La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
La Terrasse n°278 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°278 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Eliaz éditions

  • Format : (274 x 410) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 33,2 Mo

  • Dans ce numéro : grands entretiens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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théâtre 14 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s) 15 SEPT ON OUVRE LES PORTES Avec les Artistes Associés et le Royal Royal Orchestra 2 > 11 OCT 21 RUE DES SOURCES 03 83 37 42 42 03 83 37 42 42 - www.theatre-manufacture.fr ABONNEZ-VOUS ! Philippe Minyana 14 > 19 OCT NANCY JAZZ PULSATIONS ABONNEZ-VOUS ! CRÉATION 5 > 8 NOV ≈ [PRESQUE ÉGAL À] Jonas Hassen Khemiri/Laurent Vacher 14 > 16 NOV VIVRE SA VIE Jean-Luc Godard/Charles Berling 18 > 22 NOV NEUE STÜCKE #8 Viande en boîte/Mongos/Game Over/Off Kultur CRÉATION 3 > 6 DÉC PLACE Tamara Al Saadi 10 > 13 DÉC DU CIEL TOMBAIENT DES ANIMAUX Caryl Churchill/Marc Paquien 16 > 20 DÉC RUY BLAS Victor Hugo/Yves Beaunesne 17 DÉC > 4 JAN COMPARUTION IMMÉDIATE 2 JUSTICE  : UNE LOTERIE NATIONALE ? Dominique Simonnot/Michel Didym 14 > 21 JAN BRITANNICUS Racine/Jean-Thomas Bouillaguet 28 > 31 JAN LOVE LOVE LOVE Mike Bartlett/Nora Granovsky CRÉATION 4 > 7 FÉV B. TRAVEN Frédéric Sonntag CRÉATION 10 > 13 FÉV PLUS GRAND QUE MOI Nathalie Fillion 3 > 6 MARS LES BIJOUX DE PACOTILLE Céline Milliat-Baumgartner/Pauline Bureau 9 > 10 MARS LA VRAIE VIE 2 > 12 AVR Alain Badiou/Marie-José Malis (MOUSSON D’HIVER) # 7 (Rencontres Internationales Nouvelles Générations) 28 > 30 AVR CYRANO Edmond Rostand/Lazare Herson-Macarel (ESPACE CHAUDEAU LUDRES) 4 > 7 MAI CARDAMONE Daniel Danis/Véronique Bellegarde 13 > 15 MAI LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH Philippe Claudel/Guy Cassiers (ENSEMBLE POIREL) Quelles sont les lignes directrices de votre mise en scène ? M. P.  : Pour construire la partition du specgraphisme & illus.  : daniel mestanza Entretien/Maëlle Poésy Sous d’autres cieux Cloître des Carmes/DE Kevin Keiss d’après Virgile/MES Maëlle Poésy La metteure en scène Maëlle Poésy propose une libre adaptation de L’énéide  : parlée, chantée, dansée. Quelle est l’origine de ce spectacle ? Maëlle Poésy  : Le voyage initiatique, l’exil, l’héritage, l’identité sont des thèmes qui me sont chers. En prenant comme point de départ de ce nouveau spectacle L’énéide, j’ai eu envie de travailler autour de la question de l’exil et du souvenir, en construisant une narration qui emprunte au fonctionnement même de la mémoire. Du texte de Virgile, nous retenons quelques étapes décisives  : le départ d’une ville qui se détruit sous les yeux d’énée emportant son père sur son dos, l’éternel recommencement des traversées et des naufrages… Nous avons choisi d’en faire une narration du souvenir, décousue, par éclats, entre rêve et cauchemar. Théâtre et politique  : quelle relation ?/Entretien/Muriel Plana Le théâtre politique, une enquête et une expérimentation Professeur en études théâtrales à l’Université de Toulouse II, membre du laboratoire interdisciplinaire LLA-CREATIS*, auteure de Théâtre et Politique*, Muriel Plana livre son analyse sur la relation entre théâtre et politique. Qu’est-ce qu’un théâtre politique selon vous ? En quoi se différencie-t-il d’un théâtre engagé ou militant ? Muriel Plana  : Une œuvre de théâtre politique est avant tout dialogique  : autrement dit, elle a une autonomie, fictionnelle, et une spécificité, poétique, qui lui permettent de dialoguer avec les contenus idéologiques qu’elle présente ou qui la traversent, sans leur être asservie ni se