La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 52 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) J’AI RENCONTRÉ DIEU SUR FACEBOOK texte et mise en scène AHMED MADANI avec MOUNIRA BARBOUCH LOUISE LEGENDRE VALENTIN MADANI du 5 au 26 juillet - 11h50 salle 1 - relâche les 10, 17 et 24 11 Gilgamesh Belleville 11, bd Raspail - Avignon - 04 90 89 82 63 PUB la Terrasse-1.indd 1 28/05/2019 15:29 photographie  : Louise Legendre Avril Dunoyer│conception Pasttec│licence d’entrepreneur de spectacle n°2-1066649 │ SIRET  : 338 326 416 000 58 Entretien/Olivier Coulon-Jablonka Trois songes, un procès de Socrate L’Entrepôt/d’Olivier Saccomano/MES Olivier Coulon-Jablonka Olivier Coulon-Jablonka met en scène le montage du Premier Alcibiade, d’Euthyphron et de L’Apologie de Socrate, montage réalisé par Olivier Saccomano. Jean-Marc Layer et Guillaume Riant se prêtent au jeu socratique… Pourquoi cette réécriture de Platon ? Olivier Coulon-Jablonka  : Nous avons demandé à Olivier Saccomano d’écrire un palimpseste à partir d’un montage de trois dialogues platoniciens. Nous partageons avec cet auteur la conviction que le contemporain est toujours, d’une certaine façon, inactuel. Ce cadre a l’avantage de permettre une grande liberté. Ce que l’on gagne à cette réécriture est important. La théâtralité n’est pas absente des dialogues socratiques, mais elle n’est pas mise au premier plan. Par ailleurs, Olivier Saccomano, sans actualiser le texte, et en respectant une juste distance, tisse un jeu subtil de dialogues entre le passé de la démocratie athénienne et notre présent. Pourquoi choisir Socrate et Platon comme guides ? O.C.-J.  : Au départ, ce fut une commande par la Biennale Odyssée en Yvelines d’une pièce à destination des adolescents dans les lycées. Nous voulions travailler sur L’Apologie de Socrate. L’un des moteurs du projet, c’est que Socrate est accusé de corrompre la jeunesse. Il s’agissait de faire sentir le scandale qu’a provoqué l’invention de la philosophie, qui renverse les valeurs et met la cité sens dessus dessous. Le texte s’est écrit alors que la France était plongée dans l’état d’urgence et il en porte l’empreinte. Nous avons rajouté deux autres dialogues, Premier Alcibiade et Euthyphron. Nous voyons Socrate questionner un homme politique, puis un religieux. Pendant son procès, les forces de l’état et de la religion s’allient contre lui pour le prendre en étau. Ce sont trois songes, trois méditations sur la justice et la démocratie qui s’adressent à tous. Le texte revient aux sources de la démocratie, mais questionne aussi ses limites. Comment se fait-il que la démocratie athénienne en vienne à faire taire ses philosophes ? Et sommes-nous aujourd’hui capables d’entendre les vérités de Socrate ? Comment la mise en scène s’organise-t-elle ? O.C.-J.  : La mise en scène se concentre essentiellement sur le jeu des acteurs. Le dispositif scénique leur permet d’être proches du public et de s’adresser à lui comme à un partenaire de jeu. Je suis assez heureux de Olivier Coulon-Jablonka. « Un jeu subtil de dialogues entre le passé de la démocratie athénienne et notre présent. » revenir à cette forme de théâtre très direct. C’est, à mon sens, un manifeste de l’acteur ; il doit, chaque jour, refaire avec le public le chemin d’une pensée. Propos recueillis par Catherine Robert Avignon Off. Théâtre L’Entrepôt, 1 ter bd Champfleury. Du 5 au 28 juillet 2019 à 11h40. Relâches les 9, 16 et 23 juillet. Tél. 04 90 86 30 37. Tonnerre dans un ciel sans nuage Théâtre du Train bleu/spectacle du collectif Mind the gap Bousculant les codes de la représentation, les quatre interprètes de Mind the gap investissent le plateau pour interroger les obstacles et les conditions de possibilité de la création collective. Tous singuliers et tous au service d’un art collectif qu’ils essaient de faire prospérer malgré les difficultés inhérentes à un tel projet  : Thomas Cabel, Julia de Reyke, Anthony Lozano et Coline Pilet adaptent Un mois à la campagne de Tourgueniev, sous le regard de Flora Pilet et SolennLouër. À la fin, il ne reste de l’œuvre originale qu’une phrase, qui sert de titre au spectacle, et un gâteau au yaourt à partager avec le public ! Pour cette jeune troupe, il ne s’agit pas seulement de faire du théâtre, mais surtout d’interroger les conditions de sa réalisation. Les spectateurs sont invités à passer une soirée ensemble… « Boule à facettes, ambiance rétro, buffet à partager et activités. En substance, vivre un moment où la bonne humeur est au rendezvous entre les murs du théâtre. Pourtant, il semblerait que même les choses les plus simples soient vouées à devenir compliquées dès lors que les désirs de chacun prennent le dessus sur la volonté collective initiale… » Au-delà du masque Le collectif Mind the gap crée un théâtre qui interroge le rapport entre les individus et la société et axe ses recherches esthé- La Terrasse, premier média arts vivants en France D. R.
