory Théâtre de l’Entrepôt/texte et mes Clara Le Picard Présenté comme « vitrine de la Région PACA », A Silver Factory revient sur la parenthèse enchantée de la fabrique artistique créée à New-York par Andy Warhol. On y croisait le maître du pop art bien sûr. Mais aussi Lou Reed et son Velvet Underground. Ou encore Mick Jagger, Dennis Hopper, Truman Capote... Bref des superstars en devenir et d’autres déjà établies. Dans les années 60, la Silver Factory, atelier de 450 m² peint couleur argent, où étaient produites les fameuses sérigraphies de Warhol, servait aussi de repère à une jet-set underground new-yorkaise qui y mêlait esprit de fête et effusion créative. Sous la direction de Clara Le Picard, la Compagnie à Table propose à travers les œuvres qui y ont été créées une plongée rétrospective dans cette aventure à nulle autre pareille. Utopie de création collective Nous sommes donc à New-York, entre 1964 et 1968. Sur scène, « un ampli, une guitare électrique, deux micros, divers instruments de musique. Valentine Carette et Franck Williamentre souvenirs personnels et recherches historiques nous racontent leur quête de la Silver Factory ». Les deux artistes cherchent à saisir l’esprit et les paradoxes d’un lieu où l’utopie de créations collectives croisait la figure tutélaire et envahissante du pape de la pop art. Dans ses excès, ses contradictions, mais aussi dans ce que cette aventure dit d’une époque disparue. éric Demey Avignon Off. Théâtre de l’Entrepôt, 1 ter bd Champfleury. Du 17 au 21 juillet 2019 à 22h. Tél. 04 90 86 30 37. Chloé Mons dans Je ne suis pas narcissique. que la star qui n’est rien sans ses groupies. Sans les photos et les éloges de ses fans, qui ne font pas que confirmer son existence, mais qui la recréent en permanence. Dans Je ne suis pas narcissique, le drame vient de cette mutation incessante. De cette inconstance qui éclate les codes du théâtre comme ceux de la chanson. Anaïs Heluin Avignon Off. Atelier 44, 44 rue Thiers. Du 5 au 25 juillet 2019 à 13h. Relâche le mardi. Tél. 04 90 16 94 31. P.Le Picard Ludovic Sarmento
Christophe Raynaud de Lage Barbara BuchmannCatherine Germain dans Le Rouge éternel des coquelicots. Eleonora Romeo, metteure en scène de Lampedusa Beach. Le Rouge éternel des coquelicots 11 Gilgamesh Belleville/texte et mes François Cervantes La magistrale et intense Catherine Germain interprète le texte composé par François Cervantes à partir de conversations avec Latifa Tir, Marseillaise des quartiers Nord qui raconte sa vie et sa ville. Le Rouge éternel des coquelicots est le deuxième épisode d’un chantier mené depuis 2013 à partir des conversations avec les habitants des quartiers Nord de Marseille. Interprété par Catherine Germain, le monologue né de ce travail est un hommage à Latifa Tir, dont la vie symbolise l’histoire de Marseille, cette ville dont le seul monument est son peuple. Installé en face du théâtre du Merlan, Propos recueillis/Eleonora Romeo Lampedusa Beach Théâtre des Carmes - André Benedetto/de Lina Prosa/mes Eleonora Romeo Avant de mettre en scène Lampedusa Snow et Lampedusa Way, Eleonora Romeo dirige Stefania Ventura dans Lampedusa Beach, premier volet de La Trilogie du Naufrage de l’auteure italienne Lina Prosa. « J’ai lu pour la première fois La Trilogie du Naufrage, de Lina Prosa, à la fin de l’année 2013. Ces trois textes, avant tout poétiques, ont suscité en moi de multiples émotions. En même temps que je les découvrais, je constatais autour de moi la montée de l’intolérance et la banalisation de thèses ouvertement racistes, notamment sur les réseaux sociaux, où j’assistais à un flux continu de commentaires haineux à propos des migrants. Faire résonner ces trois histoires en les mettant en scène, c’est pour moi questionner l’humanité plus ou moins enfouie en chacun des spectateurs. Ces récits ne se veulent pas moralistes, mais évoquent la décadence de nos sociétés occidentales. En perdant leurs valeurs d’hos- le snack de Latifa a servi de cantine à François Cervantes, qui a recueilli, entre autres paroles des habitants des quartiers Nord, celles de cette femme dont les parents sont arrivés à Marseille dans les années 50. À Marseille, ou partout… « Son snack, c’est l’essentiel, c’est sa vie », dit l’écrivain et metteur en