confondre avec eux, et donc de les critiquer. Si les théâtres engagés et militants ont leur utilité politique et sociale en contexte et proposent parfois des formes novatrices et ouvertes, le théâtre politique s’en distingue parce qu’il est, non un moyen d’expression et de communication d’une vérité déjà là, mais une enquête et une expérimentation, physique et verbale, qui problématise et dramatise la conflictualité ou la réversibilité entre différentes thèses afin d’atteindre, à la fin, une plus grande vérité. L’œuvre politique fait place, à l’intérieur d’elle-même, à la contradiction et au conflit. Le théâtre politique a donc une ambition philosophique sans se réduire à une philosophie. Est-il possible de caractériser l’évolution du théâtre politique depuis les années 1980 ? M. P.  : Dans les années 80 et 90, le théâtre politique a été ringardisé (comme Brecht ou le féminisme !) par les scènes postdramatiques au profit d’un théâtre, au pire, purement formaliste et néoclassique, au mieux, purement métaphysique. À partir de 2002, avec l’accession de Le Pen au second tour de la présidentielle, l’apolitisme du théâtre postmoderne a commencé à être critiqué par certains artistes et chercheurs. Puis, après la crise de 2008, les théâtres militants et engagés sont redevenus à la mode, mais très vite tout le monde s’est dit « politique », « féministe » et même « queer » en usant de ces mots comme de labels pour entrer dans le marché en proposant des spectacles-thèses ou des performances-produits qui continuaient à être, esthétiquement et politiquement, dans l’orbite postmoderniste. Le théâtre politique réel, quant à lui, est resté en marge du marché ; des œuvres ont été écrites et représentées pendant ces trente ans mais elles ont été rejetées, marginalisées ou bien lues à travers le prisme postdramatique demeuré la norme de la scène contemporaine institutionnelle. Ce théâtre postdramatique n’est donc pas politique ? M. P.  : Il ne l’est pas, en particulier dans ses formes dites performatives qui ne sont pour la plupart qu’une imitation formelle de la performance plasticienne politique, féministe et queer de la fin du xx e siècle. Je pense montrer dans ma recherche en quoi les présupposés « Le dialogue réel (non une apparence de dialogue) ne doit jamais s’interrompre entre production et réception. » antirationalistes, anti-textuels et anti-fictionnels du théâtre postdramatique, son rejet de la représentation et de la théâtralité, et son lien intrinsèque avec l’idéologie néo-libérale postmoderniste, l’ont dépolitisé. Alors qu’aujourd’hui le politique est parfois associé à une forme d’impuissance, que signifie l’expression d’un théâtre politique ? Peut-il se perdre dans une forme de nihilisme ? M. P.  : Le politique comme puissance d’agir est toujours désiré. Je ne compte pas les jeunes artistes, étudiants et étudiantes qui le désirent, mais ils se méfient des modes et ne sont pas dupes, par exemple, des théâtres participatifs ou performatifs pseudo-démocratiques qui, sous couvert d’émanciper le spectateur, le présupposent, le traitent en cobaye et reconduisent les rapports de domination entre scène et salle. Ce qui est refusé, c’est donc le politique réduit à la communication sur le politique, à l’image d’un spectacle dénonçant la consommation sans en démonter les mécanismes, voire en les reproduisant, la fausse transgression, la fausse subversion. Alors que nous sommes pris entre ce qu’il faut bien appeler la « pipeau-sphère » néo-libérale faussement progressiste et la « facho-sphère » La Terrasse, premier média arts vivants en France