D. R. Marie Pétry Madeleine Bongard. « Ce travail vise à questionner les traces que le passé laisse en nous. » Entretien/Madeleine Bongard Be my Marguerite Théâtre transversal/d’après Marguerite Duras/MES Madeleine Bongard Performance pluridisciplinaire autour des paroles de Marguerite Duras, Be my Marguerite, spectacle conçu par Madeleine Bongard, se centre sur l’amour et l’humour portés par l’autrice. Quel est le dispositif de Be my Marguerite ? Madeleine Bongard  : C’est une histoire fictionnelle construite à partir de propos que Marguerite Duras a réellement tenus, à travers des documentaires, des interviews, des écrits personnels. L’idée n’est pas de faire entendre l’écriture de Marguerite Duras, mais plutôt de montrer comment ses propos tenus ici et là racontent quelque chose d’universel. De dévoiler que les ressentis peuvent être les mêmes, peu importe l’époque ou le sexe, et qu’on a finalement bien plus de capacités à se comprendre qu’on ne le croit. Pourquoi avoir choisi de suivre la pensée de Marguerite Duras ? M. B.  : Pour moi, cette femme a passé sa vie à croire en l’amour, à en avoir une perception fine, intérieure, émotionnelle, qu’elle exprimait dans une pensée singulière. Elle a toujours connu le monde à partir de la manière dont celui-ci vient Les acteurs Thomas Cabel, Julia de Reyke, Anthony Lozano et Coline Pilet. tiques et formelles autour de la notion de frontières, qu’elles séparent fiction et réalité, acteur et personnage, ou scène et salle. Tout commence avec Tourgueniev, mais « au fur et à mesure que le plateau se remplit, que la superficialité et le matérialisme apparaissent, les êtres vivants se détournent les uns des autres jusqu’à se séparer. » Seules demeurent les thématiques dégagées  : « l’absence de communication, la difficulté de trouver sa place dans une microsociété, et surtout la question de la sincérité envers se cogner à l’intérieur d’elle-même. Dans ses interviews, dans les documentaires, on s’aperçoit aussi que cette femme, qui était souvent considérée comme quelqu’un de très sérieux, était en réalité pleine d’humour. Et pour moi, l’humour est ce petit recul auquel le projet invite. Une énergie se libère alors, qui permet de retrouver une forme de légèreté, de rentrer dans la joie. Comment cela se traduira-t-il sur scène ? M. B.  : Les mots mais aussi les corps racontent une histoire, la danse prend le relais quand les mots n’ont plus besoin d’être là. De la musique électro avec une création sonore vient bousculer les pensées de Marguerite. Il y a aussi du piano classique, comme un espoir qu’on saura toujours où aller. La scénographie a été réalisée par une artiste plasticienne, qui a créé des bustes en papier de soie qui serviront d’écrans de projections vidéo, comme un moyen de pénétrer la psyché du personnage. Pourquoi avoir choisi un dispositif pluridisciplinaire ? M. B.  : J’avais envie de travailler avec des gens dont j’admire les qualités humaines et artistiques, de faire résonner différentes sensibilités et perceptions, toutes stimulées par l’envie de raconter la même histoire. Toute sa vie, et dans son œuvre même, Duras a ressassé les mêmes souvenirs. Elle a raconté les événements forts avec sa mère, la mort de son petit frère, les relations amoureuses dans lesquelles elle s’est sentie maltraitée. Ce travail vise à questionner les traces que le passé laisse en nous. Bien qu’éphémère, une performance laisse aussi des traces en nous, à travers la mémoire, le ressenti. Il s’agit de créer une sorte de rituel de libération de ces traces, qui permette à chacun d’être prêt à créer de nouveaux souvenirs. Propos recueillis par Éric Demey Avignon Off. Théâtre transversal, 10 rue Amphoux. Du 5 au 28 juillet 2019 à 22h20. Relâche du 10 au 13 juillet. Tél. 04 90 86 17 12. l’autre et envers soi. Peut-on vraiment être soi avec les autres ? Dès lors que nous sommes véritablement honnêtes, que se passe-t-il ? Comment les rapports humains survivent-ils, et quand tombent les masques, que reste-t-il ? Et qui ? » Catherine Robert Avignon Off. Théâtre du Train bleu, 40 rue Paul-Saïn. Du 5 au 23 juillet 2019, les jours impairs, à 10h. Tél. 04 90 82 39 06. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Le Don La vie après la vie création de pierrette dupoyet théâtre de la luna 17 h 55 Réservation  : 06 87 46 87 56 Retrouvez Pierrette DUPOYET dans 2 autres spectacles 11 h 35  : Apollinaire, au revoir, adieu… (théâtre buffon) 14 h 30  : Madame Guillotin (théâtre albatros) théâtre 53 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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