scène qui a écouté et retranscrit les mots de celle qui, en racontant sa vie, narre toutes celles des relégués du « grand Nord » où sont entassés tous ceux qu’on compte pour rien et dont on méprise autant la mémoire que les rêves. Catherine Germain, qui interprétait le rôle de Latifa dans L’épopée du grand Nord, spectacle qui réunissait plusieurs de ces figures ignorées, le reprend aujourd’hui, et anime de sa magnétique présence ce monologue « qui se détache de son territoire et qui voyage dans l’espace » puisque, remarque François Cervantes, « les quartiers Nord sont partout ». Catherine Robert Avignon Off. 11 Gilgamesh Belleville, 11 bd Raspail. Du 5 au 26 juillet 2019 à 22h15 ; relâche les 10, 17 et 24 juillet. Tél. 04 90 89 82 63. À partir de 12 ans. pitalité et d’entraide, nos sociétés sont, elles aussi, en train de faire naufrage. Une descente aux abîmes À travers Lampedusa Beach, Lampedusa Snow et Lampedusa Way – pièces écrites respectivement en 2003, 2012 et 2013 – les migrants morts au cours de leur exil retrouvent temporairement la parole et une identité. Dans Lampedusa Beach, Shauba lutte contre les flots. Sa descente aux abîmes donne lieu à un corps à corps avec cet élément primordial qu’est la mer. Le naufrage est comme un gouffre qui s’ouvre sur ce qu’elle est. Avec la comédienne Stefania Ventura, nous avons beaucoup travaillé sur le souffle, sur les inspirations, afin d’établir un parallèle entre ce personnage de migrante et une athlète qui s’apprêterait à courir une course  : sa course la plus importante. La musique originale, créée par les musiciens avignonnais Jamespange et Éric Craviatto, occupe une place essentielle dans notre spectacle. Elle renvoie à une ambiance sous-marine, rythme la descente de Shauba, vient ponctuer certains passages, appuyer certains basculements… » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Avignon Off. Théâtre des Carmes - André Benedetto, 4 place des Carmes. Du 5 au 24 juillet 2019 à 22h45. Relâche les 11 et 18 juillet. Tél. 04 90 82 20 47. HAMLET compagnie des dramaticules jérémie le louët D’après William Shakespeare Adaptation et mise en scène Jérémie Le Louët Avec Pierre-Antoine Billon, Julien Buchy, Anthony Courret, Jonathan Frajenberg, Jérémie Le Louët et Dominique Massat Régie Thomas Chrétien en alternance avec Maxime Trévisiol, et Thomas Sanlaville 5 > 26 juillet 22h10 Relâche les 10, 17 et 24 11 Gilgamesh Belleville 11, bd Raspail - 11avignon.com - 04 90 89 82 63 Le théâtre offre parfois des moments de jubilation absolue, lorsque tout concourt à plaire à l’esprit autant qu’aux sens. Le dernier spectacle de la Cie des Dramaticules est de ceux-là, et Jérémie Le Louët et son équipe ont réalisé un travail d’une exceptionnelle qualité. LA TERRASSE Un spectacle déconcertant, festif et visuellement captivant, servi par des comédiens remarquables. Une réussite spectaculaire qui fait résonner cette jeunesse qui bouillonne chez Hamlet, en tant que phénomène théâtral ! LEMONDE.FR Rarement une partition jeu-lumière-vidéo n’a su fabriquer une telle cohérence esthétique. L’ensemble est un prodigieux spectacle drôle et intense qu’il faut aller voir d’urgence. TOUTELACULTURE.COM Nous sommes face à un joyeux bordel ! Mais la prouesse, c’est qu’il se révèle riche de sens. Parce que ce théâtre de l’excès reflète de manière brillante et efficace la confusion du monde, celui d’hier et d’aujourd’hui… LEBRUITDUOFFTRIBUNE.COM Production Les Dramaticules. Coproduction Les Bords de Scènes-Théâtres et Cinémas à Juvisy-sur-Orge, le Théâtre de Chartres, le Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine et le Prisme-Théâtre municipal d’Élancourt. Avec l’aide à la création du Conseil régional d’Île-de-France, du Conseil départemental de l’Essonne et de l’Adami. Avec le soutien du Théâtre de Châtillon et du Centre d’art et de culture de Meudon. La Cie des Dramaticules est en résidence au Prisme à Élancourt. Elle est soutenue par le Conseil régional d’Île-de-France, par le Conseil départemental du Val de Marne et par la Ville de Cachan. Photo Laurence Olivier dans Hamlet, 1948 - Création graphique Cie des Dramaticules - Licence 2-1049766 théâtre 67 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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