La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 64 - 65  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
64 65
théâtre 64 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) Le pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel « Avant de nous promener sur les routes... Il faut nous envelopper d’éternel. » adaptation et mise en scène de Godefroy Ségal avec Nathalie Hanrion spectacle tout public durée 1h10 20h40 relâche les mardis 9,16 et 23 juillet THÉÂTRE TRANSVERSAL avec l’aimable autorisation des éditions Pierre Horay 10 rue d’Amphoux 84000 AVIGNON 04 90 86 17 12 Dom Juan dans les années 1970. Dom Juan Théâtre du Chêne noir/d’après Molière/mes Jean-Charles Raymond Pour fêter ses 20 ans, la compagnie la Naïve reprend à Avignon son spectacle qui transpose Don juan en rock-star des seventies au son de la musique des Doors. Le propre des personnages mythiques ou des classiques est de se prêter à toutes les adaptations et Don Juan n’échappe pas à la règle. À l’opéra, on a pu voir le voir en yuppie de la Défense du côté de chez Michael Haneke. Pour la collection « Théâtre » d’Arte, Vincent Macaigne en a fait un malade, obsédé par le sexe et la cocaïne. C’est plutôt dans cette veine trash que Jean-Charles Raymond transpose son Don Juan en pleines années 1970. Partant de l’idée que Molière évoque un contexte social où s’opposent deux pensées dominantes, il trouve dans les seventies cette même tension et dans la jeunesse le ferment de la rébellion. Qui mieux que Jim Morrison pouvait représenter la jeunesse prise dans la « furie et les excès en tous genres » de cette époque ? Don Juan n’est donc plus le libertin du xvii e siècle mais un reflet du chanteur des Doors, portant pantalon en cuir et veste en fourrure. Jim Morrison et Terry Gilliam Outre la musique des Doors, qui accompagne et rythme le spectacle, la fuite de Don Juan est vue comme un road movie américain avec des clins d’œil à Stanley Kubrick, Terry Gilliam ou Martin Scorsese. Jean-Charles Raymond ne craint pas de couper dans le texte de Molière tout ce qui a trait à l’argent (la visite de Monsieur Dimanche ou les fameux « mes gages » de Sganarelle), mais uniquement « pour faciliter l’écoute », explique-t-il, car pour le reste, il lui semble « vital de garder l’écriture de Molière […], sa plume trempée dans l’encre des seventies cré[ant] un décalage passionnant. » Créé en 2010, le spectacle s’adresse notamment aux jeunes mais pas seulement  : fédérer les générations, contenter les puristes comme ceux qui ne maîtrisent pas les codes du théâtre, tel est le pari du metteur en scène qui propose même un surtitrage en anglais. Isabelle Stibbe Avignon Off. Théâtre du Chêne noir, 8 bis rue Sainte-Catherine. Du 5 au 28 juillet 2019 à 12h30. Relâches les lundis 8,15 et 22 juillet. Tél. 04 90 86 74 87. Spectacle surtitré en anglais. Ava, la dame en verte Théâtre du Chêne Noir/d’Alexandre Pavlata et Orianne Bernard Tous deux ont en commun une haute dose de folie  : entre la circassienne Orianne Bernard et son metteur en scène le clown Alexandre Pavlata, voici une rencontre au sommet des plus déjantées ! Remarquée du grand public pour sa « mâchoire d’acier » et son humour très « 10 e degré » lors de l’émission télévisée La France a un incroyable talent, Orianne Bernard revient en solo pour nous livrer la pleine mesure de son personnage, Ava. Toujours dans sa même robe verte et son allure de femme fatale tout droit sortie d’un film des années 50, Ava fait le récit de son existence. Portée par Oriane, elle n’en a que plus d’épaisseur. Cette acrobate, arrivée au cirque dans sa trentaine – ce qui est en soi déjà un exploit – est tout autant fakir, que clown, chanteuse, ou trapéziste. Etonnante femme ultra sexy et glamour, qui pousse très loin le rire et fait de sa beauté un argument des plus corrosifs. Ode à la femme Ajoutons à cela la présence d’Alexandre Pavlata, côté coulisses. Le comédien et clown de la Compagnie n°8 a pris les rênes de la mise en scène de ce one-woman show décapant. Spectateurs du off, souvenez-vous  : Garden Party, c’était lui ! Le triomphe de l’an dernier s’est ensuite confirmé à Paris, embarquant le public dans un délire que toute bienséance ne pouvait arrêter. Pavlata ne fait jamais dans la demi-mesure lorsqu’il s’agit de dépeindre Ava se découvre au Théâtre du Chêne Noir. les travers de notre société, avec l’humour comme arme de prédilection. Avec Ava, il joue de tous les décalages et ose une féminité puissamment incarnée pour mieux envoyer balader tous les clichés. Entre cabaret, numéros, et récit de vie, elle n’a pas fini de nous étonner. Nathalie Yokel Avignon Off. Théâtre du Chêne Noir, 8 rue Sainte-Catherine. Du 5 au 28 juillet 2019 à 15h. Relâches les 8, 15 et 22 juillet. Tél. 04 90 86 74 87. Laurence Fragnol Pierre-Etienne Vilbert
