La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 22 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) pôle européen de création et de production Thélonius et Lola Serge Kribus Zabou Breitman, artiste associée Le Tambour de damas (titre provisoire) Kaori Ito & Yoshi Oïda Héptaméron, récits de la chambre obscure Marguerite de Navarre Geoffroy Jourdain Benjamin Lazar, artiste associé DATES ET LIEUX DE TOURNÉES, DOSSIERS DES SPECTACLES EN PRODUCTION SUR MAISONDELACULTURE-AMIENS.COM DU 14 AU 18 OCTOBRE 2019 MCA TOURNÉE EN FRANCE THÉÂTRE DE LA RENAISSANCE, OULLINS L’ONDE, VÉLIZY-VILLACOUBLAY THÉÂTRE DE LA CRIÉE, MARSEILLE THÉÂTRE DU CHEVALET, NOYON MC93, BOBIGNY ANTHÉA – THÉÂTRE D’ANTIBES THÉÂTRE JEAN VILAR, SAINT-QUENTIN COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE THÉÂTRE CHARLES DULLIN, GRAND-QUEVILLY CRÉATION AVIGNON 2020 AVANT PREMIERE LES 2 & 3 MARS 2020 MCA MARS 2020 CENTQUATRE, PARIS TOURNÉE EN FRANCE MC:2 GRENOBLE THÉÂTRE DE CHELLES THÉÂTRE SÉNART Disparu Cédric Orain, artiste associé, Théâtre du Train Bleu, Avignon - création Désordre Hubert Colas Lucy in the Sky est décédée Bérangère Jannelle La Beauté du geste - trilogie Olivier Saccomano Nathalie Garraud Je m’appelle Ismaël Lazare Soulèvement précédé de Sit In Tatiana Julien, artiste associée Les Mille et Une Nuits Guillaume Vincent Vents contraires Jean-René Lemoine Que du bonheur (avec vos capteurs) Thierry Collet Cédric Orain, artistes associés Itinéraires, un jour le monde changera YannVerburgh Eugen Jebeleanu Romance Familier ou la réalité augmentée Ana Borralho & João Galante Entreprise Perec, De Vos, Jouet Anne-Laure Liégeois, artiste associée Je brûle (d’être toi) Cie Tourneboulé, artistes associées The Jewish Hour Yuval Rozman Nous sommes un poème Stanislas Roquette Loss Noémie Ksicova Je m’en vais mais l’État demeure Hugues Duchêne BIG SISTERS Théo Mercier & Steven Michel Cité (éphémère) de la danse Tatiana Julien, artiste associée Entropic Now, Amiens & Somme Christophe Haleb Théâtre et politique  : quelle relation ?/Entretien/Isabelle Barbéris Contre le nouvel académisme, conformiste et anticulturel Chercheuse associée au CNRS, maître de conférence en arts du spectacle à l’université Paris-Diderot, Isabelle Barbéris a publié en début d’année L’art du politiquement correct (PUF), qui analyse l’avènement d’un nouveau conformisme dans le monde du spectacle vivant. Vous parlez d’un « nouvel académisme en art », d’un « nouveau conformisme » du monde de la culture. Quelles en sont les principales composantes ? Comment expliquezvous son émergence ? Isabelle Barbéris  : C’est un nouvel académisme anticulturel – l’important est « anticulturel » –, qui se pare d’anti-académisme, et noyaute toute forme de contradictions réelles en les absorbant  : il marque la fin simultanée de l’académisme et de la contre-culture, des modèles et des contre-modèles, dans un même processus uniformisant. Ce processus se traduit par une recrudescence de deux types d’œuvres, celles qui accumulent les messages, ou celles nihilistes et romantiques qui s’abîment dans la contemplation de l’impuissance, dans l’idée d’une fin du monde, dans la sidération devant la violence. Ce penchant nihiliste laisse libre cours au déploiement de l’œuvre idéologique, voire même de l’œuvre qui vise à sauver le monde, rédimant ainsi l’espace intermédiaire de la représentation. En conséquence, que l’art s’apparente à un instrument de prédication ou qu’il fasse pénitence, il semble être retourné dans l’église, avec ses tribunaux. Quel rapport au réel cet art met-il en œuvre ? I. B.  : Le rapport au réel est central dans cette évolution. Il correspond à une transformation globale de notre lien à la représentation, à la mimésis, et on peut le résumer à l’aide du concept de « désublimation répressive » mis en place par Herbert Marcuse. Cela signifie le règne de l’autorité du réel, des amateurs en scène, du testimonial compassionnel, de la racialisation, de la performance qui, fondue dans l’idéologie du marché, porte cette hybris de destruction de la représentation. Ce qui s’est imposé, c’est un art prétentieux qui multiplie les discours de vérité, ce qui est très nou- Entretien/Daniel Jeanneteau Le reste vous le connaissez par le cinéma Gymnase du Lycée Aubanel/de Martin Crimp, d’après Euripide/MES Daniel Jeanneteau Le metteur en scène Daniel Jeanneteau réunit comédiens professionnels et amateurs dans une version contemporaine des Phéniciennes d’Euripide. Un texte du dramaturge anglais Martin Crimp, centré sur « le personnage multiple, insolent et anonyme du Chœur ». Sous quel jour la réécriture des Phéniciennes réalisée par Martin Crimp éclaire-t-elle la pièce d’Euripide ? Daniel Jeanneteau  : Le reste vous le connaissez par le cinéma nous ramène à notre rapport à l’antiquité et aux mythes. Car bien qu’étant profondément contemporaine, cette pièce s’enracine très profondément dans la pièce d’Euripide  : j’ai envie de dire point par point, détail par détail. Elle établit un rapport précis et fidèle à ce qui nous reste de cette époque, tout en déployant des interférences issues de l’imaginaire de Martin Crimp. On rencontre, par exemple, des références à Œdipe roi de Pasolini, ou encore à Jason et les Argonautes de Don Chaffey, ce péplum américain un peu ridicule qui a marqué l’histoire du genre. On navigue donc entre une grande exactitude littéraire, historique, et une dimension purement émotionnelle, sensible, subjective… Cela, en modifiant la place du chœur… D. J.  : Exactement. Dans la pièce d’Euripide, le chœur se trouve, comme c’est souvent le cas dans les tragédies grecques, en périphérie. Martin Crimp, lui, place ce chœur de jeunes filles étrangères, qui viennent de Phénicie, au centre de la représentation. D’une certaine façon, ce sont elles qui se mettent à organiser toute l’action de la pièce  : elles en font la mise veau. Adieu l’ombre, le double, le tragique, l’absurde, et surtout l’humour ! Comment se traduit selon vous l’idée de « diversité culturelle » au sein du monde de la culture et des instances institutionnelles ? I. B.  : Dans l’état postmoderne qui absorbe toutes les contradictions, la diversité a été, dans la culture, le moyen de masquer l’absence et la déshérence des politiques culturelles liées à l’intérêt général. Il n’y a plus de politiques culturelles. La diversité est un signifiant vide qui peut dire tout et n’importe quoi, soit une anti-politique. Il n’y a jamais eu aussi peu de diversité artistique que depuis que l’on se pâme devant la diversité. « Les spectacles transmettent un goût de la dénonciation paresseuse. » Que voulez-vous dire lorsque vous vous inquiétez de la montée en puissance d’un discours de dénonciation dans le monde de l’art ? I. B.  : Les spectacles transmettent un goût de la dénonciation paresseuse, et préparent j’en ai peur la venue d’un terrible retour à l’ordre. Ce qui est grave, c’est la manière dont on traite le public  : soit en l’enfermant dans un miroir de reconnaissance sociale, où il va retrouver sur scène tous les items de ses angoisses de classe, de sa phraséologie moraliste, de son inoffensive surenchère de gauche ; soit en le fachisant par des conspuations incessantes, car de nombreux dispositifs scéniques désignent en effet le public comme complice de la barbarie. Ce rapport au public ne peut que détériorer la situation, faisant monter la haine de la culture, déjà inquiétante.
Olivier Roller D. R. Le metteur en scène Daniel Jeanneteau. « Le chœur est interprété par des jeunes filles d’aujourd’hui, qui utilisent un langage absolument contemporain. » en scène. Par ailleurs, Crimp dit d’elles qu’elles sont le Sphinx. Il fusionne des éléments disparates en une figure qui devient plus complexe et plus impressionnante. C’est ça qui donne sa modernité à la pièce. Car le chœur est interprété par des jeunes filles d’aujourd’hui, qui « Il n’y a jamais eu aussi peu de diversité artistique que depuis que l’on se pâme devant la diversité. » Pourquoi parlez-vous d’une intrusion du moralisme dans le domaine de l’art ? I. B.  : L’évolution correspond au passage de la conception politique de l’art, brechtienne (rationaliste, anti-manichéenne) ou adornienne (psychanalytique) à une conception moraliste, c’est-à-dire qui produit de la dénonciation à peu de frais, et hystérise le désir de rectifier les mœurs de l’homme perverti afin de le faire rentrer dans le droit chemin. Même les discours de la gauche radicale, qui prétendent récuser la gauche « morale », sont en fait éminemment moralisateurs, puisque leur matière première est la culpabilité, la haine du passé comme du présent. C’est donc une supercherie. Comment interprétez-vous les aspirations à la censure qui apparaissent en France et ailleurs depuis une dizaine d’années ? Assiste-t-on à une surenchère au détriment du débat ? I. B.  : Je ne pense pas que l’art soit la place du débat et il me semble que cette manie de vouloir mettre du débat partout fait partie du problème  : celui de la multiplication des postures de vérité qui produit du relativisme. C’est aussi un révélateur de l’atrophie du débat démocratique, que l’art ne peut soigner. La façon dont on entend le mot débat aujourd’hui pose question  : c’est en général la juxtaposition de postures s’exprimant « en tant que ». On arrive vite, de cette manière, à l’exacerbation des susceptibilités, aux pressions, aux monopoles moralistes, et donc aux nouvelles formes de censure. En outre, la culture numérique, qui nous laisse penser que nous utilisent un langage absolument contemporain. Ce sont des lycéennes qui font face au discours savant de leur établissement scolaire à travers une sorte de simulacre ironique. Ce procédé leur permet d’interroger le présent ainsi que toutes les représentations du pouvoir. Pourquoi avez-vous choisi des jeunes comédiennes non-professionnelles pour interpréter ce chœur ? D. J.  : Lorsqu’on lit la pièce de Crimp, ce choix semble naturel. Car ces jeunes filles qui ont vraiment un parler d’aujourd’hui sont mises en rapport avec les grandes figures du mythe  : Jocaste, Œdipe, Antigone, Étéocle, Polynice… Ce sont elles qui les convoquent, comme si elles les arrachaient du fond de l’obscurité. Et elles les font parler. Cette tension entre le mythe et le présent met en évidence certains aspects de notre monde contemporain. Des aspects qui interrogent les questions de pouvoir, de domination sociale, de mensonge d’état, de conflit familial… Toutes les problématiques liées à la dimension politique de la pièce d’Euripide entrent en résonnance, de façon ironique, avec notre présent. Entretien réalisé par Manuel Piolat Soleymat Festival d’Avignon. Gymnase du lycée Aubanel. Du 16 au 22 juillet 2019, à 18h. Relâche le 18 juillet. Tél. 04 90 14 14 14. sommes chacun acteur, metteur en scène et spectateur de notre propre vie, aboutit à une surévaluation de la sphère narcissique au détriment d’un cadre symbolique commun. Pourquoi définissez-vous l’artiste comme un « ingénieur du social » ? I. B.  : L’ingénieur du social, ou le manager du symbolique, c’est l’artiste qui se fond dans la médiation et prétend être politique en passant des messages, en revendiquant une efficacité directe. C’est l’artiste qui a renoncé au public pour les « minorités », qui a renoncé au théâtre populaire pour lui préférer une incompréhension et une haine de la République, au moment où celle-ci a déjà presque entièrement cédé au marché. Une telle posture induit la multiplication de dispositifs qui délivrent des injonctions. Ne craignez-vous pas d’être associée à une pensée conservatrice ou réactionnaire voire à la fachosphère ? I. B.  : Non seulement je ne le crains pas mais je pense hélas que c’est un passage obligé. J’y vois la preuve même de ce que j’analyse  : des procédés d’intimidation, et la montée en puissance des Savonarole. Je ne prétends pas être « politiquement incorrecte », car ce n’est qu’une posture supplémentaire. En quoi le monde de l’art et de la culture constitue-t-il une « chambre d’incubation » des grands bouleversements humains ? I. B.  : La manière dont s’oriente le processus de civilisation se joue dans notre rapport au regard et à la mimésis. La destruction de cette dernière prépare à n’en pas douter un bouleversement. Les « studies », études culturelles anglo-saxonnes qui visent à dénoncer les mécanismes de domination, ont posé à la fin du vingtième siècle que le regard était à déconstruire car dominateur. Bientôt le regard sera tout simplement interdit, il n’y aura plus que de la prédication, des messages délivrés « en tant que », du ressenti. C’est une crise anthropologique majeure  : l’art rendait possible le regard et la mise à distance du réel car il ne se confondait ni avec le réel ni avec le politique, ce qui protégeait l’artiste. à partir du moment où les plans se mêlent, que ce soit au nom de la médiation, ou au nom du fictif révolutionnaire, on produit un monde moralisateur et de censure, où il n’y a plus que des postures de vérité, et une sophistique menaçante sur ce qui est vraiment politique. Propos recueillis par Agnès Santi L’art du politiquement correct (PUF, 2019). ESPACES VACANTS RIRE DE RÉSISTANCE/SAISON 13 NINO ROTA FEDERICO FELLINI MATHIEU BAUER YVES RAVEY JOËL JOUANNEAU SANDRINE LANNO ALAN PAULS MATHILDE MONNIER COLINE SERREAU CHRISTOPHE ALÉVÊQUE CATHERINE SCHAUB JEAN-BENOÎT PATRICOT JEAN-CLAUDE GALLOTTA SERGE GAINSBOURG ALAIN BASHUNG JACQUES HADJAJE JEAN BELLORINI PIPPO DELBONO PATRICK ROBINE JEAN-MICHEL RIBES PHILIPPE MINYANA PIERRE NOTTE PHILIPPE CAUBÈRE MATHIEU MADENIAN KADER AOUN MARIE PAYEN RONAN CHÉNEAU DAVID BOBÉE LARS NORÉN FRÉDÉRIC BÉLIER-GARCIA CARYL CHURCHILL MICHEL DIDYM MARC PAQUIEN DOMINIQUE SIMONNOT CHARIF GHATTAS LISA PETERSON DENIS O’HARE JEAN-MICHEL RABEUX JEAN-DANIEL MAGNIN RÉMI DE VOS ANNE BEREST JEAN-BAPTISTE THIERRÉE VICTORIA CHAPLIN GILLES COHEN HERVÉ LE TELLIER DENNIS KELLY CHLOÉ DABERT BELKHEÏR DJENANE ANNE ARTIGAU ÉTIENNE SAGLIO CLÉMENCE THIOLY MIREN PRADIER NICOLAS BRIANÇON GWEN ADUH PIERRE CLEITMAN RÉSERVATIONS 01 44 95 98 21 — THEATREDURONDPOINT.FR théâtre 23 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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