Vincent Arbelet D. R. Maëlle Poésy adapte L’énéide. « Travailler autour de la question de l’exil et du souvenir. » « L’œuvre politique fait place, à l’intérieur d’elle-même, à la contradiction et au conflit. » identitaire, le politique comme quête du pouvoir d’agir sur notre monde, en articulant rationnellement nos désirs individuels et collectifs, et non en nous aliénant à nos affects manipulés et à nos déterminismes, est plus que jamais nécessaire et désiré. Un nouveau théâtre politique émerge-t-il en France ? M. P.  : Je me réjouis que des points de vue marginaux, alternatifs aux points de vue habituellement dominants sur les scènes contemporaines, s’expriment, et qu’on reprenne à Brecht l’appel au décentrement épique. Mais ce travail doit être problématisé. Il doit être non de vécu mais de fiction. C’est ça, la polyphonie du théâtre politique  : s’opposer à la reproduction visible ou invisible des dominations et des injustices (surtout les siennes) mais en repensant et en contextualisant ces dominations à chaque fois. C’est du travail  : expérimenter une pluralité de langages et de pensées contradictoires, le faire dans des espaces fictifs et symboliques et le faire en les individualisant et en les stylisant. Pour moi, le travail de l’artiste et le travail du spectateur sont autonomes et spécifiques mais égaux en légitimité a priori. Donc pas de censure morale ou idéologique côté production, et droit total à la critique esthétique et politique des œuvres côté réception. Les points de vue conflictuels, même entre la scène et la salle, gagnent à être confrontés rationnellement sur les scènes mais aussi dans la critique, universitaire ou médiatique. Il ne s’agit donc pas de s’enfermer dans une identité et de rejeter pulsionnellement tout ce qui nous fragilise. Le dialogue réel (non une apparence de dialogue) ne doit jamais s’interrompre entre production et réception ni entre les points de vue divergents si nous voulons sortir de tacle, nous avons travaillé, avec l’auteur et dramaturge Kevin Keiss, à partir des six premiers chants de L’énéide. À travers l’histoire de l’exil d’un homme, c’est la façon dont une identité se trouble, se transforme, se dilue, s’efface au cours de ses voyages qui nous intéresse. La pièce se déroule dans un espace ni réaliste, ni naturaliste. C’est un espace modulaire qui permet la coexistence de plusieurs espaces-temps. Les souvenirs et les lieux du voyage s’y révèlent. La narration passe également par le corps des interprètes, dont certains sont danseurs. Enfin le rapport au polythéisme est évoqué par la multiplicité des langues que parlent les dieux sur le plateau. Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat Festival d’Avignon. Cloître des Carmes. Du 6 au 14 juillet 2019 à 22h. Relâche le 9. Durée  : 2h30. Tél. 04 90 14 14 14. l’idéologie, qui tente de réduire à de l’identitaire, à du moral ou à du psychologique ce qui est fondamentalement d’ordre social, économique et politique. Le théâtre politique relève d’abord d’une « critique de soi » et de sa propre société. Comment le théâtre contemporain devient-il visible aujourd’hui ? Comment s’organisent les réseaux de programmation ? N’est-on pas là dans un monde opaque où les critères sont flous ? M. P.  : Nous avons pris à bras le corps, à travers l’organisation de Journées d’études dans mon laboratoire LLA-CREATIS à l’Université de Toulouse II, ce problème essentiel du flou et de l’opacité des « normes » dominantes de la scène contemporaine, en travaillant sur les critères et les valeurs de la programmation et de la production. Quels sont les critères de sélection des œuvres ou projets ? Comment se décide la valeur artistique ? Qu’est-ce qui détermine la reconnaissance d’un ou une artiste ? Cette recherche collective répond à une attente très forte des jeunes artistes en formation (nous avons un master écriture dramatique et création scénique) mais aussi du milieu des artistes confirmés et des institutions. Il s’agit, à chaque fois, non simplement par l’outil sociologique, mais à travers un dialogue esthétique et politique franc entre artistes, formateurs, chercheurs et institutions, d’expliciter publiquement les critères et les valeurs qui les déterminent, que ce soit en création, en édition (nos publications aux PUM Nouvelles Scènes/Francophone), en enseignement, en recherche et en diffusion. Y a-t-il une place pour le questionnement métaphysique dans le théâtre politique ? M. P.  : J’ai tenté de montrer qu’un théâtre politique idéal, en s’adressant à nos deux parts (rationnelle et irrationnelle), pouvait laisser place au questionnement métaphysique, mais que l’irrationnel ne pouvait pas y être décrété  : s’il est bien la mise en scène d’une polyphonie de thèses conflictuelles et s’il pousse ces thèses jusqu’à l’extrême, à travers la fiction poétique, il aboutit forcément à un reste encore énigmatique. En posant les questions du mal ou de la mort, ce théâtre, qui tient de l’enquête et non de la révélation, ne les résout pas avant d’avoir confronté, sur sa scène contradictoire, portées par des corps et des voix, comme dans les romans de Dostoïevski, autant de réponses possibles à ces questions, dont certaines sont psychologiques, sociologiques, politiques, d’autres fantasmatiques ou utopiques, d’autres, encore, métaphysiques. Propos recueillis par Agnès Santi * Lettres, Langage et Arts – Création, Recherche, Émergence en Arts, Textes, Images, Spectacles * Théâtre et Politique Modèles et concepts, Théâtre et Politique Pour un théâtre politiquement contemporain (éditions Orizons) Partenariats, contactez-nous/01 53 02 06 60 ou la.terrasse@wanadoo.fr Saison 19–20 ABONNEZ-VOUS Othello William Shakespeare/Aurore Fattier Les Sorcières de Salem Arthur Miller/Emmanuel Demarcy-Mota Ma petite Antarctique Tatiana Frolova/Théâtre KnAM Girls Boys Love Cash Citizen.KANE.Kollektiv/Junges Ensemble Stuttgart Peer Gynt from Kosovo Jeton Neziraj/Agon Myftari Oreste à Mossoul Eschyle/Milo Rau Mandelstam Don Nigro/Roman Viktyuk FESTIVAL SENS INTERDITS 2019 Mary Said What She Said Darryl Pinckney/Robert Wilson/Isabelle Huppert Un ennemi du peuple Henrik Ibsen/Jean-François Sivadier La Vie de Galilée Bertolt Brecht/Claudia Stavisky Vivre sa vie Jean-Luc Godard/Charles Berling Une des dernières soirées de Carnaval Carlo Goldoni/Clément Hervieu-Léger Vie de Joseph Roulin Pierre Michon/Thierry Jolivet Home Geoff Sobelle/Lee Sunday Evans Zaï Zaï Zaï Zaï Fabcaro/Paul Moulin Lewis versus Alice Lewis Carroll/Macha Makeïeff Olivier Masson doit-il mourir ? François Hien/Mise en scène collective Retour à Reims Didier Éribon/Thomas Ostermeier Summerless Amir Reza Koohestani La Mouche George Langelaan/Valérie Lesort, Christian Hecq Un conte de Noël Arnaud Desplechin/Julie Deliquet/Collectif In Vitro Josie Harcœur Cédric Roulliat/Compagnie De Onze à Trois heures Architecture Pascal Rambert Merci la nuit Raphaël Defour Bug Tracy Letts/Emmanuel Daumas Convulsions Hakim Bah/Frédéric Fisbach Pelléas et Mélisande Maurice Maeterlinck/Julie Duclos La Ligne solaire Ivan Viripaev/Cécile Auxire-Marmouget Le Royaume des animaux Roland Schimmelpfennig/Élise Vigier, Marcial Di Fonzo Bo Le Bourgeois gentilhomme COMÉDIE BALLET Molière/Jean-Baptiste Lully/Jérôme Deschamps THEATREDESCELESTINS.COM CORRIDA - Illustration  : Hélène Builly - Licences  : 1095274/1095275/1095276 théâtre 15 la terrasse 278 juillet 2019 – avignon en scène(s)



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