20 e édition du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes Créé en 1961, devenu un rendez-vous international majeur proposant un panorama foisonnant de la création marionnettique, le Festival célèbre sa vingtième édition. Il éclaire l’histoire plurielle et l’inventivité aventureuse des arts de la marionnette, et favorise de fructueuses rencontres entre cultures et démarches singulières. Des expressions ancestrales aux formes les plus innovantes, le poétique et le politique se mêlent. Propos recueillis/Camille Trouvé De qui dira-t-on que je suis l’ombre ? de Camille Trouvé et Fabrizio Montecchi Camille Trouvé des Anges au Plafond et Fabrizio Montecchi de la compagnie italienne Gioco Vita imaginent un dialogue. Une « convers-fiction » pleine d’ombres. Présentation par Camille Trouvé. « Ma rencontre en 2011 avec Fabrizio Montecchi, lors d’un stage qu’il donnait sur le théâtre d’ombre, a été très forte. Je préparais alors mon spectacle Les Mains de Camille, où l’ombre est très présente. Il m’a beaucoup appris. Quelques années après, il m’a invitée à animer avec lui un stage en Espagne, où nous avons pu croiser nos univers. L’artiste face à son ombre Lorsque nous a été faite la proposition de travailler ensemble pour la 20 e édition du Festival, dont nous sommes tous deux très familiers, nous y Le Théâtre la Licorne à Charleville Installation et spectacles/de Claire Dancoisne Artiste fil rouge du festival, le Théâtre la Licorne présente deux spectacles à Charleville-Mézières, L’Homme qui rit et La Green Box, ainsi qu’une installation sur la place Ducale. Le Théâtre la Licorne, dirigé par Claire Dancoisne, est un des maîtres de la marionnette. Pour la session 2019 du festival, la Licorne installe cinq remorques en étoile au cœur de la ville pour y créer un îlot ludique accueillant expositions, spectacles, films, impromptus, entre-sorts et autres surprises quotidiennes. « Ce projet ambitieux, surprenant, d’une grande beauté plastique, est la perspective d’une mise en valeur de tout un travail (…). Autour de la « petite » histoire la Licorne, c’est toute la grande histoire de la reconnaissance de la marionnette que je souhaite défendre dans cet espace. » dit Claire Dancoisne. Qui est le monstre ? Les festivaliers auront aussi la chance de découvrir deux des spectacles de la compagnie, en écho l’un à l’autre. Dans L’Homme qui rit, d’après Victor Hugo, l’on assiste aux déboires du pauvre Gwymplaine, élevé par un loup et un bateleur philosophe, aimé d’une jeune aveugle et désiré par une aristocrate cherchant à tromper son ennui dans ses bras de monstre, se découvrant pair d’Angleterre, tonnant en vain contre la misère et retrouvant trop tard l’amour trop pur de ses compagnons d’infortune. Dans La Green Box, on pénètre dans le théâtre ambulant d’Ursus le bateleur, Entretien/Anne-Françoise Cabanis La marionnette, un art prodigieux Directrice du festival, Anne-Françoise Cabanis fait place belle aux formes les plus contemporaines de cette discipline, sans délaisser les plus traditionnelles. Le Festival a beaucoup contribué aux évolutions des arts de la marionnette. Comment cette édition anniversaire va-t-elle témoigner de ce rôle ? Anne-Françoise Cabanis  : J’ai tenu à inviter plusieurs artistes qui ont marqué ces trente Christophe Loiseau dernières années l’évolution de la marionnette et qui font partie de l’ADN du festival. C’est notamment le cas du Théâtre la Licorne de Claire Dancoisne, dont toutes les créations ont été accueillies au Festival, et de l’Américain Basil Twist qui a fait partie de la seconde avons vu l’occasion de poursuivre nos échanges. Nous avons travaillé à partir de nos histoires personnelles pour aller vers une fiction. Dans De qui dira-t-on que je suis l’ombre ?, nos histoires liées au théâtre d’ombre sont présentées sous forme de vrais-faux témoignages. Fabrizio Montecchi et moi y sommes accusés par une ombre, qui nous reproche d’avoir voulu la dompter. Nous interrogeons ainsi notre discipline, qui connaît depuis quelques temps un regain d’intérêt. » Propos recueillis par Anaïs Heluin Le 24 septembre à 18 et 22h, le 25 à 11h. L’Homme qui rit, par le Théâtre la Licorne. ce cabaret de la monstruosité où est recueilli l’enfant mutilé. Catherine Robert L’Homme qui rit, le 20 septembre à 20h et le 21 à 16h. La Green Box le 22 septembre 2019 à 14h, 15h30, 17h, 18h30, le 24 septembre 2019 à 15h, 16h30, 18h le 25 septembre 2019 à 18h, 11h, 12h30, le 28 septembre 2019 à 14h, 15h30, 17h, 18h30 et le 29 septembre 2019 à 14h, 15h30, 17h et 18h30. Sweet Home sans états d’âme le 25 septembre 2019 à 16h, 18h, le 26 septembre 2019 à 16h, 18h, le 27 septembre 2019 à 14h. Macbêtes, les nuits tragiques le 23 septembre 2019 à 14h, 15h30, 18h, le 24 septembre à 12h30, le 27 septembre 2019 à 17h et 19h. Florent Ginestet promotion de l’École Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette (ESNAM), créée à Charleville-Mézières en 1987. Selon un modèle mis en place en 2011, ils sont les deux artistes associés de l’édition. Une exposition retracera les grands moments de l’histoire du festival. Nous prévoyons aussi une fête, des animations tous les soirs au Puppet Bar… Comme chaque édition, celle-ci donne aussi à découvrir de plus jeunes artistes… A.