La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 28 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) CRÉATIONS PRODUCTIONS 2019.2020 L’AFFAIRE DE LA RUE DE LOURCINE D’EUGÈNE LABICHE SUIVI DE LES GUÊPES DE L’ÉTÉ NOUS PIQUENT ENCORE EN NOVEMBRE DE IVAN VIRIPAEV FRÉDÉRIC BÉLIER-GARCIA AUX ÉCLATS NATHALIE BÉASSE RÉMI HECTOR MALOT JONATHAN CAPDEVIELLE DÉTAILS LARS NORÉN FRÉDÉRIC BÉLIER-GARCIA PLEASE PLEASE PLEASE LA RIBOT MATHILDE MONNIER TIAGO RODRIGUES PRÉMICES TEMPS FORT JEUNE CRÉATION LOUISE EMÖ VANILLE FIAUX TANGUY MALIK BORDAGE LAURENT BRETHOME CLÉMENT PASCAUD CRÉATION CRÉATION CRÉATION CRÉATION CRÉATION CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL ANGERS PAYS DE LA LOIRE 02 41 22 20 20/Cale de la Savatte/Angers lequai-angers.eu #lequai1920 Propos recueillis/Alexandra Badea Points de non-retour [Quais de Seine] Théâtre Benoît-XII/texte et mes Alexandra Badea Après Points de non-retour [Thiaroye], présenté en septembre dernier au Théâtre national de la Colline, Alexandra Badea crée le deuxième volet de sa trilogie sur les zones d’ombres de l’histoire de France. « À l’origine de Points de non-retour, il y a tout d’abord l’envie de travailler sur les récits manquants, de ramener au plateau les oubliés de l’Histoire, de permettre à des spectateurs qu’on voit assez rarement au théâtre de pouvoir s’identifier aux personnages qui viennent devant eux. Il y a ensuite une raison plus personnelle. Quand je suis devenue française, lors de la cérémonie de naturalisation, on nous a dit  : « À partir d’aujourd’hui, vous devez assumer l’histoire de ce pays avec ses moments de gloire et d’ombre. » Je me suis alors demandé Entretien/Cedric Orain Disparu Théâtre du Train Bleu/texte et mes Cédric Orain comment je pourrais assumer la colonisation… Je suis donc partie à la recherche de cette part d’ombre, sans vouloir faire un travail d’historienne, d’activiste ou d’archiviste. Ce qui m’intéresse, c’est de parler des blessures, de la façon dont elles se transmettent d’une génération à une autre, de la façon dont on peut se reconstruire, réparer ce qui a été abîmé. Mon retour à la mise en scène, après une pause de quelques années où je n’ai fait qu’écrire, est la conséquence d’un tournant dans mon écriture. J’ose à présent aller vers Dans sa nouvelle création, Cédric Orain s’intéresse au phénomène de la disparition volontaire. À ce qu’il provoque chez ceux qui restent. Pour l’écriture de vos derniers spectacles, vous partiez d’œuvres non théâtrales existantes, comme L’Abécédaire de Gilles Deleuze, un article de Valère Novarina ou le roman L’Amour pur d’Agustina Izquierdo. Est-ce aussi le cas dans Disparu ? Cédric Orain  : Pas du tout. La dernière fois que j’ai écrit entièrement un spectacle dans le cadre de ma compagnie La Traversée remonte à 2009, avec Striptease. C’est la découverte d’un fait divers qui m’a donné envie de revenir à ce type d’écriture  : l’histoire d’un jeune homme qui a décidé de disparaître sans laisser de traces. Sa famille a fini par faire son deuil, à l’exception de sa mère qui, 40 ans plus tard, espérait encore le retour de son fils. Pourquoi avoir choisi d’aborder le sujet du point de vue de la mère ? C.O.  : Abordés du point de vue des disparus, les récits consacrés au sujet ont souvent des allures de roman policier. Leur choix inexpliqué questionne, il fascine mais il donne lieu à des écritures assez classiques. J’ai voulu explorer une parole à laquelle nous n’avons jamais accès  : celle de ceux qui restent. Et surtout, ce sont leurs silences qui m’ont intéressé. Et les mécanismes qui leur permettent de sublimer l’absence. Dans vos pièces précédentes, la parole tenait une place centrale. Vous pencher sur le silence transforme-t-il beaucoup votre processus de création ? C.O.  : Même lorsque les textes que j’adapte sont très denses, très écrits, ce sont les endroits de mise en crise du langage qui m’intéressent. Ils sont nombreux chez Novarina par exemple, qui par la profusion des mots, par l’excès, cherche sans cesse à atteindre les limites de son outil. La mère du Disparu est sans cesse confrontée à ces limites. C’est pourquoi, d’abord très naturaliste, son rapport au mot évolue au fil de la pièce, pour aboutir à une parole beaucoup plus onirique. Comment, en termes de jeu et de scénographie, envisagez-vous de donner forme à ce silence ? C.O.  : Laure Wolf, la comédienne qui interprète le rôle de la mère, a un jeu d’une intensité et un rapport au texte hors normes. Un geste, un détail lui suffisent à suggérer un sentiment, une émotion. Je ne voulais surtout pas Cedric Orain. « J’ai voulu explorer une parole à laquelle nous n’avons jamais accès  : celle de ceux qui restent. » souligner l’aspect oppressant du sujet, mais insister au contraire sur la lumière que suscite le drame. Quant à l’espace, je l’imagine un peu comme un tableau de Hopper. Minimaliste, désertique mais habité par un dernier espoir. Propos recueillis par Anaïs Heluin Avignon Off. Théâtre du Train Bleu, 40 rue Paul-Saïn. Du 5 au 24 juillet 2019 à 13h45. Relâches les 11 et 18. Tél. 04 90 82 39 06. www.theatredutrainbleu.fr La Terrasse, premier média arts vivants en France Charlotte Krebs
