La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 6 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) lieu infini d’art de culture et d’innovation direction José-Manuel Gonçalvès Cyril Teste La Colonie de Vacances Bertrand Bossard Fabien Gorgeart et Clotilde Hesme Clara Le Picard Four Tet The Legendary Tigerman Christiane Jatahy Chevalrex Jean-Michel Blais La Ribot Tamara Al Saadi AlessandroSciarroni Merce Cunningham Ballet de l’Opéra de Lyon Sébastien Barrier YoannBourgeois Olivier Martin-Salvan Lucie Antunes Dominique Dalcan Guillaume Bruère Denis Mariotte Lee Ranaldo et Raül ‘Refree’Fernandez Camille Ismaël Joffroy Chandoutis Laurent Bazin Thomas Bellorini Marie Vialle Nosfellaalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii David Clavel Serge Bloch Ensemble Links + Cabaret Contemporain + Molécule Camille Boitel et Sève Bernard Olivier Py Filipe Lourenço, Pauline Sonnic et NolwennFerry Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde Ayelen Parolin Zimoun et Collectif A Normal Working Day Hortense Belhôte et Mickaël Phelippeau Pepe Elmas Naswa Kaori Ito et Yoshi Oïda Emilio Calcagno Pablo Valbuena et Patricia Guerrero François Chaignaud et Nino Laisné Amala Dianor, Leïla Ka et Alexandre Fandard Gao Bo Alexander Vantournhout JohannLe Guillermet Alexandre Gauthier Jeanne Added Vincent DelermOlivier Dubois... Saison 2019 2020 CENT UATRE PARIS Abonnezvous ! 104.fr Entretien/Olivier Py L’Amour vainqueur Macbeth philosophe Gymnase du lycée Mistral/L’Amour vainqueur/d’après les contes de Grimm/adaptation et mes Olivier Py La Chartreuse – CNES de Villeneuve-lez-Avignon/Macbeth philosophe/d’après Shakespeare/adaptation et mes Olivier Py Perspectives et bilan positifs pour le festival d’Avignon. Son directeur, Olivier Py, y mène, hors festival, tout un travail qui ancre la manifestation estivale dans son projet initial de démocratisation et de décentralisation. Quel bilan depuis septembre dernier ? Olivier Py  : Nous avons continué nos activités ! D’abord en consacrant presque huit cents heures aux collèges et lycées, dans le cadre d’une action sociale qui porte ses fruits et intensifie le dialogue avec la ville. Certains destins en sont changés. Non pas que nous formions nombre de futurs artistes et acteurs, mais des vocations naissent  : de journalistes, de techniciens, de collaborateurs à l’organisation du festival… La Fabrica est un lieu de répétition et de création qui renforce aussi notre présence à l’année, et nous continuons le travail avec la prison du Pontet, qui reste modeste mais a un fort impact symbolique pour changer la relation avec la population. Tous les théâtres pourraient frapper à la porte des centres de détention  : c’est un angle obscur de la démocratie qui mérite d’être investi. Sachant évidemment que tout cela se fait progressivement et patiemment, comme nous l’avons fait pour tisser des liens avec l’éducation nationale. Quel thème pour cette édition du festival ? O. P.  : L’odyssée. On cherche toujours un thème assez large pour convoquer des esthétiques différentes et poser une galaxie de questions. L’odyssée, c’est aussi le retour au poème, même si cela pose des questions politiques importantes, sur les migrants et sur l’Europe, pour ne citer que celles-là. Cette édition est particulièrement attentive à l’émergence  : 70% des artistes invités ne sont jamais venus au festival. Il y a aussi une très forte proportion d’auteurs vivants. Nos soutiens continuent d’être présents même si le coût de la vie grignote les forces vives de la création. Nous ne voulons pas être un garage mais un lieu de création et de coproduction. Le festival perdrait son identité en devenant une liste de spectacles. Créer une identité propre, moduler le rapport aux spectateurs, Théâtre, histoire et politique/Entretien/Patrick Boucheron Apprendre à penser contre soi-même élu au Collège de France à la chaire « Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, xiii e -xvi e siècle », le médiéviste Patrick Boucheron est historien* et chercheur associé au Théâtre national de Bretagne. Intellectuel résolument engagé dans la diffusion au plus grand nombre des savoirs, il défend une vision ouverte du théâtre. Comment pourriez-vous caractériser la relation qui unit l’homme, le citoyen et l’historien que vous êtes au spectacle vivant, et plus spécialement au théâtre ? Patrick Boucheron  : C’est une relation ancienne, mais discontinue. Je dois au théâtre certaines de mes grandes émotions d’enfance ou d’adolescence – je pense à certains spectacles d’Ariane Mnouchkine, à la Cartoucherie, notamment L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (ndlr, pièce d’Hélène Cixous) qui, lorsque j’y pense aujourd’hui, n’est sans doute pas pour rien dans mon engagement d’historien. Puis, j’ai connu des éclipses, et il a fallu la patience et le talent de mon épouse Mélanie Traversier, historienne et comédienne, pour me rééduquer au théâtre. C’est devenu aujourd’hui un aspect important de ma vie, même si je me méfie encore un peu instinctivement de l’entre-soi des gens de théâtre. Quel regard portez-vous sur la place qu’occupe, aujourd’hui, le théâtre d’art (ou théâtre public, pour faire court) au sein de notre société ? P.B.  : Précisément, je crains toujours que le théâtre public ne soit rien d’autre qu’un intrus de luxe dans notre société, vivant dans cet inconfort facile que ménage toute position d’extériorité, dès lors qu’elle est sans danger. Je ne crois pas, par exemple, que le théâtre puisse être une manière de résister à la méchanceté des temps. C’est tout au plus un refuge. Je ne dis pas que ce n’est pas agréable, voir psychologiquement utile — je dis simplement qu’il peut être désinvolte de s’en contenter. En rencontrant des gens comme Wajdi Mouawad, Mohamedel Khatib ou Catherine Blondeau, qui défend avec vigueur et talent au Grand T, à Nantes, ce qu’elle appelle justement « un théâtre de relation », j’ai compris que cette distance et cette défiance entre théâtre subventionné (osons le mot  : il est encore plus brutal, donc nécessaire) et société n’étaient pas une fatalité. Quelle est pour vous la spécificité de cet endroit de parole, de transmission et de partage qu’est la scène ? Quelles peuvent et doivent être, selon vous, ses missions ? P.B.  : Le théâtre est politique non parce qu’il serait un théâtre politique, délivrant des messages idéologiques explicites, mais parce que la situation de théâtre est en soi politique, dans la mesure où elle joue de la variété des voix, des points de vue, des prises de position de corps parlant dans l’espace. Exactement comme l’histoire, telle que je la conçois. Voici pourquoi je vois désormais une analogie puissante entre théâtre et histoire, en tant qu’ils contribuent à élargir notre expérience en ne se contentant pas d’adhérer à nos propres convictions. Sur scène, on peut à partir d’un même mouvement partager une émotion et transmettre un savoir. Tel est d’ailleurs le sens du festival d’histoire Nous autres que nous organisons à Nantes, avec le Grand T, et qui a eu cette année pour thème Les Hommesmondes.
Louise Quignon Christophe Raynaud De Lage Olivier Py, directeur du festival d’Avignon. « Créer une identité propre, moduler le rapport aux spectateurs, soutenir la création  : telle est l’aventure du festival. » soutenir la création  : telle est l’aventure du festival. Pour la quatrième fois, vous adaptez un des contes des frères Grimm… O. P.  : J’y reviens toujours, comme je reviens toujours au théâtre pour les enfants. J’aime travailler pour les enfants et dans le cadre du théâtre musical  : cette fois-ci, je me suis même amusé à écrire la musique, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’ai choisi Demoiselle Maleen, que Maeterlinck a adapté en tirant d’autres fils. À cause d’un amour interdit, une L’historien Patrick Boucheron. « Je vois une analogie puissante entre théâtre et histoire, en tant qu’ils contribuent à élargir notre expérience en ne se contentant pas d’adhérer à nos propres convictions. » Quel sens donnez-vous à l’action que vous menez, en tant qu’historien et chercheur associé au Théâtre national de Bretagne ? P.B.  : Je dois à la confiance d’Arthur Nauzyciel, d’Anne Cuisset et de toutes les équipes du Théâtre national de Bretagne de poursuivre cette expérience depuis deux ans, dans un cycle intitulé Rencontrer l’histoire. Chaque mois, je viens à Rennes avec une proposition, en écho ou en accord avec la programmation théâtrale. Conférences, débats, performances – toutes les formes sont bonnes pourvu qu’elles s’ajustent au moment. C’est pour moi un lieu d’expérience, qui ne passe pas nécessairement par des formes spectaculaires, mais par différentes modalités de rencontre. Je ne cherche jeune fille est emprisonnée sept ans dans une tour. Quand elle sort, le monde qu’elle a connu est totalement détruit. C’est une histoire apocalyptique dans laquelle les genres sont libres. Une princesse habillée en guerrier, un jardinier qui voudrait être une fille, une fille de cuisine qui se rêve en corsaire… Le travestissement est un moteur présent chez les Grimm, où les filles occupent une place extraordinaire, mais il est aussi l’occasion d’une passionnante méta-théâtralité, et il offre aux enfants de se questionner sur leur pouvoir de devenir ce qu’ils sont. Et quid de ce Macbeth philosophe ? O. P.  : Les détenus ont demandé à retravailler sur Shakespeare, et j’ai proposé Macbeth. En travaillant, je me suis rendu compte que ce personnage est sans arrêt en état philosophique. C’est un dictateur, mais un dictateur qui pense, et c’est en cela qu’il est complexe. On aimerait qu’il soit un imbécile violent, ce qu’il n’est pas. Il pense dans la violence de son meurtre autant que Lear dans son exil et Hamlet dans sa vengeance. Shakespeare ne sait pas faire des personnages qui ne pensent pas ! Pour la cinquième année au Pontet, nous y retrouvons, avec Enzo Verdet, une troupe qui s’est constituée. Cette année, un des comédiens continue l’atelier même s’il est sorti de prison. Infime victoire, peut-être, mais je n’en connais pas d’autres ! Propos recueillis par Catherine Robert Festival d’Avignon. L’Amour vainqueur, gymnase du lycée Mistral. Du 5 au 13 juillet 2019 à 20h, les 6, 7, 11, 12 et 13 juillet à 15h et 20h. Relâche le 9. Durée estimée  : 1h10. Macbeth philosophe, La Chartreuse – Cnes de Villeneuve-lez-Avignon. Le 17 juillet à 15h, les 18 et 19 juillet à 11h et 15h. Durée  : 1h. Tél. 04 90 14 14 14. pas des nouveaux publics ou des audiences élargies pour l’histoire, je cherche à mettre ces savoirs à l’épreuve de nouvelles expériences. Comment envisagez-vous, de façon plus générale, votre action d’intellectuel et de citoyen dans la cité ? P.B.  : Je l’envisage ainsi  : comme une manière de ne jamais adhérer à ses propres convictions en apprenant à penser contre soi-même. On est donc très loin d’une histoire militante soucieuse de chercher l’assentiment ou l’acclamation d’une petite troupe d’avance convaincue. Pour moi – et là encore, la multiplicité des voix au théâtre permet de le comprendre – on ne peut opposer scepticisme et engagement. L’histoire ne vaut que si elle rend manifestes, tangibles, et donc socialement contrôlables ses procédures. Elle ne s’affaiblit pas à exprimer ses doutes, au contraire. à partir du moment où le rôle des historiennes et des historiens est de produire des savoirs neufs et de les rendre disponibles, ils ont aussi en charge de les soumettre au débat. Et, partant, de définir l’arène raisonnable et pacifiée de la discussion. Quels engagements et convictions vous ont mis sur la voie qui est la vôtre  : la diffusion au plus grand nombre de votre savoir ? P.B.  : Marc Bloch disait qu’il fallait parler « du même ton aux doctes et aux écoliers ». Le vocabulaire date un peu, mais on comprend l’idée. Elle me semble admirable mais contestable. Avec la même exigence, oui, sans doute, mais du même ton je ne crois pas. Diffuser au plus grand nombre n’est pas un amoindrissement ou une simplification, c’est au contraire un effort plus élevé. Voilà pourquoi le mot de vulgarisation ne me va décidément pas. Je sais comment parler aux doctes, ce n’est pas si difficile que cela. Mais renoncer aux facilités de la connivence, à la tiédeur de l’entre-soi, voilà qui exige plus de travail. Tel est mon engagement et telle est ma conviction  : ils résident, au fond, dans l’idée que l’exercice du savoir ne vaut rien s’il ne se risque dans un art du récit. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat * Dernier ouvrage publié  : La Trace et l’Aura - Vies posthumes d’Ambroise de Milan (iv e – xvi e siècle), Le Seuil, coll. L’Univers historique, 2019. MAISON DES ARTS CRÉTEIL EdenDahoTour Sébastien Barrier Mois Kreyol/Cie Difé Kako Alonzo King LINES Ballet Mikael Serre/Friedrich Von Schiller Marion Lévy Festival Sons D’hiver JannGallois Emmanuel Demarcy Mota/Albert Camus Lucie Berelowitsch (LA) HORDE Théâtre de la Ville - Hors les murs Festival MegaCircus/Collectif sous le manteau Laurence Cordier/La Course folle Orchestre National d’Île-de-France Wang Chia-Ming Festival d’Automne à Paris Julien Desprez La Muse en Circuit Festival Kalypso/Kader Attou/Mourad Merzouki Élise Vigier/Marcial Di Fonzo Bo Festival International de Films de Femmes Cloud Gate Dance Theatre of Taiwan Georges Appaix Théâtre de la Ville – Festival Faits d’Hiver Les Chiens de Navarre/Jean-Christophe Meurisse Peeping Tom Théâtre de la Ville - Hors les murs Guillaume Séverac-Schmitz/Jean-Luc Lagarce Biennale Nemo Opening « Festival Sors de ce corps » Ana Moura + Antonio Zambujo Festi’Val-de-Marne Dominique Pitoiset/Tracy Letts & 15 spectacles jeune public encart_Avignon_mac1920.indd 1 31/05/2019 16:33 Yueh Yueh Liu « Dear Life » Wang Chia-Ming. théâtre 7 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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