-F.C.  : Aux côtés de figures majeures de la marionnette comme les deux artistes cités plus tôt, le Bread Puppet, qui fera son grand retour en France, Bérangère Vantusso ou le Turak Théâtre, de nombreuses compagnies plus jeunes sont en effet programmées. Élise Vigneron avec L’Enfant ou la compagnie belge Les Cariatides par exemple, dont la réputation grandit. Ou encore Laura Fedida, sortie l’an dernier de l’ESNAM, qui présentera sa première création, Psaume. Sur le plan des esthétiques, quelles sont celles que vous privilégiez dans votre programmation ? A.-F.C.  : Ce Festival a toujours été le lieu de tous les théâtres de marionnettes, et il continuera de l’être. Tous les deux ans, il témoigne aussi bien du renouveau de la discipline, de son annexion de territoires inédits, que de la richesse des formes traditionnelles et de leur adoption plus ou moins fidèle par des artistes d’aujourd’hui. Des pièces où interviennent les nouvelles technologies ou la magie nouvelle côtoient donc des spectacles taïwanais, D’après Maeterlinck/élise Vigneron L’Enfant Le conte noir et énigmatique écrit par Maeterlinck « pour marionnettes », devient, entre les mains d’élise Vigneron, une traversée fantastique et immersive. Tintagiles, l’enfant–marionnette de Maeterlinck. élise Vigneron est une femme de théâtre, qui aime se plonger dans les textes pour faire vivre le corps, les objets, les matières. La Mort de Tintagiles constitue un magnifique terrain de recherche pour son univers ; elle adapte ici la pièce en se confrontant à la relation frère-sœur et en matérialisant la fragilité de l’enfant à travers une marionnette blanche à (longs) fils, que le récit dénouera pour transformer la manipulation en portés et contacts. La metteuse en scène a choisi de plonger le public dans un espace qu’il devra traverser, à l’invitation de la comédienne, comme pour mieux éprouver la peur, la menace, et partir, aussi, à la recherche de l’enfant. La force de l’univers scénographique et sonore, ainsi que la poésie de la relation entre les personnages décuplent l’émotion. Nathalie Yokel Le 20 septembre 2019 à 18h, le 21 septembre 2019 à 14h, 19h, le 22 septembre 2019 à 12h, 16h et 20h. Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, 08000 Charleville-Mézières. Du 20 au 29 septembre 2019. Tél. 03 24 59 94 94. www.festival-marionnette.com Michel Renaux D. R. « Ce Festival a toujours été le lieu de tous les théâtres de marionnettes, et il continuera de l’être. » Basil Twist Anne-Françoise Cabanis. chinois, italiens, dont les formes ont traversé les siècles. Ce qui offre aux publics des entrées diverses. Faut-il selon vous travailler encore à l’évolution du regard porté sur les arts de la marionnette, longtemps considérés comme mineurs ? A.-F.C.  : Une évolution considérable a eu lieu aussi dans ce domaine-là. Mais elle est plus lente que celle des esthétiques. Si, en partie grâce au Festival Mondial des Théâtres de Marionnette, des spectacles de marionnettes sont aujourd’hui régulièrement programmés dans des lieux généralistes, des progrès restent à faire. Propos recueillis par Anaïs Heluin Dogugaeshi L’Américain Basil Twist revient avec son grand succès  : une plongée merveilleuse dans une technique japonaise ancestrale. Entre tradition et modernité. Le Japon s’invite à Charleville-Mézières. Né sur l’île d’Awaji, le Dogugaeshi avait presque disparu avant que Basil Twist ne s’en empare, entamant ses propres recherches jusqu’à entreprendre un apprentissage in situ de plusieurs mois de cet « art du changement de décor ». Son spectacle est un puissant hommage à la tradition, et fait du castelet un espace plein de surprises, en constante transformation. Le décor s’anime et donne vie à des histoires puisées dans la culture japonaise. Plusieurs fois primé, le spectacle n’a jamais arrêté, depuis quinze ans, de fasciner les spectateurs  : il est un temps suspendu entre tradition et modernité, prompt à déployer des visions et des imaginaires chez les petits comme chez les grands. Une porte ouverte sur le rêve