Richard Schroeder L’auteure et metteure en scène Alexandra Badea. des territoires plus incarnés, plus intimes, vers davantage de dialogues. Le massacre du 17 octobre 1961 Je crois qu’écrire des dialogues au théâtre est devenu un acte politique. Car on ne peut plus donner une lecture univoque du monde. On a besoin de faire apparaître la diversité des Jean Cagnard et Catherine Vasseur, interprètes d’Ensemble/Pas Ensemble. « Le couple, ça vit un peu sur un tapis volant et un peu sur une planche à clous. » points de vue. Aujourd’hui, je vais moins vers des textes frontaux, efficaces. Je travaille à un théâtre plus complexe, qui descend dans l’inconscient, les zones obscures, les territoires flous. Et pourtant, je reste dans le même espace de l’intime et du politique. Points de non-retour ne pouvait occulter la guerre d’Algérie. La tuerie parisienne du 17 octobre 1961 est une blessure qu’on a essayé de refermer sans la soigner. Mais il faut savoir que la répression des Algériens a commencé bien avant le 17 octobre. Les deux premiers volets de ma trilogie parlent de massacres longtemps occultés. Dans Thiaroye, la dimension documentaire était plus importante. Dans Quais de Seine, on est davantage dans l’intime. On assiste à une plongée dans l’inconscient de Nora, le seul personnage récurrent, une plongée dans ses rêves et ses souvenirs. Nora est en pleine crise. Elle ne sait plus comment vivre. Elle sent dans son corps d’autres corps qui essaient de parler. » Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Festival d’Avignon. Théâtre Benoît-XII. Du 5 au 11 juillet 2019 à 22h, le 12 juillet à 15h. Relâche le 7 juillet. Durée estimée  : 2h. Tél. 04 90 14 14 14. Entretien/Jean Cagnard et Catherine Vasseur Ensemble/Pas Ensemble Artéphile/DE Jean Cagnard/conception Jean Cagnard ET Catherine Vasseur Accompagnés de la violoncelliste Gaëlle Costil, Jean Cagnard et Catherine Vasseur sondent les mystères de la vie à deux. Entre théâtre, poésie, prose et musique. Pour quelle raison avez-vous voulu reprendre ce spectacle, dix ans après sa création ? Jean Cagnard et Catherine Vasseur  : Nous voulions réinterroger le fondement de la compagnie. Dix ans, c’est suffisant pour ne plus avoir la même façon d’être ensemble. Et si, pendant ce temps-là, nous avions grandi ou vieilli ? C’est ce nouveau point de vue que nous voulions confronter au noyau d’origine. Et comme nous formons également un couple dans la vie, sans doute les choses intimes ont-elles trouvé une bonne occasion de s’inviter dans le travail. Mais ce n’est pas l’histoire de notre couple, plutôt une traversée des phénomènes d’attraction et de répulsion, des mystères qui s’élaborent quand deux personnes décident que l’autre est indispensable. Ne faire qu’un à deux, c’est une alchimie très séduisante, mais c’est une erreur de calcul. Etre ensemble consiste, pour une bonne part, à ne pas être ensemble. Il y a de multiples façons de marquer de la présence, comme d’élaborer de l’absence. En quoi vos deux personnages sont-ils semblables et différents ? J.C. etC. V.  : Ils sont aussi semblables qu’ils peuvent être différents. La vie de couple produit des raccourcis et des contaminations qui amènent les deux partenaires à beaucoup se ressembler quelquefois, comme elle produit des accélérations qui les rejettent loin l’un de l’autre et les défigurent. Le couple, ça vit un peu sur un tapis volant et un peu sur une planche à clous. L’endroit où ils se rejoignent ici, et c’est pourquoi ils se ressemblent, est certainement la poésie. Mais ils se rejoignent aussi parce que ce sont des animaux et qu’au final quelque chose les séparera inévitablement. Le couple est-il un des moyens de se préparer à la mort ? Quels territoires d’écriture Ensemble/Pas Ensemble investit-il ? J.C. etC. V.  : Il n’y a pas d’histoire en tant que telle, mais différents tableaux qui finissent par composer un paysage. Chacun de ces tableaux porte une écriture particulière, entre le dialogue de tous les jours et la poésie plus dense et plus radicale, accompagnée par la musique, le violoncelle et ses boucles samplées. Ensemble/Pas Ensemble est une sorte de comédie musicale où chaque étape est sublimée par une flambée poétique et musicale, par une exaltation, un bouquet lyrique, comme le sont la naissance et la mort. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Avignon Off. Artéphile, 7 rue Bourgneuf. Du 5 au 27 juillet 2019 à 15h05. Relâche les 7, 14 et 21 juillet. Tél. 04 90 03 01 90. Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Julie Berès Désobéir Célie Pauthe Bérénice Jean-René Lemoine Vents contraires Olivier Letellier Un furieux désir de bonheur Christophe Honoré Les Idoles Christine Beaulieu J’aime HydroJeanne Candel Tarquin Marco da Silva Ferreira Brother Emmanuelle Laborit Dévaste-moi Portés De Femmes Projet.PDF Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias Falaise Lazare Je m’appelle Ismaël Anne-Cécile Vandalem Arctique Étienne Saglio Le Bruit des loups leGrandT.fr Nantes — 02 51 88 25 25 AP1-121x-380.indd 1 23/05/2019 16:10 théâtre 29 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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