et le merveilleux. Nathalie Yokel Le 21 septembre 2019 à 11h, 16h et 21h, le 22 à 10h, 14h et 18h. focus 65 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 1La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 2-3La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 4-5La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 6-7La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 8-9La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 10-11La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 12-13La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 14-15La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 16-17La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 18-19La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 20-21La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 22-23La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 24-25La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 26-27La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 28-29La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 30-31La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 32-33La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 34-35La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 36-37La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 38-39La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 40-41La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 42-43La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 44-45La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 46-47La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 48-49La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 50-51La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 52-53La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 54-55La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 56-57La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 58-59La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 60-61La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 62-63La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 64-65La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 66-67La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 68-69La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 70-71La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 72-73La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 74-75La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 76-77La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 78-79La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 80-81La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 82-83La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 84-85La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 86-87La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 88-89La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 90-91La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 92-93La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 94-95La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 96-97La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 98-99La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 100-101La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 102-103La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 104-105La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 106-107La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 108-109La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 110-111La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 112-113La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 114-115La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 116-117La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 118-119La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 120-121La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 122-123La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 124-125La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 126-127La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 128-129La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 130-131La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 132-133La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 134-135La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 136-137La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 138-139La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 140-141La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 142-143La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 144-145La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 146-147La Terrasse numéro 278 jui/aoû 